Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Baiser n’est pas faire l’amour — Chapitre 1 · La boîte de Pandore
Auteur
Baiser n’est pas faire l’amour
Chapitre 1 · La boîte de Pandore
Estelle s’assit en face de Virginie avec un soupir lourd et profond. À quarante-cinq ans, sa chevelure blonde, soigneusement lissée, encadrait un visage fatigué.
En face d’elle, Virginie, menue et brune, les cheveux courts et bouclés, l’observait. Elle avait toujours été là et savait rassurer Estelle.
— J’en ai marre, Virginie, lâcha Estelle, les mains serrées autour de sa tasse. Tu sais déjà que mon mari me demande presque tous les jours de coucher avec un autre homme devant lui. Et en plus, il faut qu’il soit jeune et mieux équipé que lui. Mais c’est pire que ce que je pensais. Hier, il a laissé son ordinateur allumé, j’ai regardé ses favoris. Et là…
Elle ferma les yeux. « Histoire de cocu », « Jeune étalon baise mature », « Cocu et heureux », « Un Black pour ma femme », « J’adore la voir avec un ou des autres », « Elle se fait démonter par le jeune voisin devant moi » … et j’en passe, des dizaines, Virginie. C’est visiblement une véritable obsession chez lui. Ça me bouffe, Virginie, et ça le bouffe, lui aussi. Je ne sais plus quoi faire. J’en ai marre, Virginie. Vraiment.
Virginie resta silencieuse un instant. Puis, d’une voix posée, presque neutre, elle répondit :
— Tu n’es pas la première dans ce cas, tu sais. J’ai une amie, Claire, qui a vécu la même chose. Son mari aussi rêvait de la voir avec un autre. Ils ont essayé. Résultat ? Aucun des deux n’a aimé. Ils ont tout arrêté, et aujourd’hui, c’est comme si rien ne s’était passé.
Elle laissa à Estelle le temps d’absorber cette information.
— Par contre, je connais un autre couple : eux, ça a marché. Ils ont testé, et maintenant… (Un sourire en coin apparut sur ses lèvres.) Maintenant, elle a un amant régulier. Et son mari adore regarder.
— Mais parfois c’est à sens unique. La femme a kiffé, le mec pas du tout. Résultat : divorce ou d’autres issues.
Virginie se pencha légèrement en avant, le regard plus intense.
— Alors, si toi, tu es prête à le faire…, à prendre le risque de casser ton couple ou au contraire de le renforcer. Et si tu veux le faire avec un jeune, je peux te mettre en contact avec Mathilde. Elle connaît un bar, elle y va régulièrement pour pêcher un jeunot et le ramener chez elle.
Estelle resta silencieuse un long moment. Elle fixait un point invisible sur la table, les pensées s’entrechoquant dans son esprit : la honte, la curiosité, et cette colère contre son mari, contre elle-même, pour avoir osé envisager. Puis, avec un mélange de détermination et de résignation dans le regard :
— Donne-moi son numéro.
Le lendemain, après une nuit agitée, Estelle composa le numéro de Mathilde. La conversation fut brève, presque clinique : « Vendredi soir, au club L’Éden. Vingt-deux heures. Je t’attends à l’entrée. »
Le vendredi, devant son miroir, Estelle examina son reflet avec un mélange de satisfaction et d’appréhension. Elle avait choisi une robe noire, moulante mais élégante, un décolleté discret, mais suffisant pour attirer le regard. Son maquillage, soigné, mettait en valeur ses yeux noisette.
« Assez pour plaire, assez pour être désirable… et assez pour lui montrer, ce qu’il risque de perdre. »
Elle entendit les pas de son mari dans le couloir. Il s’arrêta net en la voyant, les sourcils légèrement relevés, une lueur de surprise dans les yeux.
— Tu sors ? demanda-t-il.
Estelle se tourna lentement vers lui, un sourire énigmatique aux lèvres.
— Oui.
Un silence. Elle attrapa son sac, son manteau, et se dirigea vers la porte. Juste avant de franchir le seuil, elle s’arrêta, et lança par-dessus son épaule, avec une froideur calculée :
— Peut-être que je ne rentrerai pas seule ce soir… puisque c’est ce que tu veux.
La porte se referma derrière elle avant qu’il n’ait eu le temps de réagir.
« Là, c’est fait. Je l’ai dit. Je l’ai vraiment dit. Il veut du spectacle ? Et s’il n’aime pas ça, tant pis pour lui. Est-ce que je veux vraiment le faire ? Je ne sais pas vraiment. »
« Putain… Je n’avais pas prévu ça. Pas comme ça. » Il ne s’attendait pas à cette indifférence glaciale. « Elle bluffe ? ». Une excitation étrange lui tordit l’estomac, mêlée à une pointe de panique. « Et si elle ne rentrait vraiment pas seule ? »
Avant d’entrer dans le club, Mathilde se tourna vers Estelle, le regard sérieux.
— Écoute-moi bien, commença-t-elle. Tu repères un mec qui te plaît, tu lui offres un verre. S’il accepte, vous discutez un moment. Attention : tous ne seront pas prêts à baiser devant le mari ou ne l’ont jamais fait, tu dois lui parler de ça. Si le feeling passe toujours, vous allez dans une alcôve pour faire plus ample connaissance.
Estelle, un sourcil levé :
— Pour faire plus ample connaissance… ça veut dire quoi, exactement ?
Mathilde sourit.
— Pour être sûr qu’il est à la hauteur de tes attentes et de ceux de ton mari. Maximum trente minutes pour laisser la place aux autres.
Estelle rougit légèrement.
