Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Baiser n’est pas faire l’amour — Chapitre 3 · Choisis !
Auteur
Baiser n’est pas faire l’amour
Chapitre 3 · Choisis !
Résumé : Pour réaliser le fantasme de son mari, Estelle couche avec Patrick devant lui. Tous les trois prennent beaucoup de plaisir. Jean est invité à participer et à rester avec eux pour une nuit réparatrice.
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Le lendemain, Jean émergea doucement du sommeil, le corps encore lourd des émotions de la veille. « Putain… Hier soir. » Il se souvenait de tout : les gémissements d’Estelle, ses jouissances, la manière dont lui-même avait joui en la regardant. Puis cette partie à trois. C’était du sexe. Du pur, du dur, du brut. Une baise. Rien que du physique.
Et ça, il pouvait l’accepter, car au fond de lui, ça l’excitait, beaucoup même.
Mais là… Il cligna des yeux et vit Estelle allongée sur Patrick, leurs corps enlacés comme des amants de longue date. Elle l’embrassait — pas un baiser volé, non : un baiser profond, langoureux. Et pire : elle ondulait des hanches, Patrick faisait de petits allers-retours en elle. C’était comme si chaque mouvement était une caresse, une promesse.
« Ils ne baisent pas. Ils font l’amour. »
Une rage sourde montait en lui. Hier, c’était du sexe. Là, c’était de l’intimité. Du sentiment. Et ça, il ne pouvait pas le partager. Jean bondit du lit d’un coup sec.
— ESTELLE !
Les deux amants se séparèrent brutalement. Estelle se retourna, les yeux encore mi-clos, un sourire satisfait aux lèvres.
— Jean ? Elle s’étira, sensuelle. Tu es réveillé ?
— Réveillé ?! RÉVEILLÉ ?!
Il attrapa le premier objet à portée de main — une lampe de chevet — et la lança contre le mur. CLAC.
— Tu oses me faire ça ?! Après hier soir ?!
— (Patrick) Mec, calme-toi…
— FERME-LA !
— (Patrick) Mec, calme-toi…
— FERME-LA !
Jean hurla :
— FERME TA PUTAIN DE GUEULE !
Il se tourna vers Estelle, les poings serrés.
— Hier, c’était du SEXE ! Du pur, du dur, du sale ! Et j’ai kiffé, OK ! J’ai kiffé te voir te faire défoncer ! J’ai kiffé me faire sucer pendant qu’il te baisait !
Sa voix se brisa.
— Mais LÀ… LÀ, TU FAIS L’AMOUR AVEC LUI !
Estelle se leva, nue, sans honte, mais son visage se durcit.
— Et alors ?
— ET ALORS ?!
— ET ALORS ?!
Jean éclata de rire.
— Alors, ce n’est pas la même chose, bordel ! Hier, c’était un FANTASME ! Un JEU ! Du SEXE ! Mais là…
Il secouait la tête, les larmes aux yeux.
— Là, c’est comme si tu m’avais trompé pour de vrai.
— (Patrick) Écoute, Jean…
— JE TE DIS DE FERMER TA GUEULE !
— JE TE DIS DE FERMER TA GUEULE !
Jean se jeta sur lui, les mains autour de son cou.
— C’EST MA FEMME ! PAS LA TIENNE !
Patrick le repoussa d’un coup sec, et Jean trébucha, manqua de tomber. Estelle se plaça entre eux, les mains tendues.
— JEAN ! ARRÊTE !
— ARRÊTER ?!
— ARRÊTER ?!
Il cria, le visage déformé par la rage.
— ARRÊTER QUOI ?! ARRÊTER DE VOIR MA FEMME QUI BAIS— QUI FAIT L’AMOUR AVEC UN AUTRE HOMME DEVANT MOI ?!
Il attrapa un cadre photo sur la table de nuit (eux deux, en voyage à Venise, souriants) et le balança à travers la pièce. La vitre se brisa en mille éclats.
— C’EST FINI !
Il respirait par saccades, les yeux injectés de sang.
— FINI, TU M’ENTENDS ?!
Estelle le fixa, choquée. Elle n’avait jamais vu son mari comme ça.
— Jean…
— NON ! Je ne veux plus te voir. Pas comme ça. Pas avec lui.
— (Patrick) Tu exagères, mec.
— J’EXAGÈRE ?!
— NON ! Je ne veux plus te voir. Pas comme ça. Pas avec lui.
— (Patrick) Tu exagères, mec.
— J’EXAGÈRE ?!
Jean éclata de rire, hystérique.
— J’EXAGÈRE ?!
Il se tourna vers Estelle, le doigt pointé comme une arme.
— Tu choisis. LUI… ou MOI.
Un silence.
