Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les aventures de Martine - volume 3 - la nouvelle vie continue — Chapitre 1 · Un appel de Sandra
Auteur
Les aventures de Martine - volume 3 - la nouvelle vie continue
Chapitre 1 · Un appel de Sandra
CHAPITRE 1
Un appel de Sandra
Je me réveille lentement, encore toute ensuquée de sommeil. La nuit a été courte. Tous ces souvenirs qui étaient remontés en moi m’avaient passablement perturbée. J’avais oublié de fermer les volets, et le soleil d’hiver, bas sur l’horizon, envahissait la pièce, m’inondant de ses rayons. Je jette un œil à la pendulette de la table de nuit. Il est déjà neuf heures trente. Relevant la tête, j’aperçois mon visage qui se reflète dans la grande psyché. De larges cernes bistres soulignent mes yeux fatigués. Je me sens brutalement seule et isolée dans cette campagne qui entoure le cottage. Les jardiniers ne passent que rarement en cette période de l’année. Isabelle, Geneviève et Chloé, débordées de travail, ne sont pas venues me voir depuis plusieurs semaines. Je me lève, encore toute ensuquée de sommeil. Je me traîne jusqu’à la cuisine, mets l’eau du thé à chauffer, et en attendant, je sirote un verre de jus de fruit tout en rabattant autour de moi les pans d’un vaste déshabillé de soie noire. Soudain, la sonnerie du téléphone se fait entendre. Qui peut bien m’appeler ? Toutes mes copines habituelles sont au travail et les quelques hommes que je connais n’ont pas mon numéro. Un peu agacée, je me dirige vers la salle de séjour et décroche le combiné.
Surprise ! La voix de Sandra résonne à mon oreille.
— Allô Martine ?
— Oui, bonjour Sandra.
— Bonjour, comment vas-tu ?
— Tout va bien pour moi, et toi, quelles nouvelles ?
— Tout va bien aussi. Tu m’excuseras de venir te déranger, mais j’ai besoin de tes conseils au sujet de l’agence, et ce serait bien que tu viennes pour que nous puissions en discuter.
— Grave ?
— Non, pas du tout, au contraire. J’ai reçu une proposition importante qui me semble intéressante et je souhaite en parler avec toi. Tu es quand même propriétaire et principale actionnaire de l’agence, non ?
— Tu sais bien que je te fais entière confiance sur toutes les décisions que tu peux prendre ou que tu as prises.
— Oui, mais là, c’est un choix conséquent et ton avis est indispensable.
— De quoi s’agit-il ?
— Eh bien voilà. Un promoteur, à la tête d’un grand groupe ayant pignon sur rue, a construit un lotissement dans la commune. Ce lotissement se compose de plusieurs villas individuelles et de deux immeubles. Les villas sont mises en vente, et les appartements ont été vendus en copropriété. Il souhaite que nous assurions la gestion de l’ensemble. Non seulement, nous aurions à nous occuper de la vente des maisons, mais nous devrions également remplir la fonction de syndic en ce qui concerne les deux immeubles. J’ai reçu ce matin tous les documents relatifs à cette proposition. Je voudrais que nous les consultions ensemble. Quand pourrais-tu venir ?
— Tu me prends un peu au dépourvu. Je vais voir et je te tiens au courant dès ce soir.
— OK, je suis disponible demain et après-demain. Si tu as un problème d’hébergement, je peux te recevoir. Tu sais que ce sera avec le plus grand plaisir.
— Je n’en doute pas, coquine ! Nous pourrons évoquer le passé, en attendant, très grosses bises. Je te rappelle ce soir.
— Grosses bises à toi aussi, à ce soir.
— Oui, bonjour Sandra.
— Bonjour, comment vas-tu ?
— Tout va bien pour moi, et toi, quelles nouvelles ?
— Tout va bien aussi. Tu m’excuseras de venir te déranger, mais j’ai besoin de tes conseils au sujet de l’agence, et ce serait bien que tu viennes pour que nous puissions en discuter.
— Grave ?
— Non, pas du tout, au contraire. J’ai reçu une proposition importante qui me semble intéressante et je souhaite en parler avec toi. Tu es quand même propriétaire et principale actionnaire de l’agence, non ?
— Tu sais bien que je te fais entière confiance sur toutes les décisions que tu peux prendre ou que tu as prises.
— Oui, mais là, c’est un choix conséquent et ton avis est indispensable.
— De quoi s’agit-il ?
