Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La salope de la promo — Chapitre 3 · L'adieu des salopes
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La salope de la promo
Chapitre 3 · L'adieu des salopes
Après cette nuit de baise folle, je me suis réveillée à neuf heures trente.
La lumière du jour traversait les rideaux mal fermés. J'étais allongée nue. Je n'avais pas eu la force de prendre une douche après le départ des garçons et m'étais endormie ainsi nue, les cuisses collées de sperme séché. Léa dormait à côté de moi, une main posée sur ma chatte. Je la regardais et je la trouvais vraiment délicieuse cette salope.
On avait baisé toute la nuit. Kevin, Thomas et Antoine étaient partis vers quatre heures du matin, vidés, les jambes tremblantes, mais surtout les couilles bien vides.
Je me levai, je titubai jusqu'à la salle de bains. J'avais mal à la mâchoire. Je me regardai dans le miroir : cheveux en bataille, maquillage coulé, un bleu sur la hanche, des traînées blanches séchées entre mes seins. L'odeur de leur foutre me revenait en bouche. Putain, j'étais vraiment la pire des salopes quand même. Se réveiller avec du foutre dans la bouche juste pour se venger d'un mec. La réflexion me fit sourire.
Je pris une douche rapide, je passai un jean large et un t-shirt. Pas de soutien-gorge, je voulais me sentir encore chienne ce matin. Léa se réveilla en entendant l'eau couler.
— Quelle heure il est ? demanda-t-elle d'une voix ensommeillée.
— Neuf heures trente. Le petit déjeuner est servi jusqu'à dix heures. On descend ?
— Neuf heures trente. Le petit déjeuner est servi jusqu'à dix heures. On descend ?
Elle s'étira, nue, les seins qui pointaient. Elle écarta les jambes, passa deux doigts sur sa chatte, les porta à sa bouche.
— J'ai du foutre séché partout. Dans le cul, dans la chatte, dans les cheveux. Je prends une douche d'abord.
Je la regardai se lever, ses fesses encore rouges des claques de la nuit, son anus un peu dilaté, encore humide de sperme. Elle se pencha pour attraper une serviette, et je vis un filet blanc qui coulait lentement de son trou du cul le long de sa cuisse.
— Putain, t'en as encore dans le cul, dis-je.
Elle rigola, attrapa le filet avec deux doigts.
— Tiens, c'est pour toi.
Elle approcha ses doigts de ma bouche alors que j'étais encore sous la douche. J'ouvris la bouche et elle fit glisser ses doigts. La semence coula sur ma langue et dans ma gorge.
Léa s'exclama :
— Mais toi, t'es une sacrée pute quand même.
Elle me lança un sourire des plus coquins.
Après sa douche, on descendit ensemble au petit déj. Notre promo était là, attablée, des bols de café, des croissants. À une table, près de la fenêtre, Lucas était assis tout seul.
Il avait une gueule de bois phénoménale : les yeux rouges, les cheveux en bataille, un t-shirt froissé. Il tenait sa tête entre ses mains, son café refroidissait devant lui.
Thomas, Kevin et Antoine étaient assis deux tables plus loin, avec d'autres potes. Ils nous regardèrent entrer. Kevin baissa les yeux, gêné. Thomas nous fit un petit signe de la main. Antoine sourit en coin.
On prit nos plateaux, on se servit un café, des viennoiseries. Et on se dirigea vers la table de Lucas.
Je posai mon plateau devant lui, je m'assis en face. Léa s'assit à côté de moi.
— Salut, Lucas.
Il leva la tête, cligna des yeux, surpris de nous voir.
— Camille... Léa... Salut. Putain, j'ai une gueule de bois d'enfer.
— Je vois ça. T'as pas dû boire que de l'eau, hier soir.
Il rit.
— Ouais, j'ai un peu abusé. Je me souviens même plus comment je suis monté me coucher.
Léa prit un croissant, le mordit dedans lentement, le regard fixé sur lui.
— T'étais pas avec tes potes ?
Il fronça les sourcils.
— Mes potes ? Si, Kevin, Thomas et Antoine. Ils étaient au bar avec moi, et après... j'sais pas. Je les ai perdus de vue. Pourquoi ?
Je bus une gorgée de café.
— Ils sont venus nous voir, dans notre chambre.
Lucas se redressa, quelque chose s'alluma dans son regard.
— Ah ouais ? Ils sont montés vous parler ?
— Parler, c'est un grand mot. Je reposai ma tasse. Je le regardai droit dans les yeux.
— Ils sont montés, ils se sont déshabillés, et on les a baisés. Tous les trois. Pendant deux heures.
Le silence qui tomba fut lourd. Lucas ouvrit la bouche, la referma. Ses yeux allaient de moi à Léa, de Léa à moi. Il rit nerveusement.
— Quoi ? Nan, déconnez pas...
Léa essuya un peu de beurre au coin de sa bouche. Elle prit une gorgée de jus d'orange.
— On déconne pas. Kevin a joui dans ma bouche. Thomas a joui dans celle de Camille. Et Antoine aussi, il a déchargé dans ma bouche à moi, après que Camille ait recraché le foutre de Thomas dans la mienne. J'ai tout avalé. C'était bon. Chaud, épais, salé.
