00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ NathNMitch Le ranch JMJ – La semaine de l’indépendanc e XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le ranch JMJ – La semaine de l’indépendance — Chapitre 5 · Ma journée ne serait pas aussi parfaite… sans sexe ! (Julie)

30 minutes
39

Auteurs

Photo de profil de NathNMitch
NathNMitch
Histoires publiées
330
Abonnés
202
J'aime cumulés
51.6k

Le ranch JMJ – La semaine de l’indépendance

Chapitre 5 · Ma journée ne serait pas aussi parfaite… sans sexe ! (Julie)

Pendant que nous circulons dans les rues de Whitefish et que nous passons devant ma petite boucherie, je signale à Nathalie de s'arrêter. On y trouvera la viande nécessaire pour notre sauce à spaghetti.
Dès qu'on entre, Nathalie s'immobilise net alors que je me dirige vers le comptoir. Elle se tourne vers Gloria et Julie et s'exclame :
— «No way» qu'on mange du spag ce soir !
— …
— Regardez le visage de Mitch. C'est comme un enfant qui vient de sauter dans un plat de bonbons.
— …
— Je le connais tellement.
Elle se tourne vers Gloria et dit à voix basse :
— C'est ce Mitch-là qui me manque le plus ! dit-elle, les yeux légèrement embrumés.
Gloria lui fait un petit sourire complice et lui caresse doucement le dos. Sans crier gare, Nathalie s'amène derrière moi et dit au boucher :
— Nous sommes ici pour chercher un peu de viande pour cuisiner de la sauce à spaghetti pour seize personnes.
Le boucher la regarde comme si elle venait de le gifler.
— Ouais, ma puce, je pense que le menu pourrait être différent.
— Ah ! Tu m'étonnes !
— Je ne croyais pas que la cuisine extérieure pouvait être terminée.
— …
— Sais-tu, ma puce, les saveurs de granules que le vendeur nous a laissées ?
— Une multitude, Mitch. Le chêne, le pécan…
— Le chêne, le chêne sera parfait ! dit le boucher.
Le boucher pointe dans son comptoir et demande :
— La côte ordinaire… le cowboy steak… ou le tomahawk ?
— Le tomahawk a l'air beaucoup plus persillé.
— Évidemment, c'est du «Wagyu américain»… le top du top !
— Combien vaut chaque pièce ?
— 200 $ ! … Combien de personnes ?
— Un total de seize personnes.
— Alors, huit pièces seront suffisantes.
— …
— Mais rappelez-vous, deux heures pour le monter à une température interne de 115 degrés F et une minute de chaque côté directement sur le charbon.
— Oui, c'était mon intention.
— Et quinze minutes de repos, conclut le boucher.
Nathalie me regarde avec un large sourire. Je sens qu'elle approuve le nouveau menu.
— Quel genre de légumes me suggérez-vous ?
— Des asperges, nous sommes en saison. Prenez-les au Costco, ils sont plus frais et vous pouvez les acheter en grosse quantité.
— Oui, j'aurais aussi servi ça avec des frites, j'ai un coupe-frites professionnel, mais il est resté au Canada.
— Costco !
Gloria et Julie sont tout près, dans mon dos, et Gloria pitonne sur son téléphone mobile. Elle le met devant mon visage et dit ?
— Ce truc, Mitch ?
— Exactement.
Elle prend son appareil téléphonique et fait un appel. Nous sommes tous silencieux et attentifs à sa conversation qu'elle fait sur main libre.
— Gloria ?
— Dis-moi, Johanne, êtes-vous loin de Kalispell ?
— Bah ! Tout au plus quinze minutes.
— Parfait, rends-toi au Costco et appelle-moi dès que tu seras sur place, le menu vient de changer et tes deux cuistots préférés sont comme deux gamins au village du père Noël !
— Ah ! Ah ! Je me mets en route.
Je me tourne vers le boucher et lui demande :
— Quel vin me suggérez-vous ?
— Un bon cabernet sauvignon de Napa Valley, c'est l'idéal.
— Parfait, emballe-moi huit tomahawks.
Je me tourne vers Julie, qui a l'air paralysée.
— Ça va, Julie ?
— Soit j'hallucine, soit j'ai un gros «flashback» de notre réunion de lundi dernier.
— …
— Mais détends-toi, tout va bien, pourvu que tu saches ce que tu fais !
— Crois-moi, Julie, pour Mitch et moi, ça a toujours été une grande passion, répond Nathalie.
— Oui, je vous regarde aller et c'est clair comme de l'eau de roche.
Une fois que nous avons complété nos achats, nous sortons du magasin et déposons nos emplettes dans la boîte arrière du pick-up. Comme Nathalie vient pour prendre le volant, je l'intercepte et lui dis :
— Monte derrière et dresse la liste d'épicerie avec Gloria et envoyez ça à Johanne.
— …
— Nous retournons au ranch, j'en ai pour au moins deux heures de première cuisson pour la viande.
Une trentaine de minutes plus tard, nous franchissons la porte d'entrée du ranch.
