Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le boxeur et le journaliste — Chapitre 1
Auteur
Le boxeur et le journaliste
Chapitre 1
J'arrive à la porte d'embarquement avec mon billet d'avion, ayant déjà enregistré mon bagage. L'hôtesse me demande de voir mon billet afin de pouvoir embarquer. Je le lui tends afin que celle-ci vérifie, elle me le rend rapidement et j'embarque alors direction Londres. Je trouve rapidement ma place et m'y installe, je sors mon ordinateur et ouvre mes mails.
Bon Charles, tu pars pour couvrir un combat de Louis, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu. Il est très occupé avec ces combats et moi avec mes interviews, j'espère qu'on aura un moment pour discuter, du moins pas juste pour une interview, histoire de repenser à nos vieilles années qui ne sont pourtant pas si loin.
J'ouvre une page vierge afin de me préparer une série de questions que je pourrais poser au boxeur avant et peut-être après le match si j'ai cette chance. L'avion décolle et atterrit une heure trente plus tard — je n'ai pas vu le temps passer. Paris-Londres, ça paraît rapide quand on a l'habitude des longs vols. Je débarque, récupère ma valise, trouve un taxi. Étant parti en début de soirée, il me reste le temps de passer déposer mon bagage avant d'aller manger.
Je ressors de l'hôtel presque aussi vite que j'y suis entré, sans même avoir regardé la chambre — je verrai en rentrant. Je trouve par hasard un petit magasin encore ouvert, il doit être vingt-deux heures passées. Je flâne dans les rayons sans avoir vraiment faim, et je finis par poser mon dévolu sur un paquet de chips et un plat de chili con carne déjà tout prêt. Je paye et rentre, chambre trois cent seize — je vérifie sur ma clé, c'est bien ça.
Je ressors de l'hôtel presque aussi vite que j'y suis entré, sans même avoir regardé la chambre — je verrai en rentrant. Je trouve par hasard un petit magasin encore ouvert, il doit être vingt-deux heures passées. Je flâne dans les rayons sans avoir vraiment faim, et je finis par poser mon dévolu sur un paquet de chips et un plat de chili con carne déjà tout prêt. Je paye et rentre, chambre trois cent seize — je vérifie sur ma clé, c'est bien ça.
Je monte donc au troisième étage afin de rejoindre ma chambre, j'ouvre la porte, allume la lumière et cette fois-ci je regarde à quoi elle ressemble. Un lit deux places qui me semble assez confortable, j'ai une porte sur la gauche, je suppose que c'est la salle de bain, j'ouvre celle-ci et en effet elle renferme une salle de bain plutôt grande, ce qui est toujours agréable, les toilettes sont aussi ici. Je retourne dans la chambre où, sur un petit meuble, je trouve une bouilloire ainsi qu'un micro-ondes. J'avoue ne même pas m'être demandé si j'en avais un avant d'acheter un plat à réchauffer. Encore heureux pour moi, c'est le cas. Je mets donc mon plat à chauffer dans le micro-ondes et décide de m'asseoir sur mon lit lorsque mon téléphone vibre dans ma poche.
Je souris devant le petit message de Louis. C'est vrai que cela doit bien faire un an qu'on ne s'est pas vu, bien qu'on continue d'échanger quelques messages de temps à autre quand nous le pouvons. On a passé tellement de temps ensemble à l'école que j'ai l'impression de le connaître comme si c'était un de mes frères.
Le bip du micro-ondes retentit, c'est vrai, je dois manger. J'avais complètement zappé, je sors mon repas sans me brûler et commence à manger. Ça me fait plaisir d'avoir de ses nouvelles, il a l'air en pleine forme, je suis content. Dire qu'avant je pouvais l'encourager du bas du ring, maintenant j'ai mon travail et si je peux ne serait-ce que regarder le combat, c'est déjà un exploit. Ça doit bien faire cinq ans maintenant que je ne peux plus être à ses côtés pendant ces matchs. Mais bon, il s'en sort très bien sans moi.
Je finis de manger avant de jeter les emballages à la poubelle et d'ouvrir ma valise pour sortir de quoi aller prendre une douche avant d'aller dormir. Moi aussi j'ai besoin de sommeil. Je m'en vais donc prendre une douche bien chaude comme je les aime avant de me mettre au lit avec pour seul vêtement un caleçon. Je me mets un réveil pour demain matin à sept heures, pas trop tôt, je n'ai rien de prévu demain, du moins rien de conséquent. Vu que les interviews sont le même jour que le combat, j'ai mon samedi. Ça change de certains sports où les interviews sont presque tous les jours, ça en devient fatigant pour tout le monde, mais bon, j'ai choisi ma voie, et je l'aime énormément. Je m'endors rapidement en pensant à ce que je pourrais faire demain.
