Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une soirée pleine d’imprévus — Chapitre 1 · Livreur à domicile (et plus si affinités)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une soirée pleine d’imprévus
Chapitre 1 · Livreur à domicile (et plus si affinités)
La pluie continue de tomber lorsque Julien gare son scooter devant une élégante maison située dans une rue tranquille. Il consulte une dernière fois le bordereau de la dernière livraison de sa journée. Le colis est légèrement endommagé sur un angle, ce qui l'agace : il déteste devoir s'excuser et expliquer aux clients les petits accidents de sa tournée.
À vingt-cinq ans, Julien mène une existence sans grande surprise. Intérimaire dans une entreprise de livraison en attendant de trouver un travail plus intéressant, il partage son temps entre ses tournées, quelques amis et des soirées souvent solitaires. Les femmes l'impressionnent davantage qu'il ne veut l'admettre, surtout celles qui affichent une assurance naturelle.
Il sonne. La porte s'ouvre rapidement. Une femme, Corinne, se tient sur le seuil.
Elle a la quarantaine, une épaisse chevelure brune bouclée et une silhouette généreuse qu'elle met en valeur avec beaucoup d'élégance. Son peignoir ajusté à la taille dessine ses courbes sans être vulgaire.
Son regard descend vers le colis, puis remonte vers le visage de Julien.
— Bonsoir. Je vous attendais. Entrez donc, il ne fait vraiment pas un temps à rester dehors.
— Bonsoir madame. Merci. Je suis désolé, mais il y a eu un petit souci avec votre colis. Le paquet est un peu abîmé. Vous allez devoir vérifier son contenu et remplir un bordereau.
— Bonsoir madame. Merci. Je suis désolé, mais il y a eu un petit souci avec votre colis. Le paquet est un peu abîmé. Vous allez devoir vérifier son contenu et remplir un bordereau.
Corinne prend le paquet et examine rapidement l'angle abîmé.
— Ça n'a pas l'air bien grave. Nous allons vérifier.
Elle l'invite à la suivre dans le salon. Julien découvre une pièce chaleureuse. Sur une table attendent des verres, une bouteille de champagne et quelques amuse-bouches soigneusement disposés.
Ce n'est manifestement pas une soirée ordinaire.
— Je vous dérange en pleine préparation ? demanda-t-il.
— Juste quelques amis. Nous avons prévu de passer une soirée agréable, répondit Corinne avec un sourire malicieux.
— Juste quelques amis. Nous avons prévu de passer une soirée agréable, répondit Corinne avec un sourire malicieux.
Elle examine l'emballage et remarque que le ruban adhésif s'était décollé sur un côté.
— Mon mari m'a dit que ce colis arriverait aujourd'hui. Il avait l'air particulièrement impatient que je le reçoive.
— Ça doit être quelque chose d'important, alors.
— Disons que c'est une surprise. Une surprise qui concerne autant la personne qui l'offre que celle qui la reçoit.
— Ça doit être quelque chose d'important, alors.
— Disons que c'est une surprise. Une surprise qui concerne autant la personne qui l'offre que celle qui la reçoit.
Julien relève les yeux, sans être certain d'avoir compris le sous-entendu.
Corinne va chercher des ciseaux dans la cuisine et ouvre délicatement le carton. La première chose qu'elle découvre est une paire de bottines noires brillantes à talons fins et lacets rouges. Elle les sort et les pose sur la table basse, les contemple quelques secondes. Sous le papier de soie apparaissent ensuite un ensemble en latex noir composé d'un porte-jarretelle, de bas en latex et d'un soutien-gorge, et de longs gants assortis complètent l'envoi.
Elle a un petit rire.
— Eh bien. Marc n'a aucune intention de me laisser choisir une tenue raisonnable ce soir.
Julien rougit et détourne poliment les yeux, conscient de regarder un peu trop longtemps le contenu du paquet. Corinne le remarque.
— Vous semblez surpris.
— Ce n'est pas exactement le genre de colis qu'on livre tous les jours, admet-il.
— Et pourtant, ce n'est qu'un colis. Le contenu ne mord personne.
— Ce n'est pas exactement le genre de colis qu'on livre tous les jours, admet-il.
— Et pourtant, ce n'est qu'un colis. Le contenu ne mord personne.
Amusée, elle referme la boîte.
— Dites-moi, jeune homme, votre tournée est terminée ?
— Oui. Il ne me reste plus qu'à rentrer chez moi, mais avec cette pluie, je ne suis pas pressé de reprendre mon scooter.
— Dans ce cas, puis-je vous proposer un verre en attendant que la pluie se calme ? Le temps que je remplisse le bordereau pour votre colis abîmé.