--- xxxOOOxxx ---
En arrivant dans le rond-point de la résidence, j'aperçois notre hélicoptère au sol derrière le grand kiosque. Dès que nous entrons, Joannie et Megan se précipitent vers nous, tenant chacune un des jumeaux. Joannie nous embrasse tous les deux et commence à m'invectiver avec un petit sourire malicieux :
— Je ne peux pas croire papa, que tu puisses penser une seule seconde que je pourrais soit insulter ou toucher un seul cheveu de Nathalie.
— …
— Parfois, c'est triste à dire, mais on dirait que tes lumières sont éteintes dans ton cerveau.
Elle se tourne ensuite vers Nathalie et lui dit :
— Malgré tout ce qui s'est passé entre mon père et toi, jamais je n'ai porté un seul jugement.
— …
— Comment pourrais-je ? La femme qui s'est pris une balle dans le dos, juste pour me réunir avec mon père. Il n'y a rien au monde qui pourrait me faire oublier que c'est toi, Nathalie, qui a changé ma vie. Même ma propre mère n'a jamais eu une once de courage et de dignité, autant que ce que tu as fait pour moi.
— …
— Même le Président a été confondu.
— Que t'a-t-il répondu ?
— «NATHALIE, SORS DE CE CORPS !» crie Megan.
Julie et Gloria, qui sont derrière nous, éclatent de rire. Joannie tend Sammy à Kaya, va dans le salon et revient avec une valise.
— Tiens, mon petit papa d'amour. À la demande de Johanne, ton ensemble d'ustensiles BBQ, tes couteaux de chef et vos deux tabliers. Il y en a un supplémentaire que nous avons trouvé pour Johanne.
— Merci, c'est gentil.
— C'est vraiment le paradis ici. Est-ce que nous couchons ici, Megan et moi ?
— Non, répond Julie. Comme Éléonore, tu as ta propre maison sur le ranch.
— Venez avec moi, nous allons y aller ensemble.
— Est-ce que je peux amener mon petit frère et ma petite sœur dans leur poussette ?
— Hum ! Hum ! dis-je.
Elle installe les jumeaux dans leur poussette et part avec Megan et Julie. Elle fait quelques pas, se tourne et dit :
— Je vous aime, Nath et Mitch. Vous me faites rire !
— Pourquoi ? demande Nathalie.
— Parce que vous étiez tellement investis à sauver les autres couples que vous n'avez pas pris le temps de sauver votre propre couple !
Elle reprend son chemin vers les petites maisons à l'autre extrémité des bâtiments.
Nathalie me dévisage avec les yeux exorbités et dit :
— Wow ! Je ne l'ai pas vu venir celle-là.
— …
— Du coup, mon cerveau vient d'entrer en collision avec la réalité.
— …
— Et crois-moi, le choc est brutal.
Elle s'assoit par terre, le dos appuyé contre le cadre de la porte, et retrousse ses jambes vers elle.
— Est-ce que ça va, ma puce ?
— …
— Oui… Oui… Mitch ! Laisse-moi juste reprendre mon souffle.
Sur l'entrefaite, Johanne arrive dans le rond-point avec son groupe de femmes. Dès qu'elle voit Nathalie assise dans le cadre de porte et Mitch et Gloria, figés devant la scène, elle se précipite hors du VUS et s'amène en catastrophe. Les autres suivent en courant et Gloria leur fait signe de rester éloignées.
Johanne s'agenouille devant Nathalie et lui demande avec toute la douceur qu'on lui connaît :
— Qu'est-ce qui ne va pas, ma belle ?
— Je fais juste reprendre mon souffle.
— As-tu eu un accident ?
— Non ! Je viens d'être frappée par un éclair de réalité.
— Du genre ?
— En partant, Joannie nous a dit en riant. Je vous trouve marrants tous les deux. «Vous étiez tellement investis à sauver les autres couples que vous n'avez pas pris le temps de sauver votre propre couple.»
— Veux-tu que je lui parle ?
— Non, ce n'était pas dit méchamment. C'est juste le choc de se faire ouvrir les yeux par une femme de vingt-six ans qui a perçu des choses que nous n'avons pas vues.
Puis, le visage de Nathalie s'éclaircit et un petit sourire illumine son visage. Elle tend ses mains à Johanne, qui l'aide à se relever. Elle nous regarde tous les deux et dit :
— Allons-y ! Nous avons un repas gastronomique à cuisiner et Johanne, tu cuisines avec nous !
--- xxxOOOxxx ---
Nous sommes très occupés dans la cuisine extérieure. Nathalie et Johanne s'entraident dans la bonne humeur. Je prends souvent de petites pauses pour admirer les femmes de ma vie.
Subitement, mon attention se porte sur Joannie et Megan et sur Julie L'Amour, tandis que celle-ci leur fait visiter les lieux. Et je vois que Nina suit derrière avec un téléphone intelligent. Je comprends que ma fillette américaine est en «Live» sur son fil Insta. J'attire Johanne et Nathalie.
