Fiction
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'internat St Antoine — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'internat St Antoine
Chapitre 5
9-Le couvent
Mathilde avait accepté sa peine commuée, d'une certaine façon, en travaux d'intérêt général dans le couvent de Sœur Nicole.
Elle y arriva le vendredi soir, rencontra la mère supérieure qui l'accueillit froidement. Sœur Nicole l'accompagna jusqu'à sa cellule, lui remis les draps et les couvertures d'un autre siècle, sûrement antérieur au précédent, ainsi qu'une robe moniale, mais sans la coiffe. Elle la laissa à son sort. Mathilde fit le tour de la pièce, à peine plus grande que l'espace qu'elle occupait dans le dortoir. Le peu de décoration, exclusivement religieuse, un croix sinistre au dessus du lit, habillaient des murs en pierre qui semblaient avoir emmagasiné la froideur extérieure. Pas de télé, bien sûr. Elle alluma son téléphone qui ne captait rien à travers les murs épais. Un silence angoissant l'enveloppa et comprit que cette punition ne serait pas plus clémente que son exclusion.
Elle batailla une bonne vingtaine de minute pour faire son lit, détesta la couverture rêche. Se coucha et pleura en silence.
Mathilde avait accepté sa peine commuée, d'une certaine façon, en travaux d'intérêt général dans le couvent de Sœur Nicole.
Elle y arriva le vendredi soir, rencontra la mère supérieure qui l'accueillit froidement. Sœur Nicole l'accompagna jusqu'à sa cellule, lui remis les draps et les couvertures d'un autre siècle, sûrement antérieur au précédent, ainsi qu'une robe moniale, mais sans la coiffe. Elle la laissa à son sort. Mathilde fit le tour de la pièce, à peine plus grande que l'espace qu'elle occupait dans le dortoir. Le peu de décoration, exclusivement religieuse, un croix sinistre au dessus du lit, habillaient des murs en pierre qui semblaient avoir emmagasiné la froideur extérieure. Pas de télé, bien sûr. Elle alluma son téléphone qui ne captait rien à travers les murs épais. Un silence angoissant l'enveloppa et comprit que cette punition ne serait pas plus clémente que son exclusion.
Elle batailla une bonne vingtaine de minute pour faire son lit, détesta la couverture rêche. Se coucha et pleura en silence.
Elle fut réveillée aux aurores par Sœur Nicole qui venait la chercher pour la première prière de la journée. Si elle ne la connaissait pas, elle devait y assister sans troubler l'office. La communauté, composée d'une quinzaine de sœurs, Nicole étant la seule à avoir moins de cinquante ans, se regroupa pour le petit-déjeuner pris en silence. Même s'il n'était pas obligatoire, aucune ne cherchait à engager une conversation qui, de toute façon, n'irait pas très loin.
La journée passa entre le travail dans les serres maraîchères qui alimentaient le lycée, les prières, les repas et ses révisions. Après la dernière prière du soir et la douche pas très chaude, Mathilde s'endormit à peine allongée. Seule Sœur Nicole venait la voir régulièrement pour s'enquérir de son état.
La journée passa entre le travail dans les serres maraîchères qui alimentaient le lycée, les prières, les repas et ses révisions. Après la dernière prière du soir et la douche pas très chaude, Mathilde s'endormit à peine allongée. Seule Sœur Nicole venait la voir régulièrement pour s'enquérir de son état.
Elle retrouva avec une certaine joie le lycée. Elle avait rattrapé le retard après sa semaine d'exclusion, aidée Agathe à réécrire les cours qu'elle avait détruit. Elles avaient enterrée la hache de guerre et renoué un dialogue amical. De même, ses anciennes copines étaient revenues près d'elle.
