Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'école du vice — Chapitre 6 · Le Divin Club
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'école du vice
Chapitre 6 · Le Divin Club
La bâtisse est une vieille longère pour laquelle il faut montrer patte blanche pour accéder à l'intérieur. Ça sent la poussière neuve et la peinture fraiche, signe que l'établissement est récent ou est refait à neuf. Une jeune femme court vêtue, robe à ras de la moule nous réceptionne et nous guide vers les vestiaires. Des casiers où il est possible de déposer ses affaires personnelles. Une clé tient à l'abri nos valeurs ou objets indésirables. De plus, pour les habitués de ce genre d'endroit, des serviettes, pour laisser ses vêtements sur des cintres. Nous ignorons tout ceci et nous suivons notre conseillère qui nous emmène alors vers une immense salle, nous faisant découvrir au fil de notre passage des alcôves aux portes ouvertes ou closes. Ce qui revient à dire que c'est occupé ou non, en fonction de la fermeture de l'huis. Nous finissons notre périple par un lieu très fréquenté où un bar éclairé par des lampes qui diffusent une lumière tamisée rose du plus bel effet s'offre à nos regards.
Une piste de danse, parquet miniature qu'un DJ anime avec maestria, me laisse rêveuse. Il y a si longtemps que je n'ai pas esquissé quelques rondes en mesure. Gaby a vu juste. Une dizaine de mecs, visiblement solitaires s'agglutine au zinc qui tapisse l'ensemble d'un mur. Tous les regards sont braqués sur ce couple qui entre et je me sens dégustée des yeux par cette bande de loups affamés. Notre pilote nous abandonne là, sans omettre de nous rappeler que la première consommation est gratuite pour les nouveaux couples. Gabriel, lui parait bien dans son élément dans ce milieu inconnu pour moi... l'âge sans doute.
— Tu veux danser mon amour ?
— Pourquoi pas ?
— Pourquoi pas ?
Il est obligé de se pencher pour me parler directement dans l'oreille, tant la musique est forte. Je réponds d'un geste du menton, et il me prend la main pour me guider vers la piste grosse comme un confetti. Là, ils sont sept ou huit couples qui dansent collé-serré. Nous esquissons les pas d'un slow très entrainant et pas besoin de dessin. Il est déjà en super forme côté braguette. Ce qui laisse augurer d'une soirée réussie. Il frotte exagérément, pour épater la galerie ? Pour éloigner les importuns, qui sait ? Et joue contre joue, il me répète des mots d'amour qui sont destinés à m'amadouer, j'en jurerais. Qu'importe puisque je sais pourquoi nous sommes ici. Et lentement, dans ses bras, je me laisse bercer par les accords ambiancés par un DJ excellent.
— Tu jettes un coup d'œil autour de toi et tu me diras si tu remarques un candidat potentiel possible.
— Tu y tiens véritablement, mon cœur ?
— Christelle, que diable serions-nous venus faire dans cette boite ?
— Je sais... mais comment veux-tu que je juge de cette façon ? Je ne sais pas moi, mais un bon feeling se décline surtout face à la personne, dans ce domaine comme dans tous les autres, ne crois-tu pas ? Et là... je ne sais pas quoi te dire.
— Nous dansons cette série de slows et nous allons prendre un pot au bar. Un ou plusieurs de ceux qui font tapisserie oseront peut-être venir à notre rencontre. Je ne t'impose rien, c'est toi et toi seule, qui devras faire un choix.
— Devras ? Et si aucun ne me plait, tu vas être déçu ?
— Non ! Je sais que tu auras fait le maximum pour me rendre heureux, ce n'est déjà pas si courant...
— Mmm !
— Tu y tiens véritablement, mon cœur ?
— Christelle, que diable serions-nous venus faire dans cette boite ?
— Je sais... mais comment veux-tu que je juge de cette façon ? Je ne sais pas moi, mais un bon feeling se décline surtout face à la personne, dans ce domaine comme dans tous les autres, ne crois-tu pas ? Et là... je ne sais pas quoi te dire.
— Nous dansons cette série de slows et nous allons prendre un pot au bar. Un ou plusieurs de ceux qui font tapisserie oseront peut-être venir à notre rencontre. Je ne t'impose rien, c'est toi et toi seule, qui devras faire un choix.
— Devras ? Et si aucun ne me plait, tu vas être déçu ?
— Non ! Je sais que tu auras fait le maximum pour me rendre heureux, ce n'est déjà pas si courant...
— Mmm !
Cinq minutes plus tard, le bonhomme chargé de la platine colle un rythme plus entrainant, des marches et comme prévu, nous allons nous rafraichir la glotte. Le cocktail offert par les patrons est d'une couleur arc-en-ciel. Il se décline de deux manières. Une alcoolisée et une plus soft. Nous optons pour la potion améliorée et son arrivée dans mon estomac me réchauffe littéralement de l'intérieur. Ce truc montre une quantité non négligeable de rhum et il me tourne presque la tête. Grise ! Un moyen pour moi de me désinhiber, d'oublier mes a priori et mes craintes ? Pas complètement, mais en partie, il est vrai. Et nous avons à peine avalées deux gorgées de ce nectar enivrant que déjà je décèle un mouvement de certains des hommes seuls. Trois ou quatre nous observent sans en avoir l'air.
Le manège ne passe pas inaperçu aux yeux de mon chéri et il me sourit.
— Tu vois que tu plais beaucoup, mon ange ! Il y a déjà quelques prétendants et bientôt, un ou deux vont passer à l'attaque. Si tu as un coup de cœur... je suis partant. Mais à mon sens, tu sais déjà combien ça m'excite, que je bande à la seule idée de... vivre ça.
— Ben... moi, ça me rend nerveuse d'être examinée tel un animal de foire. Et ça me fiche la trouille.
— Oh ! Rien ne se fera sans ton accord, tu peux me faire confiance. Tu as ma parole, mon amour.
— Mmm !
— Ben... moi, ça me rend nerveuse d'être examinée tel un animal de foire. Et ça me fiche la trouille.
— Oh ! Rien ne se fera sans ton accord, tu peux me faire confiance. Tu as ma parole, mon amour.
— Mmm !
Un jeune homme lève son verre à deux ou trois mètres de nous, il me sourit. Puis délibérément, il se rapproche.
— Salut ! Tu es nouvelle ici !
—...
—...
Je me tais et ma patte cherche celle de mon compagnon. Le type ne doit guère être plus âgé que je le suis. Vingt-cinq ans tout au plus, sûr de lui, hâbleur en diable. Le ton employé et le tutoiement me dérangent déjà. Mais il ne s'en rend pas seulement compte et insiste d'une voix éraillée.
— Alors, tu sors avec ton père ? Ou tu préfères les vieux ! Mais tu devrais peut-être essayer les hommes de ton âge. Si tu veux savoir ce qu'est un vrai bonhomme... je suis là.