— Eh bien voilà. Un promoteur, à la tête d’un grand groupe ayant pignon sur rue, a construit un lotissement dans la commune. Ce lotissement se compose de plusieurs villas individuelles et de deux immeubles. Les villas sont mises en vente, et les appartements ont été vendus en copropriété. Il souhaite que nous assurions la gestion de l’ensemble. Non seulement, nous aurions à nous occuper de la vente des maisons, mais nous devrions également remplir la fonction de syndic en ce qui concerne les deux immeubles. J’ai reçu ce matin tous les documents relatifs à cette proposition. Je voudrais que nous les consultions ensemble. Quand pourrais-tu venir ?
— Tu me prends un peu au dépourvu. Je vais voir et je te tiens au courant dès ce soir.
— OK, je suis disponible demain et après-demain. Si tu as un problème d’hébergement, je peux te recevoir. Tu sais que ce sera avec le plus grand plaisir.
— Je n’en doute pas, coquine ! Nous pourrons évoquer le passé, en attendant, très grosses bises. Je te rappelle ce soir.
— Grosses bises à toi aussi, à ce soir.
Je retourne m’allonger sur le lit, je réfléchis aux propos de Sandra. Il est évident que le sérieux et la réputation de notre agence sont à la base de cette offre. Il faut en examiner tous les détails au plus vite pour éviter de voir l’affaire nous échapper. Je réfléchis à tous les aspects de cette aventure. Je pèse le pour et le contre. Il m’est difficile de prendre position sans avoir tous les éléments en main. Je dois donc en discuter avec Sandra. L’ennui dans lequel je me trouve en ce moment me pousse à partir quelques jours pour me remettre le moral en place. Après tout, l’examen de ce dossier sera un excellent dérivatif. Sans plus attendre, je reprends le téléphone et rappelle Sandra.
— Bon chérie, je suis assez libre en ce moment, prépare tous les éléments et je serai là demain en fin de matinée.
— Super ! Grosses bises à demain !
— À demain !
— Super ! Grosses bises à demain !
— À demain !
Je passe la soirée à préparer mon sac de voyage, ce qui est vite fait car je ne compte rester que deux jours sur place. La nuit s’écoule rapidement. Je me lève, prends ma douche, un petit déjeuner sur le pouce et me voilà partie pour trois heures de route.
Lorsque j’arrive enfin à destination, cela me fait tout drôle de retrouver l’environnement de mon passé. La rue a gardé son aspect d’autrefois. Une place de stationnement est libre devant l’agence, je me gare sans problème. Je sors de la voiture, regarde avec nostalgie la façade de l’agence, je pousse la porte. L’intérieur a été refait, plus moderne, plus fonctionnel. Les deux bureaux que nous occupions, Sandra et moi, dans mes débuts, sont vides pour le moment. Les deux filles embauchées, l’une après le départ de Caroline, la précédente propriétaire, puis la deuxième après mon propre départ, ne sont pas présentes. Il est vrai que c’est l’heure du déjeuner. Au fond de la pièce, une porte entrouverte, celle de ce qui était le bureau de Caroline puis le mien. La porte s’ouvre complètement et Sandra apparaît souriante.
— Bonjour Martine, bon voyage ?
— Bonjour, oui merci. Ce n’était tout de même pas une grosse expédition.
— Tu es toujours aussi belle, l’air de la campagne te fait du bien !
— Merci, mais toi aussi tu as gardé ta beauté.
— Bonjour, oui merci. Ce n’était tout de même pas une grosse expédition.
— Tu es toujours aussi belle, l’air de la campagne te fait du bien !
— Merci, mais toi aussi tu as gardé ta beauté.
Nous échangeons quelques banalités, puis Sandra propose que nous allions déjeuner dans un petit restaurant où nous avions nos habitudes. J’accepte sans hésiter. Pendant le déjeuner, nous en profitons pour faire le point sur les affaires en cours. Tout va bien, et Sandra est très satisfaite du travail de ses deux employées. Le repas terminé, nous décidons d’aller voir le lotissement et les deux immeubles objet de la proposition. Arrivées sur place, nous constatons qu’effectivement ils constituent un ensemble agréable, cohérent et qu’ils sont surtout très bien situés. Reste à voir les détails administratifs. Sandra et moi retournons à l’agence pour étudier le dossier à fond.
— J’ai donné congé aux deux collaboratrices pour cet après-midi, ainsi nous serons plus tranquilles. Installe-toi, après tout tu es chez toi, tout est sur l’ordinateur, j’y ai également ouvert des fichiers intéressants. Je prends des éléments comptables et je te rejoins.
Je prends place dans le vaste fauteuil, allume l’ordinateur, trouve rapidement le dossier, ouvre les fichiers.
— Tout va bien Martine, tu t’y retrouves ?
— Oui, merci, pas de problème pour l’instant.