Le deuxième week-end au couvent se passa un peu mieux. La routine quotidienne n'était plus une surprise. Le travail dans les serres était ce qui ennuyait le plus Mathilde. N'étant pas habituée au moindre effort physique, les tâches agricoles manuelles lui laissèrent les mains couvertes d'ampoules. Sœur Nicole la soigna avec délicatesse et douceur. Le dimanche, elle fut exemptée de serre mais envoyée en cuisine pour préparer le repas et faire le ménage.
Le soir, avant l'extinction des feux, Sœur Nicole entra dans sa cellule.
— Comment vont tes mains? demanda-t-elle
Mathilde les lui tendit. Sœur Nicole les regarda attentivement, mais ne les relâcha pas pour autant.
— Ça ira mieux dans quelques jours. Puis, avec le temps, tu ne sentiras plus rien.
Sœur Nicole avait toujours les mains de Mathilde dans les siennes et les caressait avec des mouvements infimes. Un détail qui troubla Mathilde.
— Je te laisse dormir, dit-elle en se levant.
Soudain, elle s'approcha et fit une bise sur la joue de Mathilde. Un geste incongru et totalement déplacé dans un tel lieu venant d'une telle personne.
La jeune femme se demanda ce que la novice avait en tête.
— Comment vont tes mains? demanda-t-elle
Mathilde les lui tendit. Sœur Nicole les regarda attentivement, mais ne les relâcha pas pour autant.
— Ça ira mieux dans quelques jours. Puis, avec le temps, tu ne sentiras plus rien.
Sœur Nicole avait toujours les mains de Mathilde dans les siennes et les caressait avec des mouvements infimes. Un détail qui troubla Mathilde.
— Je te laisse dormir, dit-elle en se levant.
Soudain, elle s'approcha et fit une bise sur la joue de Mathilde. Un geste incongru et totalement déplacé dans un tel lieu venant d'une telle personne.
La jeune femme se demanda ce que la novice avait en tête.
Au fil des jours, Sœur Nicole se rapprochait de plus en plus souvent de Mathilde. Au couvent, pour la guider dans ce milieu fermé et austère, mais aussi au lycée. Ce qui frappa Mathilde était que chaque rencontre se faisait à l'écart des autres, dans un coin discret. Pas toujours des mots, juste un simple contact, furtif. Cela ne durait que quelques secondes, mais assez pour alimenter les doutes sur la jeune religieuse.
Lorsqu'elles résidaient au couvent, Sœur Nicole passait tous les soirs pour souhaiter une bonne nuit à Mathilde avec, au passage, une bise sur la joue.
Les vacances de Noël commencèrent enfin. Période de repos méritée après presque quatre mois d'efforts intensifs. Pour Mathilde, ces vacances auraient un goût amer. Elle fut autorisée à passer le réveillon de Noël en famille. Juste deux jours pendant lesquels il lui fut difficile d'être joyeuse. Malgré elle, elle pensait souvent à Sœur Nicole. La religieuse ne l'avait pas jugée lors de son exclusion et ne la jugeait toujours pas. Elle ne lui faisait aucun reproche sur son comportement passé, même pas la moindre leçon de vie. Elle ne l'avait même pas dénoncée nommément. Le directeur avait juste stipulé que Sœur Nicole avait vu une personne sortir de la chambre d'Agathe.
Elle retourna au couvent le matin du vingt-six, presque heureuse d'y être. Sœur Nicole était absente, encore dans sa famille. Douche froide car elle n'a pas eu l'idée de la prévenir. Elle se présenta pour l'office du matin, prit son petit-déjeuner en silence, s'activa dans les serres et en cuisine, dîna, se doucha. Elle attendit Sœur Nicole qui ne vint pas.
La semaine passa. Le Nouvel An aussi. Mathilde put souhaiter une bonne année à ses parents.
Sœur Nicole revint enfin. Le sourire qu'elles échangèrent enfin témoignaient de leurs sentiments interdits.
