Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'internat St Antoine — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'internat St Antoine
Chapitre 3
5-Retour au lycée
Thomas était donc devenu Agathe. Une prise de conscience tardive de sa transidentité qu'il avait enfouie au plus profond de son esprit sans s'en rendre compte. Raisons culturelles, religieuses, sociales.
La fronde menée par les filles, qui n'était motivée que par la jalousie et l'orgueil, avait révélé cette transidentité au grand jour. Agathe était désormais entière. Son corps et son esprit était en parfaite harmonie. Son sexe masculin n'était qu'anecdotique.
Thomas était donc devenu Agathe. Une prise de conscience tardive de sa transidentité qu'il avait enfouie au plus profond de son esprit sans s'en rendre compte. Raisons culturelles, religieuses, sociales.
La fronde menée par les filles, qui n'était motivée que par la jalousie et l'orgueil, avait révélé cette transidentité au grand jour. Agathe était désormais entière. Son corps et son esprit était en parfaite harmonie. Son sexe masculin n'était qu'anecdotique.
Malgré tout, elle appréhendait son retour au lycée. Les filles, personne, ne s'attendaient pas à voir Agathe.
Arrivée plus tôt, avant l'ouverture des portes, Isabelle la présenta au directeur et au corps enseignant. Tous l'accueillirent chaleureusement. Le directeur la félicita pour sa féminité. Tout en lui souhaitant du courage pour affronter les autres élèves.
Elle monta sa valise dans sa chambre. Elle retrouva Sœur Nicole qui lui demanda qui elle était et ce qu'elle faisait là.
— Je suis Agathe, anciennement Thomas.
— Thomas ? Non, ce n'est pas possible.
— Et pourtant si, ma Sœur. J'ai compris qu'au fond de moi, j'étais une fille. Juste que mon corps n'était pas en phase.
— Il ne l'est toujours pas.
— Il ne le sera jamais. Le physique n'est pas important. Tout est dans la tête. Mon esprit est féminin. Je l'accorde juste à mon aspect extérieur.
— Je comprends.
— Vraiment ?
Sœur Nicole éclata de rire.
— Tu sais, ce n'est pas parce que je suis une bonne sœur que j'ai été coupée du monde depuis ma naissance. J'écoute les infos, je suis les réseaux sociaux.
— Pardon. Excusez-moi.
— Pas de souci. Bienvenue Agathe.
— Je suis Agathe, anciennement Thomas.
— Thomas ? Non, ce n'est pas possible.
— Et pourtant si, ma Sœur. J'ai compris qu'au fond de moi, j'étais une fille. Juste que mon corps n'était pas en phase.
— Il ne l'est toujours pas.
— Il ne le sera jamais. Le physique n'est pas important. Tout est dans la tête. Mon esprit est féminin. Je l'accorde juste à mon aspect extérieur.
— Je comprends.
— Vraiment ?
Sœur Nicole éclata de rire.
— Tu sais, ce n'est pas parce que je suis une bonne sœur que j'ai été coupée du monde depuis ma naissance. J'écoute les infos, je suis les réseaux sociaux.
— Pardon. Excusez-moi.
— Pas de souci. Bienvenue Agathe.
Elle échangea le contenu de sa valise et les vêtements de Thomas encore rangés dans son petit placard. Puis descendit dans la cour.
Les premiers lycéens arrivèrent. Les secondes et premières l'ignorèrent.
Mathilde, accompagnée de sa cour, fut la première des terminales, à faire son apparition. Elle s'approcha d'Agathe pour lui demander qui elle était, reconnut Thomas. Elle stoppa net, bousculée par ses copines qui n'avaient pas fait attention.
— Putain ! Merde ! Thomas ?
— Agathe, répondit-elle, sèchement.
— Mais ... Mais ...
— Mais quoi ? demanda Agathe se levant du banc. Tu voulais que je devienne une fille ? Voilà, c'est fait. Heureuse ?
Mathilde ne sut que répondre, ouvrant et fermant la bouche comme un poisson hors de l'eau.
D'autres arrivèrent, tous surpris de voir que Thomas était devenu une meuf plutôt canon et qui n'avait rien à envier aux autres filles. Surtout les garçons. Une réaction qui enragea Mathilde. Elle pensait avoir gagné la guerre. Une autre couvait. Une guerre plus destructrice que la précédente qui laisserait des traces indélébiles.
— Putain ! Merde ! Thomas ?
— Agathe, répondit-elle, sèchement.
