Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le chalet en Dordogne — Chapitre 1 · Il faut savoir conclure
Auteur
Le chalet en Dordogne
Chapitre 1 · Il faut savoir conclure
Je compris à ce moment-là que mon séjour serait sûrement différent de ce que j'avais envisagé.
La journée s'est déroulée de manière bizarre d'une part parce que cet audit ne semblait pas aussi facile que je l'avais envisagé, une PME familiale à la gestion très « familiale », des employés peu motivés, une chaîne de production vieillotte et des rapports entre la direction et le comptable plus que tendus et d'autre part parce que France a été présente dans mon esprit toute la journée, ce qui a eu un impact sur mon attention. Bref, une journée fatigante.
De retour à mon lieu de villégiature, je passe par l'accueil pour prendre des nouvelles de France, tombe sur sa mère qui m'explique.
— France, elle est partie rejoindre d'anciens amis de fac, elle doit rentrer demain ou après-demain, on ne sait jamais avec elle et vous lui vouliez quoi ?
— Rien, je voulais juste la remercier pour hier soir, elle m'a bien dépanné avec le panier garni et son accueil a été particulièrement sympathique.
— Je vous remercie pour elle et je lui transmettrai, vous avez besoin d'autre chose ?
— Oui, si vous pouviez me préparer un nouveau panier repas, je n'ai pas l'envie d'aller faire des courses ce soir, un peu déçu d'apprendre la « disparition » de mon amante d'un soir.
— Pas de problème, on vous portera ça vers 19 h 00 avant que l'on ferme si cela vous convient, sinon vous pouvez venir le chercher.
— La livraison sera parfaite, dissimulant ma désillusion, allons pour 19 h 00, merci et bonne fin de journée, tournant les talons et allant garer ma voiture sur le côté du chalet.
Me mettant à l'aise, ouvrant mon dossier pour mettre au propre mes notes je découvre un message arrivé dans l'après-midi auquel je n'avais pas vraiment fait attention étant donné le numéro que je ne connaissais pas. Je l'ouvre et écoute « C'est France, si tu ne fais rien ce soir je peux passer te faire un coucou vers disons 20 h 00 ? »
Je m'empresse de répondre « Coucou toi, tu n'es pas partie avec des amis » « Non, il me fallait un prétexte pour disposer de mes prochaines soirées et nuits » « Alors d'accord je t'attends bises » « Bises à tout à l'heure, laisse la fenêtre de la chambre entre-ouverte que je puisse rentrer sans me faire repérer »
Je reste un long moment à regarder le portable, relisant, surpris par ce qui arrive, un peu dépassé, puis je me replonge dans mon dossier en regardant ma montre pour voir de combien de temps je disposais. Relisant mon compte-rendu sur mon écran, satisfait, j'éteins tout et me dirige vers la salle de bain pour me glisser sous la douche avant l'arrivée du panier garni. L'effet de l'eau et du passage de mes mains avec le gel sur ma peau me font l'effet inverse de ce que j'attends de ma douche, constatant un début d'érection et des pensées coquines où France prend une part importante. Je revois son corps, sa liberté face à la nudité, sa simplicité et la manière dont elle assume ses envies. Mes mains glissent machinalement vers ma verge qui se gonfle instantanément à leur contact exacerbant la turgescence de mon membre. Quelques allers et retours mais je reprends le dessus, préférant me réserver pour la réalité et l'arrivée de France.
Je me sèche, passe comme hier un short et un T-shirt, je range un peu et fais la vaisselle d'hier lorsque ça toque. Je viens ouvrir tout en m'essuyant les mains.
— Bonjour, c'est pour vous le panier garni ? surpris de voir un homme face à moi.
— Euh oui bien sûr, merci de vous être déplacé.
— Bah ça ne me gêne pas car je fais la tournée de soirée pour voir s'il n'y a pas de problème. Si vous avez encore besoin de quelque chose vous pouvez appeler ma femme avant que l'on ferme.
— Non non ça va, constatant la présence d'une bouteille de vin dans le panier, je vous remercie et bonne fin de soirée, refermant la porte et regardant ma montre : 19 h 30, encore quelques minutes à attendre.
L'attente fut de courte durée lorsque j'entendis toquer contre la fenêtre de la chambre et découvris France en train de l'enjamber et se laisser tomber sur le lit, vêtue d'un jean et un chemisier, Stan Smith pieds nus.
