Blanche et ses collègues
Chapitre 2
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Couverture de Blanche et ses collègues, par LilyTendresse
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Blanche et ses collègues — Chapitre 2

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Auteure

LilyTendresse
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Blanche et ses collègues

Chapitre 2

Atchoum
Moi c'est Albert, le plus âgé de la boîte, pourtant je ne pense pas du tout à ma retraite, l'ambiance est vraiment bonne, j'aime mon boulot de livreur, je suis le über de mes collègues. Je suis à leurs ordres, mais c'est Blanche qui me fait mon trajet. Le matin elle prépare tout à l'atelier et moi je ne commence qu'à onze heures pour charger mon véhicule et faire ma tournée l'après-midi. Je passe mes journées dehors à entrer et sortir de mon fourgon, du coup l'hiver je suis toujours un peu enrhumé. Mais depuis que Blanche est arrivée, il y a une autre raison qui me fait aimer mon boulot, je vous explique : dans l'entreprise il n'y a qu'un seul vestiaire puisqu'avant Blanche il n'y avait jamais eu de femmes. Et c'est un vestiaire sophistiqué avec un sas pour que l'atelier reste sous atmosphère contrôlée, et des hublots pour qu'on puisse voir ce qui se passe dedans en cas d'accident chimique. Le patron a organisé le travail pour que la mixité soit respectée : les techniciens et l'ingénieur l'utilisent à huit heures puis à midi et l'après-midi. Moi à onze heures, mais juste pour me changer, je ne rentre pas dans l'atelier. Et Blanche à huit heures trente et… comme son travail n'est pas aussi minuté que les autres, entre onze heures et midi en fonction de ce qu'elle a à faire. Un matin j'arrive tranquillement vers le vestiaire, habitué à être seul à cet endroit à cette heure-là. Mais quand j'arrive près d'un hublot du vestiaire, je vois Blanche enlever sa tenue de sécurité. J'avoue, je n'aurais pas dû regarder, ou au moins tourner la tête rapidement. Mais à mon âge, voir une femme si jeune et belle se dévêtir à quelques mètres de moi, je n'ai pas pu résister. Elle est de trois-quarts arrière, je la vois de plain-pied dans un ensemble en dentelle rouge, tanga et soutien-gorge. Vraiment, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu une vision si plaisante. Je lui ai laissé le temps de se rhabiller, caché pas très loin du hublot, puis je l'ai croisée innocemment quand elle est sortie du vestiaire. Tout aurait dû s'arrêter là, mais l'image de Blanche en petite tenue me hante chaque soir, j'en rêve la nuit. Et donc chaque matin j'espère la surprendre à nouveau. Comme elle n'a pas d'horaire fixe, ça n'arrive pas si souvent, mais je la croise environ une fois par semaine, des fois elle vient de finir de s'habiller, des fois elle entre juste. Quelques minutes de pur bonheur dans ma vie affective bien fade. Je commence à avoir un petit aperçu de sa lingerie, beaucoup de dentelle et des bas plutôt petits. Une fois seulement elle n'avait pas de soutien-gorge mais la vue du côté de son sein droit n'a pas duré longtemps, je suis arrivé quelques minutes trop tard. Et l'histoire ne s'arrête pas là, les jours passant, quand je vois la lumière des vestiaires allumée, je m'approche du hublot et profite du spectacle. Mais je suis de moins en moins prudent. Et ce jour-là, alors que je regarde Blanche en dentelle noire de profil, ses seins bien haut et ses fesses galbées, elle tourne la tête vers moi et me fait un clin d'œil. Je reste bloqué comme si j'avais reçu une dose de tranquillisant. Trois minutes sans bouger, Blanche finit de s'habiller sans se presser et vient vers moi.
— Bonjour Albert, c'est notre petit secret, n'est-ce pas ?
Elle ne s'arrête pas quand je bafouille un oui. À ma grande surprise, le lendemain elle est encore devant le hublot mais de face cette fois, et elle prend son temps…
Coquin d'Albert, je l'ai vu à peine caché, la première fois où j'ai quitté l'entrepôt à onze heures. Et puis j'ai vu qu'il recommençait mais que sa discrétion était moindre. Aujourd'hui, c'est son anniversaire, je vais lui faire un petit cadeau. J'attends dans le vestiaire et le vois arriver au loin. Je suis toujours en tenue de sécurité mais j'ouvre la porte :

— Viens Albert, j'ai un truc à te dire.


