Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La bataille de Noël — Chapitre 3
Auteur
La bataille de Noël
Chapitre 3
Oui, évidemment qu’il était amoureux d’elle ! Mais il la repoussa doucement.
— Évidemment que je suis amoureux. Je ne suis pas de bois ! Vous êtes si... Mais arrêtez de fantasmer, je ne suis pas le preux chevalier de vos rêves. Je suis flic, ni plus ni moins. Le monde est pourri et j’ai beau faire, je n’y changerai pas grand-chose. Un petit rayon de soleil à l’occase. C’est tout. Alors arrêtez de vous mentir, sur moi et le reste, sur Noël notamment, Noël instant magique. Si vous rêvez de vivre ce soir un conte de Noël, vous avez tout faux : Noël n’existe pas !
Il était vraiment en colère et criait.
— Oh mais si, dit-elle en se collant à lui, si, Noël existe. Embrasse-moi Martin !
— Non Serena, non...
— Non Serena, non...
Souriante, elle lui plaqua une main dans l’entrejambe. Martin sentit son sexe tressaillir, durcir encore. Ce soir, il avait envie d’elle, de son corps ardent, de ses baisers fougueux.
— Arrêtez Serena, je vous en ...
La main agrippée à sa queue le rendait fou, les doigts qui à travers son pantalon le caressaient vigoureusement faisaient s’évanouir ses craintes, ses refus. Ses réticences s’étiolèrent une à une comme emportées par une avalanche dévastatrice où le désir triomphant effaça toutes ses défenses.
Sa voix mourut alors que la délicieuse traîtresse continuait de le caresser. Il poussa un gémissement :
Sa voix mourut alors que la délicieuse traîtresse continuait de le caresser. Il poussa un gémissement :
— C’est bon, je capitule !
Cette fois, il avait hissé le drapeau blanc. Fin des chamailleries, terminée la guerre de tranchées. Fini la bataille de Noël ! Il rendit les armes. Heureux !
Il la prit dans ses bras, la plaqua au mur presque durement, l’embrassa avec fougue. Bon Dieu, elle avait déclenché pire qu’un ouragan ! Il l’asphyxia de baisers.
Elle ne pouvait plus respirer mais à quoi bon respirer ? Il l’ensevelissait sous des caresses, pudiques pour bon nombre, parfaitement indécentes pour d’autres.
Quand des mains s’agrippèrent à ses seins, la jeune femme déjà cria son bonheur. Transcendée, époumonée, elle sombra. Son corps tout entier réagit au pelotage. Ses seins ronds, durs et fiers se propulsaient vers les paluches gourmandes. N’en pouvant plus, c’est elle qui fit voler son crop-top, offrit ses seins tout entiers, ses tétons rosés tout étrécis. Et pointant drus !
Avant que sa bouche ne s’abatte sur eux, Martin lui demanda :
— C’est ça que tu veux ?
Elle frissonna sous sa voix rauque. Martin vint titiller délicatement les cabochons tendus. Nouvelle vague de plaisir.
— Et ça aussi ? demanda-t-il en lui plaquant une large main entre les cuisses.
Sous l’attaque presque brutale, Serena se cassa en deux, menaçant de s’effondrer.
Quitte à ce qu’elle le prenne pour un homme des cavernes, Martin la chargea par-dessus son épaule. Tête renversée, Serena riait à gorge déployée, gloussait, alors qu’il la menait à sa chambre. Il voulait du confort, il voulait profiter de son corps. Non, pas profiter en fait : non, il voulait lui offrir mille tendresses, la caresser, la sentir onduler sous ses caresses, la voir courir vers sa jouissance. D’abord.
Posée sur le lit, la longue brune laissa échapper un soupir :
— Enfin !
Martin déboutonna la ceinture et le jean de la belle amérindienne. Elle souleva ses fesses pour qu’il la débarrasse de ses vêtements, de son jean et de son slip à petites fleurs.
Elle était nue sur le lit, simplement nue, comme auréolée d’un halo scintillant dans sa beauté originelle, presque virginale. Alanguie. Souriante, tellement heureuse d’offrir son corps au regard de son amoureux. Il la détaillait avec ravissement, les mains jointes en prière sur son visage, s’extasiant de ce corps somptueux où les seins et le triangle intime étaient plus clairs que le reste de sa peau ambrée. Oasis blanches, irrésistibles. Son pubis était agrémenté d’un bandeau étroit de poils sombres, noirs. Longs, fins et soyeux où il vint perdre ses doigts, caressant longuement la petite motte rebondie. Il voyait la fente s’ouvrir peu à peu, la fleur inondée s’épanouir, révélant le Grand Canyon rougeoyant où des frisettes délicates pointaient déjà. Le miracle du désir épanouissait le sexe sous ses yeux attendris.