— Mais ... Mais ...
— Mais quoi ? demanda Agathe se levant du banc. Tu voulais que je devienne une fille ? Voilà, c'est fait. Heureuse ?
Mathilde ne sut que répondre, ouvrant et fermant la bouche comme un poisson hors de l'eau.
D'autres arrivèrent, tous surpris de voir que Thomas était devenu une meuf plutôt canon et qui n'avait rien à envier aux autres filles. Surtout les garçons. Une réaction qui enragea Mathilde. Elle pensait avoir gagné la guerre. Une autre couvait. Une guerre plus destructrice que la précédente qui laisserait des traces indélébiles.
La sonnerie mit fin à la tempête naissante. Mathilde était furieuse. Cela se voyait sur son visage. Une fureur qui s'amplifiait d'heure en heure. Agathe se comportait comme une fille normale. Le garçon qu'elle était semblait avoir disparu. Mais le pire du pire était qu'Agathe attirait des sympathies alors que Thomas était ignoré. Tout le contraire du but recherché.
La semaine passa. Mathilde ne décolérait pas. Le pire s'ajouta au pire lorsque ses amies lui demandèrent de lâcher l'affaire. Absolument hors de question. Elle ne pouvait pas laisser passer une telle humiliation qui se mua en affaire personnelle.
Agathe repartit pour un deuxième week-end chez Isabelle. Un week-end consacré à son épilation définitive puis, principalement au shopping et aux leçons de maintien.
Sa garde-robe s'étoffa un peu plus. La jeune trans vouait presque un culte à la jupe. Des ballerines et des bottines à talons moyens s'ajoutèrent à ses deux paires déjà existantes, bien que les talons aiguille ne fouleraient jamais le carrelage du lycée.
Ils dînèrent au restaurant le samedi soir. Agathe écouta le couple faire l'amour. Sans qu'elle en ressente le moindre désir ou envie, son esprit était ailleurs.
Le dimanche après-midi se passa dans un musée. Agathe évoluait comme un poisson dans l'eau.
Elle appela ses parents à leur retour. Il la complimentèrent sur sa féminité de plus en plus affirmée, Isabelle leur envoyant régulièrement des photos.
Sa garde-robe s'étoffa un peu plus. La jeune trans vouait presque un culte à la jupe. Des ballerines et des bottines à talons moyens s'ajoutèrent à ses deux paires déjà existantes, bien que les talons aiguille ne fouleraient jamais le carrelage du lycée.
Ils dînèrent au restaurant le samedi soir. Agathe écouta le couple faire l'amour. Sans qu'elle en ressente le moindre désir ou envie, son esprit était ailleurs.
Le dimanche après-midi se passa dans un musée. Agathe évoluait comme un poisson dans l'eau.
Elle appela ses parents à leur retour. Il la complimentèrent sur sa féminité de plus en plus affirmée, Isabelle leur envoyant régulièrement des photos.
Une nouvelle semaine commença. Mathilde ne s'était pas calmée et la haine qu'elle lui vouait se lisait dans son regard. Un comportement que ses copines proches ne comprenaient pas, ne comprenaient plus. Petit à petit, elles se désolidarisaient de cette fille, aveuglée par une haine sans fondement.
Un comportement qui éveilla l'intérêt des professeurs et des encadrants. En particulier, Sœur Nicole qui allait être vigilante sur les débordements inévitables qui surviendraient dans son dortoir.
6-Aurélie
Troisième week-end.
Après sa séance d'épilation, Agathe passa chez le coiffeur. Sa coupe, qui la reliait encore un peu à Thomas, disparut au profit d'une coupe plus féminine, agrémentée de mèches de couleur. Un résultat qui plut beaucoup à Agathe.
Sitôt sortie du salon, Isabelle gagna la gare Montparnasse. Le train venant de Bordeaux était en retard. Normal. Aurélie apparut enfin dans le flot des passagers. Elle était reconnaissable à son look qui dénotait avec celui des autres femmes. Elle était la copie conforme de sa mère, en plus jeune. Même visage, même tenue élégante et raffinée. Démarche féline sur des escarpins à bride aux talons vertigineux.
— Bonjour Maman. J'ai cru que je n'arriverai jamais.
— Bonjour ma fille.
Elles se firent un bisous du bout des lèvres.
— Agathe, je suppose ?
— Bonjour Aurélie. Heureuse de te rencontrer.
— Moi aussi. Maman m'a beaucoup parlé de toi. Tu pourras me poser toutes les questions que tu veux.