— Regardez, elles sont «Live». Mon téléphone va sûrement sonner dans les prochaines minutes.
— Pourquoi ? demande Johanne.
— Parce que lorsqu'elle fait des «Live», ils sont toujours combinés avec celui de Joannie. C'est leur recette pour augmenter leur nombre d'abonnés.
— Et ?
— Officiellement, il n'y a personne d'autre que les gens du domaine qui savent qu'il est toujours vivant, renchérit Nathalie. Pour le Québec tout entier, il est toujours porté manquant. Du moins, c'est ce que je crois.
— Qu'est-ce que tu vas faire avec ça, mon chéri ?
— Il n'y a que Fred et Noélie qui ont mon numéro personnel. Donc, nous allons assumer et en profiter pour faire avancer notre nouveau projet. Qu'est-ce que tu en penses, Joe ?
— Tu sais, mon chéri, tu n'es quand même pas un criminel en fuite.
— C'est pour ça que je t'aime, blondinette. Et, que je te choisis chaque matin.
Nous continuons à cuisiner alors qu'il y a plein d'invités qui sont massés devant le comptoir de cuisine où travaillent Johanne et Nathalie. Johanne coupe les frites alors que Nathalie prépare sa salade de pommes et chou-fleur. On sent l'odeur du bois venant de la petite cheminée du fumoir. Je vérifie constamment la température qui ne bouge pratiquement pas. La température interne des steaks est toujours aux alentours de soixante-dix degrés F. Je compte les sortir lorsqu'ils atteindront cent vingt degrés.
Et comme je l'avais prévu, mon téléphone vibre sur la table de travail entre le grill et la plancha. Un appel FaceTime de Noélie. Avant de répondre, je prends mon appareil et le montre à Nathalie et Johanne, qui me font un petit sourire.
— Oui, ma belle Noélie !
— Merde, Mitch, c'est bien toi, tu es vivant ?
— Je te parle, ma belle !
— Je suis en vacances, tout le monde capote au journal, Georges vient de m'appeler pour que je vérifie.
— Rappelle-le et dis-lui que tu viens de me parler.
— Peux-tu me donner un petit truc que les autres médias n'auront pas récupéré du direct de Megan et Joannie ?
— Prends un crayon et un petit papier.
— Je t'enregistre, Mitch.
— Parfait. C'est grâce aux efforts inlassables de Johanne Lefebvre, désormais connue sous le nom de Johanne Lefebvre-Sinclair, ainsi qu'à ceux de la chanteuse Julie L'Amour que j'ai pu être localisé après une période de recherches de six mois.
— …
— Elles m'ont retrouvé alors que j'étais plongé, depuis l'écrasement, dans un coma artificiel, dans la chambre 219 de l'hôpital du Lakeshore, enregistré sous le pseudonyme de John Doe.
— …
— Dès mon réveil, elle a communiqué avec Gerry Sterling, le Président et ami personnel. Trois heures plus tard, j'étais exfiltré dans l'anonymat le plus complet vers la Clinique Mayo aux États-Unis.
— …
— Durant un an de réhabilitation, Johanne et Julie sont demeurées à mon chevet. Lorsque je suis finalement sorti de l'hôpital, nous avons décidé de nous offrir un nouveau projet de vie et nous nous sommes acheté un ranch à Whitefish au Montana.
— …
— Nous y vivons avec nos jumeaux de dix-huit mois, un gars et une fille, nommés Sammy et Margot.
— Peux-tu me donner plus de jus ?
— Si tu veux plus de jus, ma belle, pointe-toi avec ton petit mari à l'aéroport de Mont-Tremblant, vendredi soir vers seize heures. J'ai un jet privé qui fait un aller-retour et il t'amènera au ranch.
— …
— Vous repartirez dimanche en fin de journée à bord d'un avion de la flotte présidentielle qui vous ramènera à Montréal avec Megan, Nathalie, Joannie et Stéphanie.
— Avec Nathalie ? C'est weird !
— …
— Fred ne peut pas venir, Jasmine n'a pas voulu aller au camp de vacances avec son frère et sa sœur.
— Quel âge a-t-elle ?
— Huit ans.
— Amenez-la, Valérie, la fille d'Éléonore, a le même âge.
— Rien d'autre ? Pas de photos, rien ?
— Prends une capture d'écran ! Je vais demander à Megan qu'elle t'envoie une photo que personne n'a jamais vue…
— Merci, l'on se revoit vendredi.
--- xxxOOOxxx ---
Encore une fois, je jette un œil sur les deux femmes de ma vie et elles travaillent bien ensemble. Chaque fois qu'elle le peut, Johanne touche subtilement Nathalie, qui lui fait un petit sourire. Elles se font de petits «bumps» avec leurs fesses, l'une à côté de l'autre. J'aperçois Gloria et je lui fais deux clignements d'yeux. Dès qu'elle vient près de moi, je lui dis :
— Ma belle blonde, avant que j'oublie, ça prend un passeport pour Tasha avant le vingt et un juillet.
