Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Annonce immobilière — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Annonce immobilière
Chapitre 1
Annonce immobilière
J'avoue qu'envisager le départ de Marc et Sophie me rend un peu triste. Dix ans de bon voisinage ont créé des liens, surtout ceux avec lesquels Marc adore être attaché à une croix de Saint André pendant que Sophie et moi lui offrons le spectacle d'une baise sauvage.
A leur arrivée, nous avons fait connaissance rapidement. Le courant est passé d'autant plus facilement, que fréquentant les mêmes sites libertins en ligne, nous nous sommes reconnus immédiatement et connus plus intimement assez vite. Dans notre grande ruralité, où l'offre pour celles et ceux qui aiment le sexe débridé est assez pauvre, nous avons vite créé d'autres affinités que les seules horizontales. Mais comme Marc adore partager, voire prêter sa femme, et que celle-ci aime se faire plaisir tout en faisant plaisir à son mari, nous ne nous sommes pas privés de jouir les uns des autres.
Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et ils ont décidé de quitter ce trou perdu du nord Seine et Marne pour rejoindre la capitale. Bien sûr, promesse a été faite de ne pas se perdre de vue, de continuer de se voir régulièrement mais tout de même, l'idée de perdre cette proximité me chagrine un peu.
Agent immobilier de mon état, ils m'ont confié la vente de leur maison. J'avoue que je ne montre pas un enthousiasme débordant à m'acquitter de cette tâche. Lors des visites, j'alterne entre mauvaise humeur et mauvaise foi, soulignant avec insistance tous les inconvénients à vivre en pleine campagne et n'hésitant pas à décrier l'état de la maison qui pourtant ne souffre d'aucun défaut. Mais le moment qui m'amuse le plus arrive toujours à la fin, lorsque la visite s'achève par le grenier, là où Marc et Sophie ont installé leur salle de jeux. Un vaste espace, meublé seulement d'une croix de Saint-André, d'une armoire, heureusement fermée, débordant de sex-toys en tous genres, au centre, un lit XXL et une douche ouverte. Je savoure à l'avance la tête des futurs acquéreurs… Et je ne me gêne pas pour en rajouter sur la moralité douteuse des propriétaires, tout en me remémorant, chaque fois, les moments que nous avons partagés dans cette pièce.
Ce n'est pourtant pas faute de les avoir mis en garde sur cette pièce. Il aurait été bon de la vider, au moins de la croix et de la meubler comme une chambre plutôt qu'en salle de jeux pour adulte, car cela pourrait faire fuir de possibles acheteurs. Mais, tant que la maison leur appartient, ils ne veulent pas se priver de cette pièce et tant mieux si la vente échappe à des culs bénis.
Mais un jour, il y eut ce couple qui est arrivé un samedi après-midi, souriant et détendu, William et Capucine. Lui, la quarantaine, un peu bobo, portant une barbe soigneusement taillée et un jean confortable avec une chemise simple. Elle, également dans les mêmes âges, attirait le regard sans effort. Ses cheveux châtain clair, légèrement ondulés, encadraient un visage lumineux, et ses yeux pétillants semblaient toujours prêts à sourire ou à lancer une remarque malicieuse. Elle portait un pull ajusté et un pantalon sobre qui laissaient deviner ses courbes harmonieuses, et ses jambes élancées étaient mises en valeur par des bottines à talons plats.
La visite commença, ils posaient des questions pertinentes, riaient légèrement à mes piques ironiques, et semblaient sincèrement charmés par la maison. Mais ce n'est qu'en montant au grenier que la situation prit un tour… délicieux.
J'ouvris la porte sur la salle de jeux, prêt à guetter la réaction habituelle, la stupeur, l'embarras, le besoin de regarder ailleurs…. Sauf que cette fois, ce fut différent.
La femme s'arrêta net. Son souffle eut un infime décalage, presque imperceptible, si l'on a pas l'habitude d'observer ce genre de détails. Ses yeux se fixèrent sur la croix. Longuement. Trop longuement.
La femme s'arrêta net. Son souffle eut un infime décalage, presque imperceptible, si l'on a pas l'habitude d'observer ce genre de détails. Ses yeux se fixèrent sur la croix. Longuement. Trop longuement.
Un frisson, léger, mais indéniable, lui traversa l'échine. Elle se redressa, comme si un courant d'air venait de la surprendre, mais l'air était parfaitement immobile. Je haussai intérieurement un sourcil. Lui, à côté, n'avait rien remarqué. Il observait l'armoire fermée sans prêter attention à autre chose. Elle, en revanche, déglutit, un sourire minuscule étirant le coin de ses lèvres.
— C'est… assez original, dit-elle.
— Une pièce polyvalente, répondis-je mécaniquement.
— J'aime bien cette pièce, elle a du caractère, ajouta-t-elle.
— Une pièce polyvalente, répondis-je mécaniquement.
— J'aime bien cette pièce, elle a du caractère, ajouta-t-elle.
