Fantasme
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Histoire 6 les vacances entre filles — Chapitre 2
Auteur
Histoire 6 les vacances entre filles
Chapitre 2
Le déclic lourd de la serrure électronique résonne dans le silence du couloir, immédiatement suivi par un doux bruissement lorsque la grande porte double en chêne massif s'efface devant nous.
Lorsque nous franchissons le seuil, un murmure d'émerveillement collectif s'échappe simultanément de nos lèvres. Le cadre qui s'offre à nos yeux est tout simplement grandiose, surpassant toutes nos attentes.
L'air de la suite est empreint d'une odeur délicieuse et authentique de résine, de pin coupé et de cire d'abeille chaudement entretenue. La pièce principale est un vaste espace de vie baigné par la lumière dorée du crépuscule tyrolien, filtrée par une immense baie vitrée panoramique qui occupe tout le mur du fond. Au-delà du verre immaculé, la chaîne des Alpes autrichiennes s'étend à perte de vue, ses sommets enneigés se teintant progressivement de rose, de mauve et d'orange sous les derniers rayons du soleil.
Le sol est recouvert d'un parquet en bois sombre aux lattes larges qui craquent très légèrement sous le talon de mes escarpins noirs. Au centre du salon trône une imposante cheminée en pierre de taille où crépite déjà un feu nourri, diffusant une chaleur douce et un crépitement réconfortant. Un gigantesque canapé d'angle en velours vert forêt, garni de coussins moelleux aux motifs montagnards, vous invite immédiatement au prélat et au repos. Sur le côté, un superbe bar privé en acajou sculpté arbore une sélection impressionnante de spiritueux rares et une rangée de verres en cristal suspendus qui accrochent les reflets de la flamme. Fixée au-dessus d'un meuble bas en bois travaillé, une télévision à écran géant dernier cri attend sagement d'être allumée, parfaitement intégrée au décor traditionnel.
— C'est... c'est absolument incroyable ! s’exclame Roxane en laissant glisser son long manteau en peau camel sur le dossier d'un fauteuil.
Elle s'avance d'un pas enthousiaste et presque bondissant vers la baie vitrée, ses bottes hautes en cuir noir résonnant sur le parquet. Elle colle presque son visage contre le verre pour contempler la vue féerique, ses magnifiques boucles blondes oscillant autour de ses épaules tandis qu'un immense sourire illuminant son visage à la Scarlett Johansson.
— Regardez cette vue ! On domine toute la vallée... C'est tout simplement féerique, ajoute-t-elle avec cette énergie pétillante et débrouillarde qui lui appartient.
Pendant que Roxane admire le paysage, Nadia et Sophie s'avancent vers le couloir intérieur qui dessert l'espace nuit. La suite est pensée comme un véritable appartement de prestige : deux très grandes chambres mansardées, séparées par une pièce d'eau monumentale.
— Valérie, vient voir ça ! m'appelle Nadia d'une voix rauque où la fierté et l'enthousiasme supplantent un instant son arrogance habituelle.
Je les rejoins d'un pas calme et mesuré, mon étole écrue drapée sur mes bras, savourant le spectacle de leur émerveillement. La première chambre, située sur la droite, est un cocon de boiseries sombres et de lumière tamisée.
Deux superbes lits simples en bois massif sculpté y sont disposés côte à côte, séparés par une table de chevet garnie d'une lampe en fer forgé. Les lits sont parés de couettes d'un blanc immaculé, si gonflées qu'elles ressemblent à des nuages de duvet, et rehaussées par de grands édredons en laine tressée rouge et grise.
Deux superbes lits simples en bois massif sculpté y sont disposés côte à côte, séparés par une table de chevet garnie d'une lampe en fer forgé. Les lits sont parés de couettes d'un blanc immaculé, si gonflées qu'elles ressemblent à des nuages de duvet, et rehaussées par de grands édredons en laine tressée rouge et grise.
La seconde chambre, sur la gauche, offre exactement le même aménagement de luxe, avec deux autres lits simples confortables sous une charpente apparente qui donne un caractère intime et chaleureux à la pièce. Entre ces deux havres de repos se dresse la salle de bains d'exception : un espace vaste habillé de pierre sombre ardoisée, dominé par une douche à l'italienne spectaculaire où un immense ciel de pluie chromé est encastré dans le plafond, bordé par des jets hydromassants et des parois en verre sablé.