Les derniers jours des vacances scolaires furent joyeux, malgré la rudesse des lieux et des tâches journalières. Sœur Nicole passait de nouveau tous les soirs pour faire une bise à Mathilde
Les derniers jours des vacances scolaires furent joyeux, malgré la rudesse des lieux et des tâches journalières. Sœur Nicole passait de nouveau tous les soirs pour faire une bise à Mathilde
Ce petit jeu du chat et de la souris continua jusqu'au vacances de Pâques. La punition de Mathilde n'en était désormais plus une. Sœur Nicole égayait chaque journée de sa simple présence mais aussi de son sourire, de ses contacts furtifs.
Comme tous les soirs, elle venait lui faire une bise. Alors qu'elle repartait, Mathilde sauta hors du lit, attrapa Sœur Nicole la retourna et l'embrassa à pleine bouche.
— Mathilde, Mathilde, tu ... Je ...
Comme tous les soirs, elle venait lui faire une bise. Alors qu'elle repartait, Mathilde sauta hors du lit, attrapa Sœur Nicole la retourna et l'embrassa à pleine bouche.
— Mathilde, Mathilde, tu ... Je ...
Mathilde posa son doigt sur ses lèvres, prit sa main et l'emmena dans son lit. L'étroitesse de la couche les obligea à se serrer l'une contre l'autre. Ce qu'elles auraient fait de toute façon, même dans un lit king size. Elle se reprirent la bouche. Les mains passèrent sous les chemises de nuit. Mathilde fut surprise de trouver un sexe lisse alors que sa toison était luxuriante, bien que taillée. Sœur Nicole mouillait beaucoup. Elles se caressèrent mutuellement, jouissant en silence. Mathilde vint ensuite entre les cuisses de la religieuse, la fit jour une nouvelle fois avec sa langue. L'orgasme fut encore plus fort car il compensa le silence imposé par le lieu. Sœur Nicole lui rendit la pareille.
Ivres et repues de plaisirs, de plaisirs interdits, blasphématoires, elles s'endormirent dans les bras l'une de l'autre. Elles n'avaient prononcé aucun mot. Ils étaient inutiles pour s'avouer leur amour.
Ivres et repues de plaisirs, de plaisirs interdits, blasphématoires, elles s'endormirent dans les bras l'une de l'autre. Elles n'avaient prononcé aucun mot. Ils étaient inutiles pour s'avouer leur amour.
Sœur Nicole quitta discrètement, et à regret, la cellule de Mathilde en pleine nuit. Elles se retrouvèrent au petit matin. Juste un fin sourire, pas plus, pour ne pas éveiller les soupçons. Mais il y avait bien longtemps que la mère supérieure et sa garde rapprochée avait compris leur petit jeu. Elles attendaient juste de savoir comment ça allait évoluer. Il n'y avait que deux choix possibles : Sœur Nicole rentrait dans le rang d'elle-même ou elle était virée. Mais elles ne pensèrent pas à la troisième option : Sœur Nicole quittait le voile de son propre chef.
10-Fin d'année
Les épreuves du bac approchaient à grand pas. Le lycée allait une nouvelle fois afficher des résultats insolents. Avec en plus, cette année, la présence d'une candidate transgenre. Signe de l'ouverture d'esprit du lycée pourtant religieux. Mathilde terminait de purger sa peine. Une peine qui s'était profondément adoucie grâce à Sœur Nicole. Elle venait retrouver Mathilde dans sa cellule pour faire l'amour en silence puis dormir ensemble. Leur liaison durait depuis deux mois et pourtant, elles ne s'étaient pas encore dit je t'aime. Peut-être par peur de rompre la magie du moment.
Les épreuves du bac approchaient à grand pas. Le lycée allait une nouvelle fois afficher des résultats insolents. Avec en plus, cette année, la présence d'une candidate transgenre. Signe de l'ouverture d'esprit du lycée pourtant religieux. Mathilde terminait de purger sa peine. Une peine qui s'était profondément adoucie grâce à Sœur Nicole. Elle venait retrouver Mathilde dans sa cellule pour faire l'amour en silence puis dormir ensemble. Leur liaison durait depuis deux mois et pourtant, elles ne s'étaient pas encore dit je t'aime. Peut-être par peur de rompre la magie du moment.