— Bonjour vous, tu es en avance, tu aurais pu arriver pendant que ton père me déposait le panier.
— Bah t'es bête, je le surveillais, pas de risque et puis je suis majeure même si je suis un peu une cachottière avec eux. Allez viens, me tendant la main, toujours allongée sur le lit. Alors comment s'est passée ta journée ?
— Bof, pas terrible, me laissant tomber sur le lit à ses côtés. Je ne le sens pas trop, cet audit. L'ambiance est bizarre dans cette société. Mais maintenant que tu es là, je pense que cela va nettement s'améliorer, surpris par son baiser qui se transforme vite en une nouvelle découverte buccale presque acharnée, dénotant une envie largement partagée. Et toi, une bonne journée ?
— On va dire oui, même si elle m'a paru longue, s'étirant, mais tout s'est emballé depuis ton appel, puis se tournant vers moi, elle enchaîne : mais faut que je te parle. Je sais pas trop comment te dire ça, mais faut pas que tu te trompes sur moi, je ne suis pas une fille que l'on pourrait appeler facile ni une quelconque salope comme on dit.
— Je n'ai jamais pensé ça de toi même si je me suis interrogé.
— Dis que nos destins se sont croisés au bon moment, qu'ils nous offrent un moment particulier comme une parenthèse dans nos vies, enfin dans la mienne. Cet instant, je veux le vivre comme il se présentera, le temps qu'il durera, sans chercher plus. Tu comprends j'espère, me posant de nouveau un bisou sur la bouche.
— Oui, je ne voyais pas ça autrement sans te vexer, un bon moment imprévu sans lendemains.
— Oui voilà, sans lendemains, juste un intermède.
Avec un large sourire, elle vient se blottir contre moi, comme une petite fille qui cherche à se rassurer. Mes bras se resserrent autour d'elle, l'odeur de son parfum envahit mes narines et machinalement je lui caresse le dos d'une main.
— Jean-Marie, j'ai envie de toi.
Nos mains s'emparent de nos corps, nos vêtements rejoignent rapidement le sol. Nos peaux se trouvent, chaudes et impatientes. Je sens ses seins écrasés contre ma poitrine, et mon sexe qui se gonfle d'envie contre sa cuisse — elle ne fait rien pour m'en éloigner. Sans un mot, nous nous accordons, France se glissant sous moi sans lâcher mon cou de ses bras. Mon sexe se glisse contre sa fente. Elle ferme les yeux, un sourire aux lèvres, et ouvre largement ses cuisses — injonction à une prise de possession de son intimité, dont je profite immédiatement.
La fin de cette partie de jambes en l'air se termine un peu plus tard dans un long gémissement de France lorsque je me répands en elle. Nous restons un long moment ainsi jusqu'à l'expulsion de mon membre ramolli de sa grotte inondée.
— Wouaaahh j'ai bien fait de revenir et cela confirme tout ce que mes copines disent… rien ne vaut un homme mûr pour se faire du bien, me fixant dans les yeux et posant un nouveau baiser furtif sur ma bouche. Allez cela m'a donné faim. Se relevant la main entre les cuisses et se dirigeant vers les toilettes. Je me relève à mon tour en faisant attention de ne pas laisser quelques gouttelettes sur le couvre-lit et passant par la salle de bain pour m'essuyer. En revenant je retrouve France seulement couverte d'un T-shirt et de sa culotte en train de déballer les victuailles sur la table.
— Gâté le monsieur aujourd'hui, tu as fait du gringue à ma mère pour avoir ça, me montrant un petit bocal de foie gras. En plus c'est celui de notre réserve. Je te préviens si tu touches à ma mère je t'explose la tête, partant dans un rire franc et sonore.
— Bah je sais si c'est ta mère mais c'est ton père qui m'a porté le panier.
— Mon père, ah non, ma mère je pourrais accepter mais pas lui, même si vous feriez un beau couple tous les deux, repartant dans un éclat de rire.
— Et au fait pourquoi t'es revenue ?
— À ton avis, si je suis là c'est un peu parce que j'en avais envie tu crois pas, et puis hier c'était juste l'entrée, je voulais pouvoir profiter de la carte, me regardant en souriant et débouchant le bocal de foie gras avec un plop franc et net. Allez au lieu de te poser des questions vient donc goûter cette pure merveille, préparant deux fines tartines recouvertes par un beau morceau. Tu débouches la bouteille ou il faut que je fasse tout ici ?
