Fiction
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Confessions autour de la table — Chapitre 1 · Nenette ouvre le bal, les autres...
Auteur
Confessions autour de la table
Chapitre 1 · Nenette ouvre le bal, les autres...
Michèle entrouvrit la porte et recula d’un pas, surprise. Antoine, son fils, se tenait devant elle, les épaules légèrement voûtées, les mains serrées sur le sac qu’il portait. Ses traits étaient tirés, comme s’il retenait son souffle. Derrière lui, Léo, son petit ami, observait la scène avec une expression à la fois tendue et encourageante.
Michèle, un sourire aux lèvres et les yeux brillants, s’exclama :
— Mon Dieu, Antoine… (Elle posa une main sur sa poitrine, émue.) Tu es… magnifique.
Antoine baissa les yeux, incertain, mais un sourire timide perça malgré tout.
Léo posa une main rassurante sur l’épaule d’Antoine et dit d’une voix douce :
— Il a peur des réactions de la famille… Surtout de la vôtre et de celle de son père. Mais il avait besoin de venir comme ça. C’est « elle », Michèle. Pas une version édulcorée, pas un compromis. Juste « elle ».
Michèle s’approcha et effleura la joue d’Antoine, là où un fard à paupières discret rehaussait son regard.
Michèle, les larmes aux yeux, reprit :
— Ce maquillage, cette robe… Elle est parfaite, tu sais ? Sexy, oui, mais avec une élégance qui te ressemble. Et cette poitrine… ni trop petite… ni trop grande… (Elle secouait la tête, amusée.) Enfin, on dirait que tu as toujours été faite pour ça. Tu es trop féminine pour ces vêtements de garçon, tu sais ? Ils t’ont toujours étouffée. Et les autres savent que tu viendrais peut-être habillée en femme.
Antoine rougit, les épaules un peu moins tendues.
— Vraiment… Vous trouvez que ça me va ?
— Mieux que ça, répondit fermement Michèle. Tu rayonnes.
— Mieux que ça, répondit fermement Michèle. Tu rayonnes.
Derrière eux, la silhouette du père apparut dans le couloir. Il s’arrêta net, puis un large sourire illumina son visage.
Gérard, d’une voix chaleureuse, lança :
— Eh bien… Je dois dire que je suis impressionné. (Il tapota l’épaule d’Antoine.) Il fallait du cran pour oser venir comme ça, et je suis fier de toi. Cette tenue… (Il fit un geste circulaire de la main.) Elle te va à ravir, mon grand. À ravir. Elle te va mieux que tes habits de garçon, ça passe plus inaperçu. (En s’adressant à Léo) Fais attention, mon beau-fils, elle risque de se faire draguer…
Antoine éclata de rire, et les tensions des dernières heures s’envolèrent d’un coup.
Quand Cécile vit son frère Antoine habillé en femme, elle resta bouche bée, puis un sourire se dessina lentement sur son visage.
Cécile, admirative, le dévisagea :
— Antoine… (Elle marqua une pause.) Je ne t’avais jamais vu aussi beau. Cette robe, ce maquillage… Tu es éblouissante. Et surtout… (elle baissa la voix, émue) tu as l’air si épanouie.
Antoine rougit, les doigts jouant avec le tissu de sa robe.
Antoine sourit timidement.
— Merci, sœurette. C’est… (il cherchait ses mots) c’est vrai ? Tu es sincère ?
— Oui, complètement. Tu es désormais vraiment toi.
Cécile inclina la tête, intriguée, et s’assit près de lui d’un ton doux mais curieux.
— Mais dis-moi… Qu’est-ce qui a changé depuis le dernier repas ? Tu sais… celui où Claudia (la deuxième sœur d’Antoine) a présenté son amant, Patrick, et a annoncé la féminisation de son mari, Luc. Après que tu aies craqué devant tout le monde en avouant ton fantasme. [Voir « La vengeance de Claudia », chapitre six].
Antoine baissa les yeux un instant, comme s’il revivait ce moment. Puis il releva la tête, plus déterminé.