Cette fois, c'en est trop, je me dois de le remettre à sa place.
— L'âge confère une maturité qui vous fait défaut. Et je n'ai pas besoin de vous pour savoir ce qu'est un homme. En tout cas, ne vous faites aucune illusion, vous avez juste le droit de rêver. Jamais vous et moi ne ferons ce que vous imaginez...
— Ah ! Bonne chance donc !
— Ah ! Bonne chance donc !
Il reprend son verre et se faufile plus loin, à l'autre extrémité du bar, posant son derrière sur un haut tabouret, sans plus nous calculer. Tant mieux ! Ce genre de petit crétin n'est pas le bienvenu. Son départ laisse le champ libre à un autre guignol et je suis déjà sur la défensive. Gabriel durant mon court échange avec l'olibrius n'a pas moufté. Il a un sourire et me fait savoir par un clin d'œil, qu'il est satisfait de ce qui vient de se raconter. Le second est plus malin. Ce n'est pas une attaque frontale, mais plus par la bande qu'il opère. C'est avec Gaby qu'il entreprend son manège de séduction. Il le salue, et mon homme se doit de me présenter.
— Bonsoir ! Je m'appelle Arthur. Vous ne venez pas souvent dans cet établissement, si ? Je ne vous ai encore jamais aperçu ici !
— Bonsoir, je vous présente Christelle, ma compagne, et je me prénomme Gabriel. Vous avez raison ! Nous sommes néophytes dans ce genre de boite.
— Ah ! Heureux de vous connaitre donc Christelle et Gabriel. Vous avez rembarré notre « Don Juan » local. Ce sont des mecs comme lui qui entachent la réputation de nos clubs. Je ne saisis pas pourquoi les patrons le tolèrent toujours. Il est source de nombreux incidents.
— Ma femme est de taille à se défendre, comme vous l'avez sans doute remarqué, et puis s'il s'était trouvé trop pénible, je m'en serais chargé.
— Puis je vous poser une question à tous les deux ?
— Faites ! Vous n'aurez l'air d'être idiot que le temps d'une réponse...
— Vous recherchez un peu de compagnie dans ce lieu loin d'être puritain ?
— Disons que ma chérie et moi avons décidé tardivement d'une sortie et qu'épicer nos jeux de couple peut faire partie de nos espérances.
— Je vois... mais vous axez plutôt vos espoirs sur un couple, une dame isolée, voire un brave célibataire sans attaches ?
— Notre but... n'est pas clairement défini, mais je suppose que c'est par deux plus un, que nous aimerions conjuguer notre sexualité.
— Jolie formule... ainsi, vous ne connaissez pas ce genre de... clubs ?
— Non ! Et c'est même la première fois que nous y mettons les pieds. Mais c'est assez intimiste, on dirait.
— Vous voulez que je vous fasse visiter ce que la demoiselle qui vous a accueilli ne vous montrera jamais ? Le glory-hole, les chambres spéciales et tout ce qui garantit des frissons aux initiés.
— Qu'en penses-tu ma Chérie ? Vous savez Arthur, chez moi, c'est ma femme qui décide de tout. Il n'y a pas de raison pour que ça change ici !
— C'est normal et je ne tiens pas à m'imposer... je suis disponible si vous...
— Qu'en dis-tu, Christelle ? Le tour du propriétaire t'intéresse ?
— Je... ben, pourquoi pas ?
— Bonsoir, je vous présente Christelle, ma compagne, et je me prénomme Gabriel. Vous avez raison ! Nous sommes néophytes dans ce genre de boite.
— Ah ! Heureux de vous connaitre donc Christelle et Gabriel. Vous avez rembarré notre « Don Juan » local. Ce sont des mecs comme lui qui entachent la réputation de nos clubs. Je ne saisis pas pourquoi les patrons le tolèrent toujours. Il est source de nombreux incidents.
— Ma femme est de taille à se défendre, comme vous l'avez sans doute remarqué, et puis s'il s'était trouvé trop pénible, je m'en serais chargé.
— Puis je vous poser une question à tous les deux ?
— Faites ! Vous n'aurez l'air d'être idiot que le temps d'une réponse...
— Vous recherchez un peu de compagnie dans ce lieu loin d'être puritain ?
— Disons que ma chérie et moi avons décidé tardivement d'une sortie et qu'épicer nos jeux de couple peut faire partie de nos espérances.
— Je vois... mais vous axez plutôt vos espoirs sur un couple, une dame isolée, voire un brave célibataire sans attaches ?
— Notre but... n'est pas clairement défini, mais je suppose que c'est par deux plus un, que nous aimerions conjuguer notre sexualité.
— Jolie formule... ainsi, vous ne connaissez pas ce genre de... clubs ?
— Non ! Et c'est même la première fois que nous y mettons les pieds. Mais c'est assez intimiste, on dirait.
— Vous voulez que je vous fasse visiter ce que la demoiselle qui vous a accueilli ne vous montrera jamais ? Le glory-hole, les chambres spéciales et tout ce qui garantit des frissons aux initiés.
— Qu'en penses-tu ma Chérie ? Vous savez Arthur, chez moi, c'est ma femme qui décide de tout. Il n'y a pas de raison pour que ça change ici !
— C'est normal et je ne tiens pas à m'imposer... je suis disponible si vous...
— Qu'en dis-tu, Christelle ? Le tour du propriétaire t'intéresse ?
— Je... ben, pourquoi pas ?
Le type me bouffe des yeux ! Il est donc certain que dans un tel endroit, les hommes seuls sont rodés à ces pratiques et je représente peut-être une opportunité pour celui-là, de réussir sa soirée. Mais il ne force pas le trait, se contente de vouloir nous piloter dans des coins dont nous n'imaginions pas seulement l'existence. Et une mezzanine quasiment invisible est notre première escale dans ce bas-fond de la sexualité.
— Ici... vous voyez ce long mur noir ?
C'est mon homme qui répond. Ma main ancrée dans la sienne, je suis chacun de ses mouvements.
— Oui... et... ?
— Sur le côté, au fond il existe une petite porte que les personnes qui aiment faire des fellations peuvent pousser allégrement pour être invisibles aux regards des usagers appréciant cette forme de caresse.
— Sur le côté, au fond il existe une petite porte que les personnes qui aiment faire des fellations peuvent pousser allégrement pour être invisibles aux regards des usagers appréciant cette forme de caresse.
Au mot fellation, je presse plus fort machinalement la pogne qui me sécurise, et je lis sur les lippes de mon amant, une risette que notre accompagnateur ne décèle pas spécialement.
— Tu veux voir l'intérieur ma chérie ?
