Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les aventures d'Arthur — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les aventures d'Arthur
Chapitre 2
Le lendemain, il est bientôt 14h.
Le soleil tape fort, même s’il décline doucement. Je la retrouve là, comme prévu. Ninon est devant chez moi, robe légère, cheveux relevés à moitié. Il fait lourd, l’air est chargé, presque électrique. Je remarque qu’elle n’a pas pris son chien. Je ne dis rien.
Le soleil tape fort, même s’il décline doucement. Je la retrouve là, comme prévu. Ninon est devant chez moi, robe légère, cheveux relevés à moitié. Il fait lourd, l’air est chargé, presque électrique. Je remarque qu’elle n’a pas pris son chien. Je ne dis rien.
On marche sans dire grand-chose au début, les pas calés l’un sur l’autre. L’eau du canal coule doucement à notre gauche, les arbres font semblant d’offrir de l’ombre. Je ne regarde presque rien d’autre qu’elle. Depuis hier soir, je n’ai pas décroché. Cette fin suspendue. Ce baiser manqué. Il tourne en boucle dans ma tête.
Je finis par craquer.
— Je n’arrête pas d’y penser, Ninon. À ce moment, hier. J’ai eu peur de mal faire... mais j’ai surtout peur d’avoir raté quelque chose.
Elle s’arrête net. Je m’arrête aussi. Elle me regarde, les yeux brillants, presque sombres.
— Moi aussi, Arthur.
Son ton est calme, mais il me traverse. Elle s’approche à peine, mais c’est comme si elle me happait. Je sens son souffle. Elle lève une main, la pose doucement sur ma poitrine. Mes muscles se tendent sous sa paume. Je ferme les yeux une seconde. Quand je les rouvre, son visage est là, tout près.
Je l’embrasse.
Ce n’est pas un baiser pressé. C’est un aveu. Lent, profond. Sa langue cherche la mienne, hésite, puis s’abandonne. J’ai l’impression que mon corps devient liquide. Mes mains trouvent ses hanches, puis sa taille. Ninon s’approche encore. Je ne pense plus. Je ressens.
Elle murmure contre ma bouche :
— Viens.
On quitte le sentier. Je la suis à travers les herbes hautes jusqu’à un coin plus isolé. Un vieux muret, ombragé, recouvert de mousse. Ninon s’y installe sans un mot, entrouvre les jambes. Je me glisse entre elles, debout, mes mains sur ses cuisses. Sa peau est tiède, lisse. Ma paume remonte, doucement. Sa robe suit. Elle ne dit rien. Ses yeux me fixent, lèvres entrouvertes, poitrine soulevée par une respiration plus courte.
Je l’embrasse encore. Plus fort. Mes mains caressent, découvrent. Je remonte lentement le long de sa cuisse jusqu’à sentir la chaleur entre ses jambes. Elle pousse un soupir, s’agrippe à ma nuque.
Je la touche par-dessus le tissu. Elle gémit doucement contre ma joue. Mon excitation monte, ancrée dans son souffle, sa bouche, sa peau qui se tend sous mes doigts.
Le monde autour n’existe plus. Il ne reste que sa chaleur, son odeur, le goût de sa peau, et ce besoin qui monte en moi comme une vague irrésistible.
Mes doigts glissent sous le tissu fin de sa culotte. Ninon est déjà humide. Son bassin se tend légèrement vers moi, comme une réponse instinctive. Je la caresse doucement, du bout des doigts, à peine, pour la sentir frémir.
Mes doigts glissent sous le tissu fin de sa culotte. Ninon est déjà humide. Son bassin se tend légèrement vers moi, comme une réponse instinctive. Je la caresse doucement, du bout des doigts, à peine, pour la sentir frémir.
Ses jambes s’ouvrent un peu plus autour de moi, et je m’agenouille. J’écarte lentement le tissu trempé, découvre la tendresse brûlante de son sexe. J’effleure ses lèvres avec ma bouche, puis je la goûte. Elle gémit, bas, presque en retenant sa voix. Elle s’appuie en arrière sur ses bras, la tête penchée, offerte.
Je prends mon temps. Je la lèche doucement, explorant chaque frémissement, chaque soupir. Ma langue trace des cercles, glisse, revient, s’attarde là où elle tremble le plus. Je la sens se contracter, perdre le rythme de sa respiration. Sa main vient chercher mes cheveux, m’y ancre, me guide. Je la veux entièrement à moi.
Quand je me redresse, ses cuisses sont encore tremblantes. Ninon me regarde avec un mélange de fièvre et de tendresse. Ses doigts déboutonnent mon pantalon, sans un mot. Elle libère mon sexe, dur et tendu depuis de longues minutes. Elle le prend dans sa main, le caresse, lente, précise. Mon souffle se bloque un instant.
— Je te veux, Arthur.
Sa voix est rauque, basse, presque grave. Je la soulève légèrement, fais glisser sa culotte le long de ses jambes, puis je me glisse en elle d’un seul mouvement.
Tout devient silence.
Sa chaleur m’enveloppe, m’emprisonne. Son dos se cambre, sa bouche s’ouvre en un soupir muet. Je commence à bouger, lentement, en elle. Elle accompagne chaque va-et-vient de son bassin, ses ongles s’enfoncent dans mes épaules.
Le monde n’existe plus, il n’y a qu’elle. Ninon et moi. Sa peau, ses gémissements, sa langue qui cherche la mienne, ses jambes autour de mes hanches. Je la sens monter, vague après vague. Elle m’entraîne avec elle. Nos mouvements deviennent plus pressés, plus désordonnés. Elle halète contre mon cou, je la tiens plus fort.
