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Couverture de Les sentiers du haut Var, par T00334
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Les sentiers du haut Var — Chapitre 3 · Le retour à la maison

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T00334
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Les sentiers du haut Var

Chapitre 3 · Le retour à la maison

Je suis resté un moment encore dans la clairière après qu’elle soit partie. Les deux chiens étaient revenus près de moi. L’un s’était allongé contre ma jambe, l’autre reniflait encore l’endroit où elle s’était penchée, puis s’était écarté. L’eau continuait de tomber. Le silence était revenu, presque le même qu’avant, mais pas tout à fait. Mon sexe était encore à l’air, un peu douloureux. Pas une vraie douleur. Plutôt une sensation résiduelle, comme si ses parois étaient encore serrées autour de moi. Je sentais encore la chaleur, la pression, le moment où elle s’était contractée si fort au premier jet. Ça tirait un peu. Ça rappelait. Je me suis rhabillé lentement. Le jean était un peu collant. Les chiens m’ont regardé. Pour eux, on était juste restés là un peu plus longtemps que d’habitude.
On a repris le chemin. Ils ont marché devant, comme toujours. Moi derrière. Le sol remontait. Les arbres s’écartaient. La lumière redevenait plus claire. Je marchais normalement. Personne n’aurait pu voir quoi que ce soit. Pourtant, à chaque pas, je sentais encore cette pression fantôme autour de mon sexe. Comme si je n’étais pas complètement sorti d’elle. Les chiens ont trouvé une autre trace, plus large. On a rejoint le sentier principal. La voiture n’était plus très loin. Dans la voiture, ils se sont installés à l’arrière. L’un a posé sa tête sur le siège. L’autre a fermé les yeux. Moi, j’ai démarré. Les mains sur le volant. La route descendait. Je ne pensais à rien de précis. Juste à cette sensation qui ne partait pas complètement.
À la maison, elle était là. Ma femme. Elle avait préparé quelque chose. Elle m’a souri en me voyant rentrer. Les chiens sont allés boire, puis se sont couchés dans leur coin. Elle s’est approchée. Elle a posé une main sur mon bras. Rien d’exigeant. Juste sa façon habituelle. Je l’ai embrassée. Un baiser normal. Elle a répondu. Un peu plus longtemps que d’habitude. Je l’ai senti. Elle avait envie. Pas de façon pressante. Juste cette disponibilité que je connaissais. Elle s’est collée un peu. Son bassin contre le mien. J’ai répondu du mieux que j’ai pu. Mais je savais. Je m’étais vidé complètement dans cette autre femme. Il n’y avait plus rien. Ou presque. Mon corps le savait avant moi. J’ai posé une main sur sa taille. Je l’ai caressée. Mais je n’ai pas insisté. Elle a dû le sentir. Elle n’a rien dit. Elle est retournée vers la cuisine. Moi, je suis allé me doucher. Sous l’eau, j’ai senti encore un peu de cette chaleur entre mes jambes. J’ai lavé. Ça n’a pas tout enlevé.
Le soir, on a mangé. On a parlé de choses ordinaires. Les chiens. La journée. Rien de particulier. Elle me regardait parfois un peu plus longtemps. Je répondais. Je souriais. Mais je savais que je n’allais pas pouvoir. Pas ce soir. Elle n’a pas insisté. Elle a juste eu ce petit silence, à un moment, quand on est montés. Dans la chambre, elle s’est déshabillée. Pas de façon théâtrale. Juste comme d’habitude. Elle s’est glissée sous les draps. Je me suis couché à côté. Elle s’est tournée vers moi. Sa main a trouvé mon ventre. Elle a attendu. J’ai posé la mienne sur la sienne. Je l’ai caressée. Doucement. Mais je n’ai pas bougé plus. Elle a compris. Ou elle a fait semblant. Elle a retiré sa main au bout d’un moment. Elle a dit bonne nuit. Sa voix était calme. Pas froide. Juste un peu déçue. Je l’ai senti. Une petite tension. Pas grave. Mais là. On s’est endormis chacun de notre côté. Ou presque.
Dans la nuit, j’ai rêvé. Pas longtemps. Juste assez. Elle était là. Penchée sur le rocher. Le jean baissé. Le cul offert. Exactement comme elle l’avait fait. Les mains sur la pierre. Le dos cambré. Elle me regardait par-dessus l’épaule. Elle ne disait rien. Elle attendait. Dans le rêve, je m’approchais. Je la prenais. Fort. Comme elle l’avait demandé. Le bruit des corps. Sa voix qui montait. Et puis je me suis réveillé. Dur. Très dur. Le sexe tendu sous le drap. La sensation était encore là. Presque réelle. J’avais les yeux ouverts dans le noir. Ma femme dormait à côté. Sa respiration était régulière. Je suis resté immobile un moment. Le rêve ne partait pas. L’image du cul. La façon dont elle s’était contractée. Je bandais fort. Ça tirait un peu. La même petite douleur résiduelle.
J’ai tourné la tête vers ma femme. Elle dormait sur le côté. Le drap la couvrait à moitié. J’ai pensé à ce qu’elle avait voulu, plus tôt. À sa main sur mon ventre. À la façon dont elle s’était collée. Rien n’allait mal entre nous. On s’aimait. Vraiment. Ce n’était pas ça le problème. Le problème, c’était l’autre. Celle des sentiers. Celle qui m’avait ouvert quelque chose que je ne savais pas refermer. J’ai glissé une main sous le drap. Doucement. J’ai trouvé sa hanche. Sa peau était chaude. Elle a bougé un peu, en se réveillant doucement.