J'ai dans l'idée qu'il veut me tester, sachant combien j'adore le sucer. Je baisse les yeux, et l'autre longe donc le fameux mur et à la fin de celui-ci, il pousse effectivement une petite porte presque camouflée. Nous nous engageons dans un étroit cagibi dans lequel de petites lumières s'allument dès notre entrée. Je visualise des orifices creusés dans la paroi. Je pige soudain que par ces trous... et le nom « glory-hole » me parle d'un coup beaucoup mieux. Je suis silencieuse, mais j'avoue que penser que... des sexes anonymes peuvent émerger dans ce mur, je me sens toute chose... pour ne pas dire toute chaude. La visite continue et nous découvrons une salle très bien équipée pour des gens qui apprécient les amours plus hard. Chaines, croix de Saint-André, fouets, cravaches, menottes et d'autres gadgets qui dépassent mon imagination sont là, à la disposition d'un public averti.
Enfin, des chambres dont certaines laissent à penser qu'elles sont occupées puisque des râles et gémissements montent de derrière les portes closes. Celui qui nous drive dans ce labyrinthe nous donne quelques conseils, pour les serviettes, les préservatifs, et les endroits où il est possible de prendre une douche. Sans trop que je sache comment, nous sommes de nouveau au point de départ de notre parcours initiatique ! Le bar est face à nous, et il me semble que d'autres « clients » sont là qui trinquent. Gabriel tient à remercier vivement notre promeneur.
— Nous vous offrons un verre, Arthur ? C'est très... fréquenté, on dirait !
— Ce club est très select... et de ce fait très couru également. Bon ! Pas de chance pour vous, mais vous êtes directement tombé sur le pire... en la personne de notre affamé de service. C'est peut-être un pote au boss... en tout cas, il est souvent présent.
— Alors ? Ce drink ? Nous le prenons ?
— Si ça vous fait plaisir, pourquoi vous le refuser...
— Ce club est très select... et de ce fait très couru également. Bon ! Pas de chance pour vous, mais vous êtes directement tombé sur le pire... en la personne de notre affamé de service. C'est peut-être un pote au boss... en tout cas, il est souvent présent.
— Alors ? Ce drink ? Nous le prenons ?
— Si ça vous fait plaisir, pourquoi vous le refuser...
Il me détaille mine de rien et je me sens... je ne sais pas comment dire. J'aimerais oser, mais le courage me manque et... je suis le mouvement en picolant un second cocktail largement aromatisé au rhum. Si mon estomac encaisse la charge, mon esprit lui s'embrouille davantage et les deux mecs bavardent ensemble sans que je prenne part au dialogue. J'entends le dénommé Arthur qui proclame assez fort, pour que je puisse capter sa phrase surement, à l'adresse de notre couple.
— Je vais aux toilettes... on se revoit avant la fin de la nuit ?
— Ben... c'est à ma chérie qu'il faut poser la question.
— Moi... euh... je... peut-être.
— Ben... c'est à ma chérie qu'il faut poser la question.
— Moi... euh... je... peut-être.
Et sans la pénombre ambiante, les deux hommes verraient le rouge me monter au front. Gabriel et moi sommes plantés devant le bar, notre verre à demi-rempli et pourquoi est-ce que j'ai l'impression de lire dans l'esprit de celui qui m'a amené ici ? La visite à cette étrange salle toute en longueur, au mur percé... je suis certaine qu'elle navigue dans son cerveau. Il me connait par cœur et a depuis longtemps senti mon engouement pour ces lécheries qui me font mouiller. Sur lui, bien entendu, jusqu'à ce soir, c'est de sa queue que j'ai retiré le plus de plaisir, mais je sais d'instinct qu'il aimerait que ma débauche commence par ce lieu si pervers et cependant à mes yeux si... attirant. Du reste quand il se penche pour me chuchoter quelques mots à l'oreille, je pressens ce qui va suivre.
— Ça t'a plu, là-haut, hein, avoue !
— Avouer quoi, mon amour ?
— Que le glory-hole... t'a tapé dans l'œil !
— Et pourquoi devrait-ce être le cas ? Explique-moi ?
— Oh ! Mon ange, je sais combien cette façon de jouer te plait. Alors, si tu veux... tu peux essayer.
— Et toi ? Où seras-tu ? Il était bien convenu que tu me donnerais la main.
— Aucun problème pour ça ! Si... si tu t'y essaies, je te promets d'être à tes côtés et de te soutenir. Tu as ma parole...
— J'ai sacrément la trouille... c'est risqué non ? Et puis... on ne sait pas qui est derrière le mur.
— C'est un peu le but du jeu, l'anonymat le plus complet. Mais c'est aussi valable pour celui qui... bande de l'autre côté. C'est forcément excitant de vivre ça, et je suis prêt à jouer les voyeurs auprès de toi, ma petite Christelle. Qui sait, ensuite comment vas-tu réagir ? L'envie de faire l'amour sera peut-être plus forte que toi et... je serais comblé si tel était le cas.
— Mmm ! Je... je ne sais pas... et nous n'avons vu personne ni devant ni derrière... alors si j'entre dans ce couloir et que personne ne se présente...
— Oh ! Je suis sûr que notre ami Arthur ne nous a pas tout dit... normalement dans ce genre de lieu, il existe un petit bouton qui allume une lampe ou un feu vert qui prévient les hommes qu'une candidate est prête à...
— Une candidate ? Tu veux dire une suceuse, c'est cela ? La lumière signifie donc qu'elle s'apprête à... tailler des pipes à ceux qui se présentent ?
— Ben... c'est juste le principe, en fait !
— Je vois ! Et... à toi qu'est-ce que ça te ferait si... j'entrais dans cette drôle d'arène ?
— Il suffit de nous y rendre pour le savoir, non ?
— Tu tiens absolument à ce que je devienne une salope, ici, ce soir ? C'est ça, dis-moi ?
— Un terme que je n'apprécie guère... en tout cas si c'est ce que tu t'imagines... dis-toi que tu es la mienne, et pas celle de tous ces types...
— Et ça ne te fait rien de savoir que parmi tous ceux qui sont au bar, il y en a qui pourraient me fourrer dans le bec leur... sexe ? Gabriel, tu crois que c'est si simple pour moi ?
— Mon amour, dans la vie rien n'est jamais simple comme tu le dis si expressément. Mais n'est-ce pas une bonne raison pour outrepasser la bienséance et prendre un peu de plaisir, même si ici, il est plus singulier ?
— Tu serais derrière le mur, avec moi ?
— Oui ! Et nous pouvons nous y rendre dès que tu t'en sens le courage, puisque nos verres sont vides...
— Ah ! Tu... tu es certain que... je saurais être à la hauteur ?
— On ne le sait toujours qu'après, ma chérie...
— Avouer quoi, mon amour ?
— Que le glory-hole... t'a tapé dans l'œil !
