La factrice et sa tournée du vendredi.
Chapitre 1
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Couverture de La factrice et sa tournée du vendredi., par nusab26
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La factrice et sa tournée du vendredi. — Chapitre 1

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La factrice et sa tournée du vendredi.

Chapitre 1

Je m'appelle Carole. J'ai quarante-quatre ans. Mariée à Didier depuis vingt-deux ans. On s'est rencontrés à l'époque où il réparait encore les vieilles 205 et les tracteurs des agriculteurs du coin. Aujourd'hui, son garage est fermé depuis six ans, les huissiers ont tout embarqué, et lui… Il reste à la maison. Il regarde la télé, il bricole un peu dans le garage vide, il fume trop. On se parle poliment, comme des colocataires qui auraient oublié pourquoi ils s'aiment encore.
Nos deux enfants sont partis.
L'aînée bosse à Nantes dans la logistique, la petite est en école d'infirmière à Angers. Ils reviennent pour Noël et pour l'anniversaire de mamie. Le reste du temps, c'est le silence entre Didier et moi.
Je suis factrice depuis maintenant douze ans et demi dans cette petite commune où tout le monde se connaît, où les ragots font le tour plus vite que la fibre optique n’arrive chez certains.
Au début, c’était juste un boulot pour payer les factures et avoir des horaires qui collaient avec les enfants. Aujourd’hui, je gère quasiment tout : le petit bureau de poste trois heures chaque matin (timbres, retraits, recommandés, colis à remettre en main propre), et ensuite la tournée proprement dite.
À pied, quand il fait beau, à vélo électrique dans les ruelles du bourg, ou en Kangoo jaune bien sûr quand la pluie tombe dru ou quand le vent vous plaque les cheveux dans la figure. Tout le monde me connaît.
Tout le monde me dit bonjour.
Beaucoup me tutoient depuis longtemps.
Et certains… certains me regardent un peu trop longtemps quand je passe. Un regard qui s’attarde sur le décolleté de l’uniforme mal boutonné, sur la courbe des hanches quand je me penche pour glisser une enveloppe dans la boîte, sur le balancement de mes fesses quand je repars vers la suivante.
Et pour cause.
Physiquement, je n’ai pas à me plaindre, et je le sais.
Je mesure un bon mètre soixante-douze, ce qui fait que je dépasse pas mal d’hommes d’ici quand je suis en baskets plates.
Ma poitrine est généreuse – bonnet D bien rempli, et ça se voit même sous le blouson bleu marine quand il fait froid.
Mes hanches et mes fesses sont à l’avenant : rondes, marquées, le genre de silhouette qu’on qualifie poliment de « femme faite » ou moins poliment de « bon coup » quand les langues se délient après deux bières au café de la place.
Mes cheveux châtain foncé descendent jusqu’au milieu du dos. La plupart du temps, je les attache en queue-de-cheval haute ou en chignon lâche pour la tournée pratique, mais il arrive que quelques mèches s’échappent et viennent caresser ma nuque ou mes épaules, et je vois bien les yeux qui suivent le mouvement.
Côté tenue… l’uniforme officiel, c’est pantalon droit et veste bleu marine avec le logo jaune. Mais je triche un peu, depuis des années.
En été, quand il fait vraiment chaud, je porte le pantalon d’uniforme, mais en haut, je mets un petit débardeur moulant sous la veste ouverte.
En hiver, je garde la veste, mais en dessous, c’est souvent un col roulé fin qui épouse tout.
Et le reste de l’année… j’avoue : j’aime bien mettre des leggings noirs très près du corps, ou des jeans slim qui montent haut sur la taille. Ça moule les cuisses, ça souligne les fesses, et quand je marche avec la sacoche en bandoulière, le tissu tendu fait ressortir chaque courbe.
Je me dis que c’est pour être à l’aise.
Mais soyons honnêtes : je sais très bien l’effet que ça produit.
Et j’aime bien le savoir.