Et puis elle explose.
Ninon se serre autour de moi dans un cri étouffé, son corps tout entier tendu, vibrant. Je la rejoins quelques secondes plus tard, dans un râle profond, ancré en elle, ancré en nous.
On reste là, l’un contre l’autre, collés par la chaleur et la moiteur de l’air. Le canal continue de couler tout près, tranquille, comme si de rien n’était.
Je passe une main dans ses cheveux. Ninon sourit contre ma peau.
Elle est encore lovée contre moi, haletante, la peau moite. Son visage repose dans le creux de mon cou, et je sens son souffle court, chaud. Mes doigts tracent lentement des cercles sur sa hanche, redescendent jusqu’à la courbe de sa fesse. Elle frémit.
Elle est encore lovée contre moi, haletante, la peau moite. Son visage repose dans le creux de mon cou, et je sens son souffle court, chaud. Mes doigts tracent lentement des cercles sur sa hanche, redescendent jusqu’à la courbe de sa fesse. Elle frémit.
— T’es pas rassasié ?
— Pas de toi.
— Pas de toi.
Elle redresse le visage, les yeux brillants, presque moqueurs. Ses doigts glissent entre nous, attrapent mon sexe encore durci. Elle arque un sourcil.
— Déjà prêt à repartir ?
— Avec toi, toujours.
— Avec toi, toujours.
Elle m’embrasse à nouveau, cette fois avec une lenteur étudiée, presque provocante. Sa langue joue, me teste, me cherche. Et pendant que nos bouches s’amusent, elle me pousse doucement pour que je m’assoie contre le muret. Ninon se glisse à califourchon sur moi, nue maintenant, la robe remontée autour de sa taille, offerte au vent chaud et à ma vue.
Ses seins sont juste là, magnifiques, pleins. J’en prends un en bouche, doucement, pendant qu’elle se frotte contre moi, me redonne toute envie. Elle gémit, ses doigts dans mes cheveux.
Puis elle me guide en elle, lentement, très lentement. Jusqu’à m’engloutir entièrement.
Ninon prend son temps, contrôle chaque mouvement. Son bassin ondule, elle joue de ses hanches avec une lenteur exquise, chaque va-et-vient me rend fou. Je glisse mes mains sur ses cuisses, remonte jusqu’à ses fesses, l’aide à accélérer légèrement.
Mais Ninon m’arrête. Elle veut que ça dure.
Ses mains se posent sur mes épaules, ses yeux plantés dans les miens. Ninon commence à onduler plus doucement encore, presque en me frôlant, me faisant languir. Mon souffle se fait court, je m’abandonne à son rythme, à sa lente domination.
Puis, d’un coup, elle accélère. Plus fort, plus profond. Ses gémissements deviennent plus bruyants. Sa voix se brise. Elle s’abandonne sur moi, nos corps trempés, emmêlés, unis.
Ninon m’embrasse férocement quand elle jouit une seconde fois, son corps se contractant autour du mien. Je la suis immédiatement, incapable de résister plus longtemps, l’empoignant contre moi dans un dernier râle rauque.
Elle reste sur moi quelques instants, sa poitrine collée contre mon torse, nos souffles se mêlant encore, irréguliers. Mon sexe palpite doucement en elle, puis glisse hors de son corps dans un frisson humide. Sa peau est brûlante, moite. La sienne aussi.
Elle reste sur moi quelques instants, sa poitrine collée contre mon torse, nos souffles se mêlant encore, irréguliers. Mon sexe palpite doucement en elle, puis glisse hors de son corps dans un frisson humide. Sa peau est brûlante, moite. La sienne aussi.
Mais déjà, quelque chose change. Elle se redresse un peu, détourne les yeux. Son regard fuit le mien, comme si elle revenait brusquement d’un vertige trop long. Ninon arrange sa robe sans rien dire, rajuste ses bretelles. Je la regarde, encore enveloppé de son odeur, de son goût sur mes lèvres, de son corps imprimé dans le mien.
Je murmure :
— Reste encore un peu.
— Je peux pas, Arthur... Faut que je rentre. Alex m’attend.
—
— Je peux pas, Arthur... Faut que je rentre. Alex m’attend.
—
Le prénom claque dans l’air comme une gifle douce. Rappel du réel. Du cadre. Du risque. Je me lève à mon tour, ramasse mon tee-shirt, mon jean. Le silence est étrange. Pas tendu, mais chargé.
— Il se doute de rien ? je demande, la voix basse.
— Non. Et je veux pas qu’il sache. Jamais.
— Non. Et je veux pas qu’il sache. Jamais.
Elle me lance enfin un regard. Il y a encore du désir dans ses yeux, mais aussi de la panique en filigrane, une peur fine et acérée.
Je hoche la tête. Je comprends. Je la comprends. Même si une part de moi hurle encore son nom.
On reprend le chemin du canal. On ne se touche plus. Plus un mot. Juste les pas dans la poussière et le clapotis de l’eau. Avant de se séparer, elle me glisse simplement :
— C’était beau. Mais c’est fini, d’accord ?
Je ne réponds pas. Je la regarde s’éloigner, la robe collée à ses cuisses, les cheveux défaits, et je sais que ce qu’on vient de vivre ne s’effacera pas. Même si tout doit redevenir silence.
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Commentaires ()
Je me suis laissé porter par l'écriture délicate jusqu'à cette chute un peu amère pour Arthur, mais vraiment touchante.
Bravo !