Pov Louis.
Il est deux heures du matin et je ne dors pas. Le combat est dimanche, Charles sera là, j'ai intérêt à assurer. Je suis sorti de l'hôtel où je suis logé depuis mercredi pour aller m'entraîner, même si me défouler serait plus correct actuellement. Ça fait une année que je ne l'ai pas vu, cinq ans qu'il n'est plus à mes côtés. Sa carrière a l'air de bien se porter, j'en suis heureux. Mais sans lui, il y a toujours cette impression de manque, d'un vide, même si j'ai appris à l'accepter. Me dire qu'il sera là comme avant me met une pression supplémentaire, il a toujours été là pour m'encourager même quand je perdais, toujours à voir le positif.
Je relève la tête et frappe plus fort dans le sac en face de moi. Ça va être un week-end compliqué si je n'arrête pas de penser à lui. Je ne compte plus le nombre de blessures qu'il m'a recousues ou qu'il a pansées en ayant les larmes aux yeux parce qu'il s'inquiétait pour moi.
Je relève la tête et frappe plus fort dans le sac en face de moi. Ça va être un week-end compliqué si je n'arrête pas de penser à lui. Je ne compte plus le nombre de blessures qu'il m'a recousues ou qu'il a pansées en ayant les larmes aux yeux parce qu'il s'inquiétait pour moi.
— Rhaaaaaa.
— Louis ?
— Merde, excuse-moi, je voulais pas déranger, je pensais que j'étais tout seul.
— Pas de soucis, qu'est-ce que tu fous là ? T'es pas censé te reposer et à la rigueur, t'entraîner la journée, pas à deux heures du matin.
— Je pourrais te poser la même question, Josh, c'est toi mon adversaire dimanche.
— Pas faux, j'entendais quelqu'un ruminer, je pensais juste pas que c'était toi. Qu'est-ce qui t'arrive ?
— Rien, ne t'en fais pas, tu peux rentrer, je fermerai derrière moi.
— Hum, d'accord, t'uses pas trop sinon je vais te battre facilement, ce serait dommage.
Je lui lance un regard noir avant qu'il ne ferme la porte de la salle. Après il n'a pas tort, ça sert à rien que je m'use à trop penser et à dépenser l'énergie dont j'aurais besoin pour foutre une raclée à ce petit merdeux. Il est trois heures trente quand je décide de rentrer à l'hôtel après avoir remis mes piercings à la langue et à l'arcade et avoir fermé la porte de la salle à clef.
Je lui lance un regard noir avant qu'il ne ferme la porte de la salle. Après il n'a pas tort, ça sert à rien que je m'use à trop penser et à dépenser l'énergie dont j'aurais besoin pour foutre une raclée à ce petit merdeux. Il est trois heures trente quand je décide de rentrer à l'hôtel après avoir remis mes piercings à la langue et à l'arcade et avoir fermé la porte de la salle à clef.
Pov Charles.
Mon téléphone bipe, j'étais sûr de l'avoir mis en silencieux, quelle heure il est ? Je regarde mon réveil, trois heures dix, qui envoie des messages à cette heure-là ? Fait chier, c'est peut-être pour le boulot. Je m'assois dans mon lit plutôt confortable soit dit en passant. Par ailleurs je dormais très bien avant ça, mais bon, passons. J'ouvre mon téléphone et vois que c'est un message de Max. Qu'est-ce qu'il me veut à cette heure ? On a plus dix-huit piges. Je lis son message et pense à sa proposition. S'il me demande, c'est sûrement qu'il a vraiment besoin d'air, je peux pas lui dire non.
J'ai juste le temps d'enfiler un jogging que j'entends toquer à ma porte, je vais ouvrir les yeux encore mi-clos.
— Tu as été rapide. Et t'as l'air brillant, et plein de sueur ? Qu'est-ce que t'as foutu, Max ?
— Je sors de la salle. Tu permets, j'emprunte ta salle de bain.
Je n'ai pas le temps de répondre qu'il rentre dans celle-ci, se déshabille et se met sous la douche sans même fermer la porte. Ça ne m'étonne pas de lui, je ferme la porte de la chambre et entre dans la salle de bain et m'assois dans un coin pour qu'on continue de discuter.
— Je sors de la salle. Tu permets, j'emprunte ta salle de bain.