Mes journées sont rythmées comme un métronome depuis douze ans et demi. C’est presque apaisant, cette régularité. Elle me donne l’impression d’avoir encore le contrôle sur quelque chose, alors que le reste de ma vie part en vrille doucement.
Ouverture du bureau de poste à huit heures trente précises.
J’arrive à huit heures quinze, je gare le Kangoo derrière, je pousse la lourde porte vitrée qui grince.
J’allume les néons qui clignotent deux secondes avant de se stabiliser, je relève le rideau métallique, je sors les tampons, je mets le terminal de paiement en route, je trie les recommandés de la veille qui sont restés dans le casier.
Tout est en place pour accueillir les premiers clients à huit heures trente tapantes.
À dix heures trente, je ferme le guichet.
— À tout à l’heure pour les colis ! je lance à ceux qui traînent encore.
Je range vite fait, je prends ma sacoche jaune, je vérifie que j’ai bien les lettres et les paquets triés par rue, et je pars pour la distribution.
C’est là que ça change.
C’est là que le rythme s’accélère, que le cœur bat un peu plus fort.
La tournée, c’est vraiment le cœur de ma journée.
Je respire enfin. Je sors du bureau, l’air frais me fouette le visage, et je me mets en route. Lentement. Sans me presser. Dans ce petit village, j’aime prendre mon temps.
Je passe devant la boulangerie, je pousse la porte, la clochette tinte.
On papote cinq minutes.
Je reprends ma tournée.
Je salue les mamans qui poussent leurs landaus, les retraités qui jardinent devant leur portail, les ados qui rentrent du collège avec leurs écouteurs.
Je connais leurs noms, leurs soucis, leurs petites joies.
Je distribue du courrier, mais aussi des sourires, des nouvelles, un peu de chaleur humaine.
Dans ces moments-là, j’aime ce village plus que tout.
Parce que quand je rentre chez moi tout s’éteint. Didier est toujours là, affalé dans le canapé.
Les mêmes canettes vides sur la table basse.
Les mêmes mégots dans le cendrier.
La même odeur de tabac froid et de bière tiède.
Il grogne contre un « Salut » sans lever les yeux de l’écran.
La télé hurle une pub pour des machines à laver ou un jeu de télé-réalité.
Le bonheur s’arrête à la porte d’entrée.
Il reprend le lendemain matin, à huit heures quinze, quand je pousse la porte du bureau de poste, que j’allume les néons, que je relève le rideau et que je recommence.
Le jeudi, c’est mon petit rituel secret au guichet.
Le jeudi, le bureau est plus calme que les autres jours. Moins de mamans avec des gamins, moins de retraités qui viennent chercher leur pension en avance.
Mais eux… Eux, ils viennent.
Beaucoup plus que le reste de la semaine.
C’est pour ça que le jeudi, je m’habille en conséquence.
Pas l’uniforme classique boutonné jusqu’en haut. Non.
Je mets un chemisier blanc très fin, presque transparent quand la lumière tombe bien, avec les deux ou trois premiers boutons ouverts exprès.
Le décolleté plonge généreusement, ma poitrine généreuse se dessine parfaitement, le creux entre les seins bien visible.
Pas de soutien-gorge trop épais ce jour-là.
Juste ce qu’il faut pour que ça bouge un peu quand je respire, quand je tends un colis, quand je tape sur le clavier. Et ça marche.
Certains viennent pour de vraies raisons :
D’autres… Rien à faire.
Absolument rien.
Ils entrent, s’approchent du guichet, posent les deux mains sur le comptoir comme s’ils allaient acheter la boutique entière, et me regardent avec ce sourire en coin qu’ils croient discret.
— Salut Carole… Alors, ça va aujourd’hui ?
— Bien, et toi ? Tu viens pour quoi ?
— Bah… Pour rien de spécial. Juste te voir.
Je ris doucement, je secoue la tête, je fais semblant d’être occupée avec mes tampons.
Ça me fait rire, vraiment.
Leurs prétextes sont parfois tellement gros que c’en est touchant. Mais presque tous, en partant, disent la même phrase.
Toujours la même.
