Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Angélique, Marc & Cupidon — Chapitre 1 · Le coup de foudre
Auteur
Angélique, Marc & Cupidon
Chapitre 1 · Le coup de foudre
Je m'appelle Marc, j'ai vingt et un ans, je viens d'avoir mon BTS informatique et j'ai validé mon stage de fin d'études dans une grosse société qui m'emploie aujourd'hui. Après mes vacances d'été, je commence mon premier travail de salarié en tant que prestataire à Paris. Je ne connais que Gilles, le chef de projet, puisque j'ai fait mon stage avec lui. L'équipe est nouvelle. Le projet sur lequel nous allons travailler aussi. Rendez-vous à neuf heures, à l'entrée du bâtiment. C'est un lieu perdu de Paris, plutôt éloigné de la station de métro. Aucun commerce sur le chemin, en face, une brasserie et c'est tout. Je fais connaissance de mes collègues, Mathilde, Claire, Hassen et Jean qui eux se connaissent déjà. Le courant passe bien, l'ambiance est bonne. Pendant cette première matinée, le chef nous présente le projet, répartit les rôles, nous explique ce qu'il y a à développer et comment. La cheffe informatique de cette société vient ensuite se présenter ainsi que son équipe, nous donner nos accès.
Midi arrive vite et forcément, on va à la brasserie en face, juste la rue à traverser. Gilles s'est chargé de nous réserver une table. Nous discutons tous ensemble de nos hobbies, de nos vacances, ... de tout sauf boulot. Je parle de ma passion pour la photographie quand la serveuse, Angélique, arrive avec les menus et nous dit quelles sont les entrées et les plats du jour. Je m'arrête de parler tout en tendant machinalement la main pour prendre un menu. Quand je sens le menu près de ma main, je lève les yeux vers Angélique. À cet instant, le temps se fige. Angélique s'arrête en plein milieu de sa phrase. On se regarde, je n'entends plus mes collègues ni le brouhaha de la brasserie. Je ne vois même pas la main de Mathilde qui s'agite devant mes yeux. Claire me pince le bras pour me sortir de ma torpeur :
— Aïe !
— Eh oh ! T'as un crush avec la serveuse. On vous a perdus tous les deux.
— Euh, où est-elle ?
— Elle vient de partir en tremblant, sans nous dire quel est le plat du jour.
— Eh oh ! T'as un crush avec la serveuse. On vous a perdus tous les deux.
— Euh, où est-elle ?
— Elle vient de partir en tremblant, sans nous dire quel est le plat du jour.
Le patron arrive à notre table et nous demande :
— Qui a mis ma serveuse préférée dans cet état ?
Mes collègues me désignent immédiatement en se moquant :
— Il s'est passé quelque chose entre eux. Marc est resté figé, la bouche entrouverte, insensible à toutes nos sollicitations extérieures.
— Oui, enfin quelqu'un m'a pincé.
— Et toi, tu en pinces pour Angélique.
— Bon, ce midi, vous allez changer de serveuse. Angélique ne veut plus venir de ce côté.
— Ben, pourquoi ?
— Elle tremble comme une feuille, elle n'est pas en état de vous apporter les plats sans en renverser. J'envoie une autre serveuse à votre table.
— Oui, enfin quelqu'un m'a pincé.
— Et toi, tu en pinces pour Angélique.
— Bon, ce midi, vous allez changer de serveuse. Angélique ne veut plus venir de ce côté.
— Ben, pourquoi ?
— Elle tremble comme une feuille, elle n'est pas en état de vous apporter les plats sans en renverser. J'envoie une autre serveuse à votre table.
Pendant le repas, lorsque je l'aperçois, elle me tourne le dos. Elle est à l'autre bout de la salle. Mes collègues ne se privent pas de remarques à ce sujet :
— Ne la regarde pas, elle va tout faire tomber.
— Tu peux venir prendre ton café ici, tous les matins, à l'œil !
— Oui, enfin s'ils restent immobiles, bouche bée, il ne va pas se passer grand-chose.
— S'ils s'embrassent, ils vont rester collés toute la journée.
...
— Bon, on va régler à la caisse. Marc, reste derrière, ne te montre pas tout de suite.
— Tu peux venir prendre ton café ici, tous les matins, à l'œil !
— Oui, enfin s'ils restent immobiles, bouche bée, il ne va pas se passer grand-chose.
— S'ils s'embrassent, ils vont rester collés toute la journée.
...
— Bon, on va régler à la caisse. Marc, reste derrière, ne te montre pas tout de suite.
Quand vient mon tour de régler, elle fait des cafés, se retourne pour les poser sur le comptoir. Elle me voit, mais elle ne me regarde pas dans les yeux, je lui dis :
— Bonjour Angélique, je m'appelle Marc.
— Bonjour.
— Je travaille en face, on va se revoir souvent, pour mon plus grand plaisir et le tien aussi, j'espère.
