Inspiré du réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Clicker traînée par ma meilleure amie — Chapitre 1 · L'Amorce
Autrice
Clicker traînée par ma meilleure amie
Chapitre 1 · L'Amorce
Ça fait quelque temps que je me dis que je pourrais raconter quelques moments vécus dans ma vie. Bah, pas des moments random. Vraiment liés au sexe. On est là pour ça : lire du sexe.
Alors, l'une des premières choses que j'aimerais vous raconter est une chose que je n'ai jamais racontée à qui que ce soit.
Il y a quelques années, j'ai eu une meilleure amie avec qui on s'était toutes les deux prises en amour, puis en amitié et en tension sexuelle constante.
On avait toutes les deux le même âge, à peu de chose près. Vingt-quatre ans pour elle, vingt et un pour moi.
Cette fille, Marion, est le genre de fille qui m'excitait le plus, à cette période. Petite, poitrine et fessier volumineux, toujours en jean skinny et talons de huit centimètres minimum. Ses rouges à lèvres annoncent aussi bien ses côtés "casual" que ses côtés "vilaine putain". Ses longs cheveux châtains bouclés sentent toujours la vanille, la noix de coco, la fraise ou la mangue.
Ça serait plus juste de dire que tout le monde m'excite, mais le fait qu'elle soit en talon tous les jours donne son petit plus.
Elle est plus petite que moi, même en talon. Je fais un mètre septante, donc elle doit faire un mètre cinquante-cinq sans talons.
De mon côté, je suis une meuf trans. Un mètre septante sans talon, un mètre quatre-vingts à peu de chose près en talon, et la hauteur suffisante pour être à hauteur de sexe si on est gentil·le avec moi. Généralement dans des pulls oversize, des jeans regular et des Converse, je suis rarement dans des tenues ultra-féminines. Je tiens à mon confort, faut pas croire.
On prend le bus pour aller au travail. Et on découvre qu'on est du même horaire, mais pas du même service.
Le jour de notre rencontre, on parle de tout et n'importe quoi. Et en deux semaines, elle a ses mains sur mon cul, et j'ai ma langue dans le fond de sa gorge.
De plus en plus, on a un petit jeu sexuel qui s'installe :
Quand on prend le bus ensemble, elle se met devant moi sur une place à quatre. Puis elle dit :
— Écarte tes jambes, je vais mettre les pieds.
Je m'exécute, et elle met ses pieds.
Et un mercredi, elle s'amuse à palper du bout de ses pieds mon appendice à jus blanc nacré. Puis jeudi, le vendredi matin aussi. Et le vendredi soir, je suis privée de ses petits pieds sur mon ami minuscule.
Quinze minutes après être rentrée dans le bus, je reçois un snap. C'est un de mes potes qui m'envoie la photo d'un de ses projets finis. Et une notif de Marion :
— T'es seule dans le bus ?
— Non, c'est bondé, ça me saoule. J'ai même pas mon casque pour la musique.
— Non, c'est bondé, ça me saoule. J'ai même pas mon casque pour la musique.
Et je reçois un snap rouge.
— Soit tu vois ça maintenant et tu screenes, soit tu ne le vois plus dans les cinq prochaines minutes.
Oh. Bah euh... Je sais pas à quoi m'attendre...
— C'est quoi ? C'est la première fois que tu m'envoies une photo en deux semaines.
— Regarde et dis-moi si tu aimes ce que tu vois.
— Regarde et dis-moi si tu aimes ce que tu vois.
Putain, j'ai des gens autour de moi, ma meuf me tease, je sais pas ce que c'est (et j'espère que c'est ses pieds. Ils me font rêver) et l'idée de ne pas savoir ce que c'est me frustre. J'ouvre.
"T'aimes le vernis ?"
Disait le Capiton de son snap.
Oh ces pieds... Oh SES pieds... Ils sont petits, beaux, blancs, bien proportionnés, ils ont l'air si doux et d'avoir un goût suprême, l'odeur qui enivre même une sirène.
Je screene, et je suis presque arrivée à mon arrêt. Pas le temps de répondre, je ferai ça chez moi. Et je reçois une notif.
Une fois chez moi, j'ai d'autres choses à faire que d'aller faire les courses. Mon ami minuscule est tout mouillé, j'ai une heure devant moi et j'ai une photo des pieds somptueux de Marion.
Bah quoi ? Vous voulez que je dise quoi ? Que j'ai été à la boulangerie ?
Ben non...
Je m'allonge sur le lit, la photo ouverte. Un vernis vert sapin, comme mon pull favori, couvre des ongles parfaitement ronds. Ses pieds sont posés sur un coussin blanc avec un petit motif floral. Son pied est pâle, doux à l'œil. La plante de son autre pied est visible, et je pense très fort à ce que ça ferait sur la langue. Je sens la sueur couler sur mon front. Et je vois ma poitrine rougir. Les tétons me durcissent rien que de penser aux merveilles. Je prends ma petite bite en main et je commence à faire des mouvements de va-et-vient, les yeux rivés sur ces choses magnifiques. L'idée de mettre de la sauce caramel sur ces pieds me fait jouir dans ma culotte... Vivement de les avoir en vrai.