— Pas de problème, je me mets là-dessus, dès demain matin.
— Les deux journalistes vont revenir sur le vol de retour de Tremblant, vendredi soir. Faudrait aviser les pilotes, et leur réserver la maison de l'amour.
— …
— Vois aussi avec Megan, s'ils peuvent les ramener avec Nathalie dimanche soir, sur son avion de la flotte présidentielle.
Gloria et moi nous approchons vers le comptoir où travaillent Johanne et Nathalie. Les femmes ont décidé d'élever un peu leur jeu. Elles concoctent la salle de pomme et chou-fleur et une salade niçoise. Nathalie me dit qu'elles vont servir une petite assiette d'un mélange des deux, en entrée. Pendant que nous sommes tous les quatre ensemble, Megan, Joannie et leur caméraman, Nina, apparaissent à leur tour. Megan et Joannie multiplient les questions à Johanne et Nathalie, qui répondent avec entrain.
Du coup, nous entendons taper des mains derrière nous, sur la petite route asphaltée qui relie le grand kiosque aux bâtiments de ferme. Megan et Joannie nous laissent et se dirigent vers la sortie. Je vois de dos, en haut de l'escalier, Julie avec sa guitare dans ses mains qui lance «Heureux d'un printemps», l'un des premiers succès de Paul Piché, dans les années soixante-dix. L'ambiance est très festive.
Une fois que leurs salades sont complétées, Johanne lance la première cuisson de frites. Comme il n'y a qu'une seule cuve dans la friteuse, elle en a pour trois ou quatre plongées. Maintenant qu'elle travaille près de moi, chaque fois qu'elle le peut, Johanne vient me donner de petits baisers amoureux.
— Je t'aime tellement, mon chéri…
— …
— Jette un œil autour… c'est notre projet de vie à tous les trois.
Lorsque Joannie croise mon regard, je lui fais deux clignements d'yeux et elle vient immédiatement vers moi.
— Qu'y a-t-il, mon petit papa d'amour ?
— As-tu une photo de moi que Megan a pris à l'accouchement avec les deux bébés dans mes bras alors que je suis assis dans le fauteuil roulant ?
— Oui, j'ai ça.
— Peux-tu l'envoyer maintenant à Noélie ? Je lui ai promis une photo.
— As-tu décidé d'annoncer au Québec que tu es toujours en vie ?
— Non, ça fait une heure que vous l'avez fait, Megan et toi.
Joannie pose sa main sur sa bouche et elle vient les yeux pleins d'eau.
— Je suis tellement désolée, papa.
— Détends-toi, ma puce, ça devait arriver un jour ou l'autre.
Elle me prend dans mes bras et me serre très fort. Pendant ce temps, à l'extérieur, l'ambiance est toujours enflammée.
--- xxxOOOxxx ---
Nous voyons Martin et Éléonore arriver avec le Polaris et une remorque contenant quelques caisses grises.
Éléonore vient nous trouver et s'adresse à Johanne :
— Nous avons toute la vaisselle que tu as achetée. Nous l'avons rapidement passée au lave-vaisselle au cycle rapide. Même chose pour les ustensiles et les verres à vin.
— …
— Où veux-tu que nous apportions les caisses ?
— Dépose-les à côté du frigo, répond Nathalie. Ça va nous éviter de trébucher.
— Papa : «Stéphanie, Aya, Tasha et moi allons faire le service aux tables.» dit Éléonore.
— Je vous aime, ma puce.
Du coup, mon téléphone se met encore à vibrer. En levant la tête, je vois que plusieurs de nos invités ont aussi le regard figé sur leur appareil. Alexandra et Joannie répondent à des appels téléphoniques. Stéphanie vient vers moi en courant et me montre une publication sur Twitter, provenant du Quotidien de Noélie, montrant ma photo avec mes jumeaux, dans mon fauteuil roulant. Mon appareil ne cesse de vibrer. Alexandra me regarde avec les deux bras levés dans les airs. Nathalie et Johanne regardent la photo et des larmes apparaissent instantanément. Je me tourne vers Gloria et dis :
— Demande à tout le monde de mettre leurs appareils téléphoniques en mode avion, dès maintenant.
— Les petites influenceuses ?
— Elles les premières, tout le monde, sans exception.
— …
— Vous deux également, Nath et Joe !
— Oui, chef ! répond Johanne avec un petit sourire malicieux.
— …
— Tu m'avais caché cette photo ?
— C'est la première fois que je la vois, moi aussi. Tout ce dont je me souviens, c'est que Megan a pris une photo dans la salle d'opération.
— …
— Va, Gloria, avant qu'Alex ne tombe en «burn out» ! Dis à Nina qu'elle peut laisser le sien ouvert pour s'assurer qu'un commando héliporté ne déboule pas ici.
Gloria se précipite sur la terrasse et glisse un mot à l'oreille de la chanteuse. Celle-ci ferme le premier son appareil, puis Gloria s'adresse aux invités, sans mettre de gants blancs. Bref, tout le monde obtempère et Julie relance son petit spectacle.