— Je te transfère la partie comptable et je viens.
— Cela tombe bien, il y a un fichier que je n’arrive pas à charger.
— J’arrive !
— Oui, merci, pas de problème pour l’instant.
— Je te transfère la partie comptable et je viens.
— Cela tombe bien, il y a un fichier que je n’arrive pas à charger.
— J’arrive !
Sandra vient près de moi et se penche pour pianoter sur le clavier. Elle débloque la situation, libère l’accès aux données et se redresse, une main sur le dossier de mon fauteuil.
— Alors que penses-tu de ce projet ?
— Je le trouve très intéressant et je pense que ce serait dommage de ne pas donner suite.
— C’est un peu ce que je pense aussi.
— Je le trouve très intéressant et je pense que ce serait dommage de ne pas donner suite.
— C’est un peu ce que je pense aussi.
Nous poursuivons notre analyse et échangeons quelques remarques. Par instants, Sandra se courbe vers l’écran pour attirer mon attention sur un point ou un autre. Au bout de deux heures, nous avons fait le tour du problème. Sandra se penche, ferme les fichiers et éteint l’ordinateur.
Dans le mouvement, elle me frôle, ses longs cheveux caressent ma joue. Je relève la tête et plonge mes yeux dans les siens. L’atmosphère devient brutalement plus lourde. Nos regards se troublent, nos têtes se rapprochent, sa bouche effleure la mienne. Une de ses mains passe sur l’un de mes seins, remonte, me soulève le menton. Elle colle ses lèvres aux miennes, sa langue pénètre fougueusement ma bouche, en prend possession dans un baiser sensuel, passionné, que je m’empresse de lui rendre. Elle repousse le fauteuil sur lequel je suis assise, s’agenouille près de moi, dégrafe la large ceinture de cuir qui serre ma taille. Elle caresse mes cuisses, remonte vers ma poitrine. Ses mains parcourent mon corps, s’emparent de mes seins, haletante, je me laisse faire. Elle se redresse, plonge la tête dans le décolleté de mon chemisier, embrasse le sillon de ma poitrine. Elle s’assoit sur le bureau, attrape une de mes mains, m’oblige à me lever. Face à elle, je caresse ses hanches, l’embrasse à mon tour. Sandra soulève ma jupe, prend possession de mes fesses tandis que je frôle sa poitrine. Elle se dégage, déboutonne le devant de sa robe dévoilant ses seins magnifiques emprisonnés dans un soutien-gorge de dentelle rose. Pendant que ma bouche s’égare avec tendresse sur la peau satinée de son décolleté, Sandra rabat complètement le haut de sa robe et ôte son soutien-gorge. Je peux alors tout à loisir embrasser, lécher, sucer, mordiller ses tétons raides de désir. Je les abandonne pour me dévêtir à mon tour, passe ma robe par-dessus ma tête, tourne le dos à Sandra qui aussitôt dégrafe et jette au loin mon soutien-gorge libérant ma poitrine. Nous échangeons quelques baisers, frottant nos poitrines l’une contre l’autre, palpant et malaxant nos seins. Sandra fait glisser sa robe, elle tombe à ses pieds. Nos petites culottes de dentelle ne sont plus désormais que nos seuls vêtements. Nous ne prononçons aucune parole. C’est tout notre passé commun qui nous submerge. L’odeur mêlée de nos deux corps qui se joignent l’un à l’autre et dont chaque parcelle de peau se connaît si bien. Sandra se baisse, m’enlève mon string, pose de doux baisers sur mon ventre, descend petit à petit vers mon sexe dénudé mais sans y toucher. Elle repousse, d’un geste, les dossiers épars sur le vaste bureau. Je comprends l’invitation, je grimpe sur la table, m’allonge le plus confortablement possible, écarte largement les jambes. Penchée vers moi, Sandra effleure ma chatte d’une main, embrasse délicatement l’intérieur d’une cuisse, atteint l’aine et passe une langue gourmande sur ma vulve. Sa caresse buccale se fait de plus en plus précise, elle se glisse entre mes lèvres, me suce le clitoris. Une onde de chaleur parcourt mon ventre. Les yeux fermés, je revis tous les moments merveilleux que nous avons passés ensemble. Je sens cette douce langue qui prend lentement possession de moi et qui m’a procuré autrefois tant de plaisirs. Palpitante et chaude, elle s’insinue partout, chatouille mon clitoris, joue avec mes petites lèvres, pointe à l’entrée de mon vagin, hésite une seconde puis le pénètre. L’intensité des sensations est telle que je ne sens pas la dureté du bois sur lequel je suis allongée. Toutes mes sensations sont concentrées sur le bas de mon ventre, des ondes de chaleur traversent mes entrailles. Je n’ai qu’un souhait, que ces instants durent éternellement. Sandra se relève, sa bouche prend la mienne, sa langue toute imprégnée de ma cyprine vient caresser la mienne. Je quitte la table, lui enlève sa petite culotte. Nous nous étreignons avec passion. Sandra à son tour s’allonge sur le bureau. Je lèche ses seins, les embrasse, titille et mordille des tétons tout raides. Par petits baisers successifs, je descends le long de son corps, atteins l’aine, et enfin passe la langue sur sa vulve surmontée d’une jolie petite touffe blonde. Une fragrance puissante et entêtante vient chatouiller mes narines. Sandra a toujours aimé inonder sa chatte de parfums envoûtants. Ma bouche s’empare de son sexe et entame un savant cunnilingus. Je connais Sandra par cœur et je sais ce qui la fait le plus vibrer.
