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Couverture de Vacances au camping, par Alian Morgenstern 1
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Vacances au camping — Chapitre 3 · Léa

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Alian Morgenstern 1
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Vacances au camping

Chapitre 3 · Léa

Nos langues se mêlaient frénétiquement comme un tambour de machine à laver en mode essorage.
Le corps de Léa était pressé contre le mien, ses bras autour de ma nuque, ses petits seins, toujours prisonniers de son haut de maillot, écrasés contre mon torse. J’avais posé une main sur ses fesses et l’autre caressait son dos, la faisant gémir dans ma bouche.
Quand enfin nous nous séparâmes, un mince filet de salive nous reliait.
La jeune femme était rouge comme une pivoine et ses tétons pointaient fièrement contre le tissu de son maillot.
— Désolé, c’était plus fort que moi, dit-elle.
Je souris.
— Ne t’excuse pas, je ne t’ai pas repoussé.
Elle me rendit un sourire éclatant.
— Ton amie revient quand ? Je l’ai vue partir.
— Elle est partie faire des courses à la supérette du village.
Léa arqua un sourcil.
— Elle ne va pas revenir tout de suite alors. Vu l’heure, la supérette est fermée et le premier supermarché potable est à 20 minutes d’ici. Et comme on est samedi, ça va être blindé. Tout le monde arrive le samedi après-midi dans les campings.
Comme une annonce prophétique, mon téléphone sonna et le nom de Manon s’afficha.
Je m’excusais et décrochais.
— Nathan, la supérette est fermée, je pousse jusqu’au supermarché.
— Tu vas avoir du monde.
— Profite-en pour te reposer et calmer ta libido, répondit-elle en riant.
Elle raccrocha. Ma collègue ne croyait pas si bien dire.
— Tu connais bien ce camping ? demandais-je à Léa qui avait exactement prédit ce qui allait se passer.
Elle hocha la tête.
— J’y viens avec mes parents et mon petit frère depuis qu’on est bébés. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas mon frère qui a dit aux autres mecs que j’étais célibataire.
— Il ne pensait certainement pas à mal.
— Peut-être, grogna-t-elle, mais même s’il ne l’a pas dit au plus moche, il l’a certainement dit au plus bête. Est-ce que tous les mecs de cet âge pensent que les femmes sont des objets sexuels ?
Je haussai les épaules.
— La plupart. Quelques-uns sortent du lot. J’ai tenté de le lui expliquer.
— J’ai vu. Tu as été incroyablement gentil et tes tournures de phrases étaient vraiment adorables à écouter. Tu charmes toutes les femmes comme ça ?
J’éclatais de rire.
— Pas toujours, ça dépend des femmes. Je m’applique surtout à savoir ce qui leur fait plaisir. C’est le meilleur moyen de lier un contact.
— Personnellement, j’aime les hommes intelligents. Et, si en plus, ils sont beaux, gentils et qu’on est sexuellement compatibles, c’est le nirvana.
— Oh, je vois. Tu es sapiosexuelle.
Je la sentis perdue, alors j’expliquais.
— Tu t’intéresses principalement aux personnes intelligentes et cultivées. Le reste, c’est du plus.
Elle fit la moue et réfléchit un instant.
— C’est possible. C’est peut-être pour ça que je préfère les hommes plus matures. Ils ne pensent pas qu’avec leur entrejambe.
— Tu serais surprise de savoir que ce n’est pas une science exacte. Certains gars sur les chantiers ont leur cerveau en dessous du nombril.
— Tu diriges des chantiers ?
— Je suis maître d’œuvre. Je conçois et je dirige la construction d’unités industrielles pour des communes ou des gros industriels. Manon travaille dans mon équipe depuis huit ans et c’est aussi une amie.
— Ça a l’air super intéressant comme boulot. Moi, je vais entrer à Science Po Paris à la rentrée.
Je souris.
— J’ai cru en effet remarquer que tu avais une langue agile.
Elle gloussa.
— Et tu n’as encore rien vu.
Et voilà que mon pénis refaisait un bond dans mon short. Ce coup-ci, je ne cherchais pas à le masquer.
— Étant donné que ta collègue ne reviendra pas avant une heure, dit Léa en se levant et en m’exposant son admirable plastique, est-ce que tu m’invites à entrer ? Dehors, on risque de défrayer la chronique.
Ce coup-ci, mon short de bain était vraiment devenu trop petit.
