Note de l'auteur
Une nouvelle protagoniste dans mes histoires. Marine est le fruit de mon imagination, ou pas. Pour la première fois, j'ai testé à la marge l'assistance IA offerte par Xstory : n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires, qu'ils soient positifs ou plus critiques.
— Arrête Antoine. Je ne suis pas ce genre de femme.
— Nous sommes adultes, non. Ton mari dort comme un soulard à l'arrière, laisse-toi aller. On peut passer un bon moment.
Le mec à l'arrière de la voiture du candidat aux municipales, c'était moi. Nous avions accepté de covoiturer avec Antoine, puisque c'est de lui qu'il s'agissait. Il avait décidé de se présenter aux élections pour devenir maire de notre petite ville de sept mille habitants. Quelques semaines plus tôt, le questionnaire déposé dans notre boîte aux lettres par son équipe de campagne avait inspiré Marine, ma femme. Ses réponses et propositions avaient paru tellement intéressantes qu'on lui avait proposé de rejoindre la liste, en bonne position pour devenir adjointe au maire en charge des associations ; à condition de gagner bien sûr.
Tous les membres de l'équipe s'étaient donnés rendez-vous dans la résidence secondaire de l'un d'eux, par souci de discrétion. Il y avait notamment des dissidents de l'équipe municipale sortante, peu enclins à se montrer en réunion publique avec ceux qui étaient désormais des concurrents. J'avais été invité plus par sympathie que par idéologie. Il y avait bien longtemps que je m'étais éloigné de la politique. Marine, en revanche, prenait beaucoup de plaisir à débattre, à échanger des idées, et comme elle me l'avait avoué quelques jours plus tôt, elle sentait qu'elle pourrait y prendre goût.
Notre hôte avait vraiment bien fait les choses : après deux heures de discussion pour positionner les candidats sur la liste et élaborer des scénarios de distribution des postes, un apéro dînatoire accompagné de très bons vins avait fini par me convaincre que c'était finalement une chouette idée d'être venu. Pendant que Marine passait de l'un à l'autre pour continuer à partager ses idées pour la bibliothèque ou le club des anciens, je me resservais plus que de raison d'un excellent pinot noir d'Alsace. Et quand ce n'était pas moi qui tenais la bouteille, Antoine me remplissait mon verre de doses à assommer un légionnaire.
Si bien qu'au moment de partir, j'acceptai sans broncher de monter à l'arrière de la grosse berline allemande et de laisser la place du passager à ma femme. Elle avait choisi pour l'occasion une robe noire, ajustée, qui épousait la courbe de ses hanches et s'arrêtait à mi-cuisse, laissant deviner la ligne longue de ses jambes. Des bas autofixants, couleur chair, montaient jusqu'à la naissance de ses cuisses, retenus par une fine dentelle. À ses pieds, des escarpins vernis, hauts de dix bons centimètres, allongeaient encore sa silhouette. Un discret trait de crayon soulignait l'intensité de son regard.
— Si je dois entrer en politique, il va falloir que je fasse attention à mon image, m'avait-elle dit avec un grand sourire alors qu'elle se préparait dans notre chambre.
Elle était la plus belle de la soirée, sans doute possible. Je venais de boucler ma ceinture de sécurité, non sans difficulté. Assis derrière le conducteur, je regardai les jambes de Marine et je me dis que j'avais bien de la chance. Je croisai le regard d'Antoine, qui jetait un coup d'œil dans le rétroviseur avant de démarrer. Puis plus rien. Plus rien jusqu'à ce que j'entende, comme dans un murmure lointain :
— Arrête Antoine. Je ne suis pas ce genre de femme.
Un signal d'alarme m'avait sans doute sorti de mon état comateux, mais plutôt que de m'immiscer dans la conversation, je choisis d'entrouvrir discrètement un œil. La pénombre régnait dans l'habitacle, et seuls d'éventuels faisceaux de phare auraient pu me trahir. À deux heures du matin en pleine campagne bretonne, mon stratagème avait peu de chance d'être éventé.
— Nous sommes adultes, non. Ton mari dort comme un soulard à l'arrière, laisse-toi aller. On peut passer un bon moment.
Tout en parlant, le gars avait posé la main sur le genou de ma moitié.
— Arrête ça tout de suite, dit-elle en lui saisissant le poignet avant de repousser son bras.
Antoine se retourna rapidement pour voir si l'alcool continuait à faire son effet.
— Si Fabien se réveille, je n'ose même pas imaginer ce qu'il se passerait, dit ma femme en baissant la voix.
— J'ai eu peur que ce soit un manque d'envie ! Fabien, ça va derrière ?
Le gars parlait fort pour me tester et, plutôt excité par la situation, je choisis de garder le silence.