Je n'ai pas le temps de répondre qu'il rentre dans celle-ci, se déshabille et se met sous la douche sans même fermer la porte. Ça ne m'étonne pas de lui, je ferme la porte de la chambre et entre dans la salle de bain et m'assois dans un coin pour qu'on continue de discuter.
— Ça répond pas à ma question, pourquoi t'es plein de sueur et pourquoi t'es arrivé si vite ? Et depuis quand t'as des piercings ?
— Je te l'ai dit, je sortais de la salle, et il se trouve que ton hôtel est aussi le mien, donc j'étais sur le chemin jusqu'à ma chambre quand tu as répondu, donc j'ai changé de direction pour venir directement ici. Et depuis je dirais six mois. Il me tire la langue au cas où je n'aurais pas vu celui sur sa langue. Ça en est presque excitant. Je dois me contrôler, c'est juste mon meilleur ami.
— Je vois, et tu t'es pas dit que t'allais prendre une douche dans ta chambre avant de venir ? Et pourquoi t'étais à la salle à cette heure ? Ça te va plutôt bien, tant que tu les enlèves pour les combats. Je ne peux m'empêcher de regarder son fessier ainsi que les marques, aussi bien récentes qu'anciennes pour certaines, sur son corps.
— Non, j'y avais même pas pensé, j'avais besoin de me vider la tête, mais ça a pas fonctionné, d'où mon message. Tu sais que t'es pas obligé de me fixer comme ça.
— Ouais, excuse-moi, juste certaines de tes plaies sont pas belles à voir.
— Je sais, j'avais pas mon médecin personnel pour les refermer.
— Je suis pas médecin, j'ai appris sur le tas à cause de toi.
— Pas faux et t'as pourtant toujours fait du très bon travail.
— Encore heureux ! Celle sur ta côte flottante droite est vraiment pas jolie, laisse-moi regarder.
— Si tu veux. T'aurais une serviette ?
Je lui donne une serviette qu'il enroule autour de sa taille avant de se tourner de sorte à me montrer son flanc droit.
Je lui donne une serviette qu'il enroule autour de sa taille avant de se tourner de sorte à me montrer son flanc droit.
— Qui a été en charge de te recoudre ? Il a fait ça comme un boucher. Je peux toucher ?
— Tu demandais pas la permission avant.
— Pas faux. Je pose ma main sur sa hanche et regarde de plus près. Putain, celui qui a fait ça va m'entendre. Qui ?
— Un médecin qu'on m'a filé sur le tas, je connais pas son nom.
— T'es sûr que c'était pas un véto ? Nan, même un véto aurait fait un truc plus propre que ça. Rha, sérieux Louis, c'est important que tu sois bien soigné.
— Oui, Charles, je sais.
— Fait chier. C'est vraiment moche, mais ça commence à cicatriser, donc je préfère pas y toucher, mais ça va te laisser une sacrée cicatrice.
— Pas grave, d'ailleurs t'as toujours fait au mieux pour que j'en aie pas ou du moins pour qu'elles soient propres, y a une raison ?
— Tu veux draguer comment si t'as des cicatrices qui ressemblent à rien de partout ?
— Pas faux, merci, je suppose.
— Ouais, c'est ça, de rien.
On sort de la salle de bain, Louis toujours avec sa serviette et moi en jogging.
On sort de la salle de bain, Louis toujours avec sa serviette et moi en jogging.
— Toujours pas de copine à l'horizon ?
— Juste des coups d'un soir et un pote qui se prend pour ma mère et toi ?
— Juste des caméras et un gosse qui écoute rien quand on lui dit de se soigner.
— Je vois qu'on est au même endroit.
— Ouais, des coups d'un soir de temps en temps, rien de plus.
— Ouais.
— Tu veux pas t'habiller ?
— Mes fringues sont pleines de sueur, Sherlock.
— C'est vrai, encore heureux que je prends toujours trop d'affaires !
Je lui tends un jogging et un t-shirt noir.
Je lui tends un jogging et un t-shirt noir.
— Merci.
Il enfile les deux et, comme je m'y attendais, le t-shirt lui moule son haut de corps parfaitement musclé. Comment se fait-il qu'aucune fille ne se jette à son cou ?
Il enfile les deux et, comme je m'y attendais, le t-shirt lui moule son haut de corps parfaitement musclé. Comment se fait-il qu'aucune fille ne se jette à son cou ?
— Tes fringues sont toujours trop petites.
— Si t'es pas content, t'as qu'à aller récupérer les tiens.
— Nan nan, c'est bon, merci.