Comme une incantation, un code entre nous. Ils se retournent sur le pas de la porte, me lancent un dernier regard qui descend, puis remonte, et lâche :
— Vivement demain, Carole…
Et moi, je réponds toujours pareil, avec le même petit sourire complice, la même pointe d’excitation dans la voix : Oh - oui… Vivement demain. J’ai hâte.
Ils sortent, la clochette tinte, la porte se referme.
Et là, vous vous demandez sûrement : mais qu’est-ce qui se passe donc le vendredi pour que certains hommes aient cette petite lueur dans l’œil dès le jeudi ?
C’est tout simple.
Le vendredi, et uniquement le vendredi, la distribution du courrier change un peu de nature. Bien sûr, je distribue toujours les lettres, les factures.
Mais en plus de ça… je m’occupe d’eux.
Et eux, ils s’occupent de moi. C’est devenu comme une petite tradition tacite dans le village, une habitude qui s’est installée doucement, sans que personne n’ait jamais eu besoin de mettre des mots dessus.
Une poignée d’hommes savent que ce jour-là, quand je passe devant chez eux, ça peut aller beaucoup plus loin qu’un simple « bonjour » et une enveloppe glissée dans la boîte. Et pour savoir si je ne fais que distribuer le courrier… ou si ça va devenir autre chose, c’est d’une simplicité enfantine.
Il suffit de regarder les volets de leur salon. S’ils sont ouverts, c’est clair : je passe, je dépose le courrier, on échange deux-trois mots polis, peut-être un regard un peu appuyé, un compliment sur ma tenue du jour, et je repars.
Rien de plus. Mais s’ils sont fermés…
alors ça veut dire qu’ils sont seuls à la maison ce matin-là.
Ou, plus souvent, qu’ils ont envie de plus.
Qu’ils m’attendent.
Que la porte ne sera pas vraiment fermée, ou qu’ils l’entrouvriront dès que j’approche. Et croyez-moi : les volets sont souvent fermés le vendredi matin. Je passe devant, je ralentis un peu, je jette un œil discret.
Volets fermés ?
Mon cœur fait ce petit bond que j’adore.
Je toque doucement, ou parfois, je n’ai même pas besoin : la porte s’entrouvre avant que ma main ne touche le bois.
Et là, dans ces maisons qui sentent le café, le bois ciré ou parfois l’huile de moteur, tout change. Ça dure rarement plus de quinze minutes.
Juste le temps qu’il faut pour que ce soit bon, intense, sans chichi.
Ils me disent merci – toujours.
Avec un sourire un peu gêné, un peu reconnaissant.
Et moi, je ressors, je rajuste ma veste, je remets ma queue-de-cheval en place, et je repars pour la maison suivante.
Aujourd’hui, c’est vendredi. Je ferme le guichet un peu plus tôt que d’habitude.
Pas foule ce matin, et je sais que la tournée va s’étirer.
Je m’installe au volant et je pars. Le village est encore enveloppé d’un brouillard fin.
Je commence par les rues habituelles, celles où les volets restent ouverts.
Je distribue les lettres, les factures, les petits colis.
Un signe de la main par la fenêtre, un « Bonne journée ! » lancé à un retraité qui taille ses rosiers, un sourire à la jeune maman qui sort ses poubelles.
Rien de plus.
Juste le boulot. Puis j’arrive rue des Tilleuls, numéro quatorze.
La maison de M. Lemercier. Les volets du salon sont fermés.
Comme presque tous les vendredis. Je gare le Kangoo le long du trottoir, je coupe le contact, je prends une seconde pour respirer.
Je sonne.
La porte s’entrouvre presque immédiatement.
Il est là, en pantoufles grises et en chemise à carreaux rentrée dans un pantalon de velours usé.
Soixante-dix ans bien sonnés.
— Bonjour Carole…
Sa voix est un peu rauque, mais chaleureuse.
— Bonjour monsieur Lemercier. Ça va aujourd’hui ?
— Beaucoup mieux maintenant que vous êtes là, ma petite. Pas besoin de tourner autour du pot.
Je rentre, je referme la porte d’un léger coup de talon.