--- xxxOOOxxx ---
Lorsque Julie termine son tour de chant, elle entre et vient vers moi.
— Dans combien de temps, Mitch ?
Je consulte la température de la viande sur la sonde du fumoir et lui réponds :
— Une trentaine de minutes, gros maximum.
— Parfait, je vais amener Joannie et Megan au vestiaire de l'écurie pour les équiper.
— Excellente idée !
Nathalie se tourne vers moi et dit :
— La sauce aux poivres est prête, il y a aussi une petite casserole de beurre qui fond sur la cuisinière.
— …
— Il ne me reste que les asperges sur la plancha et, pour Johanne, la seconde plongée de frites.
— Parfait, vous pourrez lancer vos dernières cuissons, dès que j'ouvrirai le fumoir. La viande doit reposer quinze minutes, après être passée au Kamado.
— …
— J'allume le charbon.
Megan et Joannie viennent vers moi, Nina suit un peu en retrait.
— Mitch, est-ce que Nina peut continuer à filmer ? Ce ne sera pas en direct, ce sera pour publier plus tard, demande Megan.
— Oui, pas de problème, ma belle.
— …
— Vous êtes très belles, mesdames, dans votre chemisier du ranch.
— …
— Megan, si tu veux m'aider pour la dernière cuisson, tu auras des images spectaculaires.
— Qu'est-ce que je peux faire ? me demande-t-elle avec son petit sourire craquant.
— Reste tout près de moi, pour l'instant.
Je regarde à l'extérieur et je vois Gloria en train d'expliquer à Stéphanie, Aya et Tasha, comment monter les tables, où placer les ustensiles, les essuie-mains et les verres à vin. Elle participe également et à quatre, c'est assez rapide. Nathalie et Éléonore sont en train de monter les petites assiettes de salades. Elles ont étendu les vingt assiettes sur le comptoir pour s'assurer que les portions soient identiques.
Lorsque la température des steaks atteint la température dans le fumoir, je ferme le feu et ouvre le couvert. Je sors devant le kiosque et invite les gens à prendre place aux tables sur la terrasse. Je leur dis que les sièges sont comptés et qu'il ne doit pas y avoir de sièges libres.
Dès que les premières tables sont remplies, Aya et Stéphanie partent avec chacune deux salades, tandis que Tasha suit avec deux bouteilles de vin rouge, une sans alcool et l'autre avec alcool. Je me tourne vers Johanne et dis :
— Tu peux lancer la dernière cuisson des frites.
Je reviens vers Megan et lui fais enfiler de gros gants de BBQ qui montent presque jusqu'au coude, l'amène vers le «Kamado Big Joe» et ouvre le couvert, les charbons dégagent une chaleur intense. Je vais chercher le beurre fondu sur la cuisinière, attrape un des steaks par l'os et le dépose sur une planche à découper. Je badigeonne généreusement les deux côtés du morceau de viande avec le beurre et viens vers ma fillette américaine.
— Fais attention, Megan. Tu déposes le steak directement sur les charbons ardents et une très grosse flamme va monter instantanément. Tu le laisses une minute, tu le retournes pour une autre minute et le tour est joué.
Elle me sourit, prend le premier steak et le dépose. Une immense flamme jaillit dans les airs et tout le monde se lève pour voir ce qui se passe. Nina et Joannie sont tout près. Je demande à Megan de déposer le steak cuit sur une grille de repos. Je dis à Joannie de lui remettre un nouveau morceau de viande.
Nathalie, à qui je n'ai absolument rien à suggérer, est déjà occupée à griller les asperges sur la plancha. Nous avons dix-huit ans d'expérience à partager cette passion de cuisiner ensemble. Chaque fois que nos regards se croisent, nous échangeons un petit sourire. Elle est en état de grâce.
Une quinzaine de minutes plus tard, tous les steaks sont prêts. Je prends le premier et commence à le découper. Je dépose les pièces de viande dans une assiette, Johanne ajoute les frites, Julie les asperges et Nathalie termine en les nappant généreusement de sauce aux poivres.
--- xxxOOOxxx ---
Gloria et Julie ont déjà quitté avec leurs assiettes. Nathalie, Johanne et moi nous assurons que tous les éléments chauffants sont bel et bien fermés. Nathalie s'approche de nous deux, et dit :
— Gloria et moi allons garder les enfants ce soir.
— …
— Ne le prenez pas mal. Johanne, je partage aussi cette grosse vague d'amour avec toi. Encore plus, chaque jour qui passe.
— …
— Toi, Mitch, tu seras toujours l'homme de ma vie, je t'aimerai toujours aussi passionnément, jusqu'à mon dernier souffle.
— …
— Tous les deux, vous me faites vivre actuellement les plus beaux moments depuis la croisière. Si j'avais le pouvoir de choisir, Mitch, je supprimerais toute la période de notre existence qui s'étend de ta retraite jusqu'à maintenant. C'est de plus en plus clair dans ma tête.