— Merci.
A leur retour, Patrick les attendait pour déjeuner. Agathe fut une nouvelle fois surprise de voir Aurélie saluer son père par un bisou sur la bouche. Isabelle l'observait silencieusement.
Troisième week-end.
Après sa séance d'épilation, Agathe passa chez le coiffeur. Sa coupe, qui la reliait encore un peu à Thomas, disparut au profit d'une coupe plus féminine, agrémentée de mèches de couleur. Un résultat qui plut beaucoup à Agathe.
Sitôt sortie du salon, Isabelle gagna la gare Montparnasse. Le train venant de Bordeaux était en retard. Normal. Aurélie apparut enfin dans le flot des passagers. Elle était reconnaissable à son look qui dénotait avec celui des autres femmes. Elle était la copie conforme de sa mère, en plus jeune. Même visage, même tenue élégante et raffinée. Démarche féline sur des escarpins à bride aux talons vertigineux.
— Bonjour Maman. J'ai cru que je n'arriverai jamais.
— Bonjour ma fille.
Elles se firent un bisous du bout des lèvres.
— Agathe, je suppose ?
— Bonjour Aurélie. Heureuse de te rencontrer.
— Moi aussi. Maman m'a beaucoup parlé de toi. Tu pourras me poser toutes les questions que tu veux.
— Merci.
A leur retour, Patrick les attendait pour déjeuner. Agathe fut une nouvelle fois surprise de voir Aurélie saluer son père par un bisou sur la bouche. Isabelle l'observait silencieusement.
— Je trouve que tu es très à l'aise, pour une trans aussi jeune. Je veux dire, jeune en temps passé en fille, dit Aurélie.
— Oui, c'est spectaculaire, répondit Isabelle. Agathe à fait en trois semaines ce que tu as fait en un an. Je crois qu'elle est encore plus fille que toi.
— Je suis d'accord. C'est assez bluffant. Tu te maquilles toute seule?
— Euh, oui, répondit Agathe
— Je n'étais pas aussi douée à mes débuts. Tu aurais vu le résultat ! Pire qu'une drag-queen. J'adore tes ongles.
— Je suis flattée, dit Agathe. J'aime beaucoup tes chaussures. Si ça ne tenait qu'à moi, je mettrais des talons hauts tous les jours. Mais c'est interdit au lycée.
— Pas interdit. Juste pas recommandé. Sois patiente. Après, tu pourras faire ce que tu veux. D'ailleurs, tu fais quoi après le bac ?
— Je ne sais pas trop pour le moment.
— D'après tes résultats, tu peux faire n'importe quoi, dit Isabelle. Scientifique, littéraire, langues, commerce.
— C'est bien ça le problème, admit Agathe.
— Tu as encore un peu de temps pour y penser. Parcour'sup n'est pas encore ouvert. Bon, les filles, un peu de shopping, ça vous dit ?
— Tu sais bien que je ne dis jamais non, répondit Aurélie.
— Oui, c'est spectaculaire, répondit Isabelle. Agathe à fait en trois semaines ce que tu as fait en un an. Je crois qu'elle est encore plus fille que toi.
— Je suis d'accord. C'est assez bluffant. Tu te maquilles toute seule?
— Euh, oui, répondit Agathe
— Je n'étais pas aussi douée à mes débuts. Tu aurais vu le résultat ! Pire qu'une drag-queen. J'adore tes ongles.
— Je suis flattée, dit Agathe. J'aime beaucoup tes chaussures. Si ça ne tenait qu'à moi, je mettrais des talons hauts tous les jours. Mais c'est interdit au lycée.
— Pas interdit. Juste pas recommandé. Sois patiente. Après, tu pourras faire ce que tu veux. D'ailleurs, tu fais quoi après le bac ?
— Je ne sais pas trop pour le moment.
— D'après tes résultats, tu peux faire n'importe quoi, dit Isabelle. Scientifique, littéraire, langues, commerce.
— C'est bien ça le problème, admit Agathe.
— Tu as encore un peu de temps pour y penser. Parcour'sup n'est pas encore ouvert. Bon, les filles, un peu de shopping, ça vous dit ?
— Tu sais bien que je ne dis jamais non, répondit Aurélie.
