La main du type caressait sa fesse pour la deuxième fois. Le premier contact pouvait être le fruit du hasard, la foule étant particulièrement dense en ce 14 juillet. Cette fois, il n'y avait plus guère de doute sur les intentions de son voisin de gauche.
Elle tourna la tête pour lui adresser un regard interrogateur. Un grand sourire barrait son visage, mais il ne daignait même pas la regarder. La pression de la main s'accentuait, comme s'il cherchait à évaluer la qualité d'un fruit mûr. Elle avait l'impression d'un contact physique direct, tellement le tissu était fin.
Elle portait une longue robe d'été bleue roi, qui épousait chacune de ses courbes avant de s'élargir légèrement. Elle devenait presque transparente en plein soleil, révélant ses hanches larges et ses seins ronds aux mamelons souvent tendus. Pour ne rien arranger, une fente audacieuse laissait filer sa jambe gauche à chaque pas.
C'est Nicolas qui avait insisté pour qu'elle la mette dans sa valise, alors qu'elle la trouvait trop osée pour les vacances. D'ailleurs, les hommes ne s'y trompaient pas : elle avait surpris à plusieurs reprises leurs regards dans la rue, désireux sans doute de découvrir quelque secret caché. C'est encore Nicolas qui l'avait convaincue de la porter avec un string minimaliste, argumentant que tout autre sous-vêtement se devinait et que « c'était moche ».
Pour l'instant, c'est un autre qui en profitait, bien au-delà de ce qui était acceptable. Les deux mains sur la poussette, elle opérait un mouvement régulier d'avant en arrière destiné à rassurer la petite Clara, alors que les crépitements et les détonations se multipliaient. Manon, l'aînée, était un peu plus loin avec son père : Karine l'entendait pousser des « oh » d'émerveillement. Nicolas se tourna vers sa femme, le pouce en l'air, sans qu'elle sache si c'était pour saluer la qualité du spectacle ou pour se réjouir de l'enthousiasme de leur fille. Probablement les deux. Il n'aurait pas moyen de deviner ce qui se tramait dans le dos de sa femme ; l'obscurité et la foule formaient peu à peu un rideau opaque.
Le gars savait parfaitement ce qu'il faisait. Il empoignait désormais alternativement chacun des globes charnus, sans se soucier de la présence des autres spectateurs qui avaient le nez en l'air. Karine aurait pu l'interpeller plus vertement ou appeler Nicolas afin qu'il intervienne. Ce qui se passait était absurde. Mais elle ne fit rien de tout cela. Pas plus qu'elle ne retint son bras. Elle tentait de rester stoïque, mais la main se faisait maintenant plus douce ; les doigts plissaient légèrement le tissu pour s'en servir comme d'une plume et effleurer sa peau. Il glissait contre ses cuisses, s'accrochait à la sueur puis reprenait sa caresse.
Il faisait encore une trentaine de degrés à 23 heures ; une goutte glissa depuis sa nuque jusqu'au bas de son dos et lui fit l'effet d'un glaçon. Un frisson inattendu la traversa de part en part. Elle se tourna de nouveau : le type la fixait, puis il mit un doigt devant sa bouche pour ordonner le silence. Karine sentit le bas de sa robe remonter de quelques centimètres sur ses mollets : la main venait de s'immiscer sous le vêtement par le côté fendu et, avec une habileté diabolique, s'était saisie de la ficelle de son string afin de l'écarter. La robe, déjà trempée de chaleur, se souleva comme un voile, découvrant un peu plus son intimité. Sa gorge était nouée par tant d'audace. Elle se cramponnait à la poussette désormais immobile. Elle jeta un coup d'œil furtif vers son mari sans parvenir à l'apercevoir, puis sentit un doigt autoritaire descendre sa raie pour se poser sur son œillet.
Cela n'avait pris que quelques secondes et la main s'était figée, si ce n'est la légère pression maintenue à l'orée de ses fesses sans en forcer l'entrée.
Mille pensées tournaient dans sa tête. Nicolas lui faisait encore régulièrement l'amour, mais il n'avait jamais osé toucher cette zone en quinze ans de vie commune. Il avait toujours été doux et prévenant, ce qui participait de son charme de dandy. Quant à son seul autre petit copain, rencontré en terminale, il s'y était essayé mais avait reçu une baffe magistrale en retour, ce qui avait mis fin à leur relation de cinq jours.
Le doigt inquisiteur relâcha la pression avant de se poser à nouveau sur sa cible. La main jouait avec elle, et Karine se sentait comme un papillon prêt à être punaisé au mur. Le type la savait à sa merci, elle en était certaine. Son souffle s'accélérait. Personne ne devait savoir. Elle était seule avec lui, seule avec cette main qui la possédait sans même la pénétrer.