L’odeur familière : café tiède, vieux bois ciré, une pointe de lavande séchée.
Il reste dans le couloir étroit, les mains un peu crispées. Je pose ma sacoche sur la petite console en bois sombre, je me retourne vers lui et je lui adresse mon sourire direct.
— Allez, monsieur Lemercier… Quittez le pantalon. Je vais m’occuper de vous.
Il hoche la tête, un peu timide, un peu pressé.
Il défait sa ceinture, descend le pantalon et le slip en même temps, gestes lents mais décidés.
Son sexe apparaît, mou, ridé, pendouillant contre sa cuisse pâle.
À soixante-dix ans, ce n’est plus la fougue de la trentaine, mais il y a encore de la vie là-dedans quand on sait s’y prendre. Je m’agenouille devant lui, le carrelage froid sous mes genoux.
Je prends son sexe dans ma main, doucement, je le caresse du bout des doigts, je le masse à la base, je souffle dessus pour le réchauffer.
Il tressaille légèrement, durcit un peu, juste assez pour que je sente le sang affluer.
— Pas facile ce matin, hein…
Je murmure avec un petit rire complice.
Il hausse les épaules, sourire gêné.
— À mon âge… Ce n'est pas toujours au rendez-vous.
Je sais. Alors j’ouvre les deux premiers boutons.
Je sors mes seins, les libère du soutien-gorge, les soulève dans mes paumes pour les lui offrir.
— Touchez-les, allez…
Ses mains tremblent un peu quand il les pose dessus.
Paumes rugueuses, doigts calleux des années de travail manuel.
Il les malaxe doucement, les caresse, pince légèrement les tétons.
Ça aide.
Son sexe gonfle davantage dans ma main, devient plus ferme, plus chaud.
Je commence à l’astiquer, rythme lent au début, puis un peu plus régulier.
Ma poitrine contre ses cuisses, mes seins qui bougent au gré de mes mouvements.
Il respire plus fort, un grognement sourd monte de sa gorge. Ça ne prend pas longtemps.
Il se tend, ses doigts se crispent sur mes seins, et il jouit.
De petites gouttes tièdes, claires, qui perlent et coulent sur mes doigts.
Pas de grande explosion, juste ce spasme discret, ce soupir de soulagement profond. Je m’essuie la main avec le mouchoir que j’ai toujours dans la poche.
Je me relève, je remets mes seins en place.
Il remonte son pantalon, un peu essoufflé, le visage rosé.
— Merci, Carole… Vous êtes un ange.
— De rien, monsieur Lemercier. Bonne journée à vous. Et à vendredi prochain, hein.
Il me sourit, les yeux brillants de gratitude.
Je reprends ma sacoche, je sors, je referme doucement la porte. Dehors, l’air frais me pique les joues.
Je remonte dans la voiture, je démarre, je roule vers la maison suivante.
Je continue la tournée sans m’arrêter plus longtemps.
Les volets suivants sont ouverts : je glisse le courrier dans les boîtes, je fais un signe de la main à travers la vitre, je lance un « Bonne journée ! » à ceux qui me voient passer.
Rien de plus.
Et puis j’arrive au bout de la rue principale, là où la route fait un coude vers la zone artisanale.
Le garage auto du village.
Celui de Bruno. Les volets du petit bureau vitré, juste à côté de la porte du hall, sont fermés.
Bien fermés. Je gare la Kangoo sur le côté, je coupe le contact.
Je prends le colis un paquet assez lourd, probablement des pièces et les deux lettres pour lui ce matin.
Je descends, je traverse la cour gravillonnée, mes baskets crissent un peu.
La grande porte du garage est ouverte, le bruit d’un moteur qui tousse et repart.
Bruno est là, penché sous le capot d’une vieille Peugeot 206, combinaison de travail bleu foncé ouverte jusqu’à la taille, torse nu dessous, un chiffon sale glissé dans la poche arrière. Il relève la tête en m’entendant arriver.
Ses yeux descendent une seconde sur mon chemisier décolleté, sur le legging qui moule mes hanches, puis remontent.