Cette fois, elles allèrent dans Paris et ses boutiques plus haut de gamme. Agathe et Aurélie ressortirent avec de nouvelles robes, autant de jupes et de hauts assortis. Agathe se vit offrir des escarpins aux talons aussi hauts que ceux d'Aurélie ou Isabelle. Les essayages confirmèrent à Agathe qu'Aurélie portait des bas, comme sa mère. Mais le moment le plus solennel fut l'achat de lingerie sexy, plusieurs ensembles avec porte-jarretelles. Les strings firent aussi leur apparition dans la garde-robe d'Agathe.
A leur retour, Agathe enfila religieusement sa première paire de bas. Le string lui procura une sensation des plus agréables. Les douze centimètres de talons, sans plateforme affinaient un peu plus sa silhouette. Elle remaquilla ses yeux façon smoky-eye.
— Oh putain ! s'exclama Aurélie en la voyant arriver dans le salon.
— En effet ! ajouta Isabelle
— Heureusement que je suis marié, termina Patrick. Tu es superbement magnifique.
— Je n'ai plus rien à t'apprendre, dit Isabelle.
— Je pense que si. Mais ça, c'est une autre histoire, contra Aurélie.
— Chaque chose en son temps, tempéra sa mère.
— On ne peut pas garder une telle beauté que pour nous, dit Patrick. Un petit restau, Aurélie, ça te dit ?
— Tu sais bien que je ne dis jamais non.
Agathe se demanda soudain à quoi Aurélie pouvait bien dire non.
— Oh putain ! s'exclama Aurélie en la voyant arriver dans le salon.
— En effet ! ajouta Isabelle
— Heureusement que je suis marié, termina Patrick. Tu es superbement magnifique.
— Je n'ai plus rien à t'apprendre, dit Isabelle.
— Je pense que si. Mais ça, c'est une autre histoire, contra Aurélie.
— Chaque chose en son temps, tempéra sa mère.
— On ne peut pas garder une telle beauté que pour nous, dit Patrick. Un petit restau, Aurélie, ça te dit ?
— Tu sais bien que je ne dis jamais non.
Agathe se demanda soudain à quoi Aurélie pouvait bien dire non.
Les femmes se préparèrent. Aurélie était subjuguée par Agathe, dont la féminité transpirait à chacun de ses gestes. Une fois garé, Patrick prit très amoureusement sa femme par les épaules. Agathe fut surprise de sentir la main d'Aurélie prendre la sienne.
— Tu es trop belle, murmura Aurélie.
— Merci. Mais j'ai l'impression d'être fade à côté de toi.
— Oh non, crois-moi. Tu le verras quand on va entrer dans le restaurant.
En effet, le serveur qui les accueillit manqua de s'étouffer tant il devint rouge pivoine en les voyant entrer. Son regard se focalisa surtout sur Agathe. Il les installa à une table, un peu à l'écart. Il venait régulièrement les voir, pour un oui ou pour un non, s'attachant plus à Agathe.
— Tu vois, je te l'avais dit, souffla Aurélie.
— Tu es trop belle, murmura Aurélie.
— Merci. Mais j'ai l'impression d'être fade à côté de toi.
— Oh non, crois-moi. Tu le verras quand on va entrer dans le restaurant.
En effet, le serveur qui les accueillit manqua de s'étouffer tant il devint rouge pivoine en les voyant entrer. Son regard se focalisa surtout sur Agathe. Il les installa à une table, un peu à l'écart. Il venait régulièrement les voir, pour un oui ou pour un non, s'attachant plus à Agathe.
— Tu vois, je te l'avais dit, souffla Aurélie.
A leur retour, Aurélie s'incrusta dans la chambre d'Agathe.
— Alors, cette journée? demanda-t-elle
— Magique, répondit Agathe. Comme toutes celles que j'ai passées avec ta famille.
— Et tes parents, qu'est-ce qu'ils en pensent ?
— Ils sont très heureux pour moi.
— Donc ils t'acceptent
— Ta mère leur a tout expliqué. Et je ne l'en remercierai jamais assez.
Aurélie savait comment elle paierait sa dette. Mais elle garda ce secret pour elle.
— Donc, tu es heureuse en fille.
— Très heureuse. Autant que toi, je suppose.
— Tu supposes bien. Je peux te poser une question indiscrète ?
— Oui, bien sûr.
— Sexuellement, tu préfères les filles ou les garçons?
La question la désarçonna, même si elle savait qu'elle serait posée tôt ou tard.
— A vrai dire, je n'en sais rien. Tu vas me trouver bizarre mais je ne ressens pas de désir ni pour l'un ni pour l'autre.
— Il n'y a rien de bizarre, ma chérie. C'est ton droit.
— Et toi ?
