Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Roland Garros — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Roland Garros
Chapitre 1
Il fait beau en ce dimanche de juin. Les fenêtres sont grandes ouvertes chez moi, et toute la famille est plantée devant la télé. La finale de Roland Garros, c'est sacré ici. Moi, franchement, je m'en fous un peu mais je me plie aux traditions. Je suis assise sur les genoux de mon amoureux, dans le fauteuil. Je porte un jean et un simple t-shirt, rien d'exceptionnel. Comme souvent le week-end, je n'ai pas mis de soutien-gorge. L'air qui entre par les fenêtres caresse ma peau et je sens déjà la chaleur de son corps sous moi.
Le coup d'envoi est donné. Tout le monde a les yeux rivés sur l'écran. Lui, non. Ses mains glissent sous mon t-shirt, ses paumes chaudes remontent le long de mon ventre et se placent contre mes seins. Je tourne la tête vers lui. Mon regard est mi-réprobateur, mi-amusé. Il sait très bien ce qu'il fait. Le reste de la famille ne remarque rien. Mon t-shirt bouge doucement sous ses doigts, mais personne ne regarde de notre côté.
Il joue avec mes tétons. Avec délicatesse. Je les sens durcir, pointer sous ses doigts. Une petite chaleur commence à monter entre mes cuisses. Je bouge légèrement sur ses genoux et je le sens durcir sous mon cul. Sa queue est coincée, gênée. Il me soulève un peu, juste assez pour que son sexe puisse s'étendre de tout son long contre moi. Le contact me fait frissonner. Je reste calme cependant, le visage tourné vers la télé, comme si de rien n'était.
Sa main droite se fraye un chemin dans mon jean. Elle rate le bon passage et se retrouve coincée entre ma culotte et la braguette. Il n'y a presque pas de place mais il déboutonne mon jean et ses doigts arrivent à se frayer un chemin vers mon sexe. Il appuie du bout des doigts, assez fort pour que le tissu de ma culotte rentre un peu en moi. Ça me fait tressaillir, je sens déjà que je suis un peu humide.
Mais j'ai envie de pisser. Vraiment. Je me lève d'un coup. Son visage change. Il a l'air dépité. Mon t-shirt cache les boutons ouverts de mon jean. Je glisse une main dans ma poche pour le tenir discrètement, pour qu'il ne tombe pas. Je m'éloigne vers les toilettes sans un mot. Derrière moi, je l'imagine en train de faire semblant d'essayer de suivre le match. Je sais qu'il s'ennuie déjà.
Dans les toilettes, je me soulage. Puis je décide. J'enlève ma culotte. Je la glisse dans la poche de mon jean. Je me regarde un instant dans le miroir au-dessus du lavabo. Mes joues sont un peu roses. Je souris toute seule, retourne dans le salon et je me rassois sur ses genoux comme si de rien n'était.
Sa main droite redéboutonne aussitôt mon jean et y replonge avec impatience. Il découvre que la petite culotte a disparu. Je sens sa surprise, puis son excitation. Sa main traverse le petit buisson de poils et trois doigts commencent à me frotter. Ils passent et repassent sur ma fente, frottent mon vagin et mon clito. Il plie de plus en plus ses doigts, s'enfonce un peu plus en moi à chaque passage. Je suis déjà toute mouillée. Ses doigts n'accrochent plus, ils glissent presque au hasard sur mes lèvres et mon clito. Il bande contre mon cul, et je le sens parfaitement. Je bouge légèrement mes fesses, juste assez pour le stimuler un peu plus encore, faute de pouvoir le caresser vraiment.
Je n'en peux plus, l'envie de jouir est trop forte.
— On va se prendre un p'tit goûter, dis-je d'une voix aussi neutre que possible.
Je me lève, prends sa main et l'entraîne vers la cuisine. Personne ne nous regarde, on n'entend que les commentateurs annoncer les scores. On referme la porte de la cuisine et on se jette l'un sur l'autre.
On s'embrasse à pleine bouche, une grosse pelle profonde, pendant que nos mains se précipitent sur nos sexes. J'ouvre son jean d'une main fébrile et plonge dans son caleçon. Je sors sa bite. Elle est dure, chaude, déjà un peu humide au bout. Je la branle d'un geste ferme et rapide : pas de temps à perdre ! Il baisse mon jean à mi-cuisses et me doigte furieusement. Ses doigts s'enfoncent en moi sans effort. Je suis trempée. Il me pousse un peu en arrière et mon cul se retrouve coincé contre le plan de travail. La sensation du marbre froid contre ma peau me fait gémir doucement.
Je sens la jouissance monter, trop vite, trop forte — et je n'ai même plus envie de la retenir. Elle me submerge d'un coup, violente et silencieuse. Je mords son épaule pour ne pas couiner. Ça lui fait sans doute un peu mal mais je ne lâche pas. Je serre sa bite dans ma main, je continue de le branler même en jouissant, même à moitié hors de moi. Ses hanches bougent contre ma paume. Je sens qu'il n'est plus très loin. Soudain il se tend. Il décharge. Je mets vite ma paume devant son gland pour limiter les dégâts. Les giclées se succèdent, chaudes, abondantes. Ça coule entre mes doigts, et quelque chose en moi trouve ça beau — ce gâchis tiède, ce désordre qu'on a fabriqué ensemble. La tension retombe. On reste un instant collés l'un à l'autre, le souffle court.
Je remonte mon pantalon de ma main propre. Puis je lui montre l'autre, pleine de foutre, avec un air faussement dégoûté. Il ose à peine regarder — mais quand il baisse les yeux, il voit la tache sur son jean, et une autre, plus petite, sur le carrelage. Le genre de situation qui n'est drôle qu'après. On prend du sopalin pour nettoyer vite fait. J'essuie ma main. Les sopalins souillés atterrissent dans la poubelle familiale, ça me stresse autant que ça m'amuse. Je lui fais un petit bisou sur la bouche.
— Tu veux un coca ?
Il hoche la tête.
Je vais au frigo, j'en sors deux. On boit un peu en silence, encore un peu surpris de notre audace. Je sens encore ses doigts en moi, le souvenir de sa queue contre ma main — une chaleur qui ne s'en va pas tout de suite, qui s'attarde comme quelque chose qu'on aurait voulu faire durer. Dans le salon, la finale se poursuit sans que personne ne se soit aperçu de rien. Je m'approche de lui et pose ma tête contre son épaule un instant.
— On retourne ? murmuré-je.
Il acquiesce. On jette les canettes vides, on vérifie qu'il ne reste aucune trace sur le carrelage. Je réajuste mon t-shirt. On revient dans le salon comme si on avait juste pris un petit goûter. Je me rassois sur ses genoux, heureuse.
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