Estelle regarda Jean, puis Patrick. Son cœur battait à tout rompre.
— Jean…
— CHOISIS !
— CHOISIS !
Estelle ne répondit pas tout de suite. Elle baissa les yeux, les joues rouges de honte… ou de colère ?
Jean vit son hésitation. Et ça le détruisit.
— C’est ça, hein ? Sa voix était brisée. Tu ne peux pas choisir.
Il se dirigea vers la porte, mais se retourna une dernière fois.
— Sache une chose, Estelle.
Sa voix était glaciale.
— Hier soir, tu as baisé un inconnu devant moi. Et j’ai aimé ça.
Il marqua une pause, les lèvres tremblantes.
— Mais ce matin… tu as fait l’amour avec lui.
Il secouait la tête, les larmes coulant enfin.
— Et ça… ça, je ne peux pas le pardonner.
— (Estelle) La femme et l’amant ne font jamais l’amour dans les vidéos que tu regardes ? Dans les récits que tu lis ?
Jean se retourna, les larmes aux yeux, regarda Estelle.
— CHOISIS.
Puis il s’en alla en claquant la porte si fort que le cadre trembla.
Estelle reste silencieuse, les yeux perdus dans le vide. « Choisir. » Ce mot résonne en elle comme une sentence. Elle regarde Patrick, puis la porte par laquelle Jean est sorti en la claquant. Elle ne sait pas. Pas encore.
Patrick attrape son pantalon, posé sur une chaise, et s’assoit à côté d’elle sur le lit. Il passe un bras autour de ses épaules et l’attire contre lui. Elle se laisse aller, la tête contre son torse.
— Tu ne dois pas choisir tout de suite, murmure-t-il en caressant son épaule. Jean est un candauliste, Estelle. Hier soir, il a kiffé. Il a goûté à ça, et maintenant… Maintenant, il en redemandera. Il en voudra encore, et on se reverra.
Estelle soupire, les doigts crispés sur le drap.
— Et si… et s’il ne veut plus jamais me voir ?
— Il ne t’aurait pas demandé de choisir. À mon avis, il a peur que tu me choisisses. Car si c’est le cas… plus de femme, plus de cocu, adieu à son fantasme, à son kiff.
— Il ne t’aurait pas demandé de choisir. À mon avis, il a peur que tu me choisisses. Car si c’est le cas… plus de femme, plus de cocu, adieu à son fantasme, à son kiff.
Elle le regarde, un mélange de soulagement et de culpabilité dans les yeux.
— Mais j’ai tellement envie que tu me baises… comme hier soir. Et j’ai tellement envie de faire l’amour avec toi… comme ce matin. Ça avait si bien commencé…
Patrick lui relève le menton, son pouce effleurant sa lèvre inférieure.
— Laissons un peu de temps. D’abord, attendons que Monsieur craque, car il va craquer.
Patrick l’embrasse langoureusement en lui caressant un sein.
— Crois-moi, Estelle, on se reverra.
Quand il se détache, il lui caresse la joue.
— Je te laisse mon numéro… Appelle-moi. Quand tu veux, quand tu en as besoin.
Elle hoche la tête, toujours silencieuse.
— Merci, Patrick.
Une fois Patrick parti, Estelle reste assise sur le lit, nue. Elle attrape son téléphone et compose le numéro de Jean. Il décroche à la première sonnerie.
— Oui ?
— J’ai choisi, Jean… Patrick est parti. Tu peux… tu peux rentrer.
— D’accord.
— J’ai choisi, Jean… Patrick est parti. Tu peux… tu peux rentrer.
— D’accord.
Estelle pose le téléphone, les larmes aux yeux. « Et maintenant, comment allons-nous vivre avec ce qui s’est passé cette nuit, avec ce qui s’est passé ce matin ? Mon baiser avec Patrick, la colère de Jean, sa demande de choisir… J’ai choisi Jean, oui. Mais mon corps réclame Patrick. Et mon cœur, dans tout ça ? Et quand est-ce que je pourrai me faire baiser par lui à nouveau ? Et est-ce qu’un jour… on pourra faire l’amour sans culpabilité, sans Jean… ou avec Jean, qui aura accepté ? »
La porte d’entrée claque. Jean est là. Elle l’entend marcher dans le couloir, hésiter avant de pousser la porte de la chambre. Leurs regards se croisent. Aucun sourire. Aucun mot. Juste un silence lourd, chargé de tout ce qui a été dit, de tout ce qui a été fait.
Il s’assoit sur le lit, à distance, comme s’il craignait de la toucher.
— Tu… tu veux manger ? demande-t-il enfin, la voix rauque.
Estelle secoue la tête. Non. Elle n’a pas faim. Elle a juste cette boule au ventre, cette tension qui lui serre la gorge. Jean hoche la tête, les yeux fixés sur ses mains. Il ne la regarde pas. Il n’ose pas.