Antoine dit, la voix tremblante d’émotion :
— Ce jour-là… (il serra les poings, puis se détendit) ce fut un déclic. Apprendre que mon beau-frère allait être féminisé m’a fait exploser. Je ne voulais plus cacher ce secret. J’ai craqué devant tout le monde.
Cécile hocha la tête.
— Ça, tout le monde s’en souvient. D’ailleurs, tout le monde a été impressionné par ton courage. Ce qui nous intéresse, c’est la suite.
Antoine, les joues encore roses mais plus détendu, reprit :
— En rentrant ce soir-là, Léo et moi… on a parlé. (Il jeta un regard tendre à Léo.) Il m’a avoué qu’il serait ravi de me voir en femme, parce que je suis naturellement féminine. (Un petit rire.) Il m’a aussi dit qu’il n’avait jamais osé me le proposer, de peur que je ne réagisse mal.
Léo, souriant, serra la main d’Antoine.
— C’est vrai. Et depuis ce jour… (il marqua une pause, ému) Antoine est devenu Nenette, ma femme. (Il regarda Antoine avec adoration.) Et je l’adore comme ça.
— Nenette ?
— Oui, diminutif d’Antoinette…
— Cool… Et… dans l’intimité, enfin… je veux dire, sexuellement ?
— Oui, diminutif d’Antoinette…
— Cool… Et… dans l’intimité, enfin… je veux dire, sexuellement ?
Cécile répondit :
— Oui, tu nous avais parlé de ton désir pour Patrick (l’amant de sa sœur Claudia).
Léo sourit.
— Nenette a toujours préféré être passive, et maintenant, elle l’est exclusivement… et cela nous convient parfaitement à tous les deux. (Il sourit malicieusement.) Ce qui n’empêche pas les soixante-neuf que nous faisons très souvent.
— Patrick… (il hésita, puis avoua) il vient régulièrement me prendre… et me dominer… de manière douce, devant Léo.
Léo hocha la tête, serein.
— J’adore la voir se soumettre et se faire prendre avec force. (Il regarda Patrick avec gratitude.) Heureusement que tu es là, Patrick. Nenette en a besoin. Moi… (il haussa les épaules) je ne suis ni un étalon ni un dominant dans l’âme. Je ne pourrais jamais lui donner ce que tu lui donnes. En revanche, je lui donne toute la tendresse et tout l’amour qu’elle mérite.
Antoine serra la main de Léo.
— C’est vrai. Je suis ta femme. (Il sourit, les yeux brillants.) Et je suis heureuse que tu aimes me voir avec Patrick, et contente que tu m’autorises à vivre ces moments-là. Merci, chéri, je t’aime.
Un silence s’installa, vite rompu par Michèle :
— Mon Dieu… (elle secouait la tête, amusée) On en apprend, des choses, aujourd’hui ! On voit que vous êtes heureux et sexuellement épanouis. C’est important.
Gérard, souriant, tapota l’épaule de Léo.
— Dis-moi, Léo… tu te branles en les regardant ? Tu ne fais que regarder ?
— Oui, je me branle… c’est tellement excitant, et parfois je participe, mais pas toujours.
Claudia, la deuxième sœur d’Antoine, s’adressa à Lucy, son mari soumis.
— Tu vois, tu n’es pas la seule travestie heureuse de l’être.
Lucy hocha la tête, heureuse, et regarda Antoine avec tendresse.
— Oui… C’est beau de se sentir libre, de se sentir soi.
Mireille, la mère de Lucy (le travesti soumis de Claudia), se tourna vers Antoine, un sourire malicieux aux lèvres.
— Antoine, enfin Nenette, je tiens à te féliciter. Tu as eu un courage incroyable de te présenter ainsi. (Elle se tourna vers son mari, un sourcil levé.) Contrairement à toi, mon chéri… (Elle secouait la tête, amusée.) La prochaine fois, tu viendras aussi en femme. C’est décidé.
Gérard éclata de rire, tandis que Michèle porta une main à sa bouche, les yeux écarquillés.
Gérard s’adressa au père de Lucy :
— Attends, attends… Toi, qui as toujours refusé d’aller voir ton fils en femme… enfin, en soubrette, tu… Il faut m’expliquer, là !