Pour Agathe, sa transidentité était désormais établie. Elle avait fait disparaître les dernière traces qui la reliait à Thomas, excepté sa carte d'identité. Son changement était en bonne voie. Tout comme son traitement hormonal qu'elle avait commencé juste après le nouvel an.
Elle filait le parfait amour avec Aurélie qu'elle retrouvait à Bordeaux ou chez Patrick et Isabelle. Ce qui leur offrait des soirées sexe à quatre. Parfois plus, lorsqu'ils invitaient des amis aussi libertins qu'eux.
Elle filait le parfait amour avec Aurélie qu'elle retrouvait à Bordeaux ou chez Patrick et Isabelle. Ce qui leur offrait des soirées sexe à quatre. Parfois plus, lorsqu'ils invitaient des amis aussi libertins qu'eux.
Agathe avait aussi présenté Aurélie à ses parents qui l'accueillirent chaleureusement. Au contact de sa fille, Anne avait énormément changé en adoptant son style vestimentaire. Jupes, robes, lingerie sexy, bas très souvent, talons hauts. Pour le plus grand bonheur de Pascal. Le couple avait retrouvé une nouvelle jeunesse et mit fin à une routine plan-plan qui s'installait insidieusement.
Elle s'inscrivit à la faculté de Bordeaux, section chimie, et prévoyait de s'installer avec Aurélie.
Elle s'inscrivit à la faculté de Bordeaux, section chimie, et prévoyait de s'installer avec Aurélie.
Tous réussirent leur bac avec une mention bien au minimum. Agathe et Mathilde, obtinrent la mention suprême.
Alors que toutes les terminales fêtaient leur succès avec un pot offert par le lycée, Sœur Nicole s'approcha de Mathilde et l'entraîna à l'écart, dans une salle de classe déserte. Elle plaqua Mathilde contre le mur et l'embrassa à pleine bouche.
— Mathilde, Mathilde, tu me rends folle. Est-ce que tu m'aimes aussi fort que je t'aime ?
— Bien sûr que je t'aime! Tu en doutais? répondit-elle en fourrant sa langue dans le palais.
— Je vais quitter le couvent. Pour toi, dit-elle.
— Tu ferais ça ?
— Oui. L'appel de Dieu a été très fort, le tien l'a été encore plus. Je n'ai plus envie de me cacher. Je veux te serrer dans mes bras le soir avant de dormir, t'embrasser au réveil, te faire l'amour tous les jours.
— Je n'attends que ça mon amour. Je t'aime Nicole.
— Delphine, mon cœur. Mon vrai prénom c'est Delphine. Nicole, c'est celui qu'on m'a donné quand je suis entrée au couvent.
— Delphine est encore plus joli. Et te rend encore plus belle.
— Demain, j'irai voir la mère supérieure pour lui dire que je quitte la congrégation.
— Et moi, je dirais à mes parents que je suis amoureuse de toi.
— Tu sais, j'ai déjà commencé à chercher un poste d'infirmière. J'ai déjà des propositions. Une fois que je serai établie, on pourra trouver un appartement.
— J'ai hâte mon amour.
— Et moi donc ! Etre loin de toi est un supplice.
— Pour moi aussi.
Elles s'embrassèrent une nouvelle fois, plus tendrement. Amoureusement. A quelque instants d'intervalles, elles rejoignirent les autres qui ne s'étaient doutés de rien.
Alors que toutes les terminales fêtaient leur succès avec un pot offert par le lycée, Sœur Nicole s'approcha de Mathilde et l'entraîna à l'écart, dans une salle de classe déserte. Elle plaqua Mathilde contre le mur et l'embrassa à pleine bouche.