Son mari, ravi, opinait, ignorant tout du dialogue parallèle qui se jouait sous ses yeux.
Je me contentai de sourire
Je me contentai de sourire
— Oh, celle-ci en a beaucoup, de caractère. Je vous assure.
Elle baissa les yeux. Une petite rougeur lui monta aux joues. Elle passa la main dans ses cheveux, comme pour dissimuler la réaction qui venait de traverser son visage, mais son regard revint malgré elle vers la croix. Un deuxième frisson, plus discret, la parcourut.
Je sus, à cet instant, que Marc et Sophie auraient adoré assister à cette visite, et qu'il n'était pas totalement exclu que, pour une fois, la croix joue en faveur de la vente.
Après la visite du grenier, le couple redescendit avec moi. Le mari voulut revoir le jardin.
Je sus, à cet instant, que Marc et Sophie auraient adoré assister à cette visite, et qu'il n'était pas totalement exclu que, pour une fois, la croix joue en faveur de la vente.
Après la visite du grenier, le couple redescendit avec moi. Le mari voulut revoir le jardin.
— Vas-y, chéri, je te rejoins, dit-elle d'un ton trop doux pour être innocent.
Dès que la porte se referma derrière lui, l'atmosphère changea sensiblement.
La femme fit quelques pas dans le salon, comme pour vérifier que nous étions seuls, puis se tourna vers moi avec un sourire qui n'avait rien de neutre.
La femme fit quelques pas dans le salon, comme pour vérifier que nous étions seuls, puis se tourna vers moi avec un sourire qui n'avait rien de neutre.
— Cette pièce là-haut… Ce n'est pas commun.
— Non, en effet. Les propriétaires l'appellent leur salle polyvalente.
— Polyvalente, répéta-t-elle dans un souffle amusé…
— Non, en effet. Les propriétaires l'appellent leur salle polyvalente.
— Polyvalente, répéta-t-elle dans un souffle amusé…
Elle fit un pas de plus, feignant d'observer une poutre, alors que c'était clairement moi qu'elle observait du coin de l'œil.
— Ils doivent avoir… une vie assez mouvementée, je suppose ?
Elle sourit. Un sourire lent, calibré, qui en disait long sur ce qu'elle imaginait puis, comme si une idée venait de germer :
— Et… ils sont seuls à utiliser cette pièce ? Ou bien… ?
Elle laissa sa phrase en suspens…
Je répondis calmement, savourant la situation.
Je répondis calmement, savourant la situation.
— Je dirais qu'ils sont… partageurs. Quand l'occasion se présente.
Un léger frisson, le même qu'au grenier, la traversa. Elle se redressa, reprit un air parfaitement sage.
— Intéressant. Très, intéressant.
À cet instant, au loin, la voix du mari retentit depuis le jardin :
— Mon amour ! Tu viens ?
Elle se tourna vers moi, les yeux brillants d'une lueur qu'elle ne prit même pas la peine de masquer.
— Merci pour ces informations… complémentaires, dit-elle. Très instructives. Et elle partit rejoindre son mari.
Au moment de repartir, tandis que son mari regagnait la voiture, elle s'attarda un peu devant la porte d'entrée.
— Excusez-moi… Je me demandais… Est-ce que… ce serait possible de revenir visiter la maison seule ?
Elle marqua une pause juste assez longue pour que la question prenne tout son sens.
— Vous comprenez, ajouta-t-elle en baissant la voix, j'ai besoin de… me faire une idée plus précise. Sans être… distraite.
Je m'efforçai de conserver un air neutre.
— Distraite ?
Elle se mordilla la lèvre.
— Oh, vous savez… les… commentaires de mon mari, les détails techniques, les mètres carrés du jardin… Tout ça… détourne un peu mon attention.
Son regard glissa un instant dans la direction du grenier, comme par réflexe.
— Je préférerais prendre mon temps. Explorer… tranquillement.
— C'est tout à fait possible. Il suffit de convenir d'un créneau.
— Oh, merveilleux. Je pourrais repasser un matin ? Ou un après-midi, si vous êtes plus disponible ?
— C'est tout à fait possible. Il suffit de convenir d'un créneau.
— Oh, merveilleux. Je pourrais repasser un matin ? Ou un après-midi, si vous êtes plus disponible ?
Elle posa brièvement sa main sur mon avant-bras.
— J'aimerais vraiment approfondir certains aspects de la maison, dit-elle. Ceux que je n'ai pas eu le temps d'observer correctement.
Elle se recula juste avant que son mari ne revienne pour la chercher.
— À très bientôt, alors, conclut-elle d'une voix douce.
Puis, avec un clin d'œil infinitésimal, presque invisible :
— Seule.
Je refermai la porte derrière eux en me disant que Marc et Sophie allaient adorer entendre cette histoire.
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Commentaires ()
Mais vous j ai vraiment hâte de voir votre rôles sur la suite …..