— En fait je suis super content que tu sois là, je n'ai fait que penser à toi toute la journée, me demandant souvent si je n'avais pas rêvé. Mais tu n'as pas peur que tes parents s'aperçoivent de ta présence ici et que j'ai des emmerdes, redevenant soudain terre à terre.
— Non t'inquiète, d'abord pour eux je suis à Limoges et le chalet n'est pas visible de chez nous, en plus dis donc je suis majeure et puis arrête de te faire de la bile, et profite du moment, qui sait si cela se reproduira, me regardant avec un large sourire et me tirant la langue comme une gamine. Dis-toi seulement que tu as gagné un séjour All Inclusive d'un genre particulier, croquant à belles dents dans la tartine. Waouuh toujours aussi bon le pâté de Maman. Ce que je confirme en copiant son geste, une pure merveille, me disant qu'une femme qui fait un aussi bon foie gras ne doit pas être qu'une simple bonne cuisinière, mais je m'égarais.
Le reste du dîner se déroule sous la forme d'un échange de banalités entrecoupées par quelques verres du vin apporté.
— Au fait tu repars quand, je ne me rappelle plus combien de temps tu as réservé ?
— Bah je sais pas trop, cet audit risque d'être plus long que prévu, il n'est pas impossible soit que je refasse un séjour soit que je prolonge, pourquoi ?
— Juste pour savoir de combien de temps il me reste pour profiter de toi, me regardant intensément, je suis sûre que nous avons encore plein de choses à nous dire, enfin si je peux m'exprimer ainsi.
— Je te vois venir, il faudra que je te laisse la fenêtre de la chambre ouverte alors ?
— Voilà tu as tout compris.
Le repas terminé, un peu de rangement, puis direction la chambre où je découvre un petit sac de voyage confirmant bien l'idée qu'elle a l'intention de taper l'incruste, idée qui me réjouit au plus haut point. Brossage de dents, supplément démaquillage pour France et nous voilà glissés dans les draps, chacun revêtu respectivement d'un caleçon et d'une culotte. Est-ce l'endroit, le moment, la situation, mais cela me semble un peu incongru, cette sorte de vie de couple. Mais la proximité et la présence de France sous le même drap gomment vite cette impression. Ma main se glisse vers elle, effleure le côté de son torse puis remonte le bout de mes doigts contre son sein… l'effet désiré est immédiat.
France se tourne sur le côté et vient caler son dos contre moi, accompagnée d'un petit soupir de satisfaction. Passant un bras sous son cou et l'autre par-dessus, je peux profiter de sa poitrine que mes doigts commencent à malaxer doucement, cherchant à étirer les tétons, grattant les aréoles, déclenchant de petits gémissements de sa part.
Je m'enhardis en venant coller mon bas-ventre contre ses fesses… lui laissant ainsi découvrir la lente érection de mon membre contre elle, qu'elle excite avec de légers mouvements du bassin. Nos respirations s'accélèrent, synonymes d'une montée en puissance de nos envies, mais les barrières des tissus de nos frêles tenues sont encore un obstacle qui finit vite par sauter lorsque France se dégage, ôte sa culotte dans un mouvement allongée-jambes-relevées du plus bel effet.
— France 1 Jean-Marie 0, jetant sa culotte au travers de la chambre, ce qui m'oblige à vite égaliser et neutraliser son avantage par un même mouvement certes moins gracile mais tout aussi efficace. Réussissant un magnifique tour-sur-elle-même et posé-de-bouche sur mon nombril, France vient de déclencher les hostilités. Sa bouche glisse doucement vers le bas, je sens sa respiration sur mon sexe, ses doigts s'emparent de mes bourses et les palpent presque scientifiquement, puis sa bouche effleure mon gland, sa langue glisse sur le dessus de ma verge qui se tend rapidement. Je ressens d'un coup la chaleur lorsqu'elle embouche mon gland maintenant bien dégagé et à la merci de ses envies gloutonnes. Elle s'engage dans une fellation lente mais décidée, maintenant bien la base de ma verge de ses doigts, allant et venant sur toute la longueur de mon membre tendu, mordillant de temps en temps la base de mon gland. Toutes ces attentions n'ont d'autres effets que ma capitulation sans condition — je jouis en elle avec force, le premier jet la faisant presque tousser, mais elle absorbe avec gourmandise et s'empresse de finir délicatement la traite jusqu'à la dernière goutte.