— Mathilde, Mathilde, tu me rends folle. Est-ce que tu m'aimes aussi fort que je t'aime ?
— Bien sûr que je t'aime! Tu en doutais? répondit-elle en fourrant sa langue dans le palais.
— Je vais quitter le couvent. Pour toi, dit-elle.
— Tu ferais ça ?
— Oui. L'appel de Dieu a été très fort, le tien l'a été encore plus. Je n'ai plus envie de me cacher. Je veux te serrer dans mes bras le soir avant de dormir, t'embrasser au réveil, te faire l'amour tous les jours.
— Je n'attends que ça mon amour. Je t'aime Nicole.
— Delphine, mon cœur. Mon vrai prénom c'est Delphine. Nicole, c'est celui qu'on m'a donné quand je suis entrée au couvent.
— Delphine est encore plus joli. Et te rend encore plus belle.
— Demain, j'irai voir la mère supérieure pour lui dire que je quitte la congrégation.
— Et moi, je dirais à mes parents que je suis amoureuse de toi.
— Tu sais, j'ai déjà commencé à chercher un poste d'infirmière. J'ai déjà des propositions. Une fois que je serai établie, on pourra trouver un appartement.
— J'ai hâte mon amour.
— Et moi donc ! Etre loin de toi est un supplice.
— Pour moi aussi.
Elles s'embrassèrent une nouvelle fois, plus tendrement. Amoureusement. A quelque instants d'intervalles, elles rejoignirent les autres qui ne s'étaient doutés de rien.
Mathilde retrouva sa famille. Sa peine au couvent était terminée et elle pouvait désormais se consacrer à son avenir que se parents avaient tracé dès sa naissance. Lycée prestigieux, grande école, carrière au plus haut poste possible. Lorsqu'elle annonça qu'elle avait choisi de devenir infirmière, comme sa chérie, ce fut un tollé monumental. Et un scandale total, pour ne pas dire une infamie, quand elle ajouta qu'elle était amoureuse d'une femme. Pour les De Saint Charles, le ciel venait de leur tomber sur la tête. Une réaction que Mathilde avait prévue et anticipée.
Elle s'en était ouverte à la seule personne qui pouvait la comprendre : Agathe. Qui en avait parlé à Isabelle. Qui avait accepté de l'héberger le temps qu'il faudrait, si les choses tournaient mal.
Et comme elle tournèrent mal, elle s'installa chez celle qui fut sa prof de français.
Elle avait aussi anticipé la coupure des vivres et trouvé un travail dans un supermarché. Pas de quoi mener grand train, mais assez pour son financer son forfait de téléphone et participer au frais d'hébergement chez Isabelle et Patrick.
Et comme elle tournèrent mal, elle s'installa chez celle qui fut sa prof de français.
Elle avait aussi anticipé la coupure des vivres et trouvé un travail dans un supermarché. Pas de quoi mener grand train, mais assez pour son financer son forfait de téléphone et participer au frais d'hébergement chez Isabelle et Patrick.
Pour Sœur Nicole, quitter la congrégation fut très simple. Elle annonça à la mère supérieure son amour pour Mathilde et son désir de fonder une famille avec elle.
— Merci Sœur Nicole. Nous sommes au courant de votre liaison depuis longtemps. J'ai fermé les yeux, justement pour savoir quelle direction vous alliez prendre. Et dans un sens, je ne suis pas surprise. Vous êtes jeune et le monde moderne n'est plus fait pour nous. C'est dommage car vous auriez pu être un modèle et susciter des vocations. Finalement, que vous partiez de vous-même est une bonne chose. Pour vous. Pas pour nous qui sommes condamnées à disparaître. Vous allez nous manquer, Sœur Nicole. Je vous souhaite tout le bonheur du monde, même s'il n'est pas celui que préconise notre Seigneur.
— Merci ma Mère.