— Tu vois, il dort comme un loir.
— Et tu crois que c'est un motif suffisant pour que je succombe à ton charme. Tu te trompes, murmura Marine.
Elle m'avait avoué, après leur première rencontre, qu'elle lui trouvait effectivement du charme, et que c'était une très bonne chose vis-à-vis des électeurs et surtout des électrices. Il était plutôt bel homme, je devais bien l'admettre. La cinquantaine, cheveux poivre et sel, il s'entretenait régulièrement en faisant de la course à pied, m'avait-il dit.
Le gars était pugnace ; on ne se présente pas à des élections sans avoir de la suite dans les idées.
— Je suis sûr qu'au fond de toi tu en as envie, dit-il en posant de nouveau sa grosse paluche sur la jambe de ma femme. Regarde dans quel état tu me mets !
J'avais remarqué, pendant la soirée, que son chino laissait deviner un sacré paquet, mais si en plus il s'était mis à bander, cela devait être difficile à masquer.
— Je vois bien, oui, dit ma femme en baissant rapidement les yeux vers l'entrejambe de son voisin. C'est très classe ta façon de faire. Concentre-toi plutôt sur la route.
Elle avait de nouveau saisi son poignet, mais cette fois je n'avais pas l'impression qu'elle cherchait particulièrement à s'en défaire. Les doigts serraient un peu plus fort la jambe de Marine.
Un long silence se fit dans la voiture, sans que personne ne bouge. La main toujours posée sur elle, Antoine lui caressait doucement le genou avec son pouce avant de rompre le silence.
— Tu es très belle, tu sais. Et très séduisante.
Ma femme voulait paraître stoïque, mais un léger mouvement de hanches mit à mal ses efforts et le type s'enhardit :
— Je suis certain que tu as envie de la voir. Elle est très grosse, tu sais.
— Arrête ça, s'il te plaît.
— Ça t'exciterait de la voir, n'est-ce-pas ?
Ma femme regardait droit devant elle mais ne répondit pas. La voiture avait sensiblement ralenti. La main du conducteur quitta son genou et j'entendis distinctement le bruit d'une fermeture éclair.
— Tu vois, je ne t'ai pas menti.
Dans la pénombre, Marine comprit le mouvement d'Antoine. Un frisson la parcourut, comme si la climatisation venait de s'allumer. Elle garda les yeux fixés sur la route, mais quelque chose en elle la poussait à regarder — une curiosité en contradiction avec les limites qu'elle s'était toujours fixées. Elle pensa fugacement à toutes les fois où elle s'était retenue, où elle avait rangé un désir naissant derrière son sens des convenances.
Ma femme secoua la tête comme prise dans un inextricable conflit psychique, puis baissa les yeux. Son regard glissa malgré elle vers l'entrejambe du conducteur, et elle aperçut, dans l'échancrure du pantalon, la forme imposante qui se dressait, tendue, veinée, provocante. Elle sentit sa gorge se serrer, son souffle se bloquer une fraction de seconde. Ce n'était pas seulement la taille qui la frappait, ni l'énorme gland gorgé de sang auquel rien ne semblait pouvoir résister, mais l'assurance avec laquelle son propriétaire exposait cette partie de lui, comme s'il savait qu'elle n'aurait pas la force de détourner le regard.
Elle aurait voulu se dire que c'était ridicule, qu'elle était au-dessus de ça, mais son corps réagissait avant même qu'elle n'ait pu formuler une pensée rationnelle. Une chaleur diffuse lui parcourut le bas-ventre, et elle eut honte de cette réaction. Elle avait l'impression d'être suspendue entre deux mondes : celui de la femme respectable qu'elle avait toujours été, et celui, plus sombre, plus interdit, qu'elle découvrait cette nuit-là. Et elle regardait, encore.
Après plusieurs secondes, elle lâcha d'une voix fiévreuse :
— En effet, c'est... impressionnant. Mais range-la maintenant.
Sa voix tremblait légèrement, et elle s'en voulut aussitôt d'avoir laissé transparaître ce trouble.
La main du type avait repris sa place un peu plus haut sur sa cuisse. Si ce n'est sa poitrine qui se soulevait au rythme de sa respiration, elle semblait s'être figée.
— Je vais la laisser sortie, pour que tu en profites un peu ! Et pour qu'elle respire, tellement elle est à l'étroit depuis que tu es à mes côtés. Maintenant que tu as vu dans quel état tu me mets, à toi de m'en montrer un peu plus, ma jolie.
Marine se retourna vers moi : je fermai les yeux et simulai très bien le mec bourré, sans avoir vraiment à forcer pour tout dire.
— Arrête.
Sa voix avait molli.
— C'est du grand n'importe quoi.