Je le vois hésiter sur les derniers mètres qui nous séparent. Je suis sur le seuil de la porte et souris quand nous sommes plus près l'un de l'autre.

— Il y a de la place, on peut se changer en même temps si tu ne le dis à personne.


Sans un mot, au ralenti Albert passe devant moi et s'installe sur le banc à l'opposé de mon casier. Je ferme la porte et commence à ouvrir ma combinaison, face à lui. Je n'ai pas mis de soutien-gorge, s'il était dans un dessin animé, sa langue toucherait par terre. Je fais un tour sur moi-même en string puis tout doucement, je le baisse jusqu'à mi-cuisse. J'espère qu'il ne va pas faire un arrêt cardiaque.

— Bon anniversaire Albert !


Depuis ce jour, nous nous changeons ensemble, sans spectacle, mais sans chichi non plus. Il me regarde bien sûr mais est toujours bien élevé.

Ce soir, je retrouve Nina à la piscine. Comment sera-t-elle habillée ? J'adore la voir masculine, je la trouve très excitante. Mais elle arrive en mini-jupe sur des collants avec un bustier qui remonte ses seins exagérément. Après une bise et quelques mots de politesse, on se retrouve dans le vestiaire des clubs avec peu de cabines individuelles. Mais il n'y a pas beaucoup de pudeur entre nageuses, on connaît les formes des autres par cœur, alors un bout de tissu en plus ou en moins, ça ne change pas grand-chose.

— Merde, j'ai oublié mon maillot ! Dis-je légèrement énervée.

— J'ai un bikini en plus de mon maillot une pièce si tu veux.

— Ça va être sexy…


Heureusement que c'est un bikini à lacets, je peux le régler pour moi, mais les triangles sont petits, j'ai plus de poitrine et de hanches que Nina, mais ça fera l'affaire pour une séance. Après nos longueurs et les remarques de nos collègues du club sur la profondeur de mon décolleté, je rends le maillot à sa propriétaire et l'invite à boire un coup en guise de remerciement. Elle accepte et nous passons une super soirée. Je la découvre ouverte et curieuse de tout, aimant, entre autres, jouer avec ses habits. Ce que j'avais compris vu ses tenues vestimentaires, gothique comme aujourd'hui, en mec ou ultra féminine. Et plus je la découvre, plus j'ai envie d'elle. J'oriente la conversation sur des points un peu plus intimes.

— Ton copain t'attend chez toi ?
— Non, je suis célibataire en ce moment.
— Oups, désolée,
— Pas de souci, ça fait quelques temps, elle en avait marre de mes styles un peu trop visibles.
— Oh, j'adore moi, je te trouve tellement libérée de la pression morale et sociale.
— Merci.


Un peu timidement, je propose une bise au moment de nous séparer, et vise l'extrémité de ses lèvres au lieu de la joue.

— Oups, excuse-moi.