— Super, je suis impatiente...
— Je finis vers dix-sept heures trente, est-ce que tu seras toujours là ?
— Non, on débarrasse, on lave, on range, on prépare pour demain matin et on ferme.
— Ah, à demain alors.
— On ouvre à huit heures du lundi au vendredi.
— Est-ce que je peux te retrouver en fin de journée ? On pourrait se balader.
— Vous êtes bien direct et pressé, monsieur.
— C'est que ça va être long jusqu'à demain matin sans toi.
— Oh, quand même. On vient tout juste de faire connaissance.
— Oui, mais c'est si intense et j'espère réciproque.
— À demain, si tu ne m'as pas oubliée.
— Oubliée, impossible. Un bisou pour sceller ce pacte ?
— Demain, peut-être.
— Tu es dure avec moi.
— On verra tes sentiments demain.
— Bonjour.
— Je travaille en face, on va se revoir souvent, pour mon plus grand plaisir et le tien aussi, j'espère.
— Super, je suis impatiente...
— Je finis vers dix-sept heures trente, est-ce que tu seras toujours là ?
— Non, on débarrasse, on lave, on range, on prépare pour demain matin et on ferme.
— Ah, à demain alors.
— On ouvre à huit heures du lundi au vendredi.
— Est-ce que je peux te retrouver en fin de journée ? On pourrait se balader.
— Vous êtes bien direct et pressé, monsieur.
— C'est que ça va être long jusqu'à demain matin sans toi.
— Oh, quand même. On vient tout juste de faire connaissance.
— Oui, mais c'est si intense et j'espère réciproque.
— À demain, si tu ne m'as pas oubliée.
— Oubliée, impossible. Un bisou pour sceller ce pacte ?
— Demain, peut-être.
— Tu es dure avec moi.
— On verra tes sentiments demain.
Mes collègues ne m'ont pas attendu. L'après-midi est bien longue. Mathilde et Claire se moquent d'Angélique et de moi. Le soir, je n'arrête pas de penser à elle, au point que j'ai du mal à trouver le sommeil. Je me réveille plusieurs fois dans la nuit avec une forte érection, je la cherche dans le lit à mes côtés, mais évidemment, je suis seul. Le réveil est difficile, j'ai l'impression de ne pas avoir dormi et toujours une trique d'enfer, à en avoir mal. Petit déj léger avant de prendre ma douche, me raser de près, me laver les dents, me parfumer légèrement. Je choisis des vêtements mode, bien repassés. Je pars vite prendre mon métro, être là-bas pour huit heures. En sortant, je pense à ce que je vais lui dire, comment elle va m'accueillir, ...
Juste avant de prendre le métro, je me dis que je ne peux pas y aller les mains vides, une rose au moins. Demi-tour, direction le fleuriste au coin de la rue. Je passe devant tous les matins. Je demande conseil :
— Bonjour, je souhaiterais offrir une rose rouge pour mon premier rendez-vous, si cela convient.
— Oh, une seule et rouge. C'est très audacieux, un signal très fort qui ne peut marquer qu'un coup de foudre.
— Alors, c'est parfait.
— Est-ce que la demoiselle a aussi des sentiments pour vous ?
— Des sentiments, je ne sais pas, mais une attirance réciproque intense.
— Oh, une seule et rouge. C'est très audacieux, un signal très fort qui ne peut marquer qu'un coup de foudre.
— Alors, c'est parfait.
— Est-ce que la demoiselle a aussi des sentiments pour vous ?
— Des sentiments, je ne sais pas, mais une attirance réciproque intense.
Arrivé à la brasserie, je pousse la porte, la rose à la main contre moi. Je cherche Angélique du regard, mais je ne la vois pas. Tout le monde me regarde en souriant, les serveuses et les serveurs, le patron qui me dirige vers une table dans un coin de la salle. La patronne dit d'une voix forte :
— Angélique, viens par ici !
— J'arrive. Qu'y a-t-il ?
— Quinze minutes de pause, ton amoureux est là.
— Où ça ?
— Table vingt-cinq !
— J'arrive. Qu'y a-t-il ?
— Quinze minutes de pause, ton amoureux est là.
— Où ça ?
— Table vingt-cinq !
La voilà qui arrive vers moi. Qu'elle est belle. Elle regarde le sol. Quand je lui tends la rose, nos regards se croisent. Nous sommes toujours debout, immobiles, quand le patron revient avec deux cafés et un croissant sur un plateau. Il nous dit :
— Eh bien, Angélique. Ne reste pas plantée comme ça ! Prends la rose, mets-la dans ce vase, remercie-le, asseyez-vous. Et parlez-vous pendant ce quart d'heure, ne restez pas muets.
Quand il est reparti, je pose ma main sur la sienne, elle ne se retire pas et je lui dis :
— Je suis heureux de te revoir ce matin. J'ai pensé à toi toute la nuit.
