Inspiré du réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sous mon emprise — Chapitre 2 · Chapitre 2 — Les essayages
Autrice
Sous mon emprise
Chapitre 2 · Chapitre 2 — Les essayages
Vingt minutes plus tard, la porte de mon appartement claquait derrière nous.
Le verrou a claqué dans un bruit sec, scellant la pièce contre le reste du monde.
Camille ne m’a pas laissé le temps d’allumer la lumière. Dans la pénombre de l’entrée, elle m’a poussé contre le mur d’une main ferme sur mon torse, son corps pressé contre le mien avec une autorité qui ne laissait aucune place au doute.
Sa respiration était courte, son regard brûlant dans la pénombre.
— Tu as passé toute la soirée à trembler qu'ils découvrent ton secret, a-t-elle murmuré contre ma tempe, sa voix rauque vibrant d'une assurance insolente. Mais le pire pour toi, ce n'était pas qu'ils le voient. C'était de savoir que moi, je pouvais te briser d'un mot.
Ses doigts n'ont fait qu'une bouchée des boutons de ma flanelle. Elle a arraché la chemise, la jetant au sol sans la quitter des yeux. Mes bras sont tombés le long de mon corps, pétrifiés par ce mélange de panique et d'excitation sourde qui m'engourdissait les membres.
Elle s’est reculée d’un pas pour contempler le tableau. La lumière des réverbères filtrant à travers les stores dessinait les contours de la dentelle noire sur ma poitrine, le contraste entre ma silhouette et la finesse du tissu bordeaux qui épousait mes côtes.
— À genoux, a-t-elle ordonné calmement.
Le ton n'admettait aucune réplique. Une soumission totale m'a envahi ; mes genoux ont heurté le parquet sans que je cherche à négocier. Depuis deux ans, je cachais cette féminité sous des couches de vêtements rugueux pour donner le change. Devant elle, à cet instant précis, j'étais désarmé, offert, dépouillé de toute parade.
Debout au-dessus de moi, Camille a retiré son pull d’un geste fluide, puis a déboutonné son pantalon. Sa silhouette se découpait dans l’obscurité, fière, magnifique, sans la moindre hésitation. Lorsqu'elle a glissé son tanga vers le bas, son sexe s'est libéré, dressé, dur et palpitant sous l'effet du désir accumulé pendant des heures. La réalité de sa puissance s'imposait à moi. Elle était une femme sculpturale, maîtresse de son corps et de son plaisir, tenant entre ses mains toutes les ficelles de ma pudeur.
Elle a enfoui une main dans mes cheveux, tirant légèrement vers l'arrière pour forcer mon regard à monter vers le sien.
— Tu es une femme trans ? dis-je, très surpris.
— Je ne t'ai pas autorisé à parler. Regarde-moi bien, a-t-elle soufflé en penchant son visage vers le mien. Ce soir, tu m'appartiens entièrement. Chaque centimètre de soie, chaque frisson. C'est moi qui décide quand tu respires.
Elle m'a relevé par le col de la bralette, me guidant sans ménagement vers la chambre. Sur le lit, elle m'a fait basculer sur le ventre d'une simple poussée dans le creux des reins. Elle m'a retiré mes boots et mon jean avec une urgence méthodique, mais a délibérément laissé la lingerie en place. La culotte en dentelle fine soulignait la cambrure de mes hanches, exposée à son bon vouloir.
— Ne bouge pas, a-t-elle intimé en fouillant d'une main sur la table de chevet.
Le cliquetis d'un flacon, le bruit frais d'une noisette de lubrifiant étalée sur ses doigts.
Avant même que j'aie pu anticiper le contact, sa main chaude s'est glissée sous l'élastique de dentelle, écartant le tissu délicat pour venir me préparer.