Il se dévêtit rapidement, pour ne pas casser la magie de l’instant. Alors, s’allongeant à son côté, il se mit à la toucher partout, la caressa de la nuque à ses cuisses. Sans oublier les bras, le visage, la nuque. Il ne voulait rien laisser de côté, il voulait la dévorer totalement, mais en douceur. L’explorer, la découvrir. Il la couvrit de baisers, tour à tour papillons évanescents et furieuses galoches affamées.
Serena bientôt ne résista plus à toutes ces tendresses. Elle était brûlante de désir, impatiente de le recevoir. Elle avait les seins durcis, presque douloureux d’attente. Une véritable fournaise entre les cuisses.
— Viens, murmura-t-elle en écartant ses jambes.
Comme il partait farfouiller dans le tiroir de sa table de nuit, elle attrapa sa main :
— Inutile, dit-elle simplement.
Sa remarque fut récompensée d’un sourire complice. Martin l’embrassa à pleine bouche, l’étourdit de baisers fiévreux en se glissant entre ses cuisses. Avant d’entrer en elle, il fit longuement coulisser son engin dans la fente ruisselante, son nœud bousculant le clitoris. Elle se mit à onduler en gémissant, chaque touchette du gland sur son champignon sensible provoquant des irisations merveilleuses, des houles assassines qui faisaient hérisser sa peau. Puis il présenta son braquemart à l’entrée de la grotte, béante et palpitante. Il entra en elle par petits coups, s’enfonça progressivement dans la gangue surchauffée, reculant, revenant plus avant jusqu’à combler la caverne rose. Elle sentit, comblée déjà, le sexe puissant pénétrer peu à peu son antre, écarter ses chairs intimes, s’insinuer en elle et allumer des milliards de sensations parfaitement insupportables. Mais si pleinement satisfaisantes qu’elle en défaillait presque.
Elle bascula ses hanches pour pousser le mandrin tout au fond de son moi le plus secret. Le plus avide aussi. Elle lui passa ses jambes autour de la taille, croisa ses chevilles afin qu’il reste ancré en elle, comme une lutteuse hagarde qui assure sa prise. Elle apprécia qu’il reste immobile tout au fond d’elle, comme s’il voulait sceller leur fusion. Car il y avait véritablement fusion à ce moment-là. Pas juste fusion de leurs corps, pas juste de leurs sexes mais surtout de leurs âmes.
Elle se sentit partir dès qu’il s’anima dans la galerie sensible. Elle avait tant attendu, espéré, rêvé de cet instant depuis si longtemps qu’elle caracola immédiatement, comme accrochée à la crinière d’un cheval sauvage galopant sur les terres sacrées de ses ancêtres. À cet instant, elle se sentit totalement indienne, farouche squaw chevauchant les terres du Grand Esprit.
Martin, aussi impatient et fébrile qu’elle, perdit le contrôle rapidement, se répandit en elle en longues projections incendiaires. Précipités mais si fabuleusement libératrices. Et peu importait cette précipitation, puisqu’elle volait déjà bien loin au-dessus des plaines glorieuses. Elle jaillit dans le plaisir avec de longues plaintes gutturales. Heureuse, si pleinement heureuse de leur communion partagée. Pour sûr, c’était Noël, Nouvel An, Pâques et la Trinité. Et la danse du Grand Sachem !
Quand la tension se relâcha, qu’il eut roulé à son côté pour lui éviter le poids mort de son corps épuisé, Martin, calme, groggy, sentit vaguement une main légère caresser son torse. Ce fut la dernière sensation que son corps perçut avant de sombrer dans le sommeil. Sensation de plénitude absolue.
Languide, Serena resta longtemps sans bouger. Si son corps était alors tout cotonneux, son cœur lui battait la chamade. Elle était tombée amoureuse de cet homme des mois plus tôt, son sentiment n’avait fait que croître de jour en jour. Et maintenant qu’ils avaient fait l’amour, elle ne concevait pas d’avoir jamais un autre homme que lui. Son héros de chaque jour.
Martin, exténué par sa journée, dormait paisiblement. Un moment, il marmonna quelques mots incompréhensibles et l’attira inconsciemment vers lui. Elle se retrouva coincée contre lui, un bras autour des épaules, une jambe insinuée entre les siennes. Elle ne pouvait plus bouger. Mais n’en avait aucune envie. Elle s’endormit pelotonnée contre lui.
Il était onze trente quand ils émergèrent ensemble des limbes. On était toujours le 24 décembre. Martin se tourna vers elle, lui offrit un baiser léger.
— Bon anniversaire ma chérie...
Aux anges, elle lui sourit.
— Tu m’as fait un sacré cadeau d’anniversaire mon chéri.
— Tu dis des bêtises. C’est toi le cadeau ! Le plus fabuleux cadeau de ma vie !
— Pff ! Vil flatteur !
— Tu dis des bêtises. C’est toi le cadeau ! Le plus fabuleux cadeau de ma vie !