— Vous passerez quand même nous voir de temps en temps
— Ce sera avec un immense plaisir. Car je ne regrette pas ces quelques années passées en votre compagnie.
— Je suis heureuse de vous l'entendre dire.
— Merci Sœur Nicole. Nous sommes au courant de votre liaison depuis longtemps. J'ai fermé les yeux, justement pour savoir quelle direction vous alliez prendre. Et dans un sens, je ne suis pas surprise. Vous êtes jeune et le monde moderne n'est plus fait pour nous. C'est dommage car vous auriez pu être un modèle et susciter des vocations. Finalement, que vous partiez de vous-même est une bonne chose. Pour vous. Pas pour nous qui sommes condamnées à disparaître. Vous allez nous manquer, Sœur Nicole. Je vous souhaite tout le bonheur du monde, même s'il n'est pas celui que préconise notre Seigneur.
— Merci ma Mère.
— Vous passerez quand même nous voir de temps en temps
— Ce sera avec un immense plaisir. Car je ne regrette pas ces quelques années passées en votre compagnie.
— Je suis heureuse de vous l'entendre dire.
Sœur Nicole dit au revoir à toutes ses consœurs et quitta le couvent pour une vie civile qui serait bien moins tranquille. Elle quittait l'amour bienveillant de Dieu pour celui de Mathilde, tout aussi bienveillant mais bien plus puissant pour affronter sa nouvelle vie.
Sœur Nicole redevint Delphine Masson et s'installa chez ses parents en attendant d'avoir son chez soi qu'elle partagerait avec Mathilde.
Pour eux, que leur fille quitte le couvent n'était pas une surprise. Ils s'étonnaient même qu'elle ait pu tenir aussi longtemps. Pas plus qu'elle soit homosexuelle. Une éventualité qu'ils avaient envisagée depuis son adolescence, vécu lorsqu'elle était en école d'infirmière et qu'ils avaient accepté, ne pouvant pas faire autrement. Après tout c'était sa vie. Tant pis pour les petits enfants.
— Tu nous la présenteras, quand même, demanda sa mère.
— Bien sûr. Je voulais être certaine qu'être amoureuse d'une fille ne soit pas difficile pour vous.
— Je ne vais pas dire que c'est facile. Mais on s'habituera. On s'y était habituée avec Mélanie.
— Merci Maman.
— Et pour ton travail ?
— Je commence lundi au service des urgences.
— Tu ne vas pas chômer.
— C'est clair. Au début, je vais avoir un mois de réadaptation. Mais c'est bien. Il me faut ça pour me remettre dans le bain. Le temps de confirmer mon CDI et ensuite, je chercherai un appart avec Mathilde.
— Vous pouvez vous installer ici. Il y a de la place.
— Je ne veux pas abuser.
— Tu n'abuses pas parce que nous qui te le proposons.
— Merci Maman.
Elle étreignit ses parents, heureuse de la tournure des événements. Elle allait pour voir vivre son amour pour Mathilde bien plus tôt que prévu.
Sœur Nicole redevint Delphine Masson et s'installa chez ses parents en attendant d'avoir son chez soi qu'elle partagerait avec Mathilde.
Pour eux, que leur fille quitte le couvent n'était pas une surprise. Ils s'étonnaient même qu'elle ait pu tenir aussi longtemps. Pas plus qu'elle soit homosexuelle. Une éventualité qu'ils avaient envisagée depuis son adolescence, vécu lorsqu'elle était en école d'infirmière et qu'ils avaient accepté, ne pouvant pas faire autrement. Après tout c'était sa vie. Tant pis pour les petits enfants.
— Tu nous la présenteras, quand même, demanda sa mère.
— Bien sûr. Je voulais être certaine qu'être amoureuse d'une fille ne soit pas difficile pour vous.
— Je ne vais pas dire que c'est facile. Mais on s'habituera. On s'y était habituée avec Mélanie.