Elle a ouvert les yeux. Dans le noir. Elle m’a regardé. Elle n’a rien dit.
J’ai continué. Ma main est descendue. Elle a écarté légèrement les jambes. J’ai caressé. Lentement. Le long de sa cuisse. Puis plus haut. Elle avait cette humidité nocturne pas plus au début. Puis un peu moins. Ma main est restée là. Je la caressais.
Elle a juste rapproché son bassin. J’ai continué. Mes doigts ont glissé entre ses lèvres. Doucement. Elle a soupiré. Un souffle bas. J’ai trouvé son clitoris. Je l’ai caressé. Des cercles lents. Elle a mouillé davantage. Sa main est venue sur mon bras. Elle m’a serré un peu. Pas fort. Juste pour dire qu’elle était là. J’ai continué. Longtemps. Sans précipitation. Elle a commencé à bouger contre ma main. Très peu. Des petits mouvements. Sa respiration a changé. Plus profonde. Je sentais mon sexe toujours dur contre sa cuisse. Mais je n’ai pas accéléré. Je restais dans cette lenteur.
Elle s’est tournée un peu plus vers moi. Elle a passé une jambe par-dessus la mienne. J’ai glissé un doigt en elle. Puis deux. Lentement. Elle était chaude. Étroite. Différente. Pas la même pression que l’autre. Plus douce. Plus familière. Elle a gémi tout bas. Presque inaudible. J’ai bougé les doigts. En aller-retour très lents. Mon pouce restait sur son clitoris. Elle a posé son front contre mon épaule. Sa main est descendue. Elle a trouvé mon sexe. Elle l’a pris. Elle a commencé à me caresser. Doucement aussi. Comme si elle avait compris que ce soir, ce serait comme ça. Pas autrement.
Je me suis rapproché. J’ai retiré mes doigts. Je me suis placé entre ses cuisses. Elle a écarté les jambes. Pas grand. Juste assez. J’ai guidé mon sexe contre elle. J’ai frotté un peu. Elle était mouillée maintenant. J’ai poussé. Très lentement. Le gland est entré. Puis le reste. Centimètre par centimètre. Elle a soupiré dans mon cou. Je me suis enfoncé jusqu’au fond. Je suis resté là un moment. Immobile. Elle m’a serré dans ses bras. Ses jambes se sont refermées un peu autour de moi. Pas pour me retenir de force. Juste pour être proche.
J’ai commencé à bouger. Des va-et-vient très lents. Presque immobiles par moments. Je sortais à peine. Je rentrais doucement. Elle répondait de la même façon. Son bassin se soulevait un peu. Pas plus. On restait collés. Front contre front dans le noir. Sa respiration contre ma bouche. Je l’embrassais de temps en temps. Des baisers lents. Sa langue contre la mienne. Rien d’urgent. Juste ça. Mon sexe glissait en elle. Chaud. Familier. Elle se contractait parfois, doucement, autour de moi. Pas violemment. Juste assez pour que je le sente.
Je suis resté longtemps comme ça. À la prendre lentement. À l’écouter respirer. À sentir ses mains sur mon dos. Elle ne disait rien. Moi non plus. De temps en temps, elle gémissait très bas quand je m’enfonçais un peu plus profondément. Mais je ne forçais rien. Je restais dans cette douceur. Parce que c’était elle. Parce qu’on s’aimait. Parce que rien n’était cassé entre nous. L’autre femme était encore là, quelque part. Dans la sensation résiduelle. Dans le rêve. Mais ici, dans ce lit, avec elle, je ne pouvais pas être autrement. Je ne voulais pas.
Elle a commencé à se resserrer un peu plus. Ses hanches bougeaient davantage. Pas fort. Juste un rythme un peu plus présent. J’ai suivi. Toujours lent. Toujours profond. Elle a posé une main sur ma joue. Elle m’a regardé dans le noir. Je voyais à peine ses yeux. Elle a souri. Très peu. Puis elle a fermé les yeux. Son corps s’est tendu légèrement. Elle a joui. Doucement. Un long frisson. Ses parois se sont contractées autour de moi, par vagues lentes. Elle a soufflé mon nom. Très bas. Je suis resté en elle. Je n’ai pas accéléré. J’ai continué les mêmes mouvements, encore plus lents, pendant qu’elle redescendait.
Quand ça s’est calmé, elle m’a serré plus fort. Elle a passé ses jambes autour de moi. Elle m’a gardé en elle. Je n’ai pas joui. Pas cette fois. Mon corps n’avait plus grand-chose à donner. Mais ce n’était pas grave. Elle le savait, ou elle le sentait. Elle n’a rien demandé. Elle est restée contre moi. On est restés comme ça longtemps. Collés. Mon sexe encore en elle, un peu moins dur. Sa respiration qui se calmait. Dehors, la nuit continuait. Les chiens dormaient en bas. Et quelque part, dans les collines, la petite cascade continuait de tomber dans son écrin, sans personne.
Je me suis retiré très lentement. Elle a soupiré. Elle s’est tournée sur le côté. Je me suis collé contre son dos. Ma main sur son ventre. Elle a posé la sienne par-dessus. On n’a plus parlé. Elle s’est endormie assez vite. Moi, je suis resté éveillé un moment. Le sexe encore sensible. La sensation de l’autre toujours là, quelque part. Mais ici, avec elle, c’était calme. Tendre. Exactement ce qu’il fallait. Rien n’allait mal. On s’aimait. Et pourtant, je savais déjà que dès que je penserais à nouveau à celle des sentiers, quelque chose d’autre se réveillerait. Quelque chose que je ne contrôlais pas complètement. Quelque chose qu’elle seule avait ouvert.
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