— Alors heureux ? Se redressant souriante et visiblement ravie de cet épisode. Maintenant le monsieur et la madame vont faire un gros dodo et se reposer pour être en forme pour de nouvelles aventures, relevant le drap sur nous. Bises mon Jean-Marie adoré.
XXXX
Mon réveil fut surprenant : France à moitié habillée qui se précipite vers moi, me pose un bisou sur la bouche en enfilant son jean et me murmure un « à plus tard peut-être » avant de disparaître en enjambant de nouveau la fenêtre de la chambre.
Je reprends mes esprits, regarde ma montre : 6 h 05. Je secoue la tête — « cette fille est dingue en plus d'être belle », il faudra que je lui dise.
Petit déjeuner tranquille, douche avec de la musique, révision de mes notes de la veille, préparation de la journée et me voilà parti vers mes clients. Tout se passe normalement, me faisant douter de la réalité de la dernière nuit. Je rentre un peu plus tard que prévu, m'étant attardé à discuter avec la propriétaire de la société qui visiblement avait besoin de se confier sur la difficulté d'être une femme manager, et je suis surpris de trouver France dans le chalet en train de feuilleter une revue, allongée dans la chambre.
— Merde mais t'es rentrée comment ? Statufié sur le pas de la porte, ne me souvenant pas d'avoir laissé la fenêtre ouverte en partant.
— Avec ceci mon chéri, agitant un trousseau de clés, je ne suis pas la fille des propriétaires pour rien, j'en avais marre de faire l'Arsène Lupin pour entrer, et puis rassure-toi, j'ai fait attention, personne ne m'a vue et on ne peut pas voir la lumière de la chambre de dehors. Mais j'aurais préféré un « bonjour ma chérie je suis content que tu sois là », bon je me contenterai d'un gros bisou si tu veux bien te remettre en marche.
Un peu comme un automate, je me dirige vers le lit, posant ma sacoche sur la chaise, et venant lui donner ce qu'elle attendait sûrement depuis pas mal de temps. Je me suis retrouvé à plat ventre avant d'avoir pu esquisser le moindre geste.
— Ah mon gaillard te voilà à ma merci, s'asseyant sur mes reins, je me demande bien ce que je vais bien pouvoir te faire subir ce soir, me griffant le dos au travers de la chemisette, peut-être te marquer au fer rouge ou graver mes initiales dans ta chair.
— Ni l'un ni l'autre, me retournant d'un mouvement rapide et violent, inversant les positions en me retrouvant assis sur son bas-ventre. Ah on fait moins la maligne maintenant hein, la fixant dans les yeux et venant poser ma bouche sur la sienne, initiant un long échange lingual.
— Ah voilà comme je t'aime, tu sais me parler on dirait, en reprenant sa respiration avec un large sourire, et dois-je en conclure que tu es content de ma présence ce soir ?
— Oui mais je suis surtout surpris de te trouver là, j'attendais un appel.
— Je voulais te faire la surprise.
— Bah je ne me plains pas, j'aime toujours les surprises surtout si elles s'appellent France… et je me mets à chanter : Ne m'appellez plus jamais Frannceee, la Frannce elle m'a laissééee tomberr, et je me lève, libérant ma partenaire.
J'entre dans la petite salle de bain, laissant France allongée sur le lit, me regarde dans la glace puis commence à me dévêtir pour profiter d'une bonne douche.
— Alors comment s'est passée ta journée, au travers de la porte entre-ouverte ?
— Bof, longue, très longue à penser à toi, à nous, et errant dans les rues de Sarlat, même faire les magasins ne m'a pas changé les idées, alors je me suis dit que ce serait sympa de te faire une surprise, passant la tête par la porte. Tu as besoin d'un coup de main, que je te savonne le dos, que je t'étrille, entrant dans la petite pièce au moment où je me plie pour enlever mon caleçon. Je sens ses mains sur mes fesses, ce qui me surprend et me fait me redresser.
— Oops tu n'aimes pas, désolée mais ça a été plus fort que moi de te voir dans cette position le cul à portée de mes mains, retirant ses mains.
— Non c'est pas ça mais tu m'as surpris, je ne m'attendais pas à cette caresse mais tu peux continuer si tu veux, me pliant de nouveau.