Je me levai, pris la jeune femme par la main et entrai dans le mobil-home. Mes affaires et celles de Manon n’étaient même pas déballées et les lits n’étaient pas faits, mais ça ne semblait pas perturber la jolie blonde qui me poussa sur mon lit et me grimpa aussitôt dessus.
— Je suis très préliminaires, dit-elle avec une lueur de gourmandise dans les yeux.
— Je ne saurais m’en passer, répliquais-je.
— Parfait.
Elle m’embrassa puis couvrit mon menton, mon cou, mon torse de baisers. Elle suivit le sillon de mes abdominaux avec sa langue, embrassa mon nombril, mon bas-ventre, mon pubis – mais quand avait-elle commencé à baisser mon short ? – puis libéra mon engin qui sauta comme un diable de sa boîte et lui gifla la joue.
— Waouh, elle est énorme ! Et les veines sont saillantes.
Je n’eus pas le temps de répliquer qu’elle refermait sa bouche sur le grain de peau soyeux de mon gland et m’arrachait un gémissement involontaire. Bon sang, quelle bouche douce et chaude.
Elle suçota mon gland, lécha la hampe en suivant les différentes veines qui pulsaient sur ma colonne de chair puis, positionnant sa tête à la verticale de mon pénis, m’avala tout rond – ou presque – avec un léger hoquet de surprise quand je passais la luette et buttais au fond de sa gorge alors que son nez frôlait à peine mes poils pubiens.
Elle remonta la totalité de la colonne, le contact de l’air frais de la climatisation sur mon gland me faisant avoir un frisson, et empala de nouveau sa bouche sur moi sans parvenir à aller plus loin. Tout doucement, je posai ma main sur sa tête et l’aidai à gagner tout en lenteur les quelques millimètres qui lui manquaient pour que son nez s’enfonce dans ma toison pubienne.
Elle hoqueta encore une fois puis sa gorge s’habitua à ma présence. Je la remplissais entièrement. À tel point que je sentais les moindres mouvements de sa langue qui tourbillonnait autour de mon membre. La sensation était divine.
Au bout de quelques minutes d’une fellation exceptionnelle, je sentais déjà ma sève bouillonner et prête à jaillir. Je pris la tête de la jeune femme en coupe avec mes mains et la forçai à libérer mon pénis de sa bouche.
Elle remonta sur moi et tout en l’embrassant, je défis les minces ficelles qui retenaient les éléments de son bikini, libérant sa jolie petite poitrine et son entrejambe complètement trempé.
J’embrassai un de ses seins et pris un téton que je suçotais et mordillais, lui arrachant un concert de gémissements. Ma main descendit caresser sa fente et son clitoris et Léa couina de plaisir. Elle était extrêmement excitée et n’allait pas tarder à jouir.
Je la basculai sur le lit et me positionnai sur elle, toujours en l’embrassant.
Ce coup-ci, ce fut moi qui descendis le long de son corps, posant des baisers sur ses seins, son ventre puis donnant un coup de langue sur son clitoris – ce qui lui fit avoir un sursaut – et, enfin, en glissant mon appendice buccal dans sa fente humide. Ses lèvres étaient gonflées de désir et sa chatte bien ouverte.
J’introduisis un puis deux doigts et, sentant qu’elle était déjà parfaitement lubrifiée, j’en mis un troisième avant de la doigter tout en douceur tandis que ma langue lui dévorait le clitoris.
Après quelques instants de ce traitement, la jeune femme se tendit, s’arc-bouta et laissa échapper une salve de cris de plaisir qui m’indiqua un très bel orgasme. J’adorais ça.
Je la laissai reprendre ses esprits et sa respiration en la caressant et en l’embrassant dans le cou.
— Exceptionnel, murmura-t-elle.
— Je t’avais dit que j’adorais faire plaisir.
Ses yeux papillonnèrent un moment.
— Je pourrais passer ma vie à éprouver cette sensation, miaula-t-elle. Fais-moi l’amour, s’il te plaît.
— Vos désirs sont des ordres, votre altesse.
Et je m’appliquai donc à donner du plaisir à ma princesse.
Ses jambes s’ouvrirent naturellement sous mon corps, et mon pénis vint se loger contre sa fente. Je n’eus qu’à exercer une légère poussée pour entrer dans l’intimité de Léa. D’un mouvement long et profond, je m’emboîtai complètement avec elle, nos deux pubis venant se rencontrer.