— Putain... Je n'ai jamais autant voulu être un coussin...
Le cœur tambourine dans ma poitrine, mon mini-jouet est tout baveux et je pue le fennec, fruit de mes exploits solitaires.
Pendant que je me lave, je réalise que j'ai screené sa photo sans lui envoyer un message, du genre "je les veux" ou même "merci pour cette vue".
En sortant de la douche, je vais voir nos messages pour lui écrire. Elle avait écrit :
"Je le savais. Ma petite conne ❤️🔥"
Elle sait pour ses pieds ou même juste "les" pieds. Comment elle sait pour les insultes ?
Je lui écris juste que j'aime beaucoup cette vue et qu'elle peut envoyer d'autres photos quand elle le veut, et qu'elle me dise si je peux screener ou non.
Le week-end, c'est relax. Je regarde la télé, je fais le ménage.
Et ça recommence pendant deux mois. La même routine pendant deux mois : un teasing de par ses talons, notre langue visitant l'autre, des mains sur les fesses (si pas des fessées), et des nudes quand elle le décide.
Un jeudi matin, j'ai une réunion annulée pendant mon trajet. Je lui propose qu'on aille se poser prendre un café. Et là, elle décide de me quitter.
Ohla, euh... Je comprends pas trop, et elle me dit que je suis pas assez dans son jeu.
— Attends, comment ça, je suis pas assez dans ton jeu ?
— Je sais pas... Je me dis que tu n'aimes pas ce que je t'offre de moi.
— Ben si, au contraire. Mais comment tu veux que j'avance avec ça ? "Merci pour la photo de ta chatte, j'ai passé le week-end à me branler en espérant te la défoncer" ?
— Non mais... Je sais pas comment dire...
— D'accord. Alors, juste... Réfléchis-y et dis-moi quoi. Me quitter sans me dire ce qui va pas, je trouve ça bizarre. Il y a quelqu'un d'autre ?
— Non, il n'y a que toi, je t'assure.
— Ok, d'accord. T'as besoin qu'on s'éloigne un peu, le temps qu'il te faut ?
— Oui. Désolée, je t'aime, vraiment, mais je sais pas...
— T'en fais pas. Fais-moi signe quand tu as envie de me reparler.
— Je sais pas... Je me dis que tu n'aimes pas ce que je t'offre de moi.
— Ben si, au contraire. Mais comment tu veux que j'avance avec ça ? "Merci pour la photo de ta chatte, j'ai passé le week-end à me branler en espérant te la défoncer" ?
— Non mais... Je sais pas comment dire...
— D'accord. Alors, juste... Réfléchis-y et dis-moi quoi. Me quitter sans me dire ce qui va pas, je trouve ça bizarre. Il y a quelqu'un d'autre ?
— Non, il n'y a que toi, je t'assure.
— Ok, d'accord. T'as besoin qu'on s'éloigne un peu, le temps qu'il te faut ?
— Oui. Désolée, je t'aime, vraiment, mais je sais pas...
— T'en fais pas. Fais-moi signe quand tu as envie de me reparler.
Elle repart, nez coulant et yeux rouges...
En vrai, j'aimerais qu'elle me dise qu'il y a une autre personne dans sa vie. Pas pour l'idée d'un plan à trois, mais ne pas me faire des scénarios pendant... Eh bien, le temps qu'il faudra.
Et c'est la dernière discussion qu'on a eue.
Autre que l'idée de ne jamais pouvoir la pilonner, bouffer sa chatte ou déguster ses pieds tel un resto cinq étoiles, ça me met vraiment mal.
Pour une fois, je pouvais me laisser aller avec quelqu'un en qui j'ai vraiment confiance. Pas que pour le cul, mais vraiment pour tout.
Je suis pas de ce pain-là, de base. Mais m'imaginer la marier, vivre heureuse avec, être la sienne et vivre une vie de famille m'est vite venu au cerveau.
Ce n'est que chez moi, seule dans mon lit bouillant la veille, gelé cette nuit, que je réalise la personne que je perds.
Une femme formidable, intelligente, drôle, sexy, qui a su me laisser aller dans les plaisirs intimes, à qui j'ai raconté mes rêves, mes peurs, mes craintes et mes envies... "Pouf", plus de Marion...
Et "Pouf", plus d'envie pour qui que ce soit...
"Casse-couille... Fais vraiment que ce soit elle, sérieux ? Univers de débile... Je veux juste qu'elle revienne, je m'en fous du reste, du sexe, de tout ça... Lui parler me suffit"
Cette nuit-là, mon doudou a eu à me réconforter dans ma peine.
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