Un sourire en coin.
— Salut Carole. T’as quelque chose pour moi ?
— Ouais, un colis et deux recommandés. Faut signer.
— Entre deux minutes, je finis ça et je te fais la paperasse.
Je le suis à l’intérieur.
Il essuie ses mains sur le chiffon, ferme le capot d’un coup sec, puis me fait signe de le suivre vers le petit bureau attenant au hall.
Une pièce exiguë, encombrée : étagères pleines de pièces auto, boîtes de filtres, courroies, bidons d’huile, une odeur forte de cambouis, de métal et de graisse chaude.
Il referme la porte derrière nous.
Pas à clé, mais le geste est clair. Il se retourne vers moi, s’adosse à l’établi.
— T’as cinq minutes ?
Je pose le colis et les lettres sur une pile de catalogues.
— J’ai toujours cinq minutes pour toi, Bruno.
Il défait lentement la fermeture Éclair de sa combinaison, la descend jusqu’aux hanches.
Son sexe jaillit, déjà à moitié dur, droit, épais, veiné.
Rien à voir avec M. Lemercier.
À cinquante-trois ans, Bruno est encore solide : ancien rugbyman du coin, épaules larges, mains calleuses, ventre un peu rond, mais musclé dessous.
Son sexe pulse déjà, dressé, prêt. Je m’agenouille sur le sol en béton, un vieux carton sous les genoux pour ne pas me faire mal.
Je le prends en main, je le caresse d’abord lentement, du bout des doigts, puis je le serre un peu plus fort.
Je lève les yeux vers lui.
Il me regarde, souffle court. Je l’approche de mes lèvres, je le lèche d’abord sur toute la longueur, puis je le prends en bouche.
Profondément.
Je suce, je tourne la langue autour du gland, je descends jusqu’à la base, je remonte en aspirant doucement.
Ma main le branle en même temps, rythme régulier, humide de salive. Il grogne.
— Putain Carole… Enlève ta veste. Branle-moi avec tes seins.
Je lâche sa queue une seconde, je retire la veste bleu marine de la Poste.
Je sors mes seins, les presse l’un contre l’autre.
Je reprends son sexe entre eux, je monte et descends, lentement d’abord, puis plus vite.
La peau chaude contre la mienne, le gland qui dépasse à chaque remontée, rouge, luisant.
Il pose les mains sur mes épaules, guide un peu le mouvement.
J'alterne : seins, bouche, main, seins encore.
Comme il veut.
Ses hanches commencent à bouger, il pousse un peu dans ma bouche, puis entre mes seins.
Son souffle devient rauque.
— Je ne vais pas tenir longtemps…
Je serre plus fort, j’accélère avec mes mains et ma poitrine.
Il se tend, grogne fort, attrape mes cheveux d’une main. Il éjacule au-dessus de ma poitrine.
Jets chauds, épais, qui coulent sur mes seins, entre eux.
Je reste là une seconde, le laisse finir, puis je prends un chiffon propre (il y en a toujours une pile ici.) pour m’essuyer.
Je remets mes seins dans le soutien-gorge, reboutonne le chemisier, enfile la veste.
Il remonte sa combinaison, encore essoufflé.
— Merci ma belle… T’es la meilleure.
— De rien, Bruno.
Je ressors du garage de Bruno, le goût encore dans la bouche, la poitrine un peu collante sous le chemisier malgré le chiffon que j’ai utilisé.
Je démarre, je reprends la tournée sans traîner. Les trente-cinq minutes suivantes passent vite.
Volets ouverts partout : je distribue le courrier en mode automatique.
Boîtes aux lettres qui claquent, un sourire rapide.
Et puis j’arrive avenue des Lilas, numéro vingt-sept.
Chez Philippe.
La maison est grande, propre, un peu trop parfaite avec ses volets blancs et son jardin taillé au cordeau.
Le volet de la cuisine, celui qu’on voit depuis la rue, est fermé.
Comme presque tous les vendredis.
Philippe a quarante-quatre ans, comme moi.