— Ah, carrément. Oui, mais s’il a joui et que j’aurais voulu le ramener à la maison…
— En principe, les jeunes ont des ressources mais ça peut aussi vouloir dire qu’il n’est pas à la hauteur.
— Euh… d’accord.
— J’en ai essayé plusieurs, continua-t-elle en ajustant son sac. Alors, demande-moi, je te dirai s’il est bon ou pas. Faut pas croire, hein, ce ne sont pas tous des Rocco Siffredi.
Estelle hocha la tête. Elles franchirent la porte. Estelle se sentit immédiatement observée, évaluée.
Au bout de quelques minutes, alors qu’elle sirotait un cocktail, son regard s’arrêta sur un homme assis au bar. Elle fut surprise par la façon dont il avait poliment décliné les avances d’une femme.
Estelle se pencha vers Mathilde, qui suivait son regard avec un petit sourire amusé.
— Celui-là, là-bas, murmura-t-elle en désignant discrètement l’homme du menton. Tu l’as déjà essayé ?
Mathilde plissa les yeux.
— Celui-là ? Il vient très rarement ici. Non, je n’ai pas eu cet honneur. Personne ne connaît ses critères. Il paraît que c’est un véritable étalon.
Mathilde pointa discrètement du menton vers le bar.
— Regarde, une autre femme l’approche…
Elles observèrent la scène : la femme, vêtue d’une robe moulante et très maquillée, s’approcha de l’homme avec un sourire appâtant. Après quelques mots échangés, il secouait poliment la tête, un geste désolé. La femme s’éloigna, visiblement déçue.
— Alors, tu tentes ta chance ? À mon avis, au pire tu risques un refus, au mieux tu vas passer une sacrée nuit.
Estelle finit son cocktail d’un trait, la gorge serrée par un mélange d’adrénaline et d’appréhension. « Putain, je le fais vraiment ? » Mais l’image de son mari, de ses favoris, de ses demandes insistantes lui brûla soudain l’esprit. « Il veut ça ? Il va l’avoir. »
Patrick leva les yeux à son approche.
— Je peux t’offrir un verre ? demanda-t-elle, la voix plus ferme qu’elle ne l’aurait cru.
Il la dévisagea un instant.
— Avec plaisir.
La discussion commença, légère en apparence, mais Estelle savait où elle voulait en venir. Elle n’y alla pas par quatre chemins.
— Je suis là pour une raison… particulière, avoua-t-elle après quelques échanges. Mon mari veut me voir avec un jeune… bien membré.
Elle marqua une pause.
— Et ce soir, j’ai décidé de le réaliser. Tu as déjà baisé une femme devant son mari ?
Patrick ne sourit pas, ne rit pas. Puis, d’une voix calme :
— Oui et pas qu’une fois. Mais et toi, dans tout ça ? Toi !
Estelle sentit une vague de chaleur l’envahir.
— Oui. Je veux essayer. Savoir si ça lui plaît… ou pas. Si ça me plaît… ou pas.
Patrick se pencha légèrement vers elle.
— Dans ce cas…
Il désigna d’un geste discret une alcôve.
— On y va ?
Estelle sentit son souffle se bloquer. « C’est le moment… je vais tromper mon mari. » Elle hocha la tête, incapable de parler.
L’alcôve était étroite, baignée d’une lumière tamisée. À peine la porte se referma-t-elle que Patrick l’attira contre lui, ses lèvres trouvant les siennes avec une assurance qui la fit gémir. Ses mains, chaudes et fermes, se posèrent sur ses seins, les pétrissant à travers le tissu fin de sa robe, puis descendirent vers son sexe.
Patrick s’écarta légèrement.
— Tu es trempée, ma belle !
Estelle rougit violemment, mais ne nia pas. Elle glissa à genoux devant lui, les yeux écarquillés en découvrant son sexe, encore mou mais déjà impressionnant.
Sans hésiter, elle l’attrapa à deux mains, la bouche déjà grande ouverte. Elle commença à le sucer, lentement d’abord, puis avec plus d’audace. « Maintenant, il est… énorme. »
Il ne la fit pas attendre. D’un geste, il la releva et la poussa contre le mur, sa main glissant sous sa robe pour écarter son string. Estelle haleta quand il la pénétra d’un coup sec, la remplissant entièrement. Chaque mouvement était profond, précis. Elle se cramponna à ses épaules, incapable de retenir les gémissements qui lui échappaient.
Et puis, ce fut l’explosion. Une vague de plaisir si intense qu’elle en eut les larmes aux yeux, un orgasme qui la traversa comme une décharge. Elle s’effondra contre lui, le souffle court.
Patrick se retira doucement, toujours dur.
— Tu n’as pas joui, Patrick !
— On a toute la nuit si tu le veux bien.
Ils quittèrent l’alcôve quelques minutes plus tard. Sans un mot, ils se dirigèrent vers la maison.
Estelle, dans la voiture à côté de Patrick, le corps encore vibrant des sensations de l’alcôve. Quelque chose en elle avait changé. Elle sortit son téléphone.
— Tu as ouvert la boîte de Pandore, mon chéri, déclara-t-elle d’une voix calme. Et tu as déjà des cornes.
Elle entendit la respiration de son mari s’accélérer.
— Je ramène un étalon à la maison, continua-t-elle, un sourire aux lèvres. Un vrai. Et pour que tu te fasses une idée… son sexe, au repos, ressemble presque au tien en érection. Tu le voulais jeune et bien monté. Il est les deux.
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Commentaires ()
Son mari Va t’il se rebeller ou accepter cela
Cela va peut etre lui faire comprendre que l’on peut perdre pour un fantasme
Va t’il la récupérer je l’espère