Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La journaliste — Chapitre 10
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La journaliste
Chapitre 10
10/ La croisière s’amuse
Jean n’est pas dans le grand hall et je descends au rez de chaussée, l’attends dehors et m’allume une cigarette, me dorant au soleil qui brille de tous ses éclats.
Je me dore, me délecte de ce moment, seule, je repense à cette folle semaine, un sentiment étrange en moi, un pincement au coeur en pensant à Damien, à mon attitude envers Jean, je suis perdue, je viens de m’offrir à un vieux et j’y ai pris du plaisir... je m’en veux, je ne suis plus la même petite poupée que j’étais, superficielle et insouciante, je ne me reconnais plus...
J’hésite, regarde le portable, une envie folle de parler à Damien, de soulager ma conscience, je reste immobile, transis, sans bouger, des larmes coulent sur mes joues fardées.
J’aurais tant aimé que tout ceci n’ait pas existé, que ce cauchemar en soit un.. que je me réveille dans le confort douillet de notre petit appartement sur les quais de Seine. Je ferme les yeux, vois la belle robe de mariée que j’ai essayée.
Une boule aux ventre... et je l’appelle, en larmes, sa voix me soulage, me réconforte... je lui raconte presque rien, lui fais comprendre que j’ai subi les pires atrocités, je parle de Jean, m’entends lui dire juste ce qu’il faut dire, reste discrète sur mes relations ambiguës sur mes doutes, je ne sais pas s’il me croit, je le pense du moins, il est à mon écoute, me laissant parler, me glissant des mots doux de temps en temps, ça me chauffe le cœur, je me sens mieux et lui dis que nous allons voyager pendant trois jours, en bateau, que je serai sur Paris en fin de semaine... j’ai hâte de le voir, de le serrer dans mes bras et lui murmure un petit je t’aime qui me fait fondre en larmes à nouveau.
Jean sort, sans un mot de plus, sachant dans sa tête que Pandora vient de lui signifier que c’est leur dernière rencontre, le dernier service, juste un regard lui a suffit... et il rejoint Betty, assise au bord du quai, le portable à l’oreille. Il reste un moment, l’observe, si belle, si fragile, dans son petit tailleur de femme d’affaires.
Il esquisse un sourire, repensant rapidement à tout ce qui s’est passé cette semaine... cette petite dinde lui en fait voir de toutes les couleurs... mais elle a assumée grave lorsque c’était nécessaire. Il s’approche sans bruit, l’entend parler, sûrement à Damien et un étrange sentiment de jalousie en lui. “Quel con tu es, tu t’imagines quoi?” il se parle à lui même en restant dans le dos de sa bimbo, détaillant en souriant la cambrure de reins de la jeune femme.
Zandra arrive, “Voila nous allons au bateau, il est ancré au port de Plaisance à Zea. Montez. “
Jean décidé à jouer son rôle jusqu’au bout ouvre la porte arrière à Betty, l’aide à monter dans le 4x4 Mercedes haut sur pattes. Il charge les paquets dans le coffre et s’installe à côté de Zandra. Il la regarde discrètement.
“Très plaisante” se dit il, la petite trentaine, brune peau mate, sa robe blanche lui va à ravir, il regarde ses jambes. jolis pieds des sandales à talons”. Il se perd dans ses pensées. Son portable sonne. Il décroche "Si, Senora Maria Luisa Araya" s'ensuit une discussion animées de deux minutes ...Sí, nos vemos pronto.". Il raccroche.
“Mais combien de langue il parle?” J’écoute sans comprendre, intriguée. Voyant mon regard étonné, inquisiteur dans le rétroviseur. Il se tourne et m’explique dans la posture du larbin. "Pas de souci Madame Duval, c’est juste une ancienne cliente Chilienne, une belle propriété est à vendre, elle sait que je réfléchis, à quitter l'Europe. A Viña del Mar, près de Valparaiso, au bord du Pacifique, une centaine de kilomètres de Santiago. Une vingtaine d'hectares, de la vigne, l'océan proche. Je pense à ma reconversion. Je la rappellerai, une fois que je vous aurai mise en sécurité dans le TGV à Nice.” Il rajoute “vous connaissez le Chili ?”
“Non je ne connais pas et je n’ai nullement envie de le connaître, la Serbie m’a suffi avec les pays sous développés...” râlant en me renfrognant, voyant bien le regard de Jean intéressé par cette “pétasse Latine” qui se la joue grande dame, boudant dans mon coin.
Nous arrivons près du port de plaisance. Zandra se gare puis se tourne vers lui. Elle se met à parler à lui en Grec, abandonnant le Français. Un échange bref. il lui répond dans la même langue. Betty se demande ce que cache ses cachotteries. Zandra part d'un éclat de rire communicatif, Jean est pris d’un fou rire. En surveillant sa journaliste d'un oeil dans le rétro, il explique “Pandora propose de nous mettre Zandra à disposition pour m'assister dans le voyage vers Cannes. J'ai décliné, j'ai expliqué que ma cliente était très possessive, et que sous des dehors de mignonne Barbie blonde, se cachait un tigresse. Et que je ne voulais pas me retrouver avec un couteau de cuisine enfoncé dans le ventre ou pire ou devenir l’enjeu d’une bagarre entre une pin-up blonde et une bomba latina. “
Je me retiens d’exploser, regarde Zandra...”le couteau pourrait bien servir deux fois...” la dévorant de mes grands yeux bleus, lui faisant comprendre dans mon regard que je ne plaisante pas, ne lui laissant aucune chance de répliquer. Ceci dit, il sort et m’ouvre la portière arrière.