— …
— Cependant, je ne suis pas prête à aller plus loin. Non pas parce que je n'en ai pas envie. Ça me brûle dans le ventre.
— …
— Le fait est que je veux savourer lentement, chaque instant de ma nouvelle vie dans votre famille. C'est énorme pour moi. Je n'ai plus cette foutue boule au ventre et, comme toi, Mitch, je me sens devenir une femme différente.
— …
— Johanne, si c'est possible, trouvez-moi un rendez-vous avec le docteur Chen, le plus rapidement possible. Comme Julie m'a mentionné que vous aviez une résidence tout près de la clinique, j'aurai une disponibilité, mercredi, jeudi et vendredi prochain.
— Comme les premières rencontres sont les plus difficiles, Nathalie, si ça fonctionne, je t'attendrai à l'aéroport pour te ramener ici, pour le week-end.
— Pendant que je rumine tout ça, je vous en supplie, continuez à m'aimer comme vous le faites présentement. J'ai vraiment besoin de cet amour.
Elle nous prend tour à tour par la nuque et nous roule une petite pelle. Courte, mais qui fait exploser nos cœurs.
— Je vais m'assoir avec Lucie, Geneviève et Livia, nous dit-elle.
Elle nous laisse avec un grand sourire et nous sommes sans mot, Johanne et moi. Blondinette pose ses mains sur ma nuque et m'embrasse langoureusement, comme si elle voulait vérifier si notre amour est toujours aussi présent.
— Malgré tout, ma petite blondinette, tu es toujours mon choix.
— Tu es le mien aussi, je t'aime passionnément.
--- xxxOOOxxx ---
Nous nous dirigeons vers la dernière table, où Gloria et Julie sont installées, l'une en face de l'autre. L'autre table, de l'autre côté du passage d'entrée, est occupée par Éléonore, Kaya, Martin et Mika. Nous échangeons un sourire et je m'assois à côté de Julie et Johanne, à côté de Gloria.
Une fois installés avec nos assiettes, Julie nous regarde tous les deux et nous dit, avec un petit trémolo dans la voix :
— Je vous remercie tous les deux pour avoir transformé mon rêve en une réalité dépassant toutes mes attentes.
— C'est notre projet de vie ! dit Johanne avec un petit sourire.
— Chaque jour qui passe, reprend-elle, je suis en train de tomber amoureuse de vous deux.
— …
— Aujourd'hui, renchérit-elle, c'est ma plus belle journée depuis que nous sommes ici. Vraiment, la plus belle.
Nous prenons quelques bouchées de cette viande qui est délicieuse. Un des meilleurs steaks que j'ai goûté, dans ma vie. Gloria rompt le silence et dit :
— J'ai vu que Nathalie vous avait embrassé tour à tour.
— Oui, dit Johanne. Elle nous a dit qu'elle n'était pas prête à franchir le cap ultime avec nous.
— …
— Elle demande que l'on continue à lui exprimer de l'affection et qu'elle souhaite rencontrer le docteur Chen, mercredi, jeudi et vendredi, si possible.
— Je vais faire un appel, demain matin, dit Gloria.
— …
— Et toi, Mitch, est-ce que ce baiser te perturbe ? renchérit-elle.
— Au contraire, ça me met sur mes gardes.
— Pourquoi ? demande Johanne.
— Parce que j'ai en mémoire plein de mauvais souvenirs et de désillusions. La principale étant de croire que l'amour seul pouvait suffire, à maintenir un couple en vie. Alors que ta partenaire se plaît à faire exploser en mille miettes la confiance et le respect qui doivent régner dans un couple.
— …
— Vous ne savez pas ce que c'est que de vivre dans cette illusion d'amour artificiel et de toujours se demander à quel moment elle détruira tout sur son passage.
— Oui, je comprends, dit Johanne. J'étais sous l'impression que tu l'aimais toujours passionnément.
— Non ! J'aimais la version de Nathalie lors de nos quinze premières années ensemble. Je n'aime pas celle qu'elle est devenue par la suite.
— …
— Bref, Johanne, il n'y a pas d'urgence dans mon cas, pour avoir des rapports intimes avec elle. À moins que toi, tu en aies fortement envie.
— Je vais aller à la salle de toilette, dans le vestiaire, dit Julie.
— Je viens avec toi, enchaîne Gloria.
Les deux femmes se lèvent et partent vers l'écurie. J'entraîne Johanne avec moi pour aller faire le tour des tables.
--- xxxOOOxxx ---
Nous allons directement à la dernière table où se trouve le quatuor de Lucie, Livia, Geneviève et Nathalie.
— Puis, Lucie, tes premières impressions sur notre nouveau projet de vie ?
Son visage s'illumine de son large sourire à la «Julia Roberts» et répond :
— Honnêtement, Mitch, je suis impressionnée. Vraiment impressionnée !
— …
— Pas seulement par cette vision paradisiaque de votre domaine…
— …
— Par ton nouveau mode de vie, ton apparence si paisible. Tu as l'air vraiment détendu.
