Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Je ne peux rien lui refuser — Chapitre 2 · À la découverte de la taupe
Auteur
Je ne peux rien lui refuser
Chapitre 2 · À la découverte de la taupe
Je pris soin de contacter Florian afin qu’il organise une soirée pour le lendemain, sur le thème du bal masqué. L’objectif était simple : dissimuler les identités des invités. Je lui donnai également une consigne précise : rester dans une pièce à l’écart, inaccessible au reste des invités, pendant toute la durée de la soirée.
Je prévins ensuite Anaëlle afin qu’elle puisse se préparer en conséquence. Je lui demandai également de rédiger un nouveau contrat comportant plusieurs clauses supplémentaires.
Ce genre de soirée avait toujours une réputation sulfureuse. Derrière les masques, les apparences s’effaçaient, les inhibitions diminuaient et les intentions devenaient parfois difficiles à discerner.
Dans l’après-midi, je retrouvai Florian pour lui faire signer le nouveau contrat. Celui-ci stipulait qu’il lui était désormais interdit de toucher à la drogue ou à tout autre stupéfiant, sous peine de perdre la représentation de ma société. Une autre clause prévoyait une augmentation de ma commission sur ses nouveaux contrats de sponsoring.
Il hésita à peine. La menace de ne pas l’aider n’était pourtant rien comparée à celle qui planait déjà au-dessus de sa tête : le chantage dont il était victime.
Il signa finalement, puis releva les yeux vers moi.
— Comment comptes-tu me sortir de cette merde ?
— C’est mon problème, désormais. Tu n’as pas besoin de connaître les méthodes que je compte employer.
Il ne sembla pas apprécier ma réponse, mais il savait qu’il n’avait guère le choix.
L’heure était venue de mettre mon plan à exécution.
La soirée avait déjà commencé lorsque je m’installai dans un pub, en attendant le taxi dans lequel ma collaboratrice avait pris place.
Mon téléphone vibra. Florian.
Je décrochai aussitôt.
— Tout se passe comme prévu ? demandai-je.
— Je suis bien enfermé dans ma salle de sport, comme tu me l’as demandé. Mon agent de sécurité me tient régulièrement informé, mais il ne t’a toujours pas vu arriver.
— Ne t’inquiète pas. Il va falloir patienter une bonne partie de la nuit avant que les pièces du puzzle commencent à s’assembler.
Je raccrochai au moment où le taxi s’arrêtait devant le pub.
Il était 22 h 05.
Je montai à bord et découvris Anaëlle, élégamment installée sur la banquette arrière. Elle portait une robe corset qui soulignait sa silhouette, accompagnée d’une paire de talons aiguilles qui allongeait encore sa démarche. Sa tenue mettait ses courbes en valeur avec une assurance parfaitement assumée.
Je lui adressai un sourire.
— Tu es sublime, comme toujours.
Elle tourna la tête vers moi, un sourire malicieux aux lèvres.
— Je te retourne le compliment. Pour un homme de quarante-deux ans, tu es toujours aussi élégant dans tes costumes. Ils te vont à ravir.
— Je vais finir par croire que tu cherches à obtenir une augmentation.
— Et moi, je vais finir par croire que tu sais apprécier les compliments.
Nous échangeâmes un regard amusé avant de reprendre notre conversation professionnelle.
Anaëlle m’accompagnait lors de certaines négociations importantes afin d’apprendre les subtilités du métier. Sa présence contribuait également à instaurer un climat favorable aux échanges. Elle savait se montrer sociable, attentive et suffisamment perspicace pour repérer les détails qui échappaient parfois aux autres, sa plastique et sa jeunesse étant un atout également.
Ce soir, sa mission était claire : m’aider à identifier la taupe.
Car j’en étais convaincu, cette personne serait présente à la soirée. L’ultimatum expirait le lendemain et, depuis la réception de la lettre, mon client n’avait fait aucune apparition publique.
La taupe avait donc toutes les raisons de vouloir rester informée de nos mouvements.
À notre arrivée, nous nous séparâmes afin de pouvoir observer l’assemblée sous différents angles.
La fête battait son plein.
Au bord de la piscine, plusieurs invités dansaient au rythme de la musique. D’autres s’étaient aventurés dans l’eau, certains encore habillés, d’autres vêtus de tenues plus légères. Dans les coins les plus discrets du jardin, des couples échangeaient des baisers et des caresses, profitant de l’anonymat que leur procuraient les masques.
Les identités demeuraient soigneusement dissimulées. Les conversations se mêlaient aux éclats de rire, les regards s’attardaient et les gestes se faisaient plus audacieux à mesure que la soirée avançait.
