Le boxeur et le journaliste
Chapitre 2
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✦ Opale59 Le boxeur et le journaliste XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le boxeur et le journaliste — Chapitre 2

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Opale59
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Le boxeur et le journaliste

Chapitre 2

Je laisse Louis se débrouiller pour trouver une table, m'enfin vu l'heure, je pense pas que ce soit trop compliqué. Je vais nous chercher deux crêpes avec une quantité phénoménale de chocolat avant de venir le retrouver à somnoler sur une chaise.
— C'est toi qui m'as réveillé à la base, pas l'inverse, la marmotte.
— Hum, c'est vrai, mais à la base, comme toi je devrais dormir, il est bientôt six heures.
— Et oui, mais pourtant on est là comme avant.
— Ça me manque des fois...
— Moi aussi... T'as réussi à t'aérer l'esprit ? À la base, on est là pour ça.
— Oui, je suppose, du moins pour une partie, oui.
— C'est déjà ça, je suppose. Je lui tends sa crêpe.
— Merci d'être venu, enfin plutôt de ne pas avoir refusé et de t'être réveillé. Et pour la crêpe qui a l'air de déborder. J'ai intérêt à bien m'entraîner demain matin.
— Tu m'as dit qu'il n'y avait pas de problème, moi j'écoute. Je suis sûr que t'en as pas mangé depuis un moment.
— Ça doit faire cinq ans et c'était même sûrement celle que t'avais faite pour la Chandeleur.
— Nan, t'es sérieux !
— Oui vraiment.
— Je pourrais pas vivre si longtemps sans crêpes.
— Tu dramatises là.
— Même pas un peu. Dis-je en mordant dans ma crêpe de laquelle coule une bonne partie du chocolat.
Louis a un léger sourire à me voir galérer à manger. Cette nuit était vraiment agréable. Mais je ne lui avouerais pas que d'être si proche de lui me fasse autant de bien et me fasse me sentir entier et moi-même. On finit de manger nos crêpes non sans difficulté.
— Je me sens un peu fatigué, ça te va si on rentre ?
— Oui, pas de souci.
Il m'attrape à nouveau la main comme à l'aller et m'entraîne jusqu'à l'hôtel. J'aime bien ça en fait, sa main dans la mienne. Quand nous arrivons devant celui-ci, il lâche ma main.
— Tu veux rester avec moi ?
— Hein ?
— Nan, fin je... rha, merde, c'est gênant.
— J'aimerais rester.
— Ok.
Nous rentrons tous les deux dans ma chambre où je m'affale sur mon lit, fatigué par cette nuit que je n'aurais pas pu imaginer. Je tourne la tête et vois Louis aussi avachi que moi dans mon lit.
— Il est confortable ton lit, le mien est un peu trop dur.
— Mho, pauvre chou. Il a un lit trop dur.
Il ne répond rien mais commence à se déshabiller. J'essaie de toutes mes forces de ne pas le regarder, mais putain, qu'est-ce que c'est compliqué, comment résister à ce corps aux proportions parfaites ? Il finit en caleçon, mon caleçon qui a l'air par ailleurs trop petit, mais il ne s'en est pas plaint.
— Ça fait deux fois que tu me mates, Charles.
— Nan, du tout, tu dois halluciner.
— J'en suis pas sûr et là c'est pas mes balafres que tu regardais.
— Tu es agréable à regarder.
Je crois apercevoir ses joues rougir, mais je n'en suis pas sûr. Nous n'avons pas allumé la lumière, le seul éclairage est celui de la ville qui passe par la fenêtre.
— Bon, tu viens, on va dormir.
— Oui, j'arrive. C'est à mon tour de me déshabiller, je reste en caleçon même si je préfère dormir nu. Je vais fermer le rideau parce que d'ici à deux heures il fera jour dehors.
Louis ?
— Charles ?
— Haha, nan, plus sérieusement, demain, enfin tout à l'heure, tu as vraiment rien de prévu ?