— Pff ! Vil flatteur !
Serena prit alors un air sérieux, se redressa pour le surplomber.
— Martin, tu veux bien m’accorder une faveur ?
— Si c’est sexuel, deux même ! répondit-il en ricanant.
— Non petit salopard, c’est à propos de Noël...
— Si c’est sexuel, deux même ! répondit-il en ricanant.
— Non petit salopard, c’est à propos de Noël...
Martin se raidit alors.
— Oh non ! Là, tu peux courir !
— Martin, je suis toute seule ! Veux-tu bien passer la journée de demain toute entière avec moi ?
— Martin, je suis toute seule ! Veux-tu bien passer la journée de demain toute entière avec moi ?
Surpris par la demande, il ne réfléchit pas longtemps cependant.
— S’il n’est pas question de faire les magasins, d’emballer des cadeaux, de chanter des mièvreries et de se réjouir pour un oui ou un non, alors oui, j’adorerais passer la journée entière avec toi.
Serena sourit : les magasins étaient fermés en ce 25 décembre, ses cadeaux étaient déjà emballés. Quant à se réjouir, oh, elle avait bien quelques idées derrière la tête !
— Merci mon chéri, lui dit-elle en lui offrant ses lèvres.
Bien qu’encore ensuqué par la fatigue, Martin se rappelait tous ses gestes de la soirée. De ses paroles aussi. Surtout ! Et il en restait bien embarrassé.
— Serena, tu es bien certaine de ne pas m’en vouloir de ce que je t’ai avoué ?
— Que tu m’aies crue call-girl ? Putain qui écarte ses cuisses pour du fric ? Mais non bien sûr ! Tu sais maintenant combien tu te trompais à mon sujet. Je ne suis pas une pute !
— Que tu m’aies crue call-girl ? Putain qui écarte ses cuisses pour du fric ? Mais non bien sûr ! Tu sais maintenant combien tu te trompais à mon sujet. Je ne suis pas une pute !
Il voulut cacher son embarras derrière une petite vacherie.
— Oh oui, non, répondit-il dans un baiser. Quoique...
— Comment ça quoique, lança-t-elle en feignant de s’énerver.
— Eh bien, t’es une petite nana vachement bandante. Je suis sûr que tu gagnerais largement ta vie si tu décidais de vendre ton joli corps...
— Non mais oh, vil proxénète ! Tu n’as pas l’intention de mettre sur le trottoir tout de même ?
— Comment ça quoique, lança-t-elle en feignant de s’énerver.
— Eh bien, t’es une petite nana vachement bandante. Je suis sûr que tu gagnerais largement ta vie si tu décidais de vendre ton joli corps...
— Non mais oh, vil proxénète ! Tu n’as pas l’intention de mettre sur le trottoir tout de même ?
Elle se jeta sur lui, le chatouilla jusqu’à ce qu’il réclame grâce.
— Blague à part mon chou, après avoir été courtisée pour mon argent, je suis heureuse d’être considérée comme... une petite nana vachement bandante !
— Vachement bandante, je réitère l’appréciation.
— Bandante comme tu n’imagines pas. Tu sais, je peux être petite pute à l’occasion ! Bottes, slip fendu, soutien-gorge remonte néné, nuisette diaphane...
— Eh-eh, j’aimerais bien voir ça. Mais rien ne presse. Aucune urgence ! Pas besoin de ça pour l’instant. Tu es si belle dans ta nudité pleine et offerte. Vénus émergeant de sa coquille. Et... demain, bien reposé, je te montrerai quel traitement je réserve à une « petite nana vachement bandante ! »
— C’est ça, des promesses, toujours des promesses ! s’amusa-t-elle.
— Vachement bandante, je réitère l’appréciation.
— Bandante comme tu n’imagines pas. Tu sais, je peux être petite pute à l’occasion ! Bottes, slip fendu, soutien-gorge remonte néné, nuisette diaphane...
— Eh-eh, j’aimerais bien voir ça. Mais rien ne presse. Aucune urgence ! Pas besoin de ça pour l’instant. Tu es si belle dans ta nudité pleine et offerte. Vénus émergeant de sa coquille. Et... demain, bien reposé, je te montrerai quel traitement je réserve à une « petite nana vachement bandante ! »
— C’est ça, des promesses, toujours des promesses ! s’amusa-t-elle.
Mais Martin avait déjà replongé dans les bras de Morphée.
« Le pauvre, il est si épuisé ! N’empêche mon gars, que demain, j’ai bien l’intention de te faire aimer Noël. D’abord ! Et de voler ton cœur. Ensuite ! »
Pour son Noël et son anniversaire, elle voulait tout. Elle voulait Martin rien qu’à elle ! Tout à elle ! Quoiqu’il en pense !
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Commentaires ()
Une histoire simple comme un conte de Noël...