J’aperçus Anaëlle, un verre à la main, en pleine conversation avec un groupe d’invités.
Sa tenue attirait manifestement l’attention. Plusieurs hommes cherchaient à capter son regard et certains se montraient particulièrement familiers : sur chacune de ses fesses était posée une main différente. Elle conservait pourtant une attitude détendue, souriant aux uns, répondant aux autres et profitant de chaque échange pour sonder ses interlocuteurs.
Elle savait parfaitement jouer son rôle.
Quelques minutes plus tard, elle quitta le groupe pour en rejoindre un autre. Là encore, son fessier fut accueilli avec enthousiasme.
Je continuai à surveiller la scène de loin.
Au fil de la soirée, je croisai Anaëlle à plusieurs reprises. Chaque fois, nous échangions un regard discret, mais aucun signe ne m’indiquait qu’elle avait découvert quelque chose de concret.
Il fallait patienter.
Il était une heure du matin lorsqu’une jeune femme m’aborda.
— Vous êtes bien l’agent de monsieur Shelker ?
Je l’observai attentivement avant de répondre.
— Et vous êtes ?
— La personne que vous cherchez, je suppose.
Je laissai passer quelques secondes.
— C’est donc vous qui avez pris la photographie ?
— Effectivement. Mon patron m’envoie vous chercher. Il considère qu’une fête aussi imprévisible constitue une excellente ruse pour prendre contact.
Je souris légèrement.
— Belle déduction. Pourriez-vous néanmoins me rendre un service ?
— Dites-moi.
— Pourriez-vous embrasser la femme en corset noir qui se trouve là-bas, puis lui demander de nous rejoindre ?
Je désignai Anaëlle d’un mouvement discret du menton. Elle se trouvait près d’un homme avec lequel elle conversait depuis quelques minutes.
La jeune femme suivit mon regard, puis esquissa un sourire.
— Je crois que cela peut s’arranger.
Elle traversa la salle avec assurance.
Je la regardai s’approcher d’Anaëlle, lui glisser quelques mots à l’oreille et poser une main sur son bras. Anaëlle parut d’abord surprise, puis son expression se transforma.
Les deux femmes échangèrent un baiser, manifestement consentantes, avant de se prendre par la main pour revenir vers moi.
Elles avançaient côte à côte avec une légèreté presque enfantine, comme deux écolières revenant d’une escapade.
— Je vous présente Myriam, annonça Anaëlle en arrivant à ma hauteur.
— Enchanté.
— De même, répondit-elle avec un sourire énigmatique.
Une limousine noire s’approcha de l’entrée. Nous y prîmes place tous les trois.
Myriam s’installa face à nous avant de s’adresser au chauffeur.
— Pour être certains que personne ne nous suive, nous allons faire un détour d’une trentaine de minutes.
— Aucun problème, répondis-je. Nous n’avons aucune équipe en poste. Nous sommes ici pour négocier, pas pour déclencher une guerre.
Elle acquiesça.
Le trajet se déroula dans un calme relatif. Pourtant, une certaine tension persistait entre les deux jeunes femmes. Leurs regards se croisaient régulièrement, accompagnés de sourires discrets et de gestes dont la familiarité ne m’échappait pas.
Lorsque la limousine s’immobilisa enfin, je découvris une demeure imposante, dont l’architecture témoignait d’un luxe soigneusement entretenu.
Notre hôte nous attendait à l’entrée.
Alex Xiaru.
Président d’une marque de vêtements espagnole, il était également considéré comme le chef de la plus puissante organisation criminelle de Barcelone : El Ravelo.
Un homme dont il valait mieux respecter la parole.
— Bonjour, Alex.
— Bonjour, Mathéo. Comment vont les affaires ?
— J’ai un léger contretemps, comme tu le sais. Mais rien d’insurmontable si nous trouvons les bons arguments.
Il hocha lentement la tête.
— Je suis tout à fait d’accord. Et qui est cette charmante personne qui t’accompagne ?
— Je te présente Anaëlle, ma collaboratrice.
— Enchanté, Anaëlle. Mettez-vous à l’aise. Myriam va vous faire visiter les lieux. Vous pourrez vous détendre pendant que nous discuterons affaires.
Les deux femmes s’éloignèrent ensemble, laissant Alex et moi rejoindre son bureau.
La conversation reprit autour du chantage dont Florian était victime.
L’affaire était plus complexe que prévu. Au cours de nos négociations, Florian aurait signé un accord avec une marque concurrente alors que nous étions déjà en discussions avancées avec Alex pour une future collaboration.
Cette révélation risquait de compromettre sérieusement nos relations commerciales.