Un gémissement étouffé m'a échappé dans l'oreiller. La surprise et l'intensité de ses doigts habiles qui s'assuraient de mon ouverture contrastaient violemment avec la force brute avec laquelle son autre main me maintenait plaqué contre les draps. Camille savait exactement ce qu'elle faisait. Elle ne laissait aucun répit à mes sens, oscillant entre des caresses presque tendres sur mes cuisses et des pressions fermes qui me rappelaient ma condition.
— Tu aimes ça, hein ? murmurait-elle à mon oreille en se penchant sur mon dos.
Le poids de sa poitrine et la chaleur de sa peau venant écraser la soie que je portais. L'idée que personne ne se doute de ce qui t'arrive en ce moment. Que le gars solide de la bande soit là, tremblant sous moi, habillé comme une reine et soumis comme jamais.
Elle s'est redressée sur ses genoux entre mes cuisses. D'une main ferme, elle a saisi mes hanches, soulevant légèrement mon bassin pour m'aligner.
Le contact de son gland contre mon entrée a envoyé une onde de choc le long de ma colonne vertébrale. C'était chaud, imposant, inévitable.
— Reste calme.
Elle a poussé lentement, d'un mouvement continu et maîtrisé. Mon corps s'est tendu sous la plénitude soudaine de sa pénétration. La sensation était écrasante, vertigineuse : être rempli par elle, sentir son sexe dur s'enfoncer centimètre par centimètre au fond de moi tandis que ses doigts s'enfonçaient dans ma chair à travers la dentelle. J'ai arqué le dos, les doigts crispés dans les draps, incapable de retenir un cri qui est mort dans le coton.
Camille a attendu un court instant que je m'adapte à sa présence en moi, son souffle chaud balayant ma nuque. Puis, sans relâcher son emprise sur mes hanches, elle a imprimé un premier va-et-vient.
Lent d'abord, mesuré, d'une cruauté délectable.
À chaque poussée, elle s'enfonçait plus profondément, venant heurter ce point précis en moi qui me faisait perdre toute lucidité. La friction de la dentelle qui frottait contre mon bassin au rythme de ses assauts ne faisait qu'amplifier la vague de chaleur qui m'emportait.
— Tu es à moi, grondait-elle d'une voix sourde, presque en transe, accélérant la cadence. Dis-le.
— Je suis à toi... ai-je articulé dans un souffle brisé, totalement subjugué.
Le rythme est devenu plus intense, plus lourd. Le bruit de nos corps qui claquaient l'un contre l'autre résonnait dans la chambre sombre, mêlé au froissement soyeux de ma lingerie et à nos respirations saccadées. Camille dominait chaque seconde, guidant la cadence avec une force implacable, trouvant un plaisir féroce à me voir plier sous son étreinte. Ses ongles laissaient des marques sur mes hanches tandis qu'elle plongeait sans retenue, me ravageant de l'intérieur avec une précision.
Le plaisir a monté d'un coup, violent, intenable. Privé de tout contrôle, j'ai senti la jouissance m'arracher un sanglot rauque, mon corps se contractant violemment autour d'elle dans un spasme continu.
Sentant mes spasmes la serrer, Camille a poussé une dernière fois de toute sa puissance, poussant un râle rauque contre mes omoplates avant de décharger tout son sperme au fond de moi.
Elle est restée un long moment immobile, son poids écrasé sur mon dos, son sexe palpitant encore à l'intérieur, sa respiration brûlante calmant peu à peu les frissons qui continuaient de secouer mes jambes. Sa main a glissé doucement sur mon épaule pour effleurer une dernière fois la bretelle de soie noire.
— Le jeu est terminé pour ce soir, a-t-elle chuchoté avec un rire sourd et victorieux dans ma nuque. Mais ne t'avise jamais de ranger cette lingerie trop loin.
À suivre....
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Commentaires ()
Ca monte vite en température, et on sent le piège se refermer sur le personnage principal, dont on ne connaît pas le prénom masculin, mais qui aurait sans aucun doute un prénom de sissy très prochainement (?)