Chef de famille nombreuse : quatre enfants, une femme qui bosse en ville.
Mais le vendredi, il est en télétravail.
Seul.
Femme et gosses partis tôt le matin.
Il a toute la maison pour lui jusqu’au soir.
Je prends la petite pile de lettres.
Je sonne.
La porte s’ouvre presque immédiatement.
Il est là, en chemise blanche pantalon de costume.
— Salut Carole. Entre vite.
Je franchis le seuil, je tends les lettres.
— J’ai ton courrier, il faut que tu…
Il ne me laisse même pas finir.
— On se dépêche, j’ai une réunion qui commence dans quinze minutes.
Je n’ai pas le temps de répondre « OK ».
Il m’attrape par la taille, me fait pivoter, me pousse contre la grande table du salon.
Le bois verni est froid contre mes paumes quand je m’y appuie.
Il tire d’un coup sec sur mon pantalon.
Le tissu descend d’un bloc sur mes cuisses, emportant mon string avec.
J’entends sa ceinture claquer sur le sol, le zip de son pantalon qui descend, le froissement rapide du tissu.
Pas de préliminaires.
Pas de mots doux.
Il se colle contre moi, son sexe déjà dur contre mes fesses, puis il pousse d’un coup.
Il me pénètre profondément, d’un seul mouvement sec.
Je gémis, surprise par la force, par la vitesse. Le rythme est immédiat, soutenu, presque brutal.
Ses hanches claquent contre mes fesses à chaque coup de reins.
Le bruit résonne dans le salon vide : clac, clac, clac.
La table grince sous mon avant-bras, mes seins ballottent sous ma veste.
Il attrape ma queue-de-cheval d’une main ferme.
Il tire dessus une première fois, fort, pour me cambrer encore plus.
Je pousse un petit cri. Il tire une seconde fois, plus sec, en même temps qu’il accélère. Puis sa main libre descend, il me claque les fesses.
Une claque sonore, rouge qui chauffe instantanément.
Une deuxième, plus forte.
Je me mords la lèvre pour ne pas crier trop fort. Il grogne, souffle rauque contre mon oreille.
— Putain Carole… t’es trop bonne…
Les claquements s’enchaînent, rapides, sans pause.
Ses doigts s’enfoncent dans ma hanche.
Je sens son sexe gonfler encore, pulser.
Il se tend d’un coup, pousse au fond une dernière fois, puis se retire brusquement.
— À genoux, vite !
Je me retourne, je m’accroupis devant lui en une seconde, le visage levé.
Il se branle deux-trois fois, vite et fort, la main crispée sur sa queue.
Il grogne, les yeux rivés sur moi.
Et il éjacule.
Des jets chauds, épais, qui giclent directement sur mon visage : une première salve sur ma joue droite, une deuxième qui traverse mon nez et mes lèvres, une dernière qui atterrit sur mon menton.
Puis je me relève, j’attrape un mouchoir dans ma poche. Je m’essuie rapidement le visage, le menton, le cou.
Je remonte mon pantalon et mon string d’un geste sec, je rajuste ma queue-de-cheval qui a un peu bougé.
Il remonte son pantalon, boucle sa ceinture en deux secondes chronos.
— Merci… J’y vais, la réunion…
Il attrape son ordinateur portable sur la console, me lance un regard complice.
— À la semaine prochaine.
— Bonne réunion, Philippe.
Je sors, je referme la porte derrière moi.
Je ressors de chez Philippe, les joues encore un peu chaudes.
Je remonte dans la Kangoo sans traîner, je démarre, je roule deux rues plus loin et je m’arrête sur le petit parking désert derrière l’ancienne école.
Personne en vue.
Je coupe le moteur, je baisse le pare-soleil, je sors le paquet de lingettes que je garde toujours dans la boîte à gants.
Je me nettoie le visage soigneusement.
Cinq minutes chrono.
Puis je redémarre.
La tournée continue. Les derniers arrêts passent sans accroc.
Volets ouverts, sourires polis, « Bonne journée Carole ! », des boîtes aux lettres qui claquent.