— Les deux. Pourquoi choisir ? Mais j'attire plus les garçons que les filles. Le pied, c'est quand je peux baiser avec les deux en même temps. Surtout quand je suis au milieu.
Malgré son fond de teint, Aurélie sentit Agathe rougir violemment.
— Ça te gêne que je parle de sexe ?
— Oui, non, un peu. Je n'ai pas l'habitude. On n'en parle jamais chez moi.
— Tes parents font l'amour quand même.
— Sûrement. Mais je ne les entends pas ...
Agathe resta silencieuse, laissant sa phrase en suspens.
- ... Pas comme tes parents, termina-t-elle en baissant la tête
— C'est vrai qu'ils sont très expressifs. Surtout maman. Mais elle doit être plus discrète parce que tu es là.
— Ah, mince.
— Mais non, ne culpabilise pas. T'inquiète.
— Alors, cette journée? demanda-t-elle
— Magique, répondit Agathe. Comme toutes celles que j'ai passées avec ta famille.
— Et tes parents, qu'est-ce qu'ils en pensent ?
— Ils sont très heureux pour moi.
— Donc ils t'acceptent
— Ta mère leur a tout expliqué. Et je ne l'en remercierai jamais assez.
Aurélie savait comment elle paierait sa dette. Mais elle garda ce secret pour elle.
— Donc, tu es heureuse en fille.
— Très heureuse. Autant que toi, je suppose.
— Tu supposes bien. Je peux te poser une question indiscrète ?
— Oui, bien sûr.
— Sexuellement, tu préfères les filles ou les garçons?
La question la désarçonna, même si elle savait qu'elle serait posée tôt ou tard.
— A vrai dire, je n'en sais rien. Tu vas me trouver bizarre mais je ne ressens pas de désir ni pour l'un ni pour l'autre.
— Il n'y a rien de bizarre, ma chérie. C'est ton droit.
— Et toi ?
— Les deux. Pourquoi choisir ? Mais j'attire plus les garçons que les filles. Le pied, c'est quand je peux baiser avec les deux en même temps. Surtout quand je suis au milieu.
Malgré son fond de teint, Aurélie sentit Agathe rougir violemment.
— Ça te gêne que je parle de sexe ?
— Oui, non, un peu. Je n'ai pas l'habitude. On n'en parle jamais chez moi.
— Tes parents font l'amour quand même.
— Sûrement. Mais je ne les entends pas ...
Agathe resta silencieuse, laissant sa phrase en suspens.
- ... Pas comme tes parents, termina-t-elle en baissant la tête
— C'est vrai qu'ils sont très expressifs. Surtout maman. Mais elle doit être plus discrète parce que tu es là.
— Ah, mince.
— Mais non, ne culpabilise pas. T'inquiète.
Aurélie posa sa main sur le genou d'Agathe, remonta doucement sur le bas nylon.
— J'ai très envie de t'embrasser, dit-elle.
— Je ... Je ... Je ne l'ai jamais fait.
— Il y a un début à tout, murmura Aurélie en approchant son visage.
Leurs lèvres s'unirent. Agathe se laissait faire. Aurélie poussa la langue. Les lèvres lui cédèrent le passage. La main caressait la peau nue des cuisses qu'Agathe avait écartées, naturellement, sans vraiment sans rendre compte. Le baiser s'éternisait. La main atteignit le string, caressa le sexe.
Puis, comme pour sa féminité qui avait été une évidence en se voyant pour la première fois dans le miroir, sa sexualité se révéla. A son tour, elle glissa la main sous la jupe d'Aurélie, trouva son sexe dur. Le sien se gonfla de sang.
— Je te fais de l'effet, dirait-on, murmura Aurélie
— Et c'est réciproque, semble-t-il.
— Tu me fais de l'effet depuis qu'on s'est vues sur le quai de la gare. Et quand tu es sortie de la salle de bains, avant qu'on aille au restau, je me suis retenue difficilement pour ne pas t'embrasser.
— J'ai très envie de t'embrasser, dit-elle.
— Je ... Je ... Je ne l'ai jamais fait.
— Il y a un début à tout, murmura Aurélie en approchant son visage.
Leurs lèvres s'unirent. Agathe se laissait faire. Aurélie poussa la langue. Les lèvres lui cédèrent le passage. La main caressait la peau nue des cuisses qu'Agathe avait écartées, naturellement, sans vraiment sans rendre compte. Le baiser s'éternisait. La main atteignit le string, caressa le sexe.