— Moi, moi aussi. J'ai beaucoup déliré en rêvant de toi.
— Moi, moi aussi. J'ai beaucoup déliré en rêvant de toi.
Après quelques minutes de silence, de regards, de sourires, je lui demande :
— Alors, est-ce que tu es d'accord pour un premier rendez-vous en fin de journée ?
— Pour une promenade seulement.
— Ok. J'habite rue Pelleport, pas loin du métro. Je t'attendrai à la station pour dix-huit heures.
— Ça marche. On n'habite pas loin l'un de l'autre.
— Ah, où exactement ?
— Curieux !
— Pour une promenade seulement.
— Ok. J'habite rue Pelleport, pas loin du métro. Je t'attendrai à la station pour dix-huit heures.
— Ça marche. On n'habite pas loin l'un de l'autre.
— Ah, où exactement ?
— Curieux !
Le quart d'heure est passé. Nous nous levons et j'approche mes lèvres des siennes pour l'embrasser sans la quitter du regard. Au dernier moment, elle pose son doigt sur mes lèvres et me dit :
— Pas si vite ! On se connaît à peine.
— Je n'en peux plus d'attendre. Je te veux.
— Je n'ai pas l'habitude de tomber dans les bras du premier venu.
— Ce n'est pas pareil, il se passe vraiment quelque chose entre nous. Mes collègues l'ont vu et je suppose que tout le personnel du bar l'a remarqué.
— Oui, mais...
— Je n'en peux plus d'attendre. Je te veux.
— Je n'ai pas l'habitude de tomber dans les bras du premier venu.
— Ce n'est pas pareil, il se passe vraiment quelque chose entre nous. Mes collègues l'ont vu et je suppose que tout le personnel du bar l'a remarqué.
— Oui, mais...
Heureusement, les autres serveuses qui nous observent, scandent :
— Un bisou, un bisou.
Angélique les fusille du regard puis s'exécute. Elle m'embrasse du bout des lèvres, je passe mes mains dans son dos pour faire durer cet instant sous les sifflets admiratifs et les applaudissements de ses collègues. Mais je la sens trembler. Elle me repousse avant de partir en sanglotant. Je quitte le bar heureux, mais déçu. Il est temps de commencer la journée de travail.
...
...
En fin de journée, nous nous retrouvons comme convenu. Je veux l'embrasser, mais elle recule en me disant :
— Non, je ne suis pas sûre de me contrôler. Il faut qu'on fasse un test avant d'aller plus loin. On va demander à l'hôpital Tenon, c'est juste à côté.
— Je suis sûr que ce sera négatif pour moi. En attendant le résultat, je peux acheter des préservatifs.
— Non, je n'aime pas trop. Je préfère sans.
— Alors, c'est un oui.
— Bien sûr ! Je fonds pour toi depuis le premier instant. En attendant les résultats, pas plus que des bisous.
— Ça va être dur.
— Pour moi aussi, mais soyons sages en attendant.
— Je suis sûr que ce sera négatif pour moi. En attendant le résultat, je peux acheter des préservatifs.
— Non, je n'aime pas trop. Je préfère sans.
— Alors, c'est un oui.
— Bien sûr ! Je fonds pour toi depuis le premier instant. En attendant les résultats, pas plus que des bisous.
— Ça va être dur.
— Pour moi aussi, mais soyons sages en attendant.
La prise de sang faite, nous aurons les résultats demain dans l'après-midi. Nous choisissons de venir les chercher plutôt que de les recevoir par courrier. En sortant, le square Édouard-Vaillant nous attend juste en face. Elle se laisse aller sous mes baisers et mes caresses, mais repousse ma main lorsque je veux passer sous ses vêtements pour sentir sa peau. Elle me dit :
— Non, pas plus. Attendons demain.
— Mais j'ai très envie de toi.
— Moi aussi, j'ai même une envie folle de te chevaucher sur ce banc, là, devant tout le monde, peu importe.
— Oh ! Demain soir, je vais te faire crier.
— Présomptueux ! En attendant, on en reste là pour aujourd'hui. J'ai peur de ne plus me contrôler si je reste plus longtemps.
— Je te propose quand même une petite balade dans le quartier et un cocktail au « Petit bruit » avenue Gambetta.
— Ok, mais sans alcool, et après, je rentre.
— Mais j'ai très envie de toi.
— Moi aussi, j'ai même une envie folle de te chevaucher sur ce banc, là, devant tout le monde, peu importe.
— Oh ! Demain soir, je vais te faire crier.
— Présomptueux ! En attendant, on en reste là pour aujourd'hui. J'ai peur de ne plus me contrôler si je reste plus longtemps.
— Je te propose quand même une petite balade dans le quartier et un cocktail au « Petit bruit » avenue Gambetta.
— Ok, mais sans alcool, et après, je rentre.
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