N’ayant pas été informé de cette signature, je sortis mon téléphone et appelai Florian. Alex accepta que nous éclaircissions la situation immédiatement.
La conversation à trois fut tendue.
Florian reconnut que le document existait, mais précisa qu’il avait déjà apposé sa signature.
Alex se leva brusquement, visiblement furieux.
— Il se moque de nous !
— Calme-toi, Alex, intervins-je. Nous allons trouver une solution.
Je repris le téléphone.
— Florian, écoute-moi attentivement. Je veux une copie de ce document dans ma boîte mail à huit heures précises. Nous avons dix heures pour trouver une issue à cette situation. D’ici là, ne prends aucune initiative sans m’en informer.
— Très bien, répondit-il d’une voix hésitante.
Je raccrochai.
Après quelques instants de réflexion, je me tournai vers Alex.
— Vu le nombre de chambres dont tu disposes, accepterais-tu que je me repose ici en attendant les documents ? Je pourrai ensuite étudier les différentes possibilités.
Alex m’observa un instant avant de sourire.
— Bien sûr. Tu es ici chez toi.
Nos échanges commerciaux, au fil des années, avaient permis d’établir une confiance solide. Alex savait que je respectais mes engagements et que je ne prenais jamais une décision à la légère.
Je le remerciai avant de quitter le bureau.
Je parcourais les couloirs de la demeure à la recherche d’une chambre lorsque j’entendis des voix derrière une porte entrouverte.
Intrigué, je m’approchai.
À l’intérieur, Anaëlle et Myriam s’étaient accordé un moment d’intimité puisque ma secrétaire était à quatre pattes sur le lit, en train de se faire prendre par le gode ceinture qu’avait Myriam autour de la taille. Cela contrastait fortement avec la tension qui régnait quelques minutes plus tôt dans le bureau.
Elles remarquèrent ma présence.
— Je dérange ? demandai-je avec un sourire.
Anaëlle tourna la tête vers moi.
— Cela dépend. Tu comptes rester sur le seuil à nous regarder ?
Myriam éclata de rire.
— Ou peut-être a-t-il une meilleure idée ?
Je m’approchai du lit, amusé par leur assurance.
— Je pensais simplement vous proposer de partager ce moment avec vous, si vous en avez envie.
Les deux femmes échangèrent un regard avant de me répondre favorablement.
Je me mets à embrasser Myriam dans le cou et à caresser ses petits seins en forme de poire. Pendant qu’Anaëlle poursuit ses ébats, je glisse ma main pour caresser le clitoris de Myriam, qui sent le plaisir monter. Au fur et à mesure que son excitation grandit, le rythme de leurs mouvements s’intensifie, si bien qu’Anaëlle finit par jouir.
La voici vidée de son énergie. Je propose donc à Myriam que nous nous occupions un peu d’elle.
Elle s’allonge sur le lit et je lui prodigue des caresses intimes d’abord avec mes doigts puis ensuite avec ma bouche. Mes caresses ne la laissent pas indifférente, vu sa mouille abondante.
Anaëlle prend le temps de se remettre de ses émotions, puis récupère le gode-ceinture, le fixe autour de sa taille et le rapproche de Myriam pendant que je continue à lui donner du plaisir.
Anaëlle maîtrise la tête de sa proie ainsi que l’intensité de la fellation que pratique Myriam au gode.
Quelques instants plus tard, je relève Myriam pour qu’elle puisse s’installer sur moi, tandis qu’Anaëlle l’embrasse à pleine bouche.
Au rythme des va-et-vient, je glisse un doigt dans son anus, ce qui ne semble absolument pas la gêner. Anaëlle, ayant remarqué le changement de mouvements du corps de Myriam pour accentuer son plaisir, prend l’initiative de lubrifier le gode avant de se placer derrière elle afin de combler ce deuxième trou.
Myriam se laisse emporter par les sensations, bouleversée par l’intensité de cet instant partagé.
Après quelques minutes, ses cris se font plus intenses. Sentant son plaisir atteindre son apogée, j’accélère mes mouvements afin de parvenir au même moment à l’extase.
Myriam, parcourue de spasmes de plaisir, s’effondre contre moi. Anaëlle, remarquant que je n’ai pas encore joui, se retire de l’anus de sa partenaire afin de me prodiguer une fellation pour terminer cette séance, tandis que Myriam m’embrasse tendrement pour me remercier de ce moment partagé.
Finalement, dans un dernier soupir étouffé par un baiser, je jouis dans la bouche de ma collaboratrice. Une fois le nettoyage de ma verge fait, Anaëlle vient s’allonger à côté de nous.
Épuisés par cette longue soirée, nous finissons par nous endormir tous les trois, nus, dans le grand lit.
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