— Bon, qu'est-ce que tu voulais faire ?
— Je sais pas, je t'ai envoyé un message de désespoir, à toi de me proposer quelque chose.
— Super, c'est toi qui demandes à me voir et en plus c'est à moi de trouver quoi faire. Déjà, est-ce que t'as des entraînements demain ?
— Nan, je les ai annulés, je les ferai dimanche matin.
— T'es irrécupérable. Ok, donc t'as rien de prévu demain, enfin à ce compte-là plutôt tout à l'heure vu qu'il est quatre heures trente. On sort ? J'ai bien envie de voir s'il y a un salon de jeu d'arcade dans le coin histoire de voir si je te mets toujours la misère.
— C'est ça dans tes rêves ! Le nombre de fois où t'as gagné se compte sur les doigts d'une main !
— Pfff, mais bien sûr, je vais te coller une raclée !
— On y va, je veux voir ça !
— Tu permets que je m'habille ? Sortir juste en jogging, je suis pas fan.
— Oui oui, allez, grouille !
— Un enfant.
J'enfile un t-shirt noir avant de me faire attraper la main par Max qui a l'air plus que pressé de me mettre la misère.
J'enfile un t-shirt noir avant de me faire attraper la main par Max qui a l'air plus que pressé de me mettre la misère.
— Attends mes clés !
J'attrape mes clés, mes chaussures et mon portefeuille avant de fermer la porte de la chambre. Je mets mes chaussures à la va-vite avant de fourrer mon portefeuille dans ma poche. Louis m'entraîne dehors, il fait bien nuit et quelques gouttes de pluie tombent, rien de bien méchant.
J'attrape mes clés, mes chaussures et mon portefeuille avant de fermer la porte de la chambre. Je mets mes chaussures à la va-vite avant de fourrer mon portefeuille dans ma poche. Louis m'entraîne dehors, il fait bien nuit et quelques gouttes de pluie tombent, rien de bien méchant.
— Tu sais où aller pour me tirer comme ça.
— Oui, je suis passé devant une salle d'arcade hier en sortant d'un entraînement.
— Ok, je te suis alors.
Il me conduit jusqu'à cette salle qui, par chance, n'est pas fermée. Je suis tout juste en train de me dire qu'il est connu maintenant, donc si on pouvait rester discret, ce serait agréable.
Il me conduit jusqu'à cette salle qui, par chance, n'est pas fermée. Je suis tout juste en train de me dire qu'il est connu maintenant, donc si on pouvait rester discret, ce serait agréable.
— Tu veux commencer par quoi ?
— C'est toi qui choisis, c'est toi que je bats à chaque fois.
— Bon... On se fait le basket pour commencer ?
— Aller.
On se dirige donc vers ce jeu. Évidemment chacun son côté et à la fin compte des scores. Je le connais, il va tenir les scores pour me les montrer à chaque fois qu'on va se voir, tout ça pour me rappeler qu'il est meilleur, mais bon je m'en fiche, je sais qu'on va bien s'amuser.
Sur ce premier jeu, Louis gagne quarante-cinq à trente, ce qui me fait dire que je n'ai peut-être pas choisi le meilleur jeu.
On se dirige donc vers ce jeu. Évidemment chacun son côté et à la fin compte des scores. Je le connais, il va tenir les scores pour me les montrer à chaque fois qu'on va se voir, tout ça pour me rappeler qu'il est meilleur, mais bon je m'en fiche, je sais qu'on va bien s'amuser.
Sur ce premier jeu, Louis gagne quarante-cinq à trente, ce qui me fait dire que je n'ai peut-être pas choisi le meilleur jeu.
— Et de un, de gagner !
— Tu comptes déjà le score ?
— Évidemment, mon cher journaliste, chaque coup compte. Finit-il par me dire à l'oreille, sa voix basse qui me donne des frissons dans le dos.
On va à la machine à coup de poing ?
On va à la machine à coup de poing ?
— Tu veux juste m'impressionner en fait.
Il se retourne pour essayer de trouver une machine, j'aurais pu jurer l'avoir vu rougir, je dois rêver, ça doit être les spots.
Il se retourne pour essayer de trouver une machine, j'aurais pu jurer l'avoir vu rougir, je dois rêver, ça doit être les spots.
— Ah là, regarde !
Nous nous dirigeons vers la machine.
Nous nous dirigeons vers la machine.
— Honneur au professionnel.
Louis donne un coup qui me semble surpuissant, si y a bien une chose que je suis content de ne pas être, c'est ses adversaires sur le ring.