— Je te l'ai dit, j'ai tout annulé. On pourra se faire une sortie dans Londres si tu veux.
— Pourquoi pas.
Je viens me coucher à ses côtés dans mon lit.
— Tu as pris mon côté préféré, tu abuses, sérieusement. Je te laisse dormir dans mon lit et en plus tu piques mon côté préféré.
— Je fais l'effort de garder un bout de tissu sur moi si tu veux aller sur les efforts que fournit chacun.
— Je fais exactement le même.
— Dans ce cas, autant qu'on l'enlève tous les deux.
— Oui. C'est pas comme si c'était la première fois qu'on était dans cette situation.
— Raison de plus. Je le sens bouger sur mon côté gauche avant d'entendre le tissu tomber au sol.
C'est mieux.
Je fais de même.
— Oui, beaucoup plus agréable. Bonne nuit Lou.
— Bonne nuit Charlie.
Il bouge encore. Je le sens se rapprocher de moi, il pose ses lèvres sur mon front comme on en avait l'habitude quand on dormait l'un chez l'autre. Après son baiser, c'est à mon tour de lui en faire un sur la joue. Je suppose que les habitudes ont la peau dure même après cinq années. Nous nous endormons assez rapidement, fatigués de cette nuit.
Pov Louis.
Au petit matin, enfin plutôt en début d'après-midi, je me réveille en sentant un poids sur moi. J'ouvre les yeux et avec les rayons du soleil qui passent à travers le rideau, je vois la petite tête de Charles posée sur mon torse, je sens sa jambe qui est enroulée à la mienne ainsi que son anatomie collée à ma hanche. Ce qui ne me laisse pas indifférent, comment je vais faire pour me sortir de là...
— Hum... Pourquoi tu bouges comme ça ? T'es pas un ver de terre.
— Peut-être parce que je suis devenu un oreiller. Sa voix au réveil est une pure mélodie à mes oreilles.
— Hein ?
Il se frotte doucement les yeux et regarde autour de lui.
— Il est quelle heure ?
— J'ai pas encore regardé, je dirais treize heures.
— Et qu'est-ce que tu fous là !
— Ce serait plutôt à moi de te poser la question et arrête de gesticuler comme ça...
— Merde, excuse-moi. Il arrête de bouger, Dieu merci, les frottements de son genou contre mon sexe ne m'aident clairement pas à me calmer.
Je vais essayer de me décoincer sans trop te toucher, désolé, l'habitude de dormir avec un oreiller entre les jambes.
— Pas grave. Qu'il fasse vite, j'en peux plus de ces microfrictions qu'il exerce sur mon corps. J'attrape sa jambe et le stoppe.
Arrête ça.
— Je voulais pas te... Il vient de poser sa main là où il ne fallait pas.
— Charles...
— Merde, je... désolé.
Je prends sa cuisse et sa main et le plaque contre le matelas. Je suis au-dessus de lui, nous sommes tous les deux nus, et putain — le sentir ainsi soumis sous mes paumes, son souffle qui s'accélère, sa chaleur contre mes mains — je ne bouge pas pendant une seconde entière, incapable de décider si je veux le lâcher ou pas.
— Louis, tu peux me lâcher ?
— Tu fais chier.
Je le lâche et me remets à ma place, toujours avec une gaule d'enfer. Un silence s'installe entre nous, plus lourd qu'avant. Je fixe le plafond. Je ne sais pas ce que lui regarde.
— Je suis désolé, je voulais pas, enfin tu vois...
— Oui, je vois.
Pov Charles.
J'ai vraiment posé ma main sur sa bite, elle était conséquente et avec des billes froides ?!
— Je peux te poser une question indiscrète ?
— Vu où on en est, te fais pas prier.
— Tu n'as pas que la langue et l'arcade à percer, on est d'accord ?
— Oui, on est d'accord là-dessus. J'ai un téton de percé aussi et je pense que le dernier t'a mis la main dessus, donc compliqué de le rater.