— Et pourquoi devrait-ce être le cas ? Explique-moi ?
— Oh ! Mon ange, je sais combien cette façon de jouer te plait. Alors, si tu veux... tu peux essayer.
— Et toi ? Où seras-tu ? Il était bien convenu que tu me donnerais la main.
— Aucun problème pour ça ! Si... si tu t'y essaies, je te promets d'être à tes côtés et de te soutenir. Tu as ma parole...
— J'ai sacrément la trouille... c'est risqué non ? Et puis... on ne sait pas qui est derrière le mur.
— C'est un peu le but du jeu, l'anonymat le plus complet. Mais c'est aussi valable pour celui qui... bande de l'autre côté. C'est forcément excitant de vivre ça, et je suis prêt à jouer les voyeurs auprès de toi, ma petite Christelle. Qui sait, ensuite comment vas-tu réagir ? L'envie de faire l'amour sera peut-être plus forte que toi et... je serais comblé si tel était le cas.
— Mmm ! Je... je ne sais pas... et nous n'avons vu personne ni devant ni derrière... alors si j'entre dans ce couloir et que personne ne se présente...
— Oh ! Je suis sûr que notre ami Arthur ne nous a pas tout dit... normalement dans ce genre de lieu, il existe un petit bouton qui allume une lampe ou un feu vert qui prévient les hommes qu'une candidate est prête à...
— Une candidate ? Tu veux dire une suceuse, c'est cela ? La lumière signifie donc qu'elle s'apprête à... tailler des pipes à ceux qui se présentent ?
— Ben... c'est juste le principe, en fait !
— Je vois ! Et... à toi qu'est-ce que ça te ferait si... j'entrais dans cette drôle d'arène ?
— Il suffit de nous y rendre pour le savoir, non ?
— Tu tiens absolument à ce que je devienne une salope, ici, ce soir ? C'est ça, dis-moi ?
— Un terme que je n'apprécie guère... en tout cas si c'est ce que tu t'imagines... dis-toi que tu es la mienne, et pas celle de tous ces types...
— Et ça ne te fait rien de savoir que parmi tous ceux qui sont au bar, il y en a qui pourraient me fourrer dans le bec leur... sexe ? Gabriel, tu crois que c'est si simple pour moi ?
— Mon amour, dans la vie rien n'est jamais simple comme tu le dis si expressément. Mais n'est-ce pas une bonne raison pour outrepasser la bienséance et prendre un peu de plaisir, même si ici, il est plus singulier ?
— Tu serais derrière le mur, avec moi ?
— Oui ! Et nous pouvons nous y rendre dès que tu t'en sens le courage, puisque nos verres sont vides...
— Ah ! Tu... tu es certain que... je saurais être à la hauteur ?
— On ne le sait toujours qu'après, ma chérie...
Il m'embrasse et je songe qu'une dizaine de paires d'yeux est là qui nous dévore du regard. Combien de ces types aimeraient être à la place de mon homme ? Beaucoup sans doute, du moins dans ceux qui sont à la recherche d'un bon coup... à tirer et l'endroit n'en manque pas. Je me serre contre Gaby, et nous esquissons aux abords du zinc, un pas de danse sans tenir compte de la musique qui est distillée par le DJ. Enfin, il me prend par la main et nous quittons sous les regards qui nous escortent, le comptoir. Mais, il ne me guide pas vers ce qu'il espère. Non ! Il fait un long détour dans l'établissement et c'est en catimini que nous parvenons à nous glisser derrière la face cachée du mur. Nous sommes seuls et il me reprend dans ses bras, m'embrasse avec passion. La faible lumière que nous venons de déclencher en franchissant la porte permet à peine de deviner face à nous, un orifice rond entouré de caoutchouc.
Cette fois, j'approche de ce cercle qui m'intrigue. Il se trouve à la hauteur du centre d'une personne normale et sous celui-ci, là à mes pieds, un large coussin qui visiblement a vécu. Mais du tiroir d'un meuble qui ne m'a pas sauté aux yeux, Gabriel dégote une serviette. Il se penche, l'étale sur le pouf et je tombe à genoux, ce qui met ma bouche face à la trouée... Je peux voir que Gaby a vu juste. Un petit renflement sur le tissu qui couvre la cloison, le fameux bouton d'appel ! Je suis prise de panique et tremble littéralement, quand je devine que l'index de mon homme vient de titiller ce chaton qui révèle ma présence dans l'enceinte des suceuses.
— Mais... qu'est-ce que tu fais, Gabriel ?
— Ce que tu hésites à faire depuis un long moment... tu me remercieras plus tard. Chut... sans doute qu'un amateur est déjà en approche !
— Comment peux-tu... en être aussi sûr ?
— Oh... tiens... tu vois !
—... ?
— Ce que tu hésites à faire depuis un long moment... tu me remercieras plus tard. Chut... sans doute qu'un amateur est déjà en approche !
— Comment peux-tu... en être aussi sûr ?
— Oh... tiens... tu vois !
—... ?
Le cercle semble soudain livrer le passage à... une trique longue et fine. Les quinquets écarquillés, je regarde l'engin qui traverse sans encombre le mince paravent et il est sous mes regards, bandant dans l'attente d'un bon service. Je n'ose plus bouger, et c'est la patte de mon homme qui m'agrippe le poignet, pour guider ma main vers la bite qui patiente. Mes doigts se referment alors sur le cylindre chaud bouillant. Et je suis là, à me demander comment faire pour... et là encore, mon Gaby presse délicatement sur le sommet de mon crâne, poussant mon visage à combler les quelques centimètres qui séparent le vit de ma bouche. Je mets une seconde ou deux à réaliser ce que je suis en train de commettre. Le sexe n'est pas celui que d'ordinaire j'honore de mes baisers. Je ne sais rien de son propriétaire, et ça me fait frissonner. Je suis, c'est le cas de le dire, au pied du mur. Et n'est-ce pas là que je vais me rendre compte si des différences entre les spermes existent ?
J'y suis ! Mes lippes effleurent lentement le casque lisse et violacé du gland. De la pointe d'une langue empruntée, je viens flirter avec ce manche et c'est de la folie. Je suis prise d'une frénésie qui me fait gober l'objet jusqu'à ce que ma bouille se voit plaquée contre le velours de la cloison. Je n'ai pas la place non plus pour caresser les boules de celui que je suce, évidemment. Et du coup, sans doute pour m'encourager à aller plus avant, mon amant lui aussi se met à genoux. Ses mains deviennent baladeuses et il me caresse les fesses, sous ma jupe que ma posture relève légèrement. Puis ma culotte se trouve poussée sur un côté et ses doigts trouvent l'ouverture. L'un d'eux me pénètre alors que les autres s'activent sur mon clitoris. Effet immédiat et garanti, je suis humide et la pièce exiguë où nous nous trouvons s'emplit de bruits bizarres.