Ensuite, elle se tourne vers Johanne, toujours avec son grand sourire, et dit :
— Mais, je ne pourrai pas l'apprécier à sa juste valeur, tant et aussi longtemps que je n'aurai pas vécu l'ultime expérience du coucher de soleil sur votre plateau dans la montagne.
— Je me tourne vers Johanne avec un grand sourire et ma petite blondinette est figée. Puis, elle sort de sa torpeur et dit avec un sourire :
— Si, Mitch et Livia sont d'accord, je ne vois pas pourquoi tu ne mériterais pas de vivre cette expérience.
— …
— L'amour est le principal critère d'entrée et je sais que, dans ton cas, tu l'aimes passionnément depuis plus longtemps que tous ceux qui sont ici. Et encore plus !
— …
— Qui plus est, je suis curieuse de voir si je peux éprouver des sentiments similaires avec toi.
— …
— De plus, selon les ragots, c'est toi qui détiens la palme des baisers les plus sensuels sur toute la planète.
— Tu n'as qu'à demander à ton mari, ma belle. C'est lui qui en est le premier récipiendaire, il y a bien des années. Toutefois, à l'époque, il était entre deux vies et c'est la limite que nous avions fixée. Juste de longs et tendres baisers.
— Oui, je sais, dit Johanne. Quand tu passes des journées complètes assises à côté du lit d'hôpital de Mitch, tu apprends plein de choses, de part et d'autre.
— Tu sais, Johanne, dans mon livre à moi, tu es le symbole du courage et de la persévérance. Je t'admire vraiment pour ce que tu as fait pour Mitch.
Comme nous nous déplaçons vers la table suivante, je vois Gloria et Julie qui sortent de l'écurie. Julie est assise sur son cheval et descend lentement vers l'enclos. Gloria est assise sur mon cheval et traîne le cheval de Johanne. C'est très facile de voir que les matelas gonflables sont attachés derrière nos selles.
Johanne et moi échangeons un regard et ma petite femme me fait un petit sourire.
— Je crois que nous avons une partenaire pour notre «date-night», dit Johanne.
— Oui, je le crois, moi aussi. Est-ce que tu es partante ?
— Sans l'ombre d'un doute, Mitch !
Nous complétons rapidement le tour des tables, des deux côtés. Lorsque nous revenons vers notre table, Julie et Gloria nous attendent. D'entrée de jeu, je vois que Julie a le chemisier déboutonné plus bas qu'à l'habitude, laissant voir le galbe d'un de ses seins. Elle nous regarde tous les deux avec un timide sourire et dit :
— Est-ce que vous acceptez une partenaire pour votre coucher du soleil ?
— Qu'est-ce qui t'a fait changer d'idée ? demandé-je.
— J'ai vécu l'une des plus belles journées de ma vie et je crois qu'elle ne pourrait être complète, sans partager un doux moment avec vous deux.
Johanne s'approche devant elle, lui donne un tendre petit baiser et lui dit :
— Nous en avons vraiment envie, Julie.
— …
— Mais nous allons nous doucher rapidement au vestiaire, Mitch et moi.
--- xxxOOOxxx ---
Lorsque nous arrivons à l'écurie, c'est la première fois que je mets le nez dans le vestiaire. Nous y trouvons une douzaine de casiers métalliques, un lave-linge, un sèche-linge et quelques armoires. Il y a un cabinet de toilette privé ainsi que deux douches individuelles d'environ 1,5 mètre par 1,5 mètre, la devanture protégée par un rideau caoutchouté.
Johanne m'entraîne par la main et nous entrons dans le même cubicule. Une fois l'eau à la bonne température, nous nous savonnons mutuellement. Puis, Johanne me prend par la nuque et m'attire vers elle pour un baiser langoureux. Un long baiser alors que sa langue pourchasse la mienne dans ma bouche. Elle me caresse le pénis et je bande comme un mort de faim.
Au bout d'un moment, je la soulève dans les airs et l'appuie contre le mur. Je glisse mon pénis dans sa chatte déjà trempée et je commence à la culbuter doucement. Elle est accrochée après moi comme un petit singe. La séance est douce et sensuelle. Notre plaisir monte lentement. Au bout de quelques minutes, nous sombrons tous les deux dans les méandres de l'extase. Nous échangeons un long baiser avant de sortir de la douche, nous essorer, nous habiller et quitter l'écurie.
Julie nous attend dans l'enclos, assise sur son cheval. Aya se tient à côté d'elle. En arrivant, elle nous remet une carabine que Johanne insère dans l'étui accroché à sa selle. Et chacun un avertisseur sonore de type «air horn». Elle nous dit que c'est plus efficace que la carabine pour éloigner les loups.
Une heure plus tard, nous sommes tous les trois sur le plateau. Deux matelas sont installés sur le sol alors que le troisième est étendu sur une table à pique-nique. Nous sommes tous les trois nus à regarder le coucher du soleil, debout près du rocher, verre de vin à la main. Je suis installé au centre entre Johanne et Julie. Je me tourne vers la chanteuse et lui demande :
— Es-tu convaincue d'avoir envie de faire l'amour avec nous ?