— Je n'ai jamais vu une suite aussi belle de toute ma vie, murmure doucement Sophie.
Elle est plantée au milieu de la salle de bains, tenant toujours son gobelet d'eau chaude entre ses doigts, les yeux grand ouverts de fascination. Elle avance une main hésitante pour effleurer le grain brut de la pierre de la douche, sa queue de cheval châtaigne balayant délicatement le col de sa parka d'hiver.
Très vite, l'excitation du voyage et la joie de nous retrouver enfin ensemble balayent la solennité des lieux. Les rires fusaient, clairs, spontanés et bruyants, résonnant joyeusement contre les cloisons de bois.
C'est le moment de la répartition des chambres, une étape toujours cruciale qui ravive la complicité et les petites taquineries du groupe.
— Bon ! On a deux chambres et quatre lits simples ! Lance Roxane en revenant du salon, les poings posés sur ses hanches avec une fausse autorité. Qui dort avec qui ? On fait deux et deux, c'est la règle !
Nadia se tourne immédiatement vers moi.
Nadia se tourne immédiatement vers moi.
La grande et superbe brune fait un pas dans ma direction, ajustant son élégant manteau noir avec un sourire en coin, plein de cette jalousie joueuse et de cette possessivité que je lui connais si bien :
— Pour moi, la question ne se pose même pas, déclare Nadia d'un ton provocateur et tranchant. Je réclame la chambre de droite, celle avec la vue sur le poêle en faïence. Et il est hors de question que je m'installe sans Valérie. Je garde la patronne avec moi.
— Pour moi, la question ne se pose même pas, déclare Nadia d'un ton provocateur et tranchant. Je réclame la chambre de droite, celle avec la vue sur le poêle en faïence. Et il est hors de question que je m'installe sans Valérie. Je garde la patronne avec moi.
Un grand rire cristallin s'échappe de la gorge de Roxane, qui lève les yeux au ciel en secouant sa chevelure dorée :
— Évidemment ! Comme c'est prévisible... Nadia qui pose son option la première !
— Évidemment ! Comme c'est prévisible... Nadia qui pose son option la première !
À mes côtés, la douce Sophie observe la scène avec un petit sourire timide. À la seule idée de cette dynamique et sous le regard amusé que je lui adresse, une charmante teinte rosée vient fleurir sur ses joues blanchies par le grand air de la montagne.
— Ça me va très bien ! Enchaîne Roxane avec un enthousiasme débordant. Dans ce cas, la douce Sophie et moi, on prend la chambre de gauche. On va être comme des reines toutes les deux ! Qu'est-ce que tu en penses, Sophie ?
Sophie lève les yeux vers Roxane, flattée et rassurée par sa spontanéité :
— Oui... avec grand plaisir, Roxane. C'est parfait comme ça, répond-elle d'une voix douce, réajustant sa tenue tout en souriant tendrement.
— Oui... avec grand plaisir, Roxane. C'est parfait comme ça, répond-elle d'une voix douce, réajustant sa tenue tout en souriant tendrement.
Je les contemple toutes les trois, adossée au cadre de la porte en bois sculpté. Mon sang-froid habituel s'accompagne d'un profond sentiment de satisfaction. Voir mes trois amies si heureuses, libérées du stress du quotidien et complètement sous le charme de ce lieu d'exception, me procure une ivresse intime. Je sens cette alchimie si particulière qui nous unifie, ce mélange de désir latent, d'admiration et de complicité absolue.
— Le conseil a tranché, dis-je d'une voix grave, suave et parfaitement posée qui ramène immédiatement le calme et capte toute leur attention. Les appartements sont attribués. Maintenant, posez vos sacs. Il est grand temps d'inaugurer ce bar et de déboucher notre première bouteille de cristal pour fêter dignement le début de ces vacances.
Des cris de joie légers et de nouveaux rires accueillent ma proposition. En quelques minutes, les valises sont tirées sur les parquets, le bruit des fermetures éclair qui s'ouvrent remplit l'air, et les manteaux d'hiver sont soigneusement alignés dans les grands dressings en pin odorant. L'atmosphère est désormais électrique, chargée d'une impatience joyeuse. Le cadre est posé, notre sanctuaire est investi, et le véritable séjour va enfin pouvoir commencer.
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