Louis donne un coup qui me semble surpuissant, si y a bien une chose que je suis content de ne pas être, c'est ses adversaires sur le ring.
— Allez, allez...
— Neuf cent cinquante-trois. Rien que d'imaginer être à la place du truc, j'ai mal.
— Aller à ton tour !
— Nan mais ça sert à rien, je vais juste me faire humilier sur la place publique là.
— Mais nan, allez, vas-y, tu m'as vu combattre pendant un an, tu sais comment te placer et fermer tes poings, ça je te l'ai appris.
— Oui je sais, mais c'était il y a cinq ans Louis...
— Rho, allez, arrête de ronchonner, vous les Français.
— Je suis pas...
— "Français, je suis monégasque." Oui, je sais, allez.
— Tu sais que tu as évolué depuis cinq ans.
— Oui, merci, je sais, sinon je serais pas ici aujourd'hui.
— Je n'ai pas arrêté de te regarder même quand j'ai fini mes études de journalisme et que je devais aller un peu partout. Dès que je pouvais, je regardais tes combats...
— Ah oui ?!
— Oui, même si j'ai toujours peur que tu finisses en sang.
— C'est un risque à prendre.
— Je sais...
— Aller en position Charlie.
Je comprends que ça ne sert à rien d'essayer de changer de sujet. J'essaie du mieux que je peux de me souvenir de ce qu'il m'avait appris. Il vient se placer derrière moi et ajuster ma position, son toucher me fait frissonner.
Je comprends que ça ne sert à rien d'essayer de changer de sujet. J'essaie du mieux que je peux de me souvenir de ce qu'il m'avait appris. Il vient se placer derrière moi et ajuster ma position, son toucher me fait frissonner.
— Voilà, c'est parfait, maintenant frappe de toutes tes forces avec tout mon élan.
Je frappe mais un peu trop de côté, ce qui me vaut une douleur dans mon auriculaire.
Je frappe mais un peu trop de côté, ce qui me vaut une douleur dans mon auriculaire.
— Ça va ?
— Oui, j'ai juste pas frappé comme il faut.
— Main pas...
— "Assez à plat et droite", je sais. C'était trop en diagonale.
Il sourit fièrement et regarde le score sept cent soixante-treize.
Il sourit fièrement et regarde le score sept cent soixante-treize.
— Pas si mal pour un coup raté. Tu veux en refaire un ?
— Nan, j'accepte la défaite, je sais que je ferai pas beaucoup mieux.
— On va se faire un Pac-Man ?
— Oui, c'est plus sage, personne ne finira blessé comme ça.
Cette fois si je gagne, j'avoue que je ne m'y attendais pas, mais je prends cette victoire avec grand plaisir.
Cette fois si je gagne, j'avoue que je ne m'y attendais pas, mais je prends cette victoire avec grand plaisir.
— Je remonte avec un point d'avance, très chère.
— Mais je suis toujours devant mon cher.
— Il est vrai et ton accent est toujours aussi mignon.
— Hein ?
— Quoi ?
— J'ai rêvé ou tu viens de dire que mon accent français était mignon ?
— Oui, t'as dû rêver. J'aurais jamais dit ça.
— Je me disais aussi. Sonic ?
— Ça me va !
À la fin de nos parties respectives, c'est Louis qui reprend de l'avance dans notre bataille.
À la fin de nos parties respectives, c'est Louis qui reprend de l'avance dans notre bataille.
— Tu penses pouvoir revenir ?
— On s'en fait un dernier même si je sais que j'ai perdu.
— Je me souvenais pas que tu étais aussi bon joueur.
— Rêves pas non plus. Un street fighter ?
— Oh Bonne idée !
Cette fois-ci le duel est acharné et Louis gagne encore, mais de justesse sur un combo.
Cette fois-ci le duel est acharné et Louis gagne encore, mais de justesse sur un combo.
— Rha, fait chier, je suis vraiment nul à ces jeux.
— Bhahaha et ouais, je reste le meilleur, peu importe les années.
— C'est ça, tricheur.
— Comment tu veux que je triche, Charlie ? Je suis juste meilleur.
— Pffffff, ça m'a donné faim, on va manger ?
— Heu, si tu veux.
— T'as pas de diète à tenir ?
— Si, mais bon, je peux faire un petit écart, personne n'en mourra.
— Sur ?
— Si je te dis que oui.
— Ok, ok. Sucrée ou salée ? Je prendrais bien un truc sucré.
— Peu importe.
— Vas pour du sucré. Trouve une table, je reviens.
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