Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'âme fée — Chapitre 1 · Le rire du vent
Auteur
L'âme fée
Chapitre 1 · Le rire du vent
La forêt était calme. On entendait le bourdonnement des insectes qui profitaient de la tiédeur du soleil en cette fin de journée de printemps pour butiner de fleur en fleur avant de se poser pour la nuit ainsi que l'ultime chant des oiseaux.
J'aimais ce moment de la journée, quand le soleil s'approchait de l'horizon et que les ombres s'allongeaient. Je sortais après le repas, laissant mes enfants et mon mari finir de ranger la maison.
Tous les soirs, je me dirigeais vers l'étang des fées, j'en faisais le tour et je rentrais pour profiter de la fin de la soirée avec mon mari. C'était mon moment réservé, ma famille savait que cette heure était sacrée pour moi. Cette heure qui me permettait de me libérer de toutes les tensions accumulées au cours de la journée. Je me connectais avec la nature.
Parfois je m'asseyais sur le tronc d'un arbre tombé au cours d'une tempête hivernale et je restais silencieuse à regarder les ondulations à la surface de l'eau. Je faisais des ricochets avec une pierre ; trois ou quatre pierres chaque soir que je ramassais sur le chemin avant d'arriver à l'étang.
Ce soir, assise au bord de l'eau, je réfléchissais. Je pensais à ma vie, à ce que j'avais vécu. J'étais mariée depuis trente ans, j'avais eu quatre enfants qui avaient grandi et dont les derniers n'allaient plus tarder à quitter le nid familial pour prendre leur indépendance. Mon mari m'aimait, je l'aimais en retour, même si nous n'étions plus aussi passionnés qu'à vingt ans.
Quand je l'avais rencontré, je croyais avoir trouvé l'âme sœur, l'âme complémentaire avec laquelle je finirais mes jours. Mais, le temps avait passé et si nous avions partagé beaucoup de bonheur ensemble, quelque chose se désagrégeait.
Il y avait quelques semaines, une amie au cours d'un stage de méditation m'avait parlé des âmes fées qui étaient des âmes encore plus fusionnelles que les âmes sœurs. Une âme divisée à la naissance, une moitié dans un corps d'homme, l'autre moitié dans un corps de femme.
Cette amie, bien plus avancée que moi sur le chemin de la méditation, m'avait dit un soir, alors que nous nous couchions :
— Céline, tu es une âme fée, tu dois retrouver ta moitié.
— Mais, Florence, je l'ai trouvée c'est mon mari…
— Non ! m'avait-elle affirmé, lui c'est ton âme sœur, une personne avec qui tu as vécu et partagé des instants forts mais ce n'est pas ton âme complémentaire… tu verras, quand tu rencontreras ta vraie moitié, tu la reconnaîtras.
— Céline, tu es une âme fée, tu dois retrouver ta moitié.
— Mais, Florence, je l'ai trouvée c'est mon mari…
— Non ! m'avait-elle affirmé, lui c'est ton âme sœur, une personne avec qui tu as vécu et partagé des instants forts mais ce n'est pas ton âme complémentaire… tu verras, quand tu rencontreras ta vraie moitié, tu la reconnaîtras.
Ces paroles m'avaient touchée et ce soir plus j'y pensais et plus je trouvais qu'elle avait raison. Il n'était pas mon âme fée.
***
Un frôlement, le vent qui se levait, glissait sous ma jupe et je sentis un souffle tiède remonter le long de mes cuisses. J’étais frustrée de ne pas pouvoir sentir sa caresse entre mes cuisses, ma culotte empêchait le souffle de l'air de frôler ma peau à cet endroit. Que m'arrivait-il ? Pourquoi avais-je ces pensées ?
Assise, je serrais mes cuisses. Ce mouvement eut pour effet d'enserrer mon clitoris. Je frissonnai et gémis.
J'entendis alors ce qui ressemblait à un rire cristallin dans mon dos. Je me retournais mais, non, j'étais seule. Les feuilles s'agitaient sous le léger vent qui venait de se lever.
Assise, je serrais mes cuisses. Ce mouvement eut pour effet d'enserrer mon clitoris. Je frissonnai et gémis.
J'entendis alors ce qui ressemblait à un rire cristallin dans mon dos. Je me retournais mais, non, j'étais seule. Les feuilles s'agitaient sous le léger vent qui venait de se lever.
Je décidai de rentrer.
En arrivant à la maison, les enfants étaient dans leurs chambres, couchés peut-être et mon mari regardait une émission de voyage à la télé. Ma promenade vespérale avait duré bien plus longtemps que d'habitude, je n'en avais pas pris conscience.
En arrivant à la maison, les enfants étaient dans leurs chambres, couchés peut-être et mon mari regardait une émission de voyage à la télé. Ma promenade vespérale avait duré bien plus longtemps que d'habitude, je n'en avais pas pris conscience.
***
Je me suis penchée pour embrasser mon mari.
— Je vais me coucher, lui dis-je.
— Oui, ma chérie ! J'arrive.
— Je vais me coucher, lui dis-je.
— Oui, ma chérie ! J'arrive.
Dans la chambre, en me déshabillant, je constatais l'humidité de ma culotte, signe de mon excitation au bord de l'étang. J'enfilais une chemise de nuit avant de me coucher.
Dans l'obscurité et le silence de la chambre, j'entendis encore ce rire. Impossible, j'étais seule. Mon mari était en bas, les enfants dans leurs chambres et cette envie irrépressible. Cette force qui me poussait à glisser ma main entre mes cuisses, ma chemise de nuit remontée, je fermais les yeux quand mes doigts trouvèrent la vallée du plaisir et glissèrent dans la grotte des béatitudes.
Sous mes paupières fermées, un visage apparut : un homme brun aux yeux verts qui me souriait et me tendait la main. Je tendis la mienne. Quand nos doigts se frôlèrent, je jouis. Je jouis comme jamais je n'avais joui, de tout mon corps. Tous mes nerfs réagissaient. Mon plaisir jaillit de mon ventre comme une fontaine.
Sous mes paupières fermées, un visage apparut : un homme brun aux yeux verts qui me souriait et me tendait la main. Je tendis la mienne. Quand nos doigts se frôlèrent, je jouis. Je jouis comme jamais je n'avais joui, de tout mon corps. Tous mes nerfs réagissaient. Mon plaisir jaillit de mon ventre comme une fontaine.
Submergée, débordée, épuisée, je m'endormis. J'ai rêvé de ce visage qui ne me quitta pas de la nuit et me fit l'amour dans mes rêves.
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