Des gouttes de sueur glissaient désormais jusqu'à sa corolle plissée, et le doigt s'appliquait à les recueillir tout en continuant à la masser. Elle se cambra un peu plus. Campée sur ses sandales compensées, la pose devait paraître obscène, mais c'était bien là le cadet de ses soucis. Puis l'autre main lui saisit le menton. Un regard d'acier planté dans le sien. Un pouce pénétra sa bouche. Elle le suça. Sans réfléchir. Juste pour le goûter.
D'une forte poussée, le doigt fit céder son sphincter. Un petit gémissement lui échappa, qu'elle ravala aussitôt. Ce n'était pas douloureux, juste massif. Une présence étrangère qui l'envahissait sans violence.
L'intrus progressa d'une traite dans ses entrailles. Lent. Inexorable. Comme s'il prenait possession d'un territoire interdit. Elle sentait chaque millimètre, chaque pli de sa muqueuse qui s'étirait pour l'accueillir. Une brûlure lui mordait le bas-ventre. Elle aurait dû le repousser. Elle aurait dû hurler. Mais ses muscles se relâchèrent d'eux-mêmes, comme si son corps avait attendu ça depuis toujours. Depuis quinze ans. Quinze ans d'un Nicolas trop poli, trop prévenant, trop… insuffisant.
Karine n'entendait plus le feu d'artifice et ne voyait plus les gerbes de couleur qui redescendaient en pluie fine. Les enfants riaient et s'exclamaient. Elle se faisait prendre le cul en public.
Le doigt s'immobilisa au plus profond. Puis se mit à bouger. Un va-et-vient lent et méthodique. Comme s'il apprenait son intérieur par cœur. Comme s'il la marquait. Elle sentit son nombril se creuser, ses orteils se recroqueviller. Une vague de chaleur monta de son bassin, irradia dans tout son ventre, fit trembler ses cuisses. À peine eut-elle le temps de sentir l'autre main quitter son visage pour se faufiler vers son bas-ventre et tirer brutalement sur le triangle de son string.
La morsure du tissu sur son sexe. Le doigt qui l'envahissait. Et puis plus rien.
L'orgasme la frappa comme un coup de poing. Violent. Soudain. Incontrôlable.
Ses jambes se mirent à trembler, puis elle les sentit se dérober. Seuls les bras puissants qui l'enserraient l'empêchèrent de tomber. Quand elle reprit conscience, il n'y avait plus que le vide dans son cul.
Le bouquet final avait commencé. Une succession ininterrompue de fusées s'élevait dans le ciel dans un vacarme assourdissant. Le type lui saisit le poignet pour lui faire lâcher la poussette : Karine sentit la barre de fer palpiter et la pressa de toutes ses forces à travers le pantalon de toile. Elle entendit un vague « Bonne soirée ». Il s'était évaporé.
Elle tentait de remettre son string en place le plus discrètement possible lorsqu'une voix se pencha à son oreille :
— Tu es une sacrée cochonne, toi. Si tu veux goûter de mon pieu dans ton beau cul, n'hésite pas. J'habite ici.
Le vieux glissa un bout de papier griffonné dans sa main puis partit rejoindre sa femme.
Nicolas, suivi de Manon, arrivait à sa hauteur :
— C'était top, hein ! En plus, il a duré longtemps. J'ai adoré ! Clara a été sage ?
— Comme une image. Je crois qu'elle a dormi tout le long.
— Tant mieux ! Il voulait quoi, l'ancien ?
— Me dire qu'il y avait le bal des pompiers juste après, dans le parc, là-bas. Mais on va rentrer à l'hôtel, mon amour, je suis vannée.
Nicolas la regardait tendrement en lui tendant la main. Leurs doigts s'emmêlèrent. Karine gardait l'autre poing fermé.
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Commentaires ()
Le texte appuie sur le faite que d'avoir une robe excitante pousse a être touché sans réel consentements.
J'ai eu un problème à lire.
C'est super bien écrit et assez excitant si on retire cela
Bises Mumu
Merci pour cette belle histoire.
Accepte les doigts degeu d’un vieux qui se permet des privautés tout ça parce que la gonzesse a 1 robe 1 tantinet transparente.
Donc ça veut dire que si tu sors avec 1 vêtements transparent tu es en mode open bar prêt à niquer.
Conclusion soit les gonzesses sortent avec 1 col roule sous entendus je nique pas soit je sors en mode transparent et la chasse est ouverte.
Perso j’ai des vêtements d’été transparent ça ne veut pas dire pour autant que j’ai envi que tout le quartier me passe dessus.
Et ce vieil homme ? Il reste frustré...