Puis, comme pour sa féminité qui avait été une évidence en se voyant pour la première fois dans le miroir, sa sexualité se révéla. A son tour, elle glissa la main sous la jupe d'Aurélie, trouva son sexe dur. Le sien se gonfla de sang.
— Je te fais de l'effet, dirait-on, murmura Aurélie
— Et c'est réciproque, semble-t-il.
— Tu me fais de l'effet depuis qu'on s'est vues sur le quai de la gare. Et quand tu es sortie de la salle de bains, avant qu'on aille au restau, je me suis retenue difficilement pour ne pas t'embrasser.
Elles se mangèrent la bouche à nouveau. Elles se caressaient tant bien que mal sous leurs jupes. Aurélie entreprit de déshabiller Agathe qui, ne gardant que ses dessous, fit de même avec sa nouvelle amie. Le sexe d'Aurélie, un peu plus long que le sien, dépassait du string. Mais c'était surtout sa poitrine, vraie, qui attira le regard et les mains d'Agathe
— Ils sont trop beaux, souffla Agathe en les caressant délicatement par dessus la dentelle du soutien-gorge pigeonnant.
— Sois patiente, ma chérie. Bientôt, tu auras les mêmes. Dégrafe mon soutien-gorge et tête-les.
Agathe obéit, alternant les baisers sur la bouche et les seins. Puis Aurélie appuya doucement sur sa tête, la poussant ostensiblement vers son sexe. Bien que novice en matière de sexe, Agathe comprit où elle voulait en venir. Suite logique.
— Ils sont trop beaux, souffla Agathe en les caressant délicatement par dessus la dentelle du soutien-gorge pigeonnant.
— Sois patiente, ma chérie. Bientôt, tu auras les mêmes. Dégrafe mon soutien-gorge et tête-les.
Agathe obéit, alternant les baisers sur la bouche et les seins. Puis Aurélie appuya doucement sur sa tête, la poussant ostensiblement vers son sexe. Bien que novice en matière de sexe, Agathe comprit où elle voulait en venir. Suite logique.
Ses lèvres touchèrent le gland. Elle l'embrassa, le flatta de la langue. Agathe avait déjà regardé du porno. Pas souvent. Les quelques images encore présentes dans sa mémoire furent inutiles. Elle savait quoi faire et comment faire. Connaissances innées ? Réminiscence d'une vie antérieure ? Allez savoir.
Elle écarta le string, goba le sexe, fit sa première fellation. Aurélie caressait ses cheveux, l'encourageait à continuer avec des mots doux. Soudain, elle l'attrapa par les cheveux, l'amena à son visage et l'embrassa avec passion.
— La meilleure pipe de ma vie, dit-elle. vraiment.
— C'est vrai ?
— Oui. Les mecs ne sont pas nombreux à vouloir le faire. Et les filles ne sont pas aussi douées que toi. Si je t'ai arrêtée, c'est parce qu'allais jouir
— Merci. J'ai adoré la faire.
— A mon tour.
Elle écarta le string, goba le sexe, fit sa première fellation. Aurélie caressait ses cheveux, l'encourageait à continuer avec des mots doux. Soudain, elle l'attrapa par les cheveux, l'amena à son visage et l'embrassa avec passion.
— La meilleure pipe de ma vie, dit-elle. vraiment.
— C'est vrai ?
— Oui. Les mecs ne sont pas nombreux à vouloir le faire. Et les filles ne sont pas aussi douées que toi. Si je t'ai arrêtée, c'est parce qu'allais jouir
— Merci. J'ai adoré la faire.
— A mon tour.
Agathe s'allongea. Aurélie la suça, plus lentement, savourant cette queue encore vierge. Elle arrêta au bout d'un long moment, sentant qu'Agathe ne tiendrait pas longtemps.
— Est-ce que tu veux qu'on aille plus loin ? Je parle de sodomie, demanda Aurélie
— Tu en as envie ?
— Je te mentirais en disant non. Mais je comprendrais que tu ne veuilles pas.
— Je serai surtout idiote si je laissais passer cette occasion.
— Je t'adore!
Aurélie l'embrassa avec encore plus de passion.
— Viens, je vais te montrer comment te préparer. Je te préviens, ce n'est pas la partie la plus glamour.
— Je me doute.
Cela dura une petite demi-heure, dans la salle de bains privée d'Aurélie. Elles restèrent dans sa chambre. Aurélie posa quelques préservatifs sur la table de nuit.