Grincheux
Je m'appelle Greg, je suis jeune père de famille et en plus de mes enfants, je m'occupe un peu de mes parents, en particulier de leur piscine. Du coup, j'ai proposé à Blanche de la redémarrer pendant son déménagement. Ça n'a pas été une partie de plaisir, tout le monde m'a entendu râler, mais pour être honnête j'ai tendance à ronchonner à haute voix quand tout ne roule pas parfaitement. On avait convenu que je passerais le week-end suivant pour affiner la qualité de l'eau. Visiblement elle avait oublié le rendez-vous et surtout l'heure matinale qui nous paraît normale, à nous, jeunes parents. Samedi à huit heures, je sonne à sa porte. Deux, trois fois, jusqu'à ce que je l'entende débouler dans l'escalier. Elle m'ouvre dans un petit kimono à peine refermé sur elle.
— Ah c'est toi ! J'avais oublié, désolée de t'avoir fait attendre, entre !
— Pas de souci, cinq minutes de plus sans les enfants c'est à prendre ! Non, je blague.
Je ne peux pas lui dire que le spectacle vaut l'attente. Elle est toute mignonne Blanche, et de ma génération, mais c'est la première fois que je la vois au saut du lit, mal coiffée, en déshabillé mal ajusté et visiblement sans rien dessous.
— Un café ?
Je ne refuse pas et profite de son énergie matinale, assis à la table à manger, je la regarde bouger dans tous les sens pour préparer les tasses et une tartine pour elle. Quand elle se penche pour me tendre la tasse, mes yeux découvrent ses seins dans son décolleté vraiment plongeant. Je vois tout jusqu'au nombril ! Café bu, je me mets au travail alors qu'elle me suit avec sa tartine et sa tasse sur la terrasse, profitant du soleil printanier. Je m'agenouille pour prélever de l'eau, la tester, vérifier les buses et je profite de ses jambes à chaque fois que je me relève. Je n'ai pas de problème de couple, et ne veux surtout pas en avoir ! Mais quand on est au régime, on peut quand même regarder le menu. La vue est belle, j'en profite.
— Tu es vraiment bien installée, tu es locataire ?
— Non, je l'ai achetée.
— Wouah, tu as négocié un bon contrat à la boîte !
— Non, c'est moins drôle, assurance vie de mon père.
— Excuse-moi, je suis trop curieux.
— Tu ne pouvais pas savoir et ça fait longtemps, j'attendais de trouver un taf intéressant en CDI pour investir.
— Bon, voilà c'est tout bon, tu peux te baigner quand tu veux, elle est déjà à vingt-deux.
— J'y vais tout de suite ! Tu veux en profiter aussi ?
— Non, vas-y, je vais pas tarder, j'ai une vie de famille qui m'attend.
— Trente secondes, je mets un maillot.
Je la regarde rentrer en courant, dévoilant un bout de fesse, et ressortir avec un joli bikini, le bas bien ajusté, et les mains dans le dos en train de nouer le dernier lien. J'ai bien fait d'attendre, elle est vraiment canon. Elle descend tranquillement dans l'eau pourtant un peu fraîche et fait quelques longueurs. Sa nage est gracieuse et efficace, le bassin semble trop court. Et il faut que j'arrête de la mater, ça va se voir.
— J'y vais Blanche, à lundi.
— Merci pour tout Greg, et à l'occasion passe avec tes enfants, ils pourront en profiter.
— Tu ne sais pas à quoi tu t'engages… tu ne reconnaîtras plus ton jardin après leur passage.
— Rhooo. À lundi.
J'ai bien vu qu'à huit heures du matin, sa journée avait déjà commencé depuis quelque temps, mais c'est super sympa qu'il m'ait aidée. C'est un ronchon gentil, il râle pour la forme mais a le cœur sur la main. Quelques semaines plus tard, je l'invite avec sa petite famille pour le remercier concrètement. Ils viennent ce samedi goûter et barboter sous le soleil de mai. Sa compagne est très sympa, nous bronzons toutes les deux pendant que Greg est dans l'eau avec leurs petits. Par échange de bons procédés, nous étalons de la crème solaire sur le dos de l'autre, et par habitude je défais le lacet de mon bikini. Le temps est comme suspendu, je m'endors presque. Mais c'est sans compter sur le père et les enfants qui sortent de l'eau en silence et nous arrosent en s'ébrouant au-dessus de nous. Les gouttelettes fraîches me sortent brutalement de ma torpeur et je fais un demi-tour que mon soutien-gorge défait n'arrive pas à suivre. J'essaye tant bien que mal de le replaquer là où il doit être pour le moment. Je vois les enfants trempés sur leur mère qui rigole et les yeux de Greg sur moi, mais il tourne la tête rapidement. Nous avons passé un bon moment, nous avons à peu près le même âge et ça me fait bizarre de les voir déjà avec deux enfants, mais chacun ses choix de vie.

