Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L’ostéopathe de mon cœur — Chapitre 4
Auteur
L’ostéopathe de mon cœur
Chapitre 4
— C'est de ce côté-ci que tu dors ?
— Oui.
Allongée nue à plat ventre sur le lit conjugal, Caro me regarde avec un air si mutin que je la rejoins bien vite et me colle à elle. La fièvre qui nous a embrasées dans l’entrée est peu à peu redescendue et une pause s’impose.
— Tu invites souvent des femmes dans ton lit ?
— Tu es la première.
Elle sourit, probablement pas étonnée par ma réponse.
— Et des hommes ?
— Jamais ! Tu me prends pour qui ?
— Pour ma princesse.
Sa réponse m'émeut et son regard clair provoque chez moi le même trouble que lors de notre première rencontre.
— Pourquoi moi ?
— Je ne sais pas.
Appuyée sur un coude, je me tiens légèrement au-dessus de son visage et en profite pour l’embrasser tendrement. Nos corps se frôlent et mes doigts s’égarent sur sa joue.
— Ton regard m’a captivée.
— Oui ?
— Oui. Et ton sourire m’a kidnappée.
Elle sourit puis ferme les yeux lorsque mon index poursuit sa route, effleurant son cou pour atteindre sa poitrine ferme.
— Humm.
Je caresse doucement son sein rond au grain de peau sans défaut, comme celui de son aréole presque lisse qui attire mes doigts et bientôt mes lèvres. Caro gémit doucement lorsque j’embrasse son téton délicatement avant de l’aspirer.
— J’adore ce que tu me fais.
— Oui ?
— Oui.
Son compliment me touche au-delà de ce qu’elle peut imaginer. Trop inexpérimentée pour avoir confiance en moi, j’avais peur d’être nulle au lit comme avait pu me dire mon premier petit copain…
Ma bouche ne lâche alors plus ses seins bientôt maculés de salive. Je lèche, mordille, suçote et aspire jusqu’à la faire crier à chaque nouveau contact et m’implorer — moi la quasi-novice — de la faire jouir.
— Lèche-moi…
Je souris de contentement mais prends mon temps pour accéder à ses désirs. Caro frissonne tout le long du cheminement de ma langue, qui bientôt frôle sa toison bouclée.
— Ah.
Mon amante se cambre quand ma langue se faufile entre ses petites lèvres et déguste son jus au goût sucré et aphrodisiaque. À plat ventre entre ses cuisses, je me délecte de sa cyprine et de ses petits crus lorsque je trouve la caresse idoine.
— Viens…
Mais je résiste, faisant monter encore la température dans cette chambre qui pue le sexe comme jamais. Ma langue poursuit son exploration, s’enfonçant dans son sexe ouvert telle une petite bite virevoltante.
— Oh !
Caro crispe ses doigts sur mes cheveux dans un encouragement inutile tant ce cuni me rend dingue aussi. Seins tendus se frottant sur les draps et cuisses si serrées que ma vulve palpite, je suis tout près de jouir.
— Mets tes doigts…
Sa voix n’est plus qu’un souffle rapidement remplacé par des gémissements discontinus au rythme de mon index et de mon majeur.
— Aaahhh.
Elle se cambre au premier va-et-vient, la bouche ouverte et les yeux mi-clos. Mon Dieu qu’elle est belle ! Je cherche ce qui va la rendre dingue de désir et y parviens assez vite finalement. Les doigts en crochet, je frotte cette partie du vagin presque rugueuse.
— Rho…
Je ne sais pas si c’est le point G, mais assurément le point J ! J comme jouissance. J comme joie de voir ma chérie perdre tout contrôle et laisser poindre l’orgasme qui la submerge. Elle crie, elle se débat, elle se tétanise puis retombe inerte sur le lit.
Sa respiration se calme peu à peu et elle t’ouvre les yeux pour me sourire si amoureusement.
— Tu m’as tuée !
— Désolée.
— Il ne faut pas. Viens m’embrasser.
Un dernier frisson lorsque je retire mes doigts poisseux avant de m’attirer contre elle et de chercher les lèvres. Notre baiser a le goût de sa cyprine et j’adore cela.
— Tu peux rester dormir ?
— Tu es sûre ?
— Oui…
Blottie contre elle, j’oublie tous les principes moraux qui m’ont animée jusqu’à notre rencontre et m’assoupis quelques instants dans ses bras.
Sa caresse devient plus précise et, peu à peu, mon désir pas vraiment apaisé revient. Caro me place sur le ventre et fait glisser délicatement sa bouche le long de ma colonne vertébrale.
— Tu fais quoi ?
— Je vais te bouffer le cul.
— Rho…
— Tu n’aimes pas ?
— Je ne sais pas…
— Personne ne te l’a jamais fait ?
— Non…
Et sa langue se glisse dans cette vallée inexplorée et que je découvre sensible. Je gémis déjà, la tête entre les mains, même pas gênée de me faire lécher la rondelle par une femme dans mon lit conjugal.
— Caresse-toi.
Sa voix est douce mais ferme. Je relève ma croupe dans une position franchement indécente et glisse ma main vers mon sexe gonflé de désir.
— Ahhh.
Mes doigts trouvent aisément mon clitoris et jouent presque fébrilement avec. Je ne vais pas pouvoir me contenir longtemps. La double attention est fabuleuse. Sa langue se fait pointue et déplisse mon anus qui accepte l’intrusion sans broncher et ma main remplit parfaitement sa fonction.
— Tu vas encore me faire jouir…
Ma voix est presque désespérée, alors que tout mon corps réclame un nouvel orgasme qui ne tarde pas. Le corps traversé par un ouragan dont mon petit trou est l'épicentre, je jouis si longtemps que j’en perds presque connaissance, la tête dans l’oreiller et les cuisses tétanisées sur ma main poisseuse.
L'eau chaude de la douche me fait autant de bien que les mains de Caro qui me savonnent tendrement. Les yeux fermés, je me laisse dorloter et profite de l’instant.
— Tes enfants rentrent quand ?
Je lui suis reconnaissante de ne pas parler de mon mari à cet instant.
— Dimanche vers dix-neuf heures. Pourquoi ?
— Comme cela.
— Dis-moi…
Face à elle, je suis touchée par la gravité de son visage et j’ai soudain l’envie de l’embrasser pour la rassurer. Notre baiser est tendre puis langoureux, voire franchement fougueux, au risque de nous déséquilibrer sur le sol mouillé. Nos mains sont aussi fébriles que nos lèvres et rapidement, nous nous caressons avec une envie décuplée.
— Tu me rends dingue, murmure-t-elle.
— Et toi donc ! Viens.
Je l'entraîne sur le lit qui nous accueille à nouveau, les corps encore humides et les sexes moites.
La nuit va être longue…
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Commentaires ()
Y en a-t-il une qui va devenir dominatrice ?
Vivement les suites ....