— Laisse-toi aller. Tu sens les papillons dans ton ventre ? Je suis sûr que tu as commencé à mouiller ta culotte. Ou ton string, peut-être ?
Je n'avais pas de doute sur le fait que Marine allait remettre le type à sa place après ce genre de propos, elle qui détestait la vulgarité, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Antoine en profita pour enchérir :
— Écarte les cuisses, que je puisse vérifier ça.
Nous roulions désormais au pas lorsque l'impensable, pour moi, se produisit. Après une trop brève hésitation, ma femme décroisa ses jambes tout en les gardant serrées.
— Mieux que ça ma belle. Écoute ton ventre.
Sa voix était calme, posée, mais ne souffrait pas la contradiction. Les jambes de Marine se relâchèrent lentement, suffisamment pour que le type en profite pour relever le bord de la robe et plonger sa main plus en avant.
— Tu vois, ce n'est pas si terrible que ça. Derrière tes airs de femme mariée sérieuse, je suis sûr que t'es une chaude.
Je n'en revenais pas de la passivité de ma femme face à de tels propos. La main se déplaçait avec douceur, alternant caresses sur la cuisse et explorations de son intimité.
— J'aime beaucoup tes Dim Up. Ça ne vaut pas le porte-jarretelles, mais c'est bien quand même. Écarte mieux que ça maintenant, ne te fais pas prier.
Son ton s'était fait plus autoritaire. Il prenait son temps. Marine finit par ouvrir les cuisses encore d'un cran pour faciliter la progression de la main. Je ne voyais pas vraiment ce qu'il lui faisait, mais elle poussa un petit gémissement alors que ses genoux étaient maintenant bien écartés.
— Mais oui tu mouilles, c'est un euphémisme : ta culotte est trempée ! C'est ma grosse queue qui te met dans cet état-là ? Dis-moi ?
Il prit la main de ma femme avec autorité pour la diriger vers lui. La voiture venait de stopper dans un petit chemin. Antoine tendit le bras vers le tableau de bord et la musique classique jaillit doucement des enceintes.
— Ça va continuer à le bercer le bébé à l'arrière.
La tension était palpable dans la voiture. Il posa sa main sur sa nuque pour l'attirer vers lui puis se pencha pour l'embrasser. Marine lui rendit d'abord son baiser du bout des lèvres, avant que leurs langues ne se mélangent. Il murmura à son oreille :
— Branle-moi, tu en meurs d'envie.
Je ne pouvais pas apercevoir grand-chose, si ce n'est le mouvement de son avant-bras qui descendait et remontait en un rythme régulier. Moi, dans le noir de la banquette arrière, je sentais mon propre sexe cogner sourdement contre le tissu de mon pantalon. Je serrais les dents.
— C'est bien ma belle. Tu ne vas pas me faire juter comme ça tu sais, je suis très endurant. À mon tour de te faire du bien, lui souffla-t-il après quelques minutes de ce traitement. Retire ta culotte.
Ma femme se redressa, remonta sa robe sur ses hanches avant de lever les pieds pour se défaire de son string. Elle se cala confortablement dans le siège en cuir. Elle était terriblement sexy.
— Continue à me branler ma belle. Elle te plaît ma queue ?
Le type commença à caresser le sexe de ma chère et tendre. Elle lâcha un long soupir.
— Elle te plaît ma queue ?
— Oui.
— Oui quoi ?
— Elle me plaît. Elle est belle.
— Tu en as déjà vu une aussi grosse ?
— Non, jamais.
— Je n'aurai probablement pas l'occasion de te baiser ce soir, mais la prochaine fois que nous nous verrons tu comprendras qu'elle peut te faire beaucoup de bien.
Il avait dû en profiter pour la pénétrer avec ses doigts, car tout son corps se mit à onduler pendant qu'elle lâchait un « Ouiii » de désir. Le gars accélérait dans son bas-ventre, on entendait désormais assez distinctement des clapotis à peine masqués par la musique.
— Doucement ! Encore ! Articula-t-elle en essayant de ne pas crier.
Le gars avait posé son autre main sur la bouche de ma femme pour la faire taire et s'en donnait à cœur joie. Je ne voyais pas très bien jusqu'où il était parvenu à la pénétrer avec ses doigts ou sa main, mais au bout de quelques minutes de ce traitement, Marine se mit à trembler avant de s'arcbouter sur le siège. Des jets puissants jaillirent de son ventre pour venir s'écraser sur la boîte à gants et le tableau de bord.
Un silence religieux régnait dans la voiture pendant que ma chérie recouvrait ses esprits. La main qui la bâillonnait libéra sa bouche. Elle tourna la tête et gratifia son amant d'un sourire timide. Elle l'arrêta d'un geste de la main alors qu'il s'apprêtait à enclencher la marche arrière pour repartir.
