Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sex game — Chapitre 3
Auteur
Sex game
Chapitre 3
Ce matin, le réveil a un goût étrange.
Mais bordel, qu’est-ce qui m’a pris ?
Et en plus, je lui ai dit s’il te plaît. Pas seulement stp, mais bien s’il te plaît en toutes lettres. Comme si je salivais d’envie de voir sa queue. Mais le pire, c’est que c’était vrai. J’avais envie de ça. J’avais même envie de plus que ça.
Il n'a pas hésité. J’ai reçu une photo que je me suis empressée d’ouvrir.
M. Morel : « Elle te plaît ? »
Moi : « Oui »
M. Morel : « Tu en veux plus ? »
Moi : « Oui »
Une vidéo a suivi.
J’étais totalement hypnotisée par la lueur blafarde de mon téléphone dans la pénombre épaisse de ma chambre. Mes mains tremblaient, mes cuisses se serraient désespérément l'une contre l'autre alors que je regardais chaque seconde défiler, le souffle court, le cœur cognant à m'en rompre les côtes.
J'étais prise au piège de mon propre venin, incapable de détourner les yeux, happée par l'obscénité de l'image.
Sur l'écran, il se branlait lentement, le geste lourd et délibéré, comme pour savourer chaque once de mon humiliation consentie. Je l’entendais grogner, sa voix rauque chuchotant mon prénom entre deux gémissements étouffés. Ma chatte coulait à flot, saturant l'air de ma propre odeur musquée.
Puis, dans un râle profond et primitif, il a déchargé son sperme en une grosse giclée épaisse. Une partie est venue éclabousser l'écran de son propre téléphone et le reste est certainement tombé au sol.
Le souffle coupé, mes doigts se sont mis à caresser mon clitoris avec une urgence frénétique. Je me mordais les lèvres en me demandant quel goût cela pouvait bien avoir, cette chaleur blanche et dense. S'il avait été là, dans le noir de ma chambre, je me serais traînée à genoux pour lécher son foutre directement sur le sol, tellement mon corps tout entier réclamait de le sentir couler sur ma langue et au fond de ma gorge.
Heureusement aujourd'hui, c'est samedi. Pas de cours, pas de profs.
J'ai passé la majeure partie de la journée à traîner en jogging, calée sur mon canapé, à ressasser cette nuit. Mon téléphone est resté désespérément silencieux du côté de M. Morel, un vide lourd qui me tiraille le ventre. J'ai essayé de m'occuper, de faire semblant d'avoir une vie normale, mais chaque seconde qui passait me replongeait dans la moiteur de ces images perverses.
La fin d'après-midi s'étire doucement quand la fatigue commence à se faire ressentir. Soudain, une sonnerie stridente me sort de ma torpeur.
Je sursaute, manquant de lâcher mon téléphone.
L’application Sex Game vient annoncer son prochain défi.
Défi 3 : Commande un repas à ton domicile. Il faut que le livreur reparte en t’ayant vue complètement nue.
Récompense : 75 points.
Récompense : 75 points.
Je reste figée, le souffle coupé, les yeux écarquillés devant l’écran.
Un livreur. Un vrai mec de Deliveroo ou d'Uber Eats, qui va débarquer sur mon palier, sonner à ma porte, s'attendre à un échange banal. Et moi, je dois me tenir devant lui dans le plus simple appareil, totalement vulnérable, exposée au grand jour.
La panique m'assaille, glaciale, immédiatement talonnée par cette vague de chaleur perverse qui commence à irradier le bas de mon ventre. Mes doigts tremblent déjà sur la coque de l'appareil.
Je n'ai plus le choix. Je dois ouvrir l'application de livraison, choisir à manger, valider la commande, et lancer le compte à rebours.
Trente minutes. Le temps s'écoule déjà à une vitesse angoissante.