— Oh oui Martine, continue, c’est toujours aussi bon de baiser avec toi !
Je m’interromps, imprègne mon index de salive et doucement caresse ses petites lèvres si délicatement ourlées, son clito, l’entrée de son vagin. Elle gémit de satisfaction. Tout en continuant mon petit massage, je me redresse, contemple ce corps abandonné, sa peau blanche, ses seins plus petits que les miens certes, mais encore si fermes, couronnés de deux belles aréoles roses. Je me penche, pose mes lèvres sur les siennes, pénètre sa bouche. Nos langues se confondent dans un baiser haletant et passionné.
Elle se lève, libérant le bureau. J’en profite pour m’y réinstaller à quatre pattes et lui offrir ma croupe. Tant bien que mal, elle arrive à se positionner derrière moi. Elle me caresse les fesses, les écarte, lèche ma vulve, titille de la langue mon orifice vaginal et s’y attarde longuement. Des ondes de jouissance montent en moi, parcourent le bas de mon ventre, deviennent de plus en plus intenses. Lorsque ses doigts viennent remplacer sa bouche, caresser et pénétrer mon intimité, c’est l’explosion et l’orgasme éclate. Épuisée, je mets quelques minutes à me remettre au cours desquelles Sandra me cajole les fesses, et lorsqu’enfin je me redresse, c’est pour m’emparer de ses lèvres encore toutes imprégnées de ma cyprine. Encore étourdie, je me lève du bureau et reprends peu à peu mes esprits. Sandra, elle, s’allonge sur le bureau, écarte largement les jambes. Acceptant l’invite, je me penche et ma bouche avide s’empare de sa vulve. D’abord délicate, ma langue s’active rapidement, impatiente de conduire la belle vers un plaisir suprême. Une sorte de rage me prend, je la fouille avec ardeur, pénètre, mordille, aspire, suce un sexe palpitant et ruisselant. Prenant son corps à pleines mains, je la force à se retourner et à s’agenouiller sur le bureau, je lui relève le bassin, écarte ses fesses et enfouis ma tête dans sa raie. Je la lèche au plus profond de ses orifices intimes, alternant de la chatte au petit trou. Haletante, Sandra ne tarde pas à atteindre les sommets de la jouissance et pousse un long râle de plaisir.
Nous tombons dans les bras l’une de l’autre, éreintées mais ravies. Je laisse échapper un soupir, puis m’exclame :
— Mon Dieu, je ne pensais pas que notre journée de travail finirait ainsi !
— Moi non plus, il y a tellement longtemps, mais j’ai l’impression que tu as fait d’énormes progrès depuis nos dernières étreintes !
— C’était il y a plusieurs années, tu ne crois tout de même pas que j’allais faire jeune et abstinence !
À ces mots, nous éclatons de rire.
— Je ne t’en veux pas, je ne suis pas jalouse.
— Tu sais, la trahison de mon mari a fait que je suis plus portée sur les femmes, même si un homme de temps en temps n’est pas pour me déplaire.
— Je n’en doute pas, moi, en ce qui me concerne, je suis une pure lesbienne.
— Bon, ce n’est pas tout, revenons à des problèmes plus terre à terre. Je crois que nous pouvons accepter la proposition qui nous est faite. Par contre, cela impose d’augmenter les effectifs de l’agence. Tu es sur place, je te fais entièrement confiance.
— Merci, je vais faire de mon mieux. Tu restes dans le coin pour un moment ?
— Non, je repars dès ce soir.
— Un rendez-vous ?
— Non, en ce moment je suis sage. Mais être ici me rappelle trop de souvenirs pas tous agréables.
— Je te comprends alors je te libère !
Sur un dernier baiser, je quitte Sandra et prends la route en direction de la maison.
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