Regardant France dans le miroir, me demandant un peu ce qu'elle avait en tête lorsque ses mains reprirent possession de mes fesses, ses doigts fins ont commencé à me caresser puis à me griffer, provoquant une crispation de mes muscles, mais sans que cela ne change rien à ses caresses. La position, la situation ont eu tôt fait de déclencher en moi une envie de sentir un doigt profiter du moment. Tortillant un peu les fesses pour lui faire comprendre mon envie, j'ai senti un doigt se glisser lentement entre mes fesses et partir du bas de mon dos pour aller vers la base de mes bourses — plusieurs allers et retours sans arrêt à la station anus, qui n'ont fait qu'exalter cette envie. Je me demandais comment signifier mon désir à ma partenaire sans pour autant la brusquer lorsque je sentis l'arrêt du doigt sur mon anneau, qui se mit à palpiter.
— Hummm, mais c'est que tu aurais envie que j'aille plus loin on dirait, petit coquin, jouant sur le pourtour de mon anus, son doigt tournant autour. C'est là que tu aimerais que j'aille, pressant d'un coup l'entrée de mon fondement, tu aimerais que j'y glisse mon doigt, que je l'enfonce doucement, c'est ça que tu veux, allez dis-le-moi, je veux t'entendre.
— Oh oui j'ai envie que tu t'enfonces en moi, que tu me sodomises doucement avec ton doigt, vas-y ma chérie je suis à toi.
Je vis dans la glace France se saliver sur les doigts, et ensuite sentis le doux contact de son doigt enduit qui a commencé son travail, d'abord en reconnaissance puis ensuite par de petites pressions, avant de se glisser en moi avec une facilité qui m'a surpris. J'imaginais le doigt de France dans mon anus et cela me fit l'effet d'une bombe, déclenchant une érection rapide.
Le jeu dura quelques minutes pendant lesquelles je dois reconnaître le doigté et la maîtrise de France en la matière, alternant caresses fessières et nouvelle pénétration. Cela se termina lorsqu'elle empoigna ma verge et commença à me masturber au même rythme qu'allait et venait son doigt en moi. La fin fut prévisible : tout mon sperme se répandit sur le sol de la salle de bain, arraché par une sorte de grognement de bête. France me regardait par la glace, visiblement satisfaite de son œuvre, un large sourire aux lèvres.
— Alors mon chéri est-il content de ma prestation aussi improvisée qu'impulsive, je n'ai pas pu me retenir, je ne sais pas pourquoi mais tu m'as inspiré ce soir et tu as un très joli cul tu sais. Merci fut la seule chose que je sus dire en me redressant.
— Tu es vraiment une fille spéciale, aussi dingue que tu es jolie tu sais, et j'ai la chance d'être tombé sur toi, posant un baiser sur sa bouche. Tu m'excuseras mais faut que je finisse ce que j'avais commencé, me glissant dans la cabine de douche.
— Bien monsieur, je vais en profiter pour nettoyer les dégâts que tu as faits, prenant quelques feuilles de papier toilette et lavant le sol, puis jetant le tout dans la cuvette et tirant la chasse.
Douche revigorante, nettoyage en profondeur et séchage rapide, toujours sous les yeux de France qui semblait vouloir me dire quelque chose.
— Euh Jean-Marie, il y a quelque chose qu'il faut que tu saches, je n'ai pas l'habitude de me comporter comme cela avec les autres hommes, je ne sais pas expliquer mais avec toi je me sens libre de mes gestes et de mes actes, et ce que je viens de te faire, jamais je ne l'aurais envisagé avec un autre. Mais là, avec toi ce soir, cela m'a semblé évident et normal. J'espère que tu ne me juges pas. Je l'ai fait parce que j'en avais envie et que je savais que tu aimerais.
— Chut jeune fille, posant un doigt sur sa bouche, tu n'as pas à te justifier vis-à-vis de moi, j'ai pris ce moment comme une offrande de la vie, n'en parlons plus.
Cette fois nous avons pris notre dîner comme des gens normaux, habillés avec des couverts, ce qui avait un effet surnaturel après tout ce que nous avions vécu ensemble. Notre nuit fut différente — plus lente, plus attentive. Sentant France un peu ailleurs, je lui ai fait un câlin en la prenant dans mes bras et lui parlant tout bas à l'oreille, lui glissant quelques mots coquins, pendant que mes mains commençaient d'abord à l'agacer puis ensuite à la faire réagir. Elle s'est détendue, s'est collée contre moi, les fesses contre mon bas-ventre, me faisant comprendre qu'elle aussi avait envie de cette expérience. Alors j'ai essayé de reproduire ce qu'elle m'avait fait dans le même ordre : mon doigt dans sa raie, puis les caresses de son anneau. Elle a réagi plus vite que je ne le pensais et s'est positionnée afin de me faciliter la vie.