Ceux de ma succion évidemment, mais aussi d'un clapotis émanant du va-et-vient de ses phalanges dans la marée qui s'écoule de mon ventre. C'est dingue, je lape, suce, aspire ce morceau d'un inconnu qui déborde dans notre couloir. La musique de mon bas-ventre ne couvre que partiellement celle de ma bouche qui éprouve la résistance masculine de celui qui demeure anonyme. Je suis presque déjà en transe et les manœuvres de Gaby me tirent désormais des soupirs, alors que je m'acharne à donner du plaisir à... un sexe sans visage. Il arrive ce qui doit advenir au bout d'un temps d'efforts. La bite se liquéfie brutalement et le jet qui m'éclate en bouche me tétanise, provoquant un phénomène inouï... je suis secouée par un orgasme impossible à juguler. Mon Dieu... je n'ai pas le loisir d'apprécier la semence que j'avale, trop occupée à laisser mon corps lâcher prise. La serviette posée sur le coussin éponge parfaitement ce trop-plein que mon ventre libère.
Le trou glorieux est de nouveau vide, les spasmes qui m'affolent ne sont pas encore calmés. Déjà, dans l'ouverture apparait une autre queue. Plus longue celle-ci, et d'un autre diamètre également, elle frotte un peu sur la garniture qui rembourre l'orifice. Mon visage se tourne vers Gabriel. Aucun mot ne vient fleurir sur ses lèvres, mais muettement il m'encourage à renouveler mon action. Eh bien... je prie le Dieu Priape avec dévotion et lui se rapproche de moi, retrousse littéralement ma jupe. Il fait glisser ma culotte jusqu'à mes genoux qui reposent toujours sur le torchon humide et il me prend là, dans cet endroit sombre, alors qu'un inconnu est à son tour l'objet de toutes les attentions de ma bouche gourmande. Aux mêmes causes les mêmes effets ! Je jouis plus en douceur, avec une langueur inaccoutumée. J'aime mon « Gaby », j'adore ce que nous faisons et je sais que je suis... pervertie, perdue. Plus aucun doute, il m'amène exactement là où il le désire.
— xXx —
Arthur est au bar, qui nous voit revenir bras dessus bras dessous par un chemin détourné. Il me fait une risette et un moment, je me pose la question : ne serait-il pas l'un des deux propriétaires de ces queues que j'ai léchées ? Gabriel et son nouvel ami rediscutent gentiment. Je ne me mêle pas à leur échange verbal feutré. Mais mon homme me ramène dans le centre du jeu en m'interpellant soudain. Il le fait évidemment en rapprochant sa bouche de mon oreille.
— Mon amour... Arthur propose que nous allions prendre un verre chez lui !
— Hein ? Chez lui ? Est-ce bien raisonnable ? Pourquoi chez lui ?
— Tu... tu n'as pas une petite idée, une réponse simple à ta question ? Tu sais aussi pourquoi nous sommes sortis ce soir... c'est à toi de décider.
— Tu... veux dire que... que chez lui, nous ferions...
— Ça ne me parait guère plus compliqué que ce que tu viens de faire et puis... chez lui, c'est un endroit assez neutre pour nous y sentir plus à l'aise que dans ce club où des tas de voyeurs pourraient nous épier dans une des chambres... d'amour.
— Je... tu aimerais que moi, toi et lui... ? Je ne sais pas trop...
— Il ne te plait pas ? Il est sympa, et... puis comme nous en avons déjà convenu, il ne s'agit nullement de l'épouser... non ?
— Je... c'est difficile pour moi de... mais bon, pour te faire plaisir... tu y tiens vraiment ?
— C'est toi la maitresse de la soirée... dans tous les sens du terme... alors tu dis oui ou non et je me rangerai à ton jugement.
— Bon... après tout, celui-là ou un autre... pourquoi pas ! Comment ça va se passer ?
— Ben, nous en discutons avec lui et on voit ça ensemble... tous les trois ?
— Je suis plutôt mal à l'aise avec ça justement !
— Il ne faut pas. Tu sais, de retour à la maison, nous redeviendrons des inconnus, des anonymes.
— Plus tout à fait. Puisque de notre côté, nous saurons où il réside... le mystère sera donc moindre.
— Je lui réponds quoi, parce que là, il attend une réponse de ma part... enfin de notre part.
— Fait comme tu veux... je t'accompagnerai... et j'espère que je serai à la hauteur de tes désirs... mon amour !
— Hein ? Chez lui ? Est-ce bien raisonnable ? Pourquoi chez lui ?
— Tu... tu n'as pas une petite idée, une réponse simple à ta question ? Tu sais aussi pourquoi nous sommes sortis ce soir... c'est à toi de décider.
— Tu... veux dire que... que chez lui, nous ferions...
— Ça ne me parait guère plus compliqué que ce que tu viens de faire et puis... chez lui, c'est un endroit assez neutre pour nous y sentir plus à l'aise que dans ce club où des tas de voyeurs pourraient nous épier dans une des chambres... d'amour.
— Je... tu aimerais que moi, toi et lui... ? Je ne sais pas trop...
— Il ne te plait pas ? Il est sympa, et... puis comme nous en avons déjà convenu, il ne s'agit nullement de l'épouser... non ?
— Je... c'est difficile pour moi de... mais bon, pour te faire plaisir... tu y tiens vraiment ?
— C'est toi la maitresse de la soirée... dans tous les sens du terme... alors tu dis oui ou non et je me rangerai à ton jugement.
— Bon... après tout, celui-là ou un autre... pourquoi pas ! Comment ça va se passer ?
— Ben, nous en discutons avec lui et on voit ça ensemble... tous les trois ?
— Je suis plutôt mal à l'aise avec ça justement !
— Il ne faut pas. Tu sais, de retour à la maison, nous redeviendrons des inconnus, des anonymes.
— Plus tout à fait. Puisque de notre côté, nous saurons où il réside... le mystère sera donc moindre.
— Je lui réponds quoi, parce que là, il attend une réponse de ma part... enfin de notre part.
— Fait comme tu veux... je t'accompagnerai... et j'espère que je serai à la hauteur de tes désirs... mon amour !
Mon Dieu ! Je sens mon ventre qui se crispe à mes dernières paroles. Comment est-ce que je peux donner mon aval à un tel plan ? Il me faut l'aimer au-delà de tout pour consentir à un tel partage, parce que si nous nous rendons chez ce bonhomme, je vais forcément devenir le jambon entre deux tranches de pain ! L'idée m'effraie et d'un autre côté, me donne un coup de fouet. Une autre forme d'affrontement entre le bien et le mal ? Mon cerveau et mon corps se livrent un duel sans merci. Mais c'est une guerre perdue sans vainqueur ni vaincu qui s'annonce, alors que les deux hommes négocient sans doute la mise en place d'un plan cul pour finir notre nuit ! Dire que j'ai dit une fois de plus « amen » à Gabriel. Le pire dans tout ceci, c'est bien que la honte que j'éprouve se mue en une envie gigantesque. Est-ce cela qui me donne une chair de poule généralisée ? Nous sortons du club et suivons la voiture de cet Arthur qui doit jubiler en rêvant à sa bonne aubaine. Mon loulou me rassure lors de ce trajet, je ne veux rien savoir de ce qui va suivre.
