Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L’ostéopathe de mon cœur — Chapitre 6
Auteur
L’ostéopathe de mon cœur
Chapitre 6
Je suis encore au bureau à 17 h lorsque mon portable vibre.
« Je suis rentrée »
« Je suis rentrée »
C’est par ce SMS laconique que Caro me prévient de son retour tant attendu. Je souris bêtement à mon portable avant de lui répondre.
« Top ! Je peux passer quand ? »
« Quand tu veux »
« Quand tu veux »
Le cœur battant d’émotion, j’appelle Marc pour le prévenir de mon retard et lui sers le mensonge classique.
— J’ai une réunion imprévue. Peux-tu gérer les enfants ?
— Pas de souci. Tu rentres tard ?
— Je ne sais pas. À tout.
— Je t’aime.
— Moi aussi.
— Pas de souci. Tu rentres tard ?
— Je ne sais pas. À tout.
— Je t’aime.
— Moi aussi.
Car, oui, j’aime mon mari comme j’aime la jolie jeune femme qui m’accueille avec un sourire qui illumine son visage au bronzage typique des treks et me fait pénétrer dans son appartement.
— Tu m’as manquée, murmure-t-elle avant de s’emparer de ma bouche pour le plus tendre des baisers.
Je fonds déjà entre ses bras et me laisse aller, presque passive. Ses mains expertes ôtent déjà ma veste de businesswoman, frôlant furtivement ma poitrine tendue à l’extrême sous mon chemisier.
— Tu es toujours aussi belle.
Sa voix est aussi douce que ses doigts qui me débarrassent de mon chemisier et de ma jupe en deux temps, trois mouvements. Debout, en dessous de dentelle blanche, je suis offerte à ses yeux qui brillent d’un désir indéniable.
— Viens.
Caro me prend la main et m’entraîne vers sa chambre à peine éclairée par des bougies factices si réalistes que j’en ai les larmes aux yeux.
— C’est trop beau.
Pendant que j’admire la décoration, ma maîtresse se débarrasse de ses vêtements, ne gardant que son tanga de sportive avant de s’allonger sur moi. Cuisses mêlées et bouches soudées, nous rattrapons le temps perdu. Ses gestes sont presque fébriles mais si efficaces que je me retrouve bientôt nue entre ses bras.
— On n’est pas à égalité…
Son tanga n’est plus un obstacle entre nos deux corps impatients. Ses seins m’avaient manqué, comme ses fesses et sa vulve que je sens contre la mienne.
— Mon Dieu… Comme c’est bon.
— Dieu n’a rien à voir avec tes seins, ma chérie, rit-elle.
Je gémis au premier contact de sa bouche avec mon téton tendu et sensible. Sa caresse est délicieuse à la fois tendre et déterminée, me faisant déjà perdre pied, les yeux mi-clos et la bouche entrouverte.
— Oui…
Je caresse son dos, glissant peu à peu vers ses fesses de sportive qui viennent au-devant de ma main.
— Caresse mon cul… J’en rêve depuis des jours et des nuits.
Je grogne à cet aveu troublant et m’applique à la faire gémir également. La fièvre nous gagne, rendant nos caresses presque maladroites. Sa bouche sur mes seins devient vorace, maculant mes mamelons de salive, et mes doigts découvrent l’état de sa vulve.
— Rho.
Elle se raidit lorsque je joue avec ses petites lèvres, se laissant brièvement aller avant de reprendre les choses en main, ou plutôt en bouche.
— Qu’est-ce que…
Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase qu’elle plaque sa vulve sur mon visage et lèche déjà ma vulve gonflée. La double sensation est absolument fabuleuse et je redécouvre avec bonheur le goût de son sexe trempé.
— Bouffe-moi, exige Caro avec détermination.
— Oui…
Et je plonge ma langue dans son vagin, aspirant avidement son jus odorant et poisseux. Je m’active pour notre plus grand plaisir, maîtrisant ma caresse jusqu’à ce qu’elle me rende la pareille.
Et là, je deviens folle. Sa bouche, ses doigts, voire ses dents me font crier de plaisir et je ne contrôle plus rien. Ni mes gestes, ni mes paroles.
— Doigte-moi… Oui… Là.
Caro ne me laisse plus souffler, activant ses doigts à une vitesse folle jusqu’à me faire jouir si brusquement que je resserre mes cuisses autour de sa tête.
— Ahhh.
La bouche collée à sa vulve, je crie mon plaisir, m’étouffant presque en aspirant maladroitement sa cyprine. Mon orgasme trop précoce me frustre et je m’excuse auprès de la maîtresse qui est restée sur sa faim.
— Désolée…
— De ?
— D’avoir joui aussi vite…
— Plutôt flatteur. Non ?
— Mais toi…
— De ?
— D’avoir joui aussi vite…
— Plutôt flatteur. Non ?
— Mais toi…
Encore une fois, Caro me coupe la parole de la plus belle des manières. Assise sur mon visage, elle m’offre un inédit facesitting qui me comble en tous points. Les mains sur ses hanches, je lèche voracement son sexe dégoulinant, essayant de varier les sensations pour la faire gémir puis crier. À califourchon sur ma bouche, elle ondule de plus en plus, maltraitant ses seins pour multiplier les sensations.
— Oui… Oui…
Elle part aussi dans les aigus dans l’attente de l’orgasme qui la saisit, semblant foudroyer avant de retomber inerte sur mon corps en sueur.
Le silence règne à nouveau dans la chambre, incitant à profiter de l’instant, mais la vue de l’heure me ramène à la réalité. Délicatement, je me dégage de notre tendre étreinte et commence à rassembler mes habits.
— Je dois y aller.
— Déjà ?
— Déjà ?
Elle paraît déçue mais reste pragmatique.
— Tu ne prends pas de douche ?
— Non. Je n’ai pas le temps.
— Ton mari va déceler mon odeur.
— Il sait qu’on se voit.
— Non. Je n’ai pas le temps.
— Ton mari va déceler mon odeur.
— Il sait qu’on se voit.
Un silence s’abat sur la pièce.
— Sérieusement ?
Assise sur le lit, elle me regarde me rhabiller, un début d’inquiétude se lisant sur son visage rougi par son plaisir récent.
— Oui. Il veut te rencontrer.
Car oui, mon époux veut rencontrer ma maîtresse en bonne intelligence et sans rancune, ce qui paraît inimaginable pour Caro qui ne me quitte pas des yeux, le visage fermé et les bras croisés.
— Tu déconnes ?
— Du tout.
— Du tout.
J’essaie de la rassurer d’un sourire mais n’y parviens pas.
— Je ne te crois pas.
— Il est prêt à me partager… si tu l’es également.
— Il est prêt à me partager… si tu l’es également.
Prête à partir, j’ai envie d’un baiser amoureux mais Caro détourne la tête lorsque je me penche vers elle, m’offrant une dernière blessure.
— File retrouver ton mec. Adieu.
— Ok.
— Ok.
Abasourdie par sa réaction de jalousie, c’est finalement les larmes aux yeux que je quitte son appartement, l’esprit aussi secoué que mon corps qui porte encore nos odeurs mêlées.
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