Ce soir-là, j'ai mon premier rendez-vous avec Nina, à la piscine jeudi soir elle m'a proposé de l'accompagner à un concert avec dress code : dentelle pour les filles, nœud papillon et chapeau pour les garçons. Je mets un mini-short en jean sur un string en dentelle, en haut, chemise en dentelle noire sur un crop-top moulant de la même couleur. Nina est plus gothique comme j'aime la voir, avec des bas résille et un bustier pigeonnant orné de dentelle. Même si le concert est un peu trop bruyant à mon goût, la séance de danse avec Nina est géniale, nous ne nous sommes pas arrêtées. Même pendant l'instant romantique, nous avons dansé dans les bras l'une de l'autre. Après la musique, nous avons fait la fermeture à la buvette pour bavarder tranquillement.

— Blanche, ça ne te gêne pas de danser des slows dans les bras d'une fille ?


— Non, pourquoi ?
— T'avais pas mal de prétendants.
— Pas intéressée, et je suis… homo.
— Je comprends mieux, on est faites pour s'entendre alors.
— Oui, je sais, tu avais fait allusion à ton ex l'autre fois.


Une fois les choses dites, la tension est palpable, les petits contacts plus nombreux, une main, un genou, nous savons toutes les deux que nous sommes attirées l'une par l'autre et que nous franchirons la ligne. Sans le dire, nous savons aussi que ce ne sera pas ce soir, préférant faire durer cette attente excitante. Quand je la dépose chez elle, dans la voiture, elle se penche vers moi et pose ses lèvres sur les miennes, juste un bisou plein de promesses. Malgré l'heure tardive, chez moi, ma main caresse une zone bien connue de mon anatomie qui me procure de délicieux frissons.
Simplet
Je m'appelle Sylvio, je suis italien, mais français d'adoption et depuis longtemps. Je suis commercial dans l'entreprise. Les copains disent que je fais des blagues et jeux de mots bébêtes. J'avoue, j'ai compris que cet humour m'ouvrait des portes dans mon métier. Je ne sais pas si les hôtesses d'accueil sont flattées de comprendre une blague ou si elles prennent en pitié leur auteur un peu simplet, toujours est-il que j'entre parfois dans des entreprises qui n'ont pas laissé entrer mon collègue David par exemple. J'avoue aussi que je devrais parfois laisser mon humour chez moi mais le naturel revient trop vite. J'adore Blanche, comme tout le monde. Mais je lui ai vraiment fait une sale blague… sans le faire exprès. Il faut dire que je ne vais pas beaucoup dans l'atelier haute technologie, mais ce matin j'ai rendez-vous avec un éventuel futur client et Pascal, notre ingénieur, dans la zone contrôlée, pour la visite du cœur de notre entreprise. À onze heures trente, après avoir expliqué le protocole, j'entre dans le vestiaire avec notre invité et on se retrouve nez à nez avec Blanche vêtue uniquement de sous-vêtements bleus en dentelle et visiblement de petite taille. Au lieu de faire demi-tour et de m'excuser, je dis à notre visiteur :
— Ici, le bar à strip-tease de la boîte.
Contrairement à moi, mon invité s'excuse galamment et fait un pas en arrière, tandis que Blanche, immobilisée par la surprise, passe sa robe et enfile ses sandales rapidement. Elle libère le vestiaire et passe devant nous.
— Messieurs, la place est à vous.
— Encore mille excuses madame.
— N'en faites pas plus, il n'y a pas eu de blessés. Même mon orgueil s'en remettra vite. J'espère que le court spectacle vous aura plu.
— Vous avez illuminé ma journée, cette surprise vaut toutes les visites que j'effectuerai avec Sylvio.
— Bonne journée alors.
Je me suis cru dans un livre romantique, à la belle époque. Finalement, ma bourde apportera peut-être un nouveau contrat. Le lendemain, j'apporte une boîte de chocolats à Blanche et renouvelle avec tout le sérieux dont je suis capable mes excuses pour mon intrusion dans son intimité.
— J'espère qu'il a signé.
— Oui, il s'est dit très intéressé, et pas que par ta plastique.
— En tout cas, il était charmant, j'ai passé quelques minutes très sympas.
Voilà toute la magie de notre Sylvio, avec sa capacité à mettre ses pieds là où il ne faut pas. Mais ça marche ! Ce mardi soir, j'apporte mes chocolats à la piscine où je dois retrouver Nina pour la première fois après notre soirée et notre smack. Je l'attends devant l'entrée et quand elle apparaît je ne sais pas bien sur quel pied me mettre. Elle me met vite à l'aise, me disant bonjour quand son visage est tout près du mien, mais elle ne tourne pas la tête pour me faire la bise. Elle me prend les deux mains le long du corps et pose ses lèvres sur les miennes. Le contact dure, puis nos bouches s'ouvrent légèrement pour laisser passer la pointe timide de nos langues. Tout doucement, on s'écarte après de longues secondes. Et main dans la main, nous entrons pour notre entraînement. C'est assez bizarre de se voir nues dans un lieu public alors que maintenant nous sommes ensemble. Elle me tend son bikini, trop petit pour moi, alors que je commençais à sortir mon maillot de natation.
— Je te préfère avec ce type de maillot.
— J'aime te faire plaisir.
D'un geste assez naturel, alors qu'il y a d'autres nageuses du club, Nina m'aide à faire les nœuds pour ajuster au mieux les quatre triangles trop petits. Je sens ses yeux se perdre dans mon décolleté, sans aucune discrétion. Après cette séance de natation où, bizarrement, Nina a beaucoup nagé derrière moi, je lui propose un second rendez-vous, mais chez moi, pour être plus tranquilles. Elle accepte avec joie. Je suis toute excitée au boulot le lendemain, attendant avec impatience le repas du soir. J'ai mis les petits plats dans les grands, une belle salade composée et un tiramisu, une ambiance feutrée sur la terrasse. Quand elle arrive, nous jouons les timides, pas de grandes effusions comme la veille, mais un baiser simple et de grands sourires. Nous mangeons assez
rapidement côte à côte et dès la dernière bouchée avalée, Nina prend ma main dans la sienne, se penche vers moi et je me sens inexorablement attirée par sa bouche. Le baiser est doux, tout de suite voluptueux, ma seconde main caresse doucement sa joue alors que la sienne passe derrière mon cou.