Je distribue les derniers colis, les dernières enveloppes.
Et il ne reste plus qu’un endroit : la boulangerie du village. Quand j’arrive devant, je vois tout de suite : le volet du laboratoire (la petite pièce à l’arrière où on pétrit et où on cuit) est fermé.
Le rideau métallique est baissé à moitié, mais la porte de service est entrouverte.
Simon m’attend. Simon, le fils de la boulangère.
Vingt ans.
Grand, mince, cheveux noirs en bataille, tatouage discret sur l’avant-bras.
Il aide sa mère depuis qu’il a arrêté les études, et il a découvert le rituel il y a six mois.
Depuis, il est devenu un habitué.
Le plus jeune. Le plus intense.
Je pousse la porte de service.
Il est là, dans le laboratoire : torse nu sous le tablier blanc, farine sur les avant-bras, torse luisant de sueur à cause des fours.
Il referme la porte derrière moi d’un coup de pied. Pas un mot.
Juste un regard qui dit tout. Il m’attrape par la taille, me plaque contre le plan de travail en inox froid.
Je sens l’odeur de pain chaud, de levure, de sueur propre.
Il m’embrasse fort, langue déjà dedans, mains qui descendent sur mes fesses.
Je gémis dans sa bouche. Il défait ma veste, ouvre mon chemisier d’un geste sec, sort mes seins, les prend en bouche l’un après l’autre.
Je pose les mains sur sa tête, je le laisse faire.
Puis il descend, tire mon legging et mon string jusqu’aux chevilles.
Je m’appuie sur le plan de travail, jambes écartées. Il s’agenouille une seconde, me lèche vite, fort, juste pour me faire monter.
Puis il se relève, baisse son pantalon de travail.
Son sexe est dur, droit, jeune, prêt.
Il me pénètre d’un coup, profond, sans attendre.
Je pousse un cri étouffé contre son épaule. Il me baise là, debout, contre le plan de travail.
Rythme rapide, puissant, presque animal.
Ses mains sur mes hanches, il me soulève un peu pour aller plus profond.
Je m’accroche à ses épaules, je plante mes ongles dans son dos. Puis il me retourne, me penche en avant sur le plan de travail.
Il me reprend par derrière, une main dans mes cheveux, l’autre qui claque mes fesses deux-trois fois.
Je sens l’orgasme monter vite, trop vite.
Je jouis en silence, le corps secoué, les cuisses tremblantes, le sexe qui se contracte autour de lui. Il accélère encore, grogne fort.
Il pousse au fond une dernière fois et éjacule en moi.
Spasmes longs, chauds, profonds.
Il reste planté là quelques secondes, souffle rauque contre ma nuque, puis se retire lentement.
Je me redresse, remonte mon legging, mon string trempé.
Je sens son sperme couler déjà un peu à l’intérieur.
Il remonte son pantalon, me sourit, un peu essoufflé, un peu fier.
— Merci… T’es incroyable.
— À la semaine prochaine, Simon.
Je reprends ma sacoche, je sors par la porte de service.
Dehors, l’air est plus frais, le village presque silencieux.
Je remonte dans le Kangoo, je roule jusqu’au bureau de poste.
Je gare la voiture derrière, je pose les clés sur le bureau, je ferme tout.
La tournée est finie. Je rentre chez moi à pied, les jambes lourdes, le corps fatigué, mais le ventre encore plein de cette chaleur liquide.
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Photo de profil de Jojo33bdx
Jojo33bdx
13 octobre 2026 à 18:05
Alors je veux connaître le nom de ce village et rencontrer cette dévouée factrice !!! Merci @Nusab pour cette histoire tres agréable à lire. 
Photo de profil de MonsieurLeDirecteur
MonsieurLeDirecteur
13 octobre 2026 à 17:57
La mission sociale de La Poste. On n'en parle jamais assez ! Bravo pour ce récit bien rythmé 
Photo de profil de slysex
slysex
13 octobre 2026 à 17:26
J'adore !  Quelle  ecriture, on ressens le  rythme  des emotions et de la  vie. Top !

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