Mireille, riant :
— Oh, il a résisté, c’est vrai. Pendant des semaines. (Elle haussa les épaules.) Mais à force de lui répéter que Lucy était heureuse et épanouie comme ça… (elle sourit) et, en plus, très sexy et très serviable, il a fini par accepter. Et devinez quoi ? (Elle lança un regard taquin à son mari.) Quand il l’a vue en soubrette pour la première fois… (elle baissa la voix, théâtrale) il a bandé presque immédiatement.
— Quoi ? Ça doit être son petit cul qui l’a fait bander. La plupart de ses tenues de soubrette sont à fesses visibles, et il faut reconnaître qu’il a un beau cul.
Des éclats de rire fusèrent. Thomas s’étouffa avec son verre, et Cécile lui tapait dans le dos en riant.
Mireille, continuant, amusée :
— Je l’ai interrogé, bien sûr. (Elle secouait la tête.) Là aussi, il a été récalcitrant, mais a fini par avouer que, dans sa jeunesse, il s’habillait en femme dès qu’il le pouvait… Et qu’il avait eu plusieurs relations… (elle marqua une pause) homosexuelles. (Elle sourit.) Il refusait de voir son fils en fille parce qu’il avait peur de cette… (elle mima une érection, déclenchant de nouveaux fous rires) réaction.
— Tel père, tel fils, on dirait !
— Et donc, il s’habille en femme à la maison ? Est-il vraiment comme son fils ? Une petite soubrette ? Une petite sissy ?
Mireille hocha la tête, souriante.
— En femme, oui, mais soubrette ou sissy, pas vraiment. On a parlé de ses désirs, de ses fantasmes. (Elle prit la main de son mari.) En fait, il est devenu ma femme… (Elle regarda le groupe, détendue.) Et moi, l’homme… Quand nous sommes seuls, je porte en permanence un gode-ceinture, et je le baise régulièrement.
— En permanence ?
— Oui, ça nous excite tous les deux de voir ce gode sous mes jupes ou mes robes. Et quand l’un de nous deux a envie, je suis déjà prête, enfin prêt. J’adore être le mâle du couple, c’est jouissif, psychologiquement et physiquement, car le système possède un gode qui va et vient dans ma chatte quand je le baise.
— Est-ce qu’il a des amants, comme son fils ?
— Oui, nous avons des amants. Parfois, nous organisons des parties à quatre ou à cinq, et les hommes peuvent profiter à leur guise de deux bouches, d’une chatte et de deux culs. Il aime se faire baiser en me regardant avec un ou deux autres hommes. Et c’est pareil pour moi : j’aime le voir satisfaire un ou deux hommes.
Le mari ajouta :
— Et Patrick fait évidemment partie de nos amants, c’est le meilleur.
— Voilà une belle histoire. Encore un couple qui a assouvi ses fantasmes pour le plaisir de chacun.
Mireille, avec un sourire espiègle :
— Pas tout à fait. Il a le fantasme de se faire fister et, peut-être même, plus tard, de se faire double-fister ou de se prendre un gode-cheval. Depuis qu’il a vu ça sur une vidéo, c’est une obsession.
Un silence choqué.
— Quoi ? Une queue de cheval ? Deux mains dans son cul ?!
— C’est vrai, j’adore me sentir dilaté… (Il regarda sa femme avec tendresse.) Je porte des plugs de plus en plus gros. Et, depuis que j’ai vu que c’était possible, je veux avoir, un jour… (Il chercha ses mots) un trou ultra-accueillant. Très ouvert.
Michèle, les yeux écarquillés mais souriante, commenta :
— Décidément, c’est la journée des surprises et des révélations.
Cécile, taquine, se tourna vers Thomas, son mari.
— J’aimerais bien essayer, un jour… T’enculer comme tu me le fais souvent.
— Hein, quoi ?
— Ben, si ça continue, tu vas bientôt être le seul mec vierge du cul, avec Patrick et mon père.
— Ça me va très bien comme ça.
— Petit joueur.
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Commentaires ()
Par contre, j'ai un peu de mal à suivre avec tous les personnages ;-)
Mais j'ai quand même pris plaisir à te lire ;-)