Un soupir sortit de sa gorge.
— Mon Dieu, je suis complètement remplie, gémit-elle.
— Pour ton plaisir, ma belle.
Et je commençai de lents et profonds va-et-vient qui l’envoyèrent tutoyer les étoiles. Sa bouche, quand je ne l’embrassais pas, laissait échapper un concert de gémissements et de couinements qui m’indiquaient qu’elle appréciait le traitement que je lui prodiguais.
M’inquiétant légèrement de l’heure et ne voulant pas que le retour de Manon se fasse avec le son de mon lit battant la mesure contre la paroi du mobil-home à chaque fois que j’entrais en Léa, j’accélérai de plus en plus la cadence jusqu’à ce que j’aie l’impression que tout le logement tremblait sous les impacts du sommier.
La bouche de la jeune femme restait ouverte sur un cri qui faisait écho à mes allers-retours dans sa grotte humide.
— Mon Dieu, Nathan, je vais mourir.
Je donnai mes dernières réserves d’énergie pour lui faire rencontrer Bouddha et enfin, un long et puissant cri libérateur me broya les tympans tandis que je sentais les ongles de Léa me lacérer le dos et les fesses. Son orgasme était magnifique et déclencha le mien.
Avec un grondement sourd, je me déversai en elle en une succession de jets qui semblait ne jamais vouloir s’interrompre – un bon mois de réserve – tandis que je m’écroulais sur elle, épuisé par cette chevauchée fantastique.
Essoufflés, transpirants malgré la climatisation du salon qui tournait à 25°C, nos cœurs battant la chamade de manière désordonnée comme après un marathon et le sang bouillonnant encore dans nos veines, nous mîmes quelques minutes à retrouver nos esprits.
Ce fut à ce moment-là que je m’aperçus que nous n’avions pas mis de préservatifs et que je l’avais remplie sans lui demander si elle était d’accord. Je lui fis mes excuses pour cette faute de ma part mais elle m’indiqua qu’elle prenait la pilule et qu’elle adorait sentir le sperme chaud tapisser ses parois vaginales. Et que je lui avais inspiré assez de confiance pour savoir que je n’aurais pas fait ça si je n’étais pas sûr de ma santé sexuelle.
Nous nous embrassâmes encore quelques minutes puis je libérai enfin la jeune femme de mes quatre-vingts kilos. Elle tituba légèrement en se relevant et je dus la rattraper pour qu’elle ne retombe pas sur le lit.
— C’était fantastique, Nathan. Merci pour ce moment.
Je souris et l’embrassai de nouveau à pleine bouche. Mon sexe reprenait de la vigueur et elle se liquéfiait de nouveau à mon contact mais elle comme moi savions que nous n’avions pas le temps pour un deuxième round.
Après avoir remis son maillot de bain, elle ouvrit la porte du mobil-home et se retourna une dernière fois pour m’embrasser.
— J’espère qu’on se reverra au cours de ces deux prochaines semaines.
— Je l’espère aussi, répondis-je en comprenant qu’elle ne souhaitait pas juste des rencontres fortuites sur le chemin de la piscine.
Je la regardai un instant s’éloigner, ses petites fesses fermes se balançant au gré de la marche, puis rentrai dans le logement pour ouvrir la fenêtre de ma chambre qui sentait fortement le sexe.
Regardant l’heure, je m’aperçus que Manon était déjà partie depuis une bonne heure et demie. Je lui passai un coup de téléphone.
— J’ai terminé, répondit-elle d’une voix essoufflée. Je reprends la voiture et j’arrive.
Je sortais à peine de la douche pour éliminer les dernières traces de nos ébats que la porte du mobil-home tapait contre celle de la salle de bain et que j’entendais la voix de Manon résonner dans le salon.
— Je suis rentrée, dit-elle avec bonne humeur. C’est l’heure de l’apéro.
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Au camping, Nathan et Manon comptaient profiter tranquillement de leurs vacances, entre pastis frais et confidences de vacanciers. Mais le jeune homme de la piscine s'est comporté en goujat, et l'ambiance de l'été ne tardera peut-être pas à s'en ressentir. Dans la chaleur des jours qui passent, l'air se charge d'une tension amusée : que va-t-il se passer, et à quel prix ? Une chose est sûre, ces vacances ne seront pas de tout repos.
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