Maintenant qu'il le dit, je fixe son torse musclé qui sort de la couette. Je ne l'avais pas vu hier mais son téton gauche est percé. Cet homme est un appel à la luxure à lui seul. Je ne lui demanderais pas de voir le dernier, bien que ce ne soit pas l'envie qui manque.
— T'as fini de me mater ?
— Excuse. C'est la première fois que je vois ce genre de piercings chez un mec. Ils t'ont fait mal ?
— Ça va, je m'attendais à pire.
— Je les avais même pas remarqués, je sais pas pourquoi, même hier sous la douche.
— Pourtant j'aurais pu jurer que tu avais scruté tout mon corps des yeux.
— Il faut croire que non.
— Tu m'excuses ? Je vais aux toilettes.
— Oui, bien sûr.
Quand Louis se lève pour aller aux toilettes, il ne prend pas la peine de se rhabiller. J'en profite pour regarder son fessier vu que je n'en peux voir que ça. Comme d'habitude, il ne ferme pas la porte.
— Du coup il est quelle heure ?
— Ah oui, heu, attends. J'attrape mon téléphone et regarde l'heure. Il est deux heures.
— On aura dormi un peu moins de huit heures, c'est pas si mal.
— Oui.
Il se lave les mains et revient dans la chambre toujours sans prendre la peine de se vêtir et cette fois j'ai le champ libre sur tout son torse sculpté dans le marbre, ses jambes robustes mais pas trop musclées histoire de rester agile, et son sexe partiellement bandé. Je ne saurais trop dire pourquoi mais il m'attire.
— Hum.
— Oui ?
— T'as fini de te rincer l'œil ?
— J'admire les années de boxe et ce qu'elles rendent sur ton corps.
— Si tu le dis.
Il revient s'installer à côté de moi au lit.
— Tu veux qu'on aille manger et qu'après on sorte faire un tour ?
— Ouais, pourquoi pas, mais je dois pas rentrer trop tard cette fois-ci, je dois faire une bonne nuit.
— Ça marche, moi aussi de toute manière j'ai une interview à faire demain, je ne sais pas, peut-être connaissez-vous un certain De Jong ?
— Jamais entendu parler.
— Paraît-il qu'il aurait un ego énorme et qu'il serait très dur à faire parler.
— C'est ce qu'on dit de moi ?
— Que t'es impossible à faire parler et que t'as de l'ego ? Oui, en partie. Je vois pas ça de manière négative, il faut de l'ego quand on pratique un sport et le côté froid, je m'en fiche, moi je te connais et je sais que t'es pas comme ça.
— Je suppose que oui.
— Bah alors le grand Louis en aurait quelque chose à faire de ce que les gens pensent.
— Nan, j'en ai rien à carrer.
— Ah je préfère ça ! Je vais aux toilettes et on va manger.
— Ça marche, je vais sûrement repasser par ma chambre histoire de déposer mes affaires que j'ai laissées hier et de mettre des affaires à ma taille parce que tes mini caleçons pour ton beau boule, moi j'ai du mal à rentrer dedans.
Je reviens dans la chambre après m'être lavé les mains.
— Oui, c'est peut-être mieux, tu seras plus confortable que dans mes affaires.
— Tes affaires sont bien, mais pas tes caleçons.
— Bah écoute, t'as qu'à être moins musclé.
— Nop, sinon t'arrêteras de me mater. Me dit-il en me tirant la langue, laissant apercevoir son piercing.
— C'est donc pour ça tous ces muscles, je comprends mieux. Je m'habille et on y va.
Je passe un jean large et un t-shirt, je n'ai pas envie de me prendre la tête, on verra demain pour être bien habillé.
— On peut y aller !
Il a remis mon jogging histoire de ne pas aller jusqu'à sa chambre nu. Il a repris son sac qu'il porte à bout de bras. Nous sortons de ma chambre que je referme derrière nous pour aller jusqu'au bout du couloir.
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