— Oui. Il ne me reste plus qu'à rentrer chez moi, mais avec cette pluie, je ne suis pas pressé de reprendre mon scooter.
— Dans ce cas, puis-je vous proposer un verre en attendant que la pluie se calme ? Le temps que je remplisse le bordereau pour votre colis abîmé.
Il hésite. Corinne ne cherche pas à le convaincre. Elle pose simplement la boîte sur une console en attendant sa réponse.
— Un verre, volontiers. Mais je ne voudrais pas vous déranger.
— Vous ne dérangez personne. Les autres invités ne seront pas là avant plus d'une heure. Il me reste juste à enfiler les cadeaux de mon mari et une robe.
— Vous ne dérangez personne. Les autres invités ne seront pas là avant plus d'une heure. Il me reste juste à enfiler les cadeaux de mon mari et une robe.
Le style de la soirée commence à se préciser dans l'esprit de Julien. Il a bien entendu parler du monde du libertinage mais ne l'a jamais approché. Il ne le connaît qu'à travers des images de film, des fantasmes construits sur rien de concret — et la certitude, jusqu'ici, que tout cela n'arrivait pas aux gens comme lui.
Corinne lui sert un verre d'eau, puis s'assied en face de lui. Les jambes sagement serrées au début, mais il semble à Julien que, imperceptiblement, les jambes de Corinne s'écartent lentement. Les pans de son peignoir dévoilent désormais une partie de ses cuisses.
— Comment vous appelez-vous ?
— Julien, madame.
— Appelez-moi Corinne. Vous avez quel âge, Julien ?
— Vingt-cinq ans.
— Que faites-vous en dehors de vos livraisons ?
— Julien, madame.
— Appelez-moi Corinne. Vous avez quel âge, Julien ?
— Vingt-cinq ans.
— Que faites-vous en dehors de vos livraisons ?
La conversation commence ainsi, simplement. Elle lui parle de son travail, de ses voyages et de son goût pour les soirées entre amis. Julien lui raconte ses missions d'intérim, son studio et son habitude de passer trop de temps devant des séries.
Corinne joue avec lui, elle calcule ses effets en se dévoilant de plus en plus. Elle se penche pour remplir le bordereau, le lit lentement à haute voix. Tout est prétexte pour faire durer le moment, le haut de sa cuisse gauche est maintenant nettement visible. Julien baisse les yeux, il ne peut détacher son regard de l'intimité de Corinne. Quelque chose se serre dans sa gorge, il déglutit, regarde ailleurs, se forçant à fixer son verre. Sa main est parfaitement immobile sur la table, comme s'il avait peur que le moindre geste le trahisse. Un renflement commence à apparaître au niveau de l'entrejambe de son jean, et il se déplace sur le canapé.
Corinne l'a remarqué et ne fait aucun commentaire. Elle signe le bordereau, pose son stylo, se redresse et se penche pour lui donner le bordereau dévoilant un téton.
— Julien, je vous propose de rester et de vous joindre à nous ce soir. J'imagine que vous avez compris que les soirées avec nous sont un peu différentes des soirées habituelles entre amis.
— Différentes comment ?
— Nous sommes un groupe d'adultes avertis qui aimons pratiquer librement des jeux de séduction, de désir et de mélanges. Certains d'entre nous sont en couple, d'autres non. Nous sommes très ouverts et avons aussi des goûts vestimentaires et des pratiques qui peuvent surprendre.
— Différentes comment ?
— Nous sommes un groupe d'adultes avertis qui aimons pratiquer librement des jeux de séduction, de désir et de mélanges. Certains d'entre nous sont en couple, d'autres non. Nous sommes très ouverts et avons aussi des goûts vestimentaires et des pratiques qui peuvent surprendre.
Julien déglutit sous le coup d'une proposition aussi directe. Elle observe sa réaction.
— Vous pouvez rester pour observer ou participer. Vous restez libre de partir quand vous le voulez.
Julien réfléchit quelques secondes. Il aurait pu inventer une excuse. Pourtant, la curiosité et ce qu'il a entrevu sous le peignoir de Corinne l'emportent sur son appréhension.
— Je crois que je vais rester un peu.
— Alors, bienvenue chez nous.
— Je vous laisse le temps de finir de me préparer.
— Alors, bienvenue chez nous.
— Je vous laisse le temps de finir de me préparer.
Julien s'est installé au bord du canapé, un verre d'eau à la main. Corinne lui a proposé de patienter dans le salon pendant qu'elle se prépare. Il entend parfois le bruit d'un tiroir qu'on referme.
Il se sent un peu ridicule. Il a accepté de rester sur un coup de tête, sans savoir exactement ce qu'il espère découvrir, même si le jeu de cuisses et les propos de Corinne lui semblent clairs sur la nature de la soirée. Il se demande surtout comment il va réagir, lui qui n'a que quelques expériences maladroites avec des filles de son âge.