— J'ai envie de toi.


Nous disons ça en même temps, dans une respiration. Je l'entraîne vers l'intérieur puis dans ma chambre. Nos embrassades reprennent, mais cette fois nos mains sont baladeuses, déshabillantes. Sa veste tombe, ma jupe, son pantalon, puis nos tops. Je caresse sa petite poitrine déjà nue alors qu'elle tire sur mon shorty en dentelle. Puis je dégrafe mon soutien-gorge alors qu'elle baisse tant bien que mal son string sans décoller sa bouche de la mienne. Allongées sous le drap léger, p
ressées de nous découvrir, nos doigts caressent rapidement nos sexes, écartent nos lèvres intimes pour plonger dans la fente de l'autre. Nos gestes sont pleins d'empressement, comme si faire l'amour nous avait manqué. Les pouces précis excitent nos clitoris, des halètements remplissent la pièce et rapidement, presque simultanément, nos premiers orgasmes nous emportent. L'apaisement qui en résulte est émouvant, dans les bras l'une de l'autre aucune ne bouge, nous profitons de l'instant, calmes et détendues. Et nous nous endormons. Au petit matin, la réalité prend le dessus mais j'ai l'impression qu'on vit ensemble depuis toujours. Après une douche câline, nous nous habillons face à face et elle change encore de style : elle m'emprunte une guêpière un peu grande, ses formes ne remplissant pas la dentelle, mais je trouve ça très excitant, j'adore les vides du tissu. Elle me prend aussi une chemise qu'elle referme mal et remet son pantalon. Le petit déjeuner est revigorant.

— Je ne voulais pas m'imposer hier soir, ce matin…
— Je ne voulais pas que tu partes.


Nous nous embrassons et nous nous séparons sans promesse, mais avec des certitudes.
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Un week-end au bord de la piscine, une terrasse qui s'éternise et des collègues qui ne se contentent plus de travailler ensemble. David, Joris, Pascal : chacun tourne autour de Blanche et Nina à sa façon, à Sérignan, sous le soleil de l'été. Entre baignades et confidences, la complicité naissante des deux femmes attire les regards et fait monter une chaleur qui n'est pas seulement celle de la saison.
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Trilki
4 novembre 2026 à 22:22
Excellent récit. J'ADORE ton écriture.. et ce que tu racontes! C'est HYPER EXCITANT! J'espère bientôt la suite!

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