— Tu es toujours d'accord ?
— Oui, répondit Agathe
— Mets-toi à quatre pattes, la tête dans l'oreiller
Aurélie prépara son petit trou. Agathe découvrait de nouvelles sensations, très agréables. Trop agréables. Un petit gode s'insinua dans l'anus. Divin.
— Tu es prête, dit-elle. Je vais te prendre.
— Oui, viens vite, s'entendit dire Agathe.
Protégée et lubrifiée, Aurélie posa son sexe devant l'entrée. Elle prit les hanches, poussa par à-coup. Soudain, son sexe fut happé. Agathe gémit.
— Je t'ai fais mal ?
— Non, au contraire. C'est trop bon!
— Est-ce que tu veux qu'on aille plus loin ? Je parle de sodomie, demanda Aurélie
— Tu en as envie ?
— Je te mentirais en disant non. Mais je comprendrais que tu ne veuilles pas.
— Je serai surtout idiote si je laissais passer cette occasion.
— Je t'adore!
Aurélie l'embrassa avec encore plus de passion.
— Viens, je vais te montrer comment te préparer. Je te préviens, ce n'est pas la partie la plus glamour.
— Je me doute.
Cela dura une petite demi-heure, dans la salle de bains privée d'Aurélie. Elles restèrent dans sa chambre. Aurélie posa quelques préservatifs sur la table de nuit.
— Tu es toujours d'accord ?
— Oui, répondit Agathe
— Mets-toi à quatre pattes, la tête dans l'oreiller
Aurélie prépara son petit trou. Agathe découvrait de nouvelles sensations, très agréables. Trop agréables. Un petit gode s'insinua dans l'anus. Divin.
— Tu es prête, dit-elle. Je vais te prendre.
— Oui, viens vite, s'entendit dire Agathe.
Protégée et lubrifiée, Aurélie posa son sexe devant l'entrée. Elle prit les hanches, poussa par à-coup. Soudain, son sexe fut happé. Agathe gémit.
— Je t'ai fais mal ?
— Non, au contraire. C'est trop bon!
Aurélie la sodomisa doucement pour habituer le conduit à cet intrus qui venait dans le mauvais sens. Agathe adorait. Elle se sentait pleinement femme, avec ses dessous sexy, ses talons hauts qu'elle avait gardés, les mains d'Aurélie sur ses hanches. Elle gémissait à chaque coup de reins, sans avoir à forcer le trait.
— Je veux te regarder me faire l'amour, demanda Agathe
— Avec plaisir, ma chérie
— Je veux te regarder me faire l'amour, demanda Agathe
— Avec plaisir, ma chérie
Elle se mit sur le dos, replia ses jambes sur son buste. Aurélie les embrassa jusqu'à atteindre son sexe resté mou. Tout en prenant sa bouche, elle s'introduisit de nouveau en elle
— Oh oui, oh oui, oh oui, scanda Agathe.
Dans l'encadrement de la porte, Isabelle regardait la photo qu'elle venait de prendre. Même sans flash, la scène était parfaitement lisible. Elle hésita à l'envoyer aux parents d'Agathe, pour finalement s'y résoudre. Après tout, sa mission était de faire de Thomas une femme. Elle l'avait accomplie avec un succès indéniable.
Aurélie éjacula dans le préservatif. Agathe sentit sa jouissance, compléta la sienne.
— Alors ? Pas de regrets ?
— Aucun ! Merci beaucoup.
— De rien ma chérie. Plaisir partagé. Tu me fais l'amour ?
— Je vais essayer. J'espère être à la hauteur.
— Je n'ai aucun doute
Agathe s'en sortit très honorablement pour une première fois. Les gémissements d'Aurélie se synchronisaient avec ceux de sa mère.
— Tu restes dormir avec moi ? demanda Aurélie
— Si tu veux, répondit Agathe avec un grand sourire.
Elles se démaquillèrent et s'allongèrent, nues, sous la couette. Elles ne cessèrent de s'embrasser jusque sombrer dans les bras de Morphée.
— Oh oui, oh oui, oh oui, scanda Agathe.
Dans l'encadrement de la porte, Isabelle regardait la photo qu'elle venait de prendre. Même sans flash, la scène était parfaitement lisible. Elle hésita à l'envoyer aux parents d'Agathe, pour finalement s'y résoudre. Après tout, sa mission était de faire de Thomas une femme. Elle l'avait accomplie avec un succès indéniable.
Aurélie éjacula dans le préservatif. Agathe sentit sa jouissance, compléta la sienne.