— Oui, Mitch. Chaque jour qui passe, mon amour ou mon affection ne cesse de grandir à votre égard, tous les deux.
— …
— Avec Johanne, ça s'est développé lentement au fil des recherches et toi, chaque geste que tu poses afin de t'assurer que mon projet de vie soit à la hauteur de mes attentes, fait aussi vibrer mon cœur.
— …
— En vingt ans de mariage avec Jim, je n'ai jamais ressenti autant d'attention sur moi. Avec vous deux, j'ai cessé d'être invisible. Je sentais son admiration, mais rien de plus.
— …
— J'étais comme «sa chose», un trophée qu'il se plaisait à exhiber. Rien de plus.
— …
— Je crois que nous avons fini par nous éloigner, comme un vieux couple. Je me suis lancée à fond de train dans ma musique et mes tournées de spectacles.
— Et vous n'avez jamais pris le temps d'en discuter ? demande Johanne.
— Non, tout bonnement, nous étions branchés sur le pilote automatique et cheminions chacun de nous, à travers nos occupations respectives.
Nous prenons chacun une gorgée de vin alors que la moitié du soleil est déjà disparu à l'horizon. À cette étape, nous percevons bien le soleil se retirer lentement.
— Oui, mais jusqu'à quatre-vingt-dix jours avant les événements, vous aviez quand même des relations sexuelles.
— Étonnamment, au moins une fois par semaine lorsque nous étions ensemble à la maison.
— …
— C'était toujours sur le pilote automatique. Il connaissait mon corps je connaissais le sien. Il savait me procurer du plaisir et je savais lui en procurer en retour. Mais tout était mécanique. C'était comme un «must do !»
— Et tu n'as jamais pensé aller essayer ailleurs ? demande Johanne.
— Non ! Et les occasions n'ont pas manqué, crois-moi.
— …
— J'ai toujours considéré que je lui avais promis fidélité et je croyais que c'était la même chose pour lui.
Sur ces belles paroles, le soleil disparaît complètement derrière l'horizon.
--- xxxOOOxxx ---
L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé : «Une fête grandiose sur le plateau» qui sera publié prochainement.

Note de l'auteur

Si vous êtes un nouveau lecteur, sachez que nous écrivons nos histoires comme un roman feuilleton. Chaque histoire est précédée d'un numéro, ex : (01) Ranch JMJ (titre de l'histoire) La description du ranch et de tous les principaux personnages se trouve dans l'histoire numérotée (00) Ranch JMJ – Un dérivé de la série Nath et Mitch.
En attendant, si vous aimez nos histoires, vous pouvez vous abonner à notre compte en cliquant sur le bouton «s'abonner aux histoires de Nath et Mitch». Vous pouvez aussi cliquer sur le bouton «J'aime». Merci de suivre nos récits et de commenter.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez les auteurs en un geste.

ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
Une suite est prévue prochainement. Restez à l'affût !

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ NathNMitch (02) Le Ranch JMJ – Nathalie: Le retour d’une… XSTORY
(02) Le Ranch JMJ – Nathalie: Le retour d’une femme blessée!
Chapitre 5
Par NathNMitch
155
5
1.8k
Hétéro
✦ NathNMitch (02) Le Ranch JMJ – Nathalie: Le retour d’une… XSTORY
(02) Le Ranch JMJ – Nathalie: Le retour d’une femme blessée!
Chapitre 3
Par NathNMitch
247
4
5.6k
Bi
✦ NathNMitch (02) Le Ranch JMJ – Nathalie: Le retour d’une… XSTORY
(02) Le Ranch JMJ – Nathalie: Le retour d’une femme blessée!
Chapitre 2
Par NathNMitch
211
6
2.5k
Hétéro
✦ NathNMitch (02) Le Ranch JMJ – Nathalie: Le retour d’une… XSTORY
(02) Le Ranch JMJ – Nathalie: Le retour d’une femme blessée!
Chapitre 1
Par NathNMitch
294
4
8.5k
Hétéro
✦ NathNMitch (01) Le Ranch JMJ – Un projet de vie XSTORY
(01) Le Ranch JMJ – Un projet de vie
Chapitre 1
Par NathNMitch
299
11
10.6k
Hétéro
✦ NathNMitch (01) Le Ranch JMJ – Un projet de vie XSTORY
(01) Le Ranch JMJ – Un projet de vie
Chapitre 4
Par NathNMitch
241
7
3.9k
Bi
✦ NathNMitch (01) Le Ranch JMJ – Un projet de vie XSTORY
(01) Le Ranch JMJ – Un projet de vie
Chapitre 5
Par NathNMitch
253
6
4.6k
Hétéro
✦ NathNMitch (47) Nath et Mitch - Le scandale arrive à la… XSTORY
(47) Nath et Mitch - Le scandale arrive à la Saint-Valentin
Chapitre 1
Par NathNMitch
240
2
2.9k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio