Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les temples du sang — Chapitre 3 · La maisonnette et le temple de la faim
Auteur
Les temples du sang
Chapitre 3 · La maisonnette et le temple de la faim
Élise n’aurait pas pu faire un pas de plus.
Le harnais de cuir noir et le voile transparent qui lui servaient de vêtements ne protégeaient presque rien. L’air de la forêt était devenu plus froid à mesure que la nuit avançait, et chaque souffle de vent lui rappelait à quel point elle était exposée. Ses seins, seulement maintenus par les fines lanières croisées, durcissaient au contact de l’air. Entre ses cuisses, le petit triangle de tissu transparent était trempé, collé à sa peau, et frottait à chaque pas contre sa chatte encore sensible du deuxième temple.
Elle avait les jambes lourdes. Le bas du ventre lui tirait, comme une faim sourde qui n’avait rien à voir avec le manque de nourriture.
Quand la maisonnette apparut au détour du sentier, elle n’hésita presque pas.
Petite, basse, construite de pierre grise et de bois sombre. Une seule fenêtre éclairée d’une lueur douce. La porte était entrouverte, comme si quelqu’un l’avait laissée ainsi exprès. Élise poussa et entra.
L’intérieur était simple, presque austère. Un lit étroit recouvert d’une couverture épaisse. Une table. Une chaise. Un bassin d’eau claire posé sur un meuble bas, avec un linge plié à côté. Aucune odeur de cuisine. Aucune trace de vie. Seulement une chaleur discrète qui semblait venir des murs eux-mêmes.
Elle ferma la porte, s’adossa contre le bois, et resta longtemps immobile.
Ses mains tremblaient légèrement. Elle n’arrivait plus à savoir si c’était la fatigue ou autre chose.
Elle s’approcha du bassin. L’eau était tiède. Elle trempa le linge et se lava lentement, presque avec précaution. D’abord le cou, la poitrine, le ventre. Puis plus bas. L’intérieur des cuisses. Entre ses lèvres encore gonflées. L’eau devint légèrement trouble, chargée de ce qui restait du deuxième gardien. L’odeur qui monta fut plus forte qu’elle ne l’aurait cru : musquée, salée, légèrement âcre. L’odeur du sexe. La sienne. Celle des autres.
Élise ferma les yeux. Ses doigts s’attardèrent un peu trop longtemps contre son clitoris. Une décharge de besoin la traversa, si nette qu’elle retira sa main d’un coup, le souffle court.
— Pas maintenant.
Elle s’allongea sur le lit sans enlever le harnais. Le cuir et le voile transparent restèrent collés à sa peau humide. Elle tira la couverture jusqu’à sa poitrine et fixa le plafond bas.
Le sommeil ne vint pas tout de suite.
Dans le silence de la maisonnette, les images revinrent. L’autel de marbre noir du premier temple. La façon dont le Gardien aux yeux dorés l’avait ouverte pour la première fois. Puis l’eau sombre du deuxième, la langue froide et précise, les orgasmes qui s’étaient enchaînés sans lui laisser le temps de reprendre son souffle. Elle sentait encore les endroits où on l’avait tenue, agrippée, utilisée. Et sous tout ça, plus profond, cette nouvelle sensation : une faim. Pas seulement l’envie de jouir. L’envie d’être remplie. D’être prise jusqu’à ne plus pouvoir penser.
Élise se tourna sur le côté, les cuisses légèrement serrées. Ça ne changea rien. La faim était déjà là, installée quelque part entre son ventre et son sexe, et elle savait qu’elle ne ferait que grandir.
Elle finit par sombrer.
Le harnais de cuir noir et le voile transparent qui lui servaient de vêtements ne protégeaient presque rien. L’air de la forêt était devenu plus froid à mesure que la nuit avançait, et chaque souffle de vent lui rappelait à quel point elle était exposée. Ses seins, seulement maintenus par les fines lanières croisées, durcissaient au contact de l’air. Entre ses cuisses, le petit triangle de tissu transparent était trempé, collé à sa peau, et frottait à chaque pas contre sa chatte encore sensible du deuxième temple.
Elle avait les jambes lourdes. Le bas du ventre lui tirait, comme une faim sourde qui n’avait rien à voir avec le manque de nourriture.
Quand la maisonnette apparut au détour du sentier, elle n’hésita presque pas.
Petite, basse, construite de pierre grise et de bois sombre. Une seule fenêtre éclairée d’une lueur douce. La porte était entrouverte, comme si quelqu’un l’avait laissée ainsi exprès. Élise poussa et entra.
L’intérieur était simple, presque austère. Un lit étroit recouvert d’une couverture épaisse. Une table. Une chaise. Un bassin d’eau claire posé sur un meuble bas, avec un linge plié à côté. Aucune odeur de cuisine. Aucune trace de vie. Seulement une chaleur discrète qui semblait venir des murs eux-mêmes.
Elle ferma la porte, s’adossa contre le bois, et resta longtemps immobile.
Ses mains tremblaient légèrement. Elle n’arrivait plus à savoir si c’était la fatigue ou autre chose.
Elle s’approcha du bassin. L’eau était tiède. Elle trempa le linge et se lava lentement, presque avec précaution. D’abord le cou, la poitrine, le ventre. Puis plus bas. L’intérieur des cuisses. Entre ses lèvres encore gonflées. L’eau devint légèrement trouble, chargée de ce qui restait du deuxième gardien. L’odeur qui monta fut plus forte qu’elle ne l’aurait cru : musquée, salée, légèrement âcre. L’odeur du sexe. La sienne. Celle des autres.
Élise ferma les yeux. Ses doigts s’attardèrent un peu trop longtemps contre son clitoris. Une décharge de besoin la traversa, si nette qu’elle retira sa main d’un coup, le souffle court.
— Pas maintenant.
Elle s’allongea sur le lit sans enlever le harnais. Le cuir et le voile transparent restèrent collés à sa peau humide. Elle tira la couverture jusqu’à sa poitrine et fixa le plafond bas.
Le sommeil ne vint pas tout de suite.
Dans le silence de la maisonnette, les images revinrent. L’autel de marbre noir du premier temple. La façon dont le Gardien aux yeux dorés l’avait ouverte pour la première fois. Puis l’eau sombre du deuxième, la langue froide et précise, les orgasmes qui s’étaient enchaînés sans lui laisser le temps de reprendre son souffle. Elle sentait encore les endroits où on l’avait tenue, agrippée, utilisée. Et sous tout ça, plus profond, cette nouvelle sensation : une faim. Pas seulement l’envie de jouir. L’envie d’être remplie. D’être prise jusqu’à ne plus pouvoir penser.
Élise se tourna sur le côté, les cuisses légèrement serrées. Ça ne changea rien. La faim était déjà là, installée quelque part entre son ventre et son sexe, et elle savait qu’elle ne ferait que grandir.
Elle finit par sombrer.
Quand elle se réveilla, une lumière grise filtrait à travers la petite fenêtre. L’aube.
Son corps était lourd, mais la chaleur entre ses jambes n’avait pas diminué. Au contraire. Elle se sentait gonflée, sensible, presque douloureusement consciente de chaque centimètre de peau que le harnais ne couvrait pas. Elle se lava à nouveau, rapidement cette fois, en évitant de trop s’attarder. Puis elle sortit.
Le sentier avait changé pendant la nuit. Il montait maintenant, plus étroit, bordé d’arbres aux troncs tordus. L’air sentait la terre humide et quelque chose de plus métallique. Élise marcha sans se presser. Chaque pas lui rappelait l’état dans lequel elle se trouvait : ouverte, déjà prête, affamée.
Le troisième temple apparut au bout de la montée, adossé à une falaise noire.
Il était plus massif que les deux précédents. Des colonnes épaisses. Des bas-reliefs taillés dans la pierre montraient des corps entrelacés, la bouche ouverte, le ventre creux, les cuisses écartées dans des postures d’offre. L’odeur qui s’en échappait n’était plus seulement celle de la pierre froide. Il y avait autre chose. Une odeur chaude, animale, légèrement acide. L’odeur de corps qui avaient déjà beaucoup joui ici.
Élise poussa les portes.
Son corps était lourd, mais la chaleur entre ses jambes n’avait pas diminué. Au contraire. Elle se sentait gonflée, sensible, presque douloureusement consciente de chaque centimètre de peau que le harnais ne couvrait pas. Elle se lava à nouveau, rapidement cette fois, en évitant de trop s’attarder. Puis elle sortit.
Le sentier avait changé pendant la nuit. Il montait maintenant, plus étroit, bordé d’arbres aux troncs tordus. L’air sentait la terre humide et quelque chose de plus métallique. Élise marcha sans se presser. Chaque pas lui rappelait l’état dans lequel elle se trouvait : ouverte, déjà prête, affamée.
Le troisième temple apparut au bout de la montée, adossé à une falaise noire.
Il était plus massif que les deux précédents. Des colonnes épaisses. Des bas-reliefs taillés dans la pierre montraient des corps entrelacés, la bouche ouverte, le ventre creux, les cuisses écartées dans des postures d’offre. L’odeur qui s’en échappait n’était plus seulement celle de la pierre froide. Il y avait autre chose. Une odeur chaude, animale, légèrement acide. L’odeur de corps qui avaient déjà beaucoup joui ici.
Élise poussa les portes.
L’intérieur était vaste, presque circulaire. Des chaînes pendaient du plafond, certaines terminées par des anneaux de métal terni. Le sol était légèrement incliné vers un autel haut, presque vertical. Et l’air… l’air sentait le sexe. Fort. Comme si les murs eux-mêmes en avaient absorbé l’odeur depuis des siècles.
Le Gardien l’attendait.
Plus large que les deux précédents. Peau mate, presque terreuse. Épaules énormes. Yeux d’un ambre sombre qui semblaient brûler de l’intérieur. Son sexe, déjà dressé, était épais, veineux, lourd. Il la détailla de la tête aux pieds, le harnais de cuir et le voile transparent qui ne cachaient presque rien.
— Tu as dormi, dit-il d’une voix profonde, rauque.
Mais tu n’as pas dormi tranquille. Je le vois.
Élise s’arrêta à quelques pas. Ses tempes battaient trop vite.
— Quel est ce temple ?
— Le Temple de la Faim.
Le troisième.
Ici, on n’apprend pas seulement à désirer. On apprend à avoir faim.
Faim de chair. Faim d’être remplie. Faim de ne plus jamais être vide.
Le premier t’a ouverte. Le deuxième t’a appris la soif.
Moi, je vais t’apprendre ce qui vient juste après l’orgasme : le besoin de recommencer tout de suite.
Il s’approcha. Une main large se posa sur le triangle transparent qui couvrait à peine sa chatte. Le tissu était déjà humide.
— Ce vêtement est parfait, murmura-t-il.
Il ne cache rien. Il montre déjà ta faim à qui veut la voir.
À genoux.
Élise obéit. Le sol était froid et légèrement rugueux sous ses genoux. Le Gardien se plaça devant elle, une main dans ses cheveux roux, et approcha son sexe épais de sa bouche.
— Ouvre.
Elle ouvrit les lèvres. Il s’enfonça lentement, profondément, jusqu’à toucher le fond de sa gorge. Élise étouffa un son. Ses yeux se remplirent d’eau. Il ne fut pas brutal au début, mais il fut exigeant. Il la guida avec la main dans ses cheveux, lui faisant prendre toute la longueur, puis ressortir, encore et encore. Sa salive coulait déjà le long du membre et gouttait sur sa poitrine.
— Regarde-moi pendant que tu me suces, ordonna-t-il.
Je veux voir la faim dans tes yeux.
Élise leva les yeux verts vers lui, la bouche pleine, les larmes aux coins des paupières. L’odeur de son sexe était forte, musquée, presque écrasante. Il garda ce rythme un long moment, l’utilisant avec une patience lourde, jusqu’à ce que sa mâchoire le sente et que sa propre chatte coule le long de ses cuisses, mouillant davantage le voile transparent.
Seulement alors, il se retira. Un fil de salive relia encore ses lèvres à son gland.
— Sur l’autel. À quatre pattes.
Elle grimpa. Ses bras tremblaient déjà légèrement. Le Gardien se plaça derrière elle, tira le petit triangle de tissu sur le côté, et frotta son sexe trempé de salive contre son entrée.
— Tu as faim de quoi ? demanda-t-il.
— De toi… en moi… profond… maintenant…
Il s’enfonça d’un seul coup, jusqu’à la garde.
Élise cria. Le son se perdit sous les voûtes. Il était plus épais que les deux précédents. Elle le sentait l’étirer largement, presque jusqu’à la douleur. Et cette fois, il ne lui laissa presque pas le temps de s’habituer. Ses premières poussées furent profondes, régulières, lourdes. Le bruit de ses hanches claquant contre le cul d’Élise résonna, humide et cru. L’odeur du sexe monta immédiatement, plus forte, mélange de ses sucs, de sa salive et de la sueur qui commençait déjà à perler.
Autour d’eux, le temple sembla réagir.
Les chaînes qui pendaient du plafond tintent légèrement. Les bas-reliefs sur les murs parurent plus profonds, les bouches de pierre plus ouvertes. L’air devint plus chaud, plus chargé.
Le Gardien changea de rythme. Plus sec. Plus rapide. Élise jouit une première fois en se contractant violemment autour de lui, un cri rauque lui arrachant la gorge. Il ne s’arrêta pas. Il continua à travers son orgasme, la maintenant ouverte de force, jusqu’à ce qu’elle se remette à gémir de nouveau.
— La faim, dit-il près de son oreille, c’est ça.
Jouir et en vouloir encore tout de suite.
Il la retourna sans sortir complètement, la fit s’asseoir au bord de l’autel, et s’enfonça face à elle. Élise enroula ses jambes autour de sa taille. Dans cette position, chaque coup montait plus haut. Leurs fronts se touchèrent. La sueur coulait entre ses seins, le long de son ventre, venait se mêler à l’endroit où leurs corps s’unissaient. L’odeur était maintenant épaisse, impossible à ignorer.
Elle jouit une deuxième fois en le serrant contre elle, les ongles plantés dans son dos.
Le Gardien la bascula alors sur le dos, releva ses jambes contre sa poitrine, et reprit sous un angle encore plus profond. Puis il la remit à quatre pattes, plus basse, presque pliée en deux, une main pressée entre ses omoplates, et la prit avec une force nouvelle. Élise n’arrivait plus à former de phrases. Seulement des gémissements, des suppliques brèves, des « oui » et des « encore ».
Autour d’eux, le temple continuait de changer. Les chaînes se balançaient doucement. L’odeur du sexe était devenue si forte qu’elle collait à la gorge. Les bas-reliefs semblaient presque bouger dans la pénombre.
Quand le troisième orgasme arriva, il fut presque douloureux. Son corps entier se tendit, se convulsa. Le Gardien la suivit dans la foulée, se vidant en elle par longs jets chauds, une main immense étalée sur son ventre, en grognant contre sa nuque.
Ils restèrent un long moment ainsi, liés, trempés de sueur, le souffle court. L’odeur de ce qu’ils venaient de faire remplissait entièrement l’espace.
Puis il se retira lentement. Le sperme coula aussitôt, épais, le long de ses cuisses déjà brillantes.
Élise s’effondra sur l’autel, incapable de se redresser tout de suite.
Le Gardien la regarda d’en haut.
— Troisième temple validé, dit-il.
Tu as faim maintenant. Vraiment.
Et cette faim ne te quittera plus. Même quand tu dormiras. Même quand tu marcheras. Même quand tu penseras à autre chose.
Un éclair blanc, silencieux, traversa la nef.
Élise sentit la chaleur brève envelopper son corps nu. Quand la lumière disparut, un nouveau vêtement moulait déjà sa peau : une jupe extrêmement courte de voile presque inexistant, maintenue par une fine ceinture de cuir, et deux bandes croisées qui ne cachaient plus vraiment ses seins. Sa chatte était entièrement visible à travers le tissu déjà humide de sperme.
Elle passa une main tremblante entre ses cuisses, sentant la chaleur qui s’en échappait encore.
— Il t’en reste deux, dit le Gardien.
Le prochain… sera moins patient que moi.
Et beaucoup plus brutal.
Élise se redressa lentement, les jambes flageolantes. L’odeur du temple restait collée à sa peau. Elle jeta un dernier regard à l’autel, puis sortit.
Dehors, le jour était encore jeune.
Mais la faim, elle, venait juste de s’installer pour de bon.
Le Gardien l’attendait.
Plus large que les deux précédents. Peau mate, presque terreuse. Épaules énormes. Yeux d’un ambre sombre qui semblaient brûler de l’intérieur. Son sexe, déjà dressé, était épais, veineux, lourd. Il la détailla de la tête aux pieds, le harnais de cuir et le voile transparent qui ne cachaient presque rien.
— Tu as dormi, dit-il d’une voix profonde, rauque.
Mais tu n’as pas dormi tranquille. Je le vois.
Élise s’arrêta à quelques pas. Ses tempes battaient trop vite.
— Quel est ce temple ?
— Le Temple de la Faim.
Le troisième.
Ici, on n’apprend pas seulement à désirer. On apprend à avoir faim.
Faim de chair. Faim d’être remplie. Faim de ne plus jamais être vide.
Le premier t’a ouverte. Le deuxième t’a appris la soif.
Moi, je vais t’apprendre ce qui vient juste après l’orgasme : le besoin de recommencer tout de suite.
Il s’approcha. Une main large se posa sur le triangle transparent qui couvrait à peine sa chatte. Le tissu était déjà humide.
— Ce vêtement est parfait, murmura-t-il.
Il ne cache rien. Il montre déjà ta faim à qui veut la voir.
À genoux.
Élise obéit. Le sol était froid et légèrement rugueux sous ses genoux. Le Gardien se plaça devant elle, une main dans ses cheveux roux, et approcha son sexe épais de sa bouche.
— Ouvre.
Elle ouvrit les lèvres. Il s’enfonça lentement, profondément, jusqu’à toucher le fond de sa gorge. Élise étouffa un son. Ses yeux se remplirent d’eau. Il ne fut pas brutal au début, mais il fut exigeant. Il la guida avec la main dans ses cheveux, lui faisant prendre toute la longueur, puis ressortir, encore et encore. Sa salive coulait déjà le long du membre et gouttait sur sa poitrine.
— Regarde-moi pendant que tu me suces, ordonna-t-il.
Je veux voir la faim dans tes yeux.
Élise leva les yeux verts vers lui, la bouche pleine, les larmes aux coins des paupières. L’odeur de son sexe était forte, musquée, presque écrasante. Il garda ce rythme un long moment, l’utilisant avec une patience lourde, jusqu’à ce que sa mâchoire le sente et que sa propre chatte coule le long de ses cuisses, mouillant davantage le voile transparent.
Seulement alors, il se retira. Un fil de salive relia encore ses lèvres à son gland.
— Sur l’autel. À quatre pattes.
Elle grimpa. Ses bras tremblaient déjà légèrement. Le Gardien se plaça derrière elle, tira le petit triangle de tissu sur le côté, et frotta son sexe trempé de salive contre son entrée.
— Tu as faim de quoi ? demanda-t-il.
— De toi… en moi… profond… maintenant…
Il s’enfonça d’un seul coup, jusqu’à la garde.
Élise cria. Le son se perdit sous les voûtes. Il était plus épais que les deux précédents. Elle le sentait l’étirer largement, presque jusqu’à la douleur. Et cette fois, il ne lui laissa presque pas le temps de s’habituer. Ses premières poussées furent profondes, régulières, lourdes. Le bruit de ses hanches claquant contre le cul d’Élise résonna, humide et cru. L’odeur du sexe monta immédiatement, plus forte, mélange de ses sucs, de sa salive et de la sueur qui commençait déjà à perler.
Autour d’eux, le temple sembla réagir.
Les chaînes qui pendaient du plafond tintent légèrement. Les bas-reliefs sur les murs parurent plus profonds, les bouches de pierre plus ouvertes. L’air devint plus chaud, plus chargé.
Le Gardien changea de rythme. Plus sec. Plus rapide. Élise jouit une première fois en se contractant violemment autour de lui, un cri rauque lui arrachant la gorge. Il ne s’arrêta pas. Il continua à travers son orgasme, la maintenant ouverte de force, jusqu’à ce qu’elle se remette à gémir de nouveau.
— La faim, dit-il près de son oreille, c’est ça.
Jouir et en vouloir encore tout de suite.
Il la retourna sans sortir complètement, la fit s’asseoir au bord de l’autel, et s’enfonça face à elle. Élise enroula ses jambes autour de sa taille. Dans cette position, chaque coup montait plus haut. Leurs fronts se touchèrent. La sueur coulait entre ses seins, le long de son ventre, venait se mêler à l’endroit où leurs corps s’unissaient. L’odeur était maintenant épaisse, impossible à ignorer.
Elle jouit une deuxième fois en le serrant contre elle, les ongles plantés dans son dos.
Le Gardien la bascula alors sur le dos, releva ses jambes contre sa poitrine, et reprit sous un angle encore plus profond. Puis il la remit à quatre pattes, plus basse, presque pliée en deux, une main pressée entre ses omoplates, et la prit avec une force nouvelle. Élise n’arrivait plus à former de phrases. Seulement des gémissements, des suppliques brèves, des « oui » et des « encore ».
Autour d’eux, le temple continuait de changer. Les chaînes se balançaient doucement. L’odeur du sexe était devenue si forte qu’elle collait à la gorge. Les bas-reliefs semblaient presque bouger dans la pénombre.
Quand le troisième orgasme arriva, il fut presque douloureux. Son corps entier se tendit, se convulsa. Le Gardien la suivit dans la foulée, se vidant en elle par longs jets chauds, une main immense étalée sur son ventre, en grognant contre sa nuque.
Ils restèrent un long moment ainsi, liés, trempés de sueur, le souffle court. L’odeur de ce qu’ils venaient de faire remplissait entièrement l’espace.
Puis il se retira lentement. Le sperme coula aussitôt, épais, le long de ses cuisses déjà brillantes.
Élise s’effondra sur l’autel, incapable de se redresser tout de suite.
Le Gardien la regarda d’en haut.
— Troisième temple validé, dit-il.
Tu as faim maintenant. Vraiment.
Et cette faim ne te quittera plus. Même quand tu dormiras. Même quand tu marcheras. Même quand tu penseras à autre chose.
Un éclair blanc, silencieux, traversa la nef.
Élise sentit la chaleur brève envelopper son corps nu. Quand la lumière disparut, un nouveau vêtement moulait déjà sa peau : une jupe extrêmement courte de voile presque inexistant, maintenue par une fine ceinture de cuir, et deux bandes croisées qui ne cachaient plus vraiment ses seins. Sa chatte était entièrement visible à travers le tissu déjà humide de sperme.
Elle passa une main tremblante entre ses cuisses, sentant la chaleur qui s’en échappait encore.
— Il t’en reste deux, dit le Gardien.
Le prochain… sera moins patient que moi.
Et beaucoup plus brutal.
Élise se redressa lentement, les jambes flageolantes. L’odeur du temple restait collée à sa peau. Elle jeta un dernier regard à l’autel, puis sortit.
Dehors, le jour était encore jeune.
Mais la faim, elle, venait juste de s’installer pour de bon.
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