Elle se lève, attrape un peignoir, l’enfile mécaniquement.
— Je vais… je vais nager.
Jean relève les yeux, surpris. Mais il ne dit rien. Juste un hochement de tête, comme s’il comprenait qu’elle a besoin d’espace. Ou qu’il en a besoin, lui aussi.
Estelle sort dans le jardin, pieds nus, enlève son peignoir, le laisse tomber par terre et plonge.
Quand elle émerge, essoufflée, elle s’accroche au bord, les yeux fermés. Jean est là. Assis sur une chaise longue, une bière à la main, il la regarde. Il ne dit rien.
Estelle sent son cœur battre plus vite. « Est-ce qu’il me désire encore ? Est-ce qu’il me hait ? Est-ce qu’il a envie de me rejoindre dans l’eau… ou de me noyer ? »
Elle se hisse hors de la piscine, l’eau dégoulinant sur son corps. Elle ne se couvre pas. Elle le laisse la regarder. « Regarde-moi. Dis quelque chose. Touche-moi. Crie après moi. Fais n’importe quoi, mais ne reste pas là, silencieux. »
Jean serre sa bière plus fort. Rien.
Jean rentre, allume la télé et la regarde sans vraiment regarder. « Elle a hésité. Et si elle choisissait lui, la prochaine fois ? Je ne pourrais plus bander en la voyant se faire baiser. » La honte et l’excitation se mélangent, lui donnant la nausée.
Estelle, elle, s’est dirigée vers sa chambre. Allongée sur le lit, les yeux fermés : « Jean a raison. Ce matin, c’était plus que du sexe. Mais est-ce que c’est vraiment de l’amour ? Avec lui, c’est physique. Brutal. Libérateur. Mais Jean… c’est mon mari. Mon amour. Mon histoire. »
Le soir, aucun des deux n’a faim. Jean réchauffe un plat du frigo, mange debout dans la cuisine, dos tourné. Estelle grignote un fruit, assise à table, les yeux dans le vide. On dirait deux étrangers.
Jean se retourne, la regarde. Elle évite son regard. « Est-ce qu’elle pense à lui, là, tout de suite ? »
Estelle sent son regard sur elle. « Il me déteste. Ou alors… il me désire encore ? » Elle se lève, range son assiette. Leurs épaules se frôlent.
Dans le lit, Jean fixe le plafond, les mains derrière la tête. « Demain, on réglera ça. »
Estelle est couchée sur le côté, les yeux grands ouverts. « Il est là. Il est toujours là. » Elle ferme les yeux, mais voit Patrick. Jean. Patrick. Jean. « Je ne peux pas les séparer dans ma tête. »
Minuit est passé. Jean ne dort toujours pas. L’excitation, la colère, la honte… tout se mélange. « Il faut que je me calme. » Il se lève discrètement, va à son bureau et allume son ordinateur.
Estelle se réveille en sursaut. « Quelle heure est-il ? Où est Jean ? » Elle a faim. Elle se lève, enfile un peignoir et descend à la cuisine.
En passant devant le bureau, elle aperçoit une lumière. La porte est entrouverte. « Si c’est ce que je pense… » Elle va chercher son téléphone et s’approche, silencieuse.
Elle voit Jean, assis devant l’écran, un bras en mouvement. Sur l’écran : un couple qui fait l’amour devant un homme. L’homme sur la vidéo a les yeux rivés sur eux, la main sur son sexe.
Estelle ne bouge pas. « Il regarde ça, alors qu’on est en crise !? Il nous pète un câble ce matin et là, il regarde un couple qui fait l’amour devant le mari !? » Elle filme puis recule et sans un bruit, remonte se coucher.
Dans sa tête, c’est le chaos. « Il est obsédé, il kiffe ça… alors pourquoi il a pété un câble ce matin ? Est-ce qu’il veut que je fasse l’amour avec Patrick… mais sans qu’il ait à l’admettre ? Et demain... putain demain !!! »
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Chères lectrices et lecteurs, tous vos commentaires sont les bienvenus y compris vos scénarios pour le chapitre 4. Merci de prendre le temps de me lire.
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Commentaires ()
Maintenant il faudrait qu’il gère le retour 😆
Vont il réussir à parler
Un fantasme doit rester quelquefois un fantasme
Mais cela l’excite en même temps il doit faire un choix
Sa femme risque de partir et choisir Patrick
mais Patrick ne veut il pas qu’un plan cul
Il doit crever l’abcès s’il veut la reconquérir sinon il la perdra
Patrick n’est pas un homme fiable ce qu’il cherche c’est tiré un coup
La suite me dira cela