Un bruit de clés, la porte d'entrée qui claque. Marc entre en secouant quelques gouttes de pluie de son manteau.
— Corinne ? Je suis rentré !
Marc apparaît dans le salon, sa veste sur le bras. Grand, athlétique, les cheveux poivre et sel, il a cette élégance discrète des hommes qui n'ont plus besoin de chercher à impressionner.
Il s'interrompt, surpris en découvrant Julien.
— Bonsoir. Je ne crois pas que nous nous connaissions.
Corinne sort de la chambre, toujours en peignoir mais maquillée, un sourire aux lèvres.
— Marc, je te présente Julien. C'est le coursier qui a livré ton fameux colis. Il était abîmé et nous avons dû en vérifier le contenu, et je lui ai proposé de se joindre à nous ce soir.
Julien se lève aussitôt.
— Bonsoir, monsieur. Je suis désolé de m'inviter ainsi.
Marc lui tend la main.
— Vous ne vous invitez pas. Corinne vous a proposé de rester, c'est différent.
Il pose sa veste et regarde son épouse.
— Je suppose que tu lui as expliqué quel genre de soirée nous préparons ?
— En partie.
— Et ?
— Il est curieux.
— En partie.
— Et ?
— Il est curieux.
Marc observe le jeune homme quelques secondes, sans chercher à le déstabiliser. Il embrasse Corinne, pose une main familière dans son dos et lui demande à voix basse, mais Julien saisit quelques mots.
— … il ne connaît pas vraiment le milieu.
— Alors nous lui laisserons le temps de découvrir, répond Corinne.
— Faites connaissance, je file vite terminer de me préparer, ajoute-t-elle.
— Alors nous lui laisserons le temps de découvrir, répond Corinne.
— Faites connaissance, je file vite terminer de me préparer, ajoute-t-elle.
Marc s'intéresse aux études de Julien, à son travail en intérim et à ses projets. Il ne lui pose aucune question indiscrète. Cette simplicité rassure le jeune homme davantage que n'importe quel discours.
Des claquements discrets de talons résonnent dans le couloir. Corinne apparaît à la porte du salon. Elle porte une courte robe en satin rouge profond, largement échancrée sur les hanches. Les accessoires du colis complètent sa tenue : les bottines à talons, les bas en latex et les longs gants noirs forment un ensemble audacieux, porté avec une assurance tranquille. Julien la regarde fasciné. Il avait imaginé quelque chose, vaguement, en attendant dans le salon, mais pas ça. Pas cette façon qu'elle a de porter tout ça comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
Marc la contemple en silence.
— Alors ? demande-t-elle.
— Je crois que tu connais déjà la réponse.
— Je voulais l'entendre.
— Tu es splendide. Qu'en pensez-vous, Julien ?
— Je crois que tu connais déjà la réponse.
— Je voulais l'entendre.
— Tu es splendide. Qu'en pensez-vous, Julien ?
Julien bafouille, la bosse qui déforme son jean vaut tous les discours.
Marc s'approche de sa femme, pose ses mains sur son corps, caresse ses hanches, ses fesses, ses seins et son visage, et l'embrasse tendrement.
Julien détourne les yeux par réflexe, mais quelque chose le retient — une curiosité plus forte que la politesse. Il les observe encore une ou deux secondes, le temps de saisir le naturel du geste, la façon dont Corinne s'appuie légèrement contre Marc, radieuse. Lorsque Corinne se tourne de nouveau vers lui, son sourire est toujours aussi spontané.
— Vous voyez, Julien ? Une surprise réussie demande parfois un peu de patience. Je suis ravie que ma tenue vous plaise, ajoute-t-elle, avec un regard appuyé en direction de sa braguette.
Julien rougit et lui sourit.
Puis Corinne évoque les invités attendus.
— Avec vous, Julien, nous serons sept. Rémi devrait arriver bientôt. Léa ne tardera pas non plus. Astrid vient avec Jade.
— Une belle équipe, commente Marc.
— Vous vous connaissez depuis longtemps ? demande Julien.
— Certains depuis des années, répond Marc. Nous explorons ensemble des façons de vivre et de nous amuser qui ne correspondent pas forcément aux habitudes de tout le monde.
— Une belle équipe, commente Marc.
— Vous vous connaissez depuis longtemps ? demande Julien.
— Certains depuis des années, répond Marc. Nous explorons ensemble des façons de vivre et de nous amuser qui ne correspondent pas forcément aux habitudes de tout le monde.
La sonnette retentit.
— Voici Rémi, le premier de nos habitués.
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