Nous nous écartons de notre domicile et au bout d'un trajet qui me parait interminable, nous entrons dans une cour. Dans les phares, les contours d'une maison plutôt moderne. Arthur se range proprement et le véhicule de Gabriel vient se garer près de l'homme qui nous attend. Il nous escorte jusqu'à l'entrée, déverrouille la porte et nous voilà dans un intérieur dont toutes les femmes du monde rêveraient. Un hall d'entrée meublé avec gout, et nous pénétrons dans une sorte de boudoir aux couleurs roses dégradées. Des coussins, deux fauteuils, un piano et pour définir le tableau, un long divan sur lequel l'homme nous invite à poser nos derrières.
— Je vous offre un verre ? Nous sommes du reste ici pour trinquer, n'est-ce pas ?
—... !
—... !
Je lorgne un peu partout. Dans cette demeure, ça sent l'argent. Nous sommes loin de la maison parentale et de celle où nous vivons heureux. Ce type est aisé, pour ne pas dire riche. La boisson qui nous arrive sur un plateau, bouteille de champagne encadrant trois flutes me donne raison. Et le « plop » lors de l'éjection du bouchon me fait sursauter. Pas vraiment l'habitude de déguster une coupe de champagne sans une occasion particulière. Là, mon esprit me reprend et dans ma caboche je sais, sens qu'il s'agit finalement d'un évènement original. Le gars n'a d'yeux que pour moi et mon décolleté quand il avance son bras en se penchant depuis son fauteuil pour que nos godets tintent en se touchant. Mon amant lui n'éprouve aucune gêne à nous savoir chez un mec qui va sans doute... me tripoter, me baiser également, si j'y consens. Cette fois, les mots qui se lancent dans cette pièce n'ont nul besoin de se faire la bouche collée à l'oreille.
Quand Arthur m'interpelle, je saisis de suite que le ton est donné et que la soirée prend une tournure qui ravit Gaby.
— Vous avez déjà... fait ça, Christelle ?
— Ça ? À quoi faites-vous allusion, Arthur ?
— Ben... faire l'amour à trois ! J'avoue que je ne suis pas un grand spécialiste de ces jeux, mais que je suis tenté par votre beauté. Et Gabriel a eu une manière de présenter les choses qui ne peut que faire saliver.
— Ça ? À quoi faites-vous allusion, Arthur ?
— Ben... faire l'amour à trois ! J'avoue que je ne suis pas un grand spécialiste de ces jeux, mais que je suis tenté par votre beauté. Et Gabriel a eu une manière de présenter les choses qui ne peut que faire saliver.
Pour me donner une contenance, je porte la flute à mes lèvres. Mince ! Ces deux-là ont donc déjà tout planifié ? Les palabres dans le boucan du club, c'était une mise au point ? Que puis-je répondre sinon la vérité ?
— Non ! C'est Gabriel qui aimerait... lui l'a déjà fait dans un autre registre... mais pas en ma compagnie.
— Un autre registre dites-vous... ah... ça fait tout bizarre de discuter de ce genre de truc en se vouvoyant... vous... voyez un inconvénient tous les deux à ce que le « tu », soit de rigueur ?
— De mon côté, ça me va ! Et toi ma chérie ? C'est vrai que... le « vous » pour ce que nous projetons... c'est un peu dépassé.
— Comme vous voulez... après tout...
— Tu me disais donc que ton homme l'a déjà fait dans un autre registre ?
— Oh ! Il saura mieux vous... t'expliquer cela dans les détails... je pense.
— Alors, tu veux essayer... ? J'en suis ravi si vous êtes tous les deux partants et prêts.
— Un autre registre dites-vous... ah... ça fait tout bizarre de discuter de ce genre de truc en se vouvoyant... vous... voyez un inconvénient tous les deux à ce que le « tu », soit de rigueur ?
— De mon côté, ça me va ! Et toi ma chérie ? C'est vrai que... le « vous » pour ce que nous projetons... c'est un peu dépassé.
— Comme vous voulez... après tout...
— Tu me disais donc que ton homme l'a déjà fait dans un autre registre ?
— Oh ! Il saura mieux vous... t'expliquer cela dans les détails... je pense.
— Alors, tu veux essayer... ? J'en suis ravi si vous êtes tous les deux partants et prêts.
Là, silence radio de ma part. Comment puis-je être prête tout à fait, pour un jeu qui me dépasse ? Si je le fais, c'est par amour pour mon Gaby et lui en est conscient. Au fond de mon cerveau les images de maman qui gémissait... sa bouche sur l'endroit que moi aussi j'adore sucer... papa qui la labourait, un ensemble de détails qui me reviennent en mémoire avec une netteté crue. Et... le feu qui couve toujours entre mes reins se propage en une fraction de seconde à tout mon corps. Mon homme repose doucement son verre à demi bu, et il me prend dans ses bras. Est-ce que c'est le début de la chasse, de l'hallali ? Il me presse sur son cœur et je ferme les paupières. Mon verre, je le sens qui m'est retiré de la main, rejoint ses deux confrères sur la table basse, près de la bouteille. Comment et quand suis-je basculée sur le long siège, de manière à me retrouver couchée sur toute l'assise ? Je le suis, voilà tout. Et Gabriel m'embrasse en se plaçant à genoux devant le divan. Je sais qu'il remonte ma jupe, et si je frissonne, ce n'est pas par le frôlement du tissu qui est désormais sur ma taille.
Ma culotte, elle coule de mes reins à mes cuisses, tirée vers le bas par les deux mains de cet homme que j'aime par-dessus tout. Je ne veux pas savoir, pas voir tout bêtement. Et par la dégringolade du triangle honnête qui est censé me protéger des regards, le voile protecteur m'est tout bonnement retranché sans que je fasse le moindre mouvement pour que ça n'arrive pas. Mon homme insiste dans ces embrassades très amoureuses, et sa langue louvoie dans mon palais, alors qu'une de ses mains flirte avec mon entrejambe. La houppette de poils bruns qui orne mon pubis, je suis quasiment certaine que l'autre la lorgne avec une insistance qui me brule l'endroit. Pas de refus de ma petite personne alors que mon sexe est entrouvert par un index que je veux croire à Gaby. Les sons qui me parviennent sont de nature à me prévenir que cet Arthur s'est déplacé. Mais je veux oublier jusqu'à sa présence. C'est en cela que réside ma pire difficulté.