Lucas devint blême. Ses mains tremblèrent sur la table. Il regarda vers la table de ses potes. Kevin avait les yeux rivés sur son assiette, Thomas faisait semblant de lire son téléphone, Antoine regardait ailleurs, un sourire gêné.
— Vous déconnez... C'est pas vrai... Kevin, c'est mon pote depuis le lycée, il ferait pas ça...
— Eh si, il l'a fait, dit Léa en se penchant vers lui. Sa voix était douce, presque un murmure.
— Et tu sais quoi ? Il a une belle queue. Plus belle que la tienne. Plus longue. Et il tient plus longtemps que toi. Cinq minutes, montre en main, t'as tenu l'autre soir. C'est pathétique. Lui, il m'a baisée pendant vingt minutes sans débander. Il m'a prise dans le cul, dans la chatte, il m'a fait jouir trois fois. Toi, t'as à peine réussi à me faire gémir.
Le visage de Lucas passa du blanc au rouge. Il voulait parler, mais les mots ne sortaient pas.
Je posai ma main sur la table, près de la sienne. Ma voix était calme, définitive.
— Alors voilà, Lucas. La prochaine fois que tu te vantes d'avoir baisé des filles, de m'avoir prise par tous les trous, de me faire passer pour une salope, je dirai à tout le monde que t'as tenu cinq minutes. Et tes trois meilleurs potes, ils ont tenu toute la nuit. Et on les a vidés. Jusqu'à la dernière goutte.
Léa se leva, prit son plateau. Je fis de même. On laissa Lucas là, assis, seul, les mains tremblantes sur la table, le regard fixe, la bouche ouverte.
On traversa la salle. Des têtes se tournèrent vers nous. Un silence gêné planait. On sortit de la salle, on monta l'escalier vers notre chambre.
Dans le couloir, Léa éclata de rire. Un rire franc.
— Putain, la tête qu'il a faite ! Il est devenu tout blanc !
Je ris aussi, m'appuyant contre le mur.
— Il s'en remettra pas. Ses potes l'ont trahi. Et nous, on est les salopes qui l'ont humilié devant toute la promo.
On entra dans la chambre. Je fermai la porte à clé. Léa s'allongea sur le lit, les bras derrière la tête.
— Franchement, c'était encore meilleur que la baise elle-même.
Je m'allongeai à côté d'elle.
— Grave. L'humiliation, c'est le meilleur orgasme.
Elle tourna la tête vers moi, ses yeux brillants.
— Et maintenant ? Le reste du séjour, on fait quoi ?
Je la regardai, un sourire lent qui s'étirait sur mes lèvres.
— On remet ça. Mais en mieux. On va tous les faire défiler. Un par un. Ou par groupes. On va vider les couilles de toute la promo.
Elle rigola, posa sa main sur mon ventre.
— T'es une vraie salope, Camille.
— Putain ouais, je me reconnais pas à faire la pute comme ça. Et toi aussi, t'es la pire des garces.
Trois jours plus tard, le séjour approchait de la fin mais la rumeur avait couru. Toute la promo savait. Les regards étaient différents maintenant. Les mecs nous regardaient avec un mélange de désir et de respect. Les filles avec une pointe de jalousie.
On avait baisé avec la moitié de la promo cette semaine. Après les quatre premiers mecs, il y eut Théo puis Maxime qui osèrent nous demander timidement d'avoir un plan à trois avec nous deux. Bien sûr, on l'a fait. On les a sucés, on s'est fait défoncer, enculer. On les a vidés jusqu'à ce qu'ils supplient qu'on s'arrête.
Mais plus surprenant, c'est Manon, la petite timide de la promo, qui nous a avoué être bi, et qu'elle serait partante pour une baise entre filles. Alors on l'a fait aussi. Un trio que je n'oublierai jamais.
Lucas, lui, n'a plus parlé à personne. Il a passé le reste du séjour seul, à boire des bières dans son coin, le regard dans le vide. Ses potes ne lui ont plus adressé la parole. Kevin, Thomas et Antoine sont devenus nos amis, presque nos esclaves.
Le dernier soir, on fit nos valises. Léa plia ses affaires, je rangeai les miennes. Dans le couloir, on croisa Kevin. Il nous regarda, un sourire gêné.
— Les filles... Merci. Pour cette semaine.
Léa lui tapota la joue.
— De rien, Kevin. T'étais un bon coup.
Il rougit, baissa les yeux.
— Vous allez nous manquer.
— Eh oui, c'était une belle façon de quitter le monde étudiant.
Il rigola, s'éloigna. On descendit les escaliers, on rejoignit le bus qui nous ramenait à l'aéroport.
Dans le bus, on s'assit côte à côte. Léa posa sa tête sur mon épaule.
— Putain, quelle semaine.
— La meilleure de ma vie.
— Ça te dit d'habiter ensemble à la rentrée ? On fait une coloc.
— Putain grave, la coloc des salopes. Je suis partante.
Elle ferma les yeux. Moi aussi.
Budapest, 2014. La ville où on est devenues les reines des salopes.
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