— Tu n'as pas joui, toi, souffla-t-elle.
Elle avait prononcé ces mots d'une voix basse, presque honteuse, comme si elle venait de franchir un nouveau seuil, plus intime encore. J'étais soufflé. Malgré l'alcool que j'avais ingurgité, mon sexe trop à l'étroit devenait douloureux. Le regard de Marine oscillait entre le chemin sombre qui se déroulait devant eux et le profil d'Antoine, éclairé par la lueur du tableau de bord. Elle sentait encore la chaleur qui irradiait de ses cuisses. Elle se pencha en avant sans qu'il ne lui ait rien demandé. Son geste était lent, presque hésitant, comme si elle cherchait encore une dernière échappatoire. Mais elle ne se ravisa pas. Elle sentait le poids du regard d'Antoine sur elle, un regard qui la déshabillait autant qu'il l'obligeait à se courber devant lui.
Quelques instants plus tard, le type grognait de plaisir. Je perçus un son sourd, presque étouffé — la gorge de ma femme, tendue jusqu'à sa limite — puis de brefs instants de silence avant qu'il ne reprenne sa pression sur sa nuque. Marine se répétait intérieurement que ce n'était qu'un égarement, une faiblesse passagère. Mais son corps, lui, semblait avoir déjà accepté la situation. Une étrange fascination grandissait en elle, mêlée à une culpabilité sourde, tenace.
Puis tout se figea dans la voiture. J'eus l'impression d'entendre Marine déglutir, elle qui n'avait jamais accepté d'avaler depuis que nous étions ensemble. Je devinais, à la tension dans ses épaules, au léger tremblement de ses mains, qu'elle était en train de céder à quelque chose d'irréversible. Ce n'était plus seulement une question de désir ou de curiosité : c'était comme si elle acceptait de se laisser modeler par la volonté de ce type.
Elle resta un moment entre les cuisses de son amant puis se redressa doucement. Quand elle se rassit, son visage était empreint d'une expression étrange, entre soulagement et vertige. Elle évita de se tourner vers moi, comme si elle craignait que je n'aie été témoin de quelque chose qu'elle ne pouvait pas s'avouer à elle-même. Elle voulut remettre son string mais il lui retira des mains.
— Ça, je garde. Merci de m'avoir bien nettoyé.
Marine sentit une bouffée de chaleur lui monter aux joues. Elle aurait pu protester, reprendre ce qui lui appartenait, mais elle ne dit rien. Ce simple geste, ce string qu'il lui prenait comme un trophée, scellait quelque chose entre eux. Elle se sentait à la fois humiliée et étrangement excitée par cette domination tranquille, par cette façon qu'il avait de décider pour elle.
Marine rabattit sa robe sur ses jambes. Elle lissa machinalement le tissu sur ses cuisses, comme pour se redonner une contenance, pour retrouver un peu de cette dignité qu'elle sentait vaciller. Mais au fond d'elle, elle savait que quelque chose avait changé. Elle n'était plus tout à fait la même femme qu'avant cette nuit.
Le temps de faire une marche arrière, nous avions repris la route.
— Ce week-end, tu trouveras une excuse pour que je puisse bien te baiser, hein. Compte deux bonnes heures. Plutôt samedi après-midi. En plus, je suis sûr que tu as des seins superbes et très sensibles. On va bien s'amuser tous les deux.
Sa voix était assurée, sans trace du moindre doute. Il ne demandait pas, il prescrivait. Et Marine, au lieu de se révolter, sentit une nouvelle vague de trouble l'envahir. Elle était très fière de sa poitrine et se surprit à imaginer la scène, à anticiper ce rendez-vous secret. Cette pensée la fit frémir.
En guise de réponse, elle posa sa main sur la cuisse de celui qui venait de me faire cocu. Son geste était léger, presque naturel, signifiant qu'elle acceptait les règles du jeu qu'il avait imposées. Elle ne disait rien, mais il y avait dans son silence comme une promesse, une capitulation.
Dans le rétroviseur, je surpris le regard d'Antoine. Il y avait dans ses yeux une lueur de triomphe, celle d'un homme qui sait qu'il tient l'autre. Et moi, vautré sur la banquette arrière, je me sentais à la fois spectateur et complice d'une scène qui me dépassait, tandis que Marine, assise à côté de lui, semblait déjà loin, perdue dans ses pensées.
Antoine ajouta, sans même la regarder, comme s'il s'adressait à nous deux :
— Et samedi, tu viens avec ta robe noire. Celle d'aujourd'hui. Je veux te voir la retirer devant moi. Ou je te prendrai avec, je ne sais pas encore.
Marine hocha légèrement la tête, presque imperceptiblement.
Commentaires ()