Je me raccroche des deux mains nouées sur le cou à mon amant qui sait que je suis toujours aussi mouillée. Le doigt qui me pénètre n'a aucun mal à glisser en moi. Mon clitoris aussi est pris pour cible par la langue qui vient de délaisser mon visage pour une autre contrée. Mes deux guibolles sont relevées, je ne tiens pas à savoir comment ni pour quoi ou qui. Et... alors qu'un doigt persiste dans sa fouille corporelle de mon intimité, un museau vient se joindre à la fête. Mon Dieu... je suis inondée de bave ou de mes sécrétions ! Ça me coule entre la raie des fesses et je geins sans discontinuer. Je laisse faire, passive étoile de mer qui est ballotée par ces messieurs qui s'occupent de mon cas... de mon cul serait plus vraisemblable. Je ne veux pas, plus savoir qui fait quoi. Ni à qui appartient la patte qui guide la mienne vers un épieu plus raide que la justice. J'imagine que c'est Gabriel qui veut que je le masturbe, alors que son nouvel associé lui me bouffe la chatte.
Dans ma paume, sous mes doigts qui se referment sur la hampe brulante, l'érection de mon homme. Et je secoue comme je peux le vit congestionné. Sous mes fesses un zeste encore plus surélevées, un coussin est glissé qui me maintient dans une posture obscène que je ne veux pas imaginer. Et cette fois, la bouche qui me butine se coule plus bas. Mon anus est enduit de salive et quelque chose vient forcer l'œillet dans une caresse honteuse qui m'électrise de plus belle. Les choses s'enchaînent et le malin singe qu'est Gaby, me prend en traitre en apportant à ma bouche l'objet d'un délit qu'il me sait apprécier. Sa queue me pénètre le gosier, s'enfonce jusqu'à ma gorge, et je deviens totalement incontrôlable. Me voici devenue une harpie qui se fout de ce que peuvent penser les deux loustics qui veulent mon corps. Je suce et réagis brutalement à ces envies distillées par la langue de l'un et la bite du second.
Lorsque les rôles s'inversent, je n'ai plus aucune pudeur et me lâche complètement. Tout comme au moment où Gabriel se couche sur la carpette du salon, alors que son complice vient de dégager l'endroit en retirant la table et ce qui y est posé, je me laisse entrainer dans une roulade qui m'amène sur le ventre de mon amant. Pas le temps pour de grands discours ni de reprendre mon souffle que déjà, il me pénètre avec une douceur que mon humidité maximum rend simple. Il fait quelques aller et retour et ses paumes se plaquent sur mon derrière. Pas d'attente insoutenable avant que la seconde bite ne vienne se poser sur le petit orifice largement lubrifié. Je serre les dents dans la crainte d'une douleur excessive. Rien de tout cela ! La bête s'enfonce dans mon rectum sans à coup, et le souffle coupé, je les sens les deux en moi. Sensation incroyable de plénitude que je n'ai encore jamais ressentie.
Même lorsque Gaby s'était servi du sex-toy... ça n'avait pas cette saveur. Là, le naturel est mille fois supérieur. Ils s'en donnent à cœur joie et je suis conquise par les actions simultanées de ces deux gaillards qui me bourrent devant et derrière dans un rodéo qui me fait hurler de plaisir. Nos petits jeux et gros câlins se terminent en apothéose. Ma bouche n'est pas assez grande pour une pipe double et pourtant, je tente en vain de les suçoter les deux ensembles, avant de me rendre à la raison. Une à la fois et j'y découvre là un plaisir qui est lui également démultiplié. Nous rentrons chez nous quasiment à l'aube, après avoir vidé la bouteille de champagne. Les souvenirs qui nous restent de cette joute triangulaire sont tellement bons, si forts que nous n'échappons pas à un final éblouissant Gabriel et moi, avant de nous endormir serrés dans les bras l'un de l'autre. C'est maman qui nous réveille en plein milieu de l'après-midi.
Échevelée, uniquement vêtue d'une nuisette plus que suggestive, elle me voit débouler pour lui ouvrir la porte. Le mouvement de recul dès qu'elle aperçoit ma tenue me fait sourire. Mais elle ne fait aucune remarque. Sur la table, elle dépose une tarte de quetsches qui m'ouvre l'appétit. Devant mon accoutrement, elle doit s'imaginer que Gabriel et moi nous devions avoir une activité innommable et elle file le plus vite possible. De la chambre, mon homme réveillé par le coup de sonnette crie pour savoir qui est venu nous importuner... Et... d'une voix blanche, je lui réponds.
— C'était ta belle-mère !
— Ah ! Colette ? Et qu'est-ce qu'elle veut ?
— Oh... elle nous a confectionné une jolie pâtisserie... elle a sans doute peur que je te laisse mourir de faim...
— C'est quel genre, la pâtisserie ?
— Une tarte aux prunes...
— Humm ! Colette est sympa. Mais elle est déjà repartie ?
— Ben... j'ai une tête à faire peur... elle a cru surement que nous deux... tu vois ce que je veux dire !
— Alors... ne démentons pas les croyances de madame ta mère... vient mon amour...
— Ah ! Colette ? Et qu'est-ce qu'elle veut ?
— Oh... elle nous a confectionné une jolie pâtisserie... elle a sans doute peur que je te laisse mourir de faim...
— C'est quel genre, la pâtisserie ?
— Une tarte aux prunes...
— Humm ! Colette est sympa. Mais elle est déjà repartie ?
— Ben... j'ai une tête à faire peur... elle a cru surement que nous deux... tu vois ce que je veux dire !
— Alors... ne démentons pas les croyances de madame ta mère... vient mon amour...
Notre retour précipité dans la chambre nous lance dans une partie où se mélangent les souvenirs de la veille et l'envie de l'instant, avec en supplément pour moi, des visions revenues de ce soir où... maman avait une place que j'ai découverte de mon côté, hier soir. Et... le lit devient la lice de notre combat charnel. Je ne peux que confirmer que c'est possible de faire l'amour avec deux hommes sans être amoureuse pour autant de la pièce rapportée. Et la nuit nous surprend, affairés à nous octroyer un vrai plaisir. L'appétit que nous ouvrent nos exploits sexuels voit la tarte dévorée en trois coups de dents. Dormir devient un besoin impératif. Et nous sombrons dans les bras de Morphée, sans faire aucun rêve et pas plus de cauchemars. Une ère d'amour, un tremplin qui m'entrainent dans une félicité qui porte le doux prénom de Gabriel...
