Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Confessions d'un libertin (presque) ordinaire — Chapitre 2 · Une soirée, un canapé et les imprévus de la fac
Auteurs
Confessions d'un libertin (presque) ordinaire
Chapitre 2 · Une soirée, un canapé et les imprévus de la fac
Mes années de fac ne se résumaient heureusement pas à attendre qu'une fille quitte son copain. Il y avait aussi les soirées, les rencontres, les copains, les cours et tous ces imprévus qui font les souvenirs étudiants. Un soir, je devais faire la fête avec une amie. Seulement voilà : elle s'est sentie mal et notre programme est tombé à l'eau. Le problème, c'est que je n'avais pas de logement étudiant. Je me retrouvais donc loin de chez moi, sans endroit où passer la nuit. Pas franchement la situation idéale.
J'ai alors pensé à Élodie, une fille qui suivait les mêmes travaux dirigés que moi à la fac. Pas le genre à se laisser impressionner facilement — elle avait toujours une réplique prête, un sourire en coin, et une façon de vous regarder comme si elle calculait quelque chose que vous ne saviez pas encore. Je l'ai contactée. Elle a accepté que je vienne la retrouver. Elle habitait deux étages au-dessus.
Nous avons passé la soirée ensemble, à boire, à discuter dans son salon encombré de bouquins et de vinyles en désordre. Les conversations dérivaient, la musique était trop forte et pas assez, selon les moments. L'alcool faisait son travail : les angles s'arrondissaient, le temps ralentissait légèrement.
Puis, soudain, elle s'est assise à côté de moi. Elle m'a roulé une pelle de l'espace en dégrafant mon pantalon. J'ai pas su réagir — si ce n'est laisser faire, ce qui n'était pas une si mauvaise idée.
Elle m'a pris dans sa bouche avec un aplomb qui m'a coupé le souffle, lente d'abord, puis franchement décidée, et je sentais ses cheveux frôler mes cuisses pendant qu'elle me rendait fou. Elle s'est désapée d'un seul mouvement, s'est mise en levrette et a jeté par-dessus son épaule, sans me regarder :
— Vas-y, défonce-moi.
J'étais décontenancé, mais l'ego a fait le reste.
C'était sauvage. Elle voulait des fessées, elle voulait que je lui tire les cheveux, et j'ai découvert que le côté dominant me plaisait franchement — pas l'idée abstraite, non, la sensation concrète d'avoir une fille qui réclame, qui commande en croyant déléguer le contrôle. Puis elle a enfoncé la tête dans l'oreiller et a soufflé :
— Vas-y, encule-moi, salaud.
Dans ma tête : hé, mais j'ai jamais fait ça, moi. Sur mes lèvres :
— Comme tu voudras, salope.
J'ai posé ma bite sur sa rondelle et j'ai poussé. Elle s'est ouverte en un clin d'œil — elle devait souvent pratiquer. Les sensations étaient agréables, serrées et chaudes d'une façon que je n'avais pas anticipée. J'ai joui dans son cul — dans le feu de l'action on avait oublié la capote — et on s'est affalés sur le lit, hors d'haleine. On s'est endormis comme ça. Sans tendresse. Juste deux gens qui avaient partagé un instant bestial et n'avaient rien à s'expliquer.
Le lendemain, on s'est retrouvés dans la cuisine à chercher le café et à ne pas tout à fait se regarder. Elle a souri la première — un truc bref, presque professionnel. J'ai souri aussi. Et en TD, deux jours plus tard, on s'est installés chacun de notre côté de la salle et on a fait comme si de rien n'était, avec cet art consommé qu'ont les étudiants de taire ce qui ne se raconte pas en amphi.
Ce qui devait être une soirée avec une amie, puis une galère de logement, s'était finalement transformé en une aventure totalement imprévue. À la fac, j'apprenais donc deux choses en parallèle : les matières inscrites au programme universitaire et l'art de composer avec les surprises de la vie sentimentale. Et je dois reconnaître que, pour la seconde, je n'avais pas toujours besoin d'assister aux cours.
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