Je me lève de mon canapé, les jambes curieusement molles. Pour me donner une contenance, un semblant de bouclier contre la folie de ce qui m'attend, je file dans la salle de bains et je retire tous mes vêtements. J’enfile mon peignoir en satin léger, je noue la ceinture d'un geste machinal. C'est absurde. Je me cache derrière un vêtement tout en sachant très bien ce que je m'apprête à faire.
De retour dans le salon, je fixe la porte d'entrée en attendant que les minutes défilent. Le tic-tac mental du chronomètre résonne dans mon crâne.
Vingt minutes... Dix minutes...
Mon téléphone indique que le livreur approche de mon secteur. La panique me serre la gorge, mais je dois avouer me fait mouiller également.
Ding-dong.
Le son de la sonnette résonne dans l'appartement comme un coup de tonnerre. Je sursaute, le cœur manquant de s'arrêter. C'est l'heure.
Mes jambes pèsent des tonnes alors que je m'approche à pas lents de la porte d'entrée. Chaque battement de mon cœur résonne dans mes oreilles comme un tambour de guerre. Mes mains tremblent à s'en briser les os.
Ding-dong.
Une seconde sonnerie, plus insistante, traverse le bois de la porte. Le livreur s'impatiente sur le palier.
Je pose une main glacée sur la poignée.
Je n'ai pas le droit à l'erreur. Si je rate ce défi, si je flanche maintenant, tout ce que j'ai fait avant perdra son sens. Je serai redevenue la petite fille beaucoup trop sage.
Je tourne la poignée et ouvre complètement la porte.
Un jeune homme, casquette vissée sur la tête, le sac thermique de livraison à la main, se tient devant moi. Il lève les yeux, prêt à lâcher son "bonjour", avant de se figer net.
Je ne lui laisse pas le temps de comprendre. Je desserre la ceinture de mon peignoir d’un mouvement lent et assuré. Je l'écarte grand, laissant mon corps entièrement nu s'offrir à sa vue.
Ses yeux s'écarquillent de stupeur. Il reste planté là, muet, totalement lobotomisé par ce qu'il a sous les yeux.
Ça me plaît de voir le contrôle que j’ai sur lui alors j’ôte mon peignoir et me retourne pour lui donner une vue parfaite sur mon cul.
Il émet un hoquet de surprise, ses pupilles dilatées par le choc navigue sur les courbes de mes fesses et le creux de mes reins. La boîte en carton de repas tremble légèrement dans ses mains. Je reste ainsi offerte, exposée sur le seuil de mon appartement.
Par chance, je suis tombée sur un homme timide, tétanisé, qui ne sait pas du tout quoi faire face à une telle folie. J’avoue que ça m'excite au plus haut point de le voir me reluquer ainsi, incapable de détourner les yeux. J’ai envie de lui offrir plus, de le pousser au bout de son propre trouble.
Je me penche en avant et j’écarte mes fesses de mes propres mains pour lui laisser admirer mon petit trou du cul ainsi que la fente de ma chatte luisante, suintante de désir.
Sur son visage, l'incrédulité cède à une fascination fiévreuse. Il avale sa salive bruyamment, les yeux rivés sur mon intimité comme s'il avait peur que tout cela disparaisse s'il clignait des paupières. Il ne bouge pas d'un pouce. Il est incapable de partir.
Alors, c'est moi qui décide. Un sourire triomphant aux lèvres, je me redresse, récupère la boîte de repas qu'il tend machinalement vers moi, et je referme la porte lentement.
Je me retrouve adossée au bois frais, le souffle court, le cœur tambourinant dans ma cage thoracique à un rythme affolé. Mon corps tout entier est en feu.
Je glisse une main tremblante entre mes cuisses, constatant que je suis totalement trempée. L'idée que ce pauvre type soit resté planté sur le palier, sonné, avec l'image de mon corps gravée dans la tête m'enivre bien au-delà du raisonnable.
J’attrape mon téléphone et valide le défi. 75 points de plus.
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