— xXx —
Maman prête son bras à Charlotte. Le village tout entier est là, réuni en un seul point. L'homme sur les marches en chasuble violette qui symbolise le deuil et la pénitence accueille le fardeau de six hommes solides. Suzanne est partie trois jours plus tôt. Mon amie et moi venons de passer le cap de la quarantaine. Charlotte est désormais seule et elle travaille dans un office notarial, dans un village voisin. Gabriel et mes parents ont blanchi et nous serrons les rangs pour soutenir, consoler celle qui pleure sa maman. La maladie de Suzanne a fini par l'emporter. Dans une heure, la terre va engloutir à jamais cette brave femme et le plus difficile commencera pour Charlotte qui est toujours mon amie. Nous nous voyons moins souvent, n'avons jamais renouvelé la soirée qui a fait d'elle l'amante de mon Gaby.
Durant les vingt années qui viennent de s'écouler, nous avons tous eu notre lot de bonheur, notre part de larmes également. Mes parents n'ont pas de petits enfants, et je songe parfois que ce corps qui m'a été dévolu à la naissance n'est pas parfait. Malgré les nombreux médecins consultés un peu partout dans l'hexagone et à l'étranger, je ne serai jamais mère. Bien sûr, je m'en suis accommodée, tant bien que mal, je dois dire. Et la vie nous file entre les doigts, ce jour triste en est une preuve cruelle. La demeure de Gaby, où j'ai élu domicile il y a si longtemps est silencieuse, parfois trop à mon goût. Mon bonheur a une saveur sucrée salée, et notre village aussi change. Le tissage va dans quelque temps fermer ses portes. Les cités semblables à celle où nous nous rencontrions chez Suzanne appartiennent pour la plupart aux ouvriers qui les ont rachetés au patron.
D'autres quartiers se sont construits à la périphérie d'entreprises nouvelles venues s'implanter dans notre secteur. Les anciens, ceux qui ont fait de ce village ce qu'il est, ne se reconnaissent plus dans cette population qui n'a pas tout à fait vécu de la même façon une transition que le progrès rend obligatoire. Gabriel et moi traversons tout ceci sans nous prendre la tête. Je suis restée l'éternelle amoureuse d'un homme qui me le rend au centuple. Et comme évoqué en préambule à toute notre histoire, Gabriel a un projet un peu fou. Quelque chose qui le fait avancer et qui fait son petit bonhomme de chemin dans mon esprit. Nous avons gardé de nos aventures, un lien qui nous lie plus que tout au monde. Depuis notre rencontre avec Arthur, nous n'avons cessé d'être de vrais libertins. Le partage, le bien-être du corps et de l'âme, des mots pour certains, mais une vraie foi pour mon amour et moi.
Le club de nos premiers pas dans le libertinage a changé plusieurs fois de nom, de propriétaire également, et il est sur le marché, mis en vente par ceux qui l'animent depuis seulement quelques mois. Et après en avoir longuement discuté avec moi, Gabriel voudrait reprendre le flambeau. Mais pour ce faire, il a besoin de mon aide et je suis hésitante. Bien sûr, il est très persuasif quand il s'agit d'obtenir de moi quelques faveurs. Et... je songe que ce ne serait pas une si mauvaise idée. Allier ce que nous aimons le plus, le contact humain et le travail. Si on peut appeler ça un boulot, naturellement. L'idée germe lentement dans mon cerveau. J'entrevois la possibilité de gérer un tel établissement. Il reste quelques zones d'ombres, comme toujours. Une étude de faisabilité nous prouve que c'est jouable. Nous avons les fonds nécessaires au rachat de l'ensemble de l'établissement et les idées pour que ça fonctionne.
Alors ? Se lancer dans une telle aventure demande un cran que je ne suis pas encore assurée de posséder. Mais, je suis travaillée au corps et à l'esprit par mon ange Gabriel. Et là, dans notre salon qui a vu tellement de nos frasques, et de moments inavouables, nous faisons l'amour avec un zèle tout particulier. Mon attrait pour les fellations est intact, même après vingt longues années, j'aime toujours autant sentir sur ma langue ce pistil qui frémit, cette queue qui tressaille. J'ai depuis longtemps appris à savourer tous types de sperme, à n'en pas perdre une goutte. Nous nous sommes mon homme et moi essayés à tout. S'il est des domaines que j'apprécie plus que d'autres, je ne refuse pas systématiquement ce que me propose Gaby. Il connait mes gouts, mes attentes, ce que je déteste également et ne m'impose absolument jamais rien.
Complémentaires, nous avons trouvé un équilibre que tous nous envient. Je n'ai guère de souvenirs de crise entre lui et moi. Il est mon alter ego, et je reste sa muse. Nous discutons ouvertement avec mes parents de notre décision et maman pousse papa à investir un peu d'argent dans notre entreprise, si nous franchissons le pas. Eux savent aussi notre penchant pour les amours partagées, pour les rencontres plurielles. Si ma préférence en la matière va surtout vers les trios dont deux des partenaires sont masculins, je me laisse parfois griser par des déclinaisons plus informelles. Gabriel est, en avançant en âge, plus souvent spectateur, moins actif devrais-je souligner. Mais il a de beaux restes, et sait encore manier la baguette comme un chef. J'ai aimé cet homme au premier regard, et nous avons traversé l'existence avec notre amour chevillé au corps. Rien ni personne n'a jamais entamé notre belle détermination.
La semaine prochaine... nous franchirons un cap. J'ai fini par dire oui à cette étrange envie de mon homme. « L'effeuillage » va devenir nôtre. J'ai déjà trouvé la nouvelle raison d'être de ce lieu dont Gabriel veut faire un rendez-vous incontournable du libertinage. Je me sens toute chose à l'évocation de cet achat qui finalement est bien dans la droite ligne de conduite de ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes. À savoir, des partageurs, des faiseurs de bonheur et mon Dieu... il n'y a pas de mal à se faire du bien et encore moins à en répandre autour de soi. Alors oui... j'aime mon Gaby, j'aime ce qu'il m'a offert, et j'ai grâce à lui appris à aimer le sexe sans façon. L'amour que je lui porte m'a rendue belle. Là, je ne parle pas de la vitrine, du visage et des traits harmonieux de ma bouille, non ! C'est plus surement de l'intérieur que je me sens jolie, heureuse aussi et cet état me donne l'envie d'en offrir une part à tous ceux qui partagent nos convictions.
Oui ! C'est mon histoire, c'est notre vécu... et dans quelques jours, nous inaugurerons « Le Divin-Club » établissement de divertissements pour adultes... un choix murement réfléchi... Nous vous y attendons nombreux et souriants... la porte vous est largement ouverte !
Fin !
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Commentaires ()
félicitations
C'est absolument interminable et je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'au bout...
Au début : "au ras la moule", extrêmement vulgaire, à éviter !
Du vice, n'exagérons rien, c'est du libertinage ou une forme de libertinage, c'est tout.