— Merci Maman.
— Et pour ton travail ?
— Je commence lundi au service des urgences.
— Tu ne vas pas chômer.
— C'est clair. Au début, je vais avoir un mois de réadaptation. Mais c'est bien. Il me faut ça pour me remettre dans le bain. Le temps de confirmer mon CDI et ensuite, je chercherai un appart avec Mathilde.
— Vous pouvez vous installer ici. Il y a de la place.
— Je ne veux pas abuser.
— Tu n'abuses pas parce que nous qui te le proposons.
— Merci Maman.
Elle étreignit ses parents, heureuse de la tournure des événements. Elle allait pour voir vivre son amour pour Mathilde bien plus tôt que prévu.
Mathilde quitta Isabelle et Patrick trois semaines plus tard. Elle avait fait la connaissance des parents de Delphine qui, après un moment de flottement, l'acceptèrent comme leur belle-fille. Elle s'installa avec Delphine et le couple put enfin faire l'amour sans se murer dans le silence. Tout en restant discrètes. Toutes les deux rayonnaient de bonheur. Un bonheur qui grandissait de jour en jour. Un bonheur qui satisfaisait grandement les parents de Delphine. Dans un sens, il réalisèrent qu'elle n'aurait jamais trouvé mieux dans les bras d'un garçon.
Quant aux parents de Mathilde, il leur fallut six mois pour renouer avec leur fille. S'étant mise à la porte d'elle-même, devançant la réaction de ses parents, elle n'avait plus donné signe de vie. Ni même à ses frères et sœurs plus jeunes. Ce sont eux qui intriguèrent pour revoir leur sœur qui leur manquait sans comprendre pourquoi elle était partie.
Ce fut donc à Noël que Mathilde, accompagnée de Delphine, retourna chez ses parents. Un peu comme la parabole du fils prodigue, elle fut accueillie à chaudes larmes. Delphine se tenait en retrait, heureuse que sa chérie renoue avec ses parents. Pour elle la famille était une notion importante et essentielle. Ne pas connaître ses beaux-parents aurait été un drame.
Pour les frères et sœurs de Mathilde, la voir embrasser une fille était une curiosité qui les amusait et inspirait un dégoût puéril qui fit rire le couple.
Elles se marièrent trois ans plus tard, lorsque Mathilde obtint son diplôme d'infirmière. Elle rejoignit le même hôpital que Delphine mais fut affectée en chirurgie. Quelques mois plus tard, elles déposèrent un dossier pour adopter un enfant né sous X.
Ce fut donc à Noël que Mathilde, accompagnée de Delphine, retourna chez ses parents. Un peu comme la parabole du fils prodigue, elle fut accueillie à chaudes larmes. Delphine se tenait en retrait, heureuse que sa chérie renoue avec ses parents. Pour elle la famille était une notion importante et essentielle. Ne pas connaître ses beaux-parents aurait été un drame.
Pour les frères et sœurs de Mathilde, la voir embrasser une fille était une curiosité qui les amusait et inspirait un dégoût puéril qui fit rire le couple.
Elles se marièrent trois ans plus tard, lorsque Mathilde obtint son diplôme d'infirmière. Elle rejoignit le même hôpital que Delphine mais fut affectée en chirurgie. Quelques mois plus tard, elles déposèrent un dossier pour adopter un enfant né sous X.
Fin
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Commentaires ()
Magnifique chapitre dommage que ce soit le dernier. J'espère que tu nous écrira encore de belles histoires aussi romantiques que toutes celle de tu as déjà publiées.
Bises
C'est donc le dernier chapitre de ce récit.
Un chapitre différent des précédents
Merci encore pour votre accueil et vos commentaires
A bientôt peut-être pour une autre histoire
Bises
LN
Bonjour Hélène,
Vous avez là écrit une très belle histoire, très bien écrite comme toujours. Dans l'attente d'un prochain récit, merci.
Bises