— Alors ? Pas de regrets ?
— Aucun ! Merci beaucoup.
— De rien ma chérie. Plaisir partagé. Tu me fais l'amour ?
— Je vais essayer. J'espère être à la hauteur.
— Je n'ai aucun doute
Agathe s'en sortit très honorablement pour une première fois. Les gémissements d'Aurélie se synchronisaient avec ceux de sa mère.
— Tu restes dormir avec moi ? demanda Aurélie
— Si tu veux, répondit Agathe avec un grand sourire.
Elles se démaquillèrent et s'allongèrent, nues, sous la couette. Elles ne cessèrent de s'embrasser jusque sombrer dans les bras de Morphée.
Elles passèrent le dimanche ensemble, comme deux copines qui se connaissaient depuis toujours. Aurélie se montrait très tactile. Ce qui ne déplaisait pas à Agathe. Elles s'embrassaient souvent. Aurélie l'appelait de plus en plus souvent ma chérie, chaton, mon cœur. Des mots qui la ravissaient mais qu'elle ne savait pas encore prononcer en retour.
Agathe passa un long moment au téléphone avec ses parents qui ne firent pas état de sa partie de jambes en l'air, partie qu'ils ne pouvaient pas ignorer.
Le lendemain matin, elles partirent bien plus tôt, le temps de faire un détour pour déposer Aurélie à la gare.
— Tu vas me manquer, dit-elle à Agathe.
— Toi aussi, répondit-elle, sans mesurer ce que cela pouvait dire. Merci pour ce week-end. Tu m'as fait découvrir des choses nouvelles. Et je ne parle pas du traitement hormonal ou du changement d'état civil.
Elles sourirent.
— J'espère que l'on recommencera, demanda Agathe
— J'espère bien. Tu pourrais venir me voir à Bordeaux
Agathe ne s'y attendait pas. Elle interrogea Isabelle du regard.
— Alors, là, les filles, vous vous débrouillez. Agathe, tu vois ça avec tes parents.
Elles se firent un bisou léger sur les lèvres. Aurélie fit de même avec sa mère. Elles la regardèrent franchir le portillon et remonter le quai, les hanches ondulant dans une démarche rendu féline par les talons hauts.
Elle regagnèrent la voiture. Agathe comprit alors ce que voulait dire "tu vas me manquer".
— Tu vas me manquer, dit-elle à Agathe.
— Toi aussi, répondit-elle, sans mesurer ce que cela pouvait dire. Merci pour ce week-end. Tu m'as fait découvrir des choses nouvelles. Et je ne parle pas du traitement hormonal ou du changement d'état civil.
Elles sourirent.
— J'espère que l'on recommencera, demanda Agathe
— J'espère bien. Tu pourrais venir me voir à Bordeaux
Agathe ne s'y attendait pas. Elle interrogea Isabelle du regard.
— Alors, là, les filles, vous vous débrouillez. Agathe, tu vois ça avec tes parents.
Elles se firent un bisou léger sur les lèvres. Aurélie fit de même avec sa mère. Elles la regardèrent franchir le portillon et remonter le quai, les hanches ondulant dans une démarche rendu féline par les talons hauts.
Elle regagnèrent la voiture. Agathe comprit alors ce que voulait dire "tu vas me manquer".
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Commentaires ()
Le prochain épisode sera publier le 12/10. J'ai tardé dans mes relectures
Le dernier arrivera le 15.
Merci d'avance pour votre patience
Bises
LN
C'est plein de romantisme et de tendresse, un vrai bonheur à lire.
Merci merci ... une suite bientôt ?
J ai vécu une progression un peu différente et je dois dire que je n’ai jamais été attirée par les filles ou trans
Ce fut des épreuves plus dures pour moi
Maintenant ça fait plusieurs années que J ai bénéficié d une transition totale et je suis heureuse
J espère qu Agathe le sera aussi
Aurélie est une merveilleuse découverte pour Agathe, un modèle, une mentor, une amoureuse....
Encore un magnifique chapitre peut-être un peu plus sexy que les deux premiers. L’arrivée d’ Agathe à l’internat s’est bien passée sauf lorsque Mathilde accompagnée de sa bande fit son entrée, elle fut surprise de voir Thomas habillé avec des vêtements féminins et eut du mal à accepter cet état de faite. Par contre sa rencontre avec Aurélie commence très bien et elle sera l’exemple à suivre pour Agathe, à voir dans les prochains épisodes.