— Hummm vas-y doucement, je veux savourer ce moment, ondulant du bassin sous mes caresses.
Avec lenteur mon doigt s'est approché de son œillet, chaud et doux, mon doigt l'a taquiné, titillé avant d'exercer de légères pressions. France s'est mise sur le dos, en me souriant, et a glissé un oreiller sous ses reins. Je me suis placé face à elle, profitant d'une vue magnifique sur sa toison et sa vulve que j'ai caressée plusieurs fois afin qu'elle m'offre ses sécrétions, que j'ai doucement étalées sur l'objet de mes désirs. Me faisant oui de la tête, mon doigt est revenu sur son petit trou et cette fois a exercé une pression plus forte, une résistance, puis j'ai senti qu'il s'enfonçait lentement, déclenchant un long gémissement de la part de France. Encouragé, j'ai commencé à aller et venir en elle, toujours plus profond, plus rapide, jusqu'à ce qu'elle se cambre et lâche un « Viens maintenant, viens, j'ai envie de toi ».
Je me suis exécuté, le sexe tendu me semblant un peu trop gros pour cette entrée. J'ai approché mon gland, l'ai fait glisser à plusieurs reprises sur toute la longueur de sa raie, venant chercher la lubrification qui suintait de sa fente, accompagné par des mouvements de bassin de France qui ne cessait de m'exhorter à en finir et combler son envie.
Tenant ma verge entre mes doigts pour la rigidifier, j'ai placé la pointe de mon gland sur son œillet pour l'habituer à ce contact, d'abord par de petites pressions, puis j'ai pesé de tout mon poids pour sentir enfin la barrière céder et entendre France lâcher un énorme « oh ouiii » en serrant les poings.
J'ai passé mes bras sous ses genoux pour relever encore plus son bassin et lui faire poser ses jambes sur mes épaules, me trouvant dans une position plus confortable pour poursuivre mon œuvre et lui offrir les derniers mouvements au plus profond d'elle. Je pouvais la voir les yeux fermés, la tête sur le côté, les doigts serrant le drap, la bouche légèrement ouverte, se contracter à chaque pénétration.
Tout cela s'est terminé par une jouissance conjointe et simultanée, accompagnée de petits cris stridents de mon amante qui tapait de ses poings sur le matelas lorsque je me suis répandu en elle, libérant toute l'énergie accumulée. Nous sommes restés dans cette position jusqu'à ce que ma partenaire rejette, à contrecœur — comme pouvait en témoigner la grimace de déception —, ma verge ramollie et défaite. Puis je me suis affalé de tout mon poids sur elle, qui m'enserrait dans ses bras, et nous sommes restés de longues minutes sans bouger ni dire un mot jusqu'à ce que France ouvre la bouche.
— Jean-Marie, merci, merci, merci… m'embrassant sur tout le visage, c'était trop bon, et tu es le premier, j'avais un peu peur mais tu as su me donner confiance puis envie, tu es un type formidable.
— Bah ça je le savais déjà, en me laissant rouler et m'allongeant à côté d'elle, et comme à son habitude, elle a couru vers les toilettes et nous avons fini dans les bras l'un de l'autre et nous nous sommes endormis.
Le réveil sonna et le lever fut difficile. Difficile de quitter la chaleur du lit, difficile de quitter les bras de France — sa joue tiède contre mon épaule, ses cheveux dans mon cou. Mais la réalité nous a rappelés, moi à mon audit, elle à ses « copains » de fac. Nous nous sommes quittés sans savoir à ce moment-là que nous ne nous reverrions plus : j'ai dû quitter précipitamment mon audit pour un problème familial, et lorsque je suis revenu quelques semaines plus tard pour le finir, elle avait trouvé un job sur Limoges.
Ce fut un séjour mémorable, d'autant plus que la société a été ravie de mon audit et que j'ai appris depuis qu'elle avait relevé la tête et donné une nouvelle impulsion à leur affaire.
Je n'ai jamais revu France. Nous n'avons jamais pris de nouvelles l'un de l'autre. Mais à chaque fois que j'ai dû réserver un hébergement, cette histoire remonte à la surface, et j'espère toujours que de son côté, elle a su garder et cacher au fond d'elle ce moment.
The End
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