Jean porte les bagages, et suit par derrière la pin up Grecque, son regard se fixe sur la chute de reins des deux femmes, vraiment parfaites toutes les deux.. Je marche aux côtés de cette brune, la jalousie entre femme, un vrai concours, un défilé de mannequins, c’est à qui bouge le plus ses fesses et à ce jeu, elle me bat ce qui me met en rogne, la traitant de “putane” dans ma tête Il en viendrait presque à regretter de ne pas avoir pu accepter sa proposition. Nous arrivons devant le bateau.
Zandra annonce “Nous allons faire le tour du propriétaire. Il y a plusieurs points importants, il serait bien que vous écoutiez aussi Madame Duval, on ne sait jamais, cela peut être utile.”, dans un bel exemple de solidarité féminine, elle précise “au cas vous jetteriez Monsieur à la mer.”
Voila le bateau fait 17 mètres de long sur 4 mètres. Il est paré pour une longue croisière. Les réservoirs d'eau, 800 litres et de gasoil 4000 litres sont pleins. Je vous laisse découvrir les aménagements. Nous descendons. Une odeur agréable de neuf, de bois exotique. Zandra se tourne vers Betty, je vous conseille la cabine au centre du bateau. C'est la plus grande, et la plus stable en cas de gros temps. Il y a de part et d'autres deux grands hublots panoramiques. La jeune femme ouvre la séparation avec la salle d'eau. Là aussi tout sent le neuf, rien que du haut de gamme, un système complet d’hydrothérapie. Sur la tablette des produits de beauté Dior. Des matériaux de choix.
J’inspecte tout, prenant mon temps, jouant mon rôle de toujours, la bourgeoise parisienne et prends le dessus sur la Grecque à mon grand plaisir.
Au centre, un grand lit de 1 mètre 90, une literie de luxe, du satin de coton, un camaïeu acajou - tabac. Vous avez même un coin bureau pour travailler.
“Il y a une antenne pour se connecter sur Internet?” la regardant, hautaine.
“Oui Madame, l’accès est libre et deux portables sont à votre disposition.”, vous avez même une webcam, pour la visio, Skype est installé. C’est enfantin, elle détourne les yeux, visiblement vexée de mon attitude, un courant glacial entre nous deux. Jean dépose sur un meuble à cet effet, mes achats. Nous traversons la partie salon-salle à manger avec un coin cuisine annexe.
L’assitante ouvre le frigo.
“voila, il est bien garni, Monsieur Christos nous a demandé de vous fournir le service VIP.”
Elle me regarde en souriant. Nous découvrons caviar, plats préparés de luxe, Champagne, Vodka, Vins fins ...
“Et bien sûr pour vous Madame, de la nourriture plus saine, diététique, bio, du premier choix, issu des jardins de la famille.... Je vous laisse le plaisir de la découverte.”
Elle se tourne vers Jean
“Pour l'électroménager, tout est simple d’utilisation Monsieur, cela ne devrait vous poser aucun problème.”
J’esquisse un petit sourire, voyant une ouverture pour me moquer, gentiment, de Jean et glisse, gardant mon air de grande dame
“c’est un parfait cordon bleu sous ses aspects d’homme des bois vous savez...”
Il encaisse sans rien dire, passer pour le larbin, cela commence à faire beaucoup. Il se promet de mettre au clair avec Betty des règles de vie en commun pour ces trois jours, dès que leur guide aura quitter le navire.
“Pour vous, Jean, voila votre chambre, dans la proue du navire, elle a une forme de losange de ce fait. C'est, comme vous le voyez, le même type d'aménagement que l'autre cabine, elle est un peu plus petite, et comme vous êtes dans la proue, à l’avant, cela bouge plus.
Le bateau peut accueillir sans problème 6 personnes. Vous serez au large. Il y a deux autres lits à une place dans des petites chambres.
Pour finir, le poste de conduite et navigation. Nous en sommes très fiers, nous avons poussé la facilité au maximum.”
Elle joint le geste à la parole, et affiche notre point d'arrivée, le tracé s'affiche, vous avez les points de mouillage pour la nuit... voila et ensuite la conduite sera automatique, vous n'aurez qu'à surveiller de temps en temps et prendre la main pour les entrées sorties de port ou les mouillage. Et si l'alarme se déclenche, elle est sonore et lumineuse,
Il faudra alors reprendre en manuel. Jean parcourt les différents instruments, tout lui est familier. "Un beau joujou, une réussite... cela va être un plaisir". Elle soulève un coffre, là tous les équipements de sécurité, gilets de sauvetage, matériel de secours, fusées de détresse.
Je le répète à tous nos clients, sur le pont en extérieur, il est plus sage de porter son gilet.
Si l'on tombe à la mer, cela fait une énorme différence, la vie, la mort.
Pour finir Zandra lui tend une carte de visite, voila pour joindre notre contact à Cannes. Vous l'appelez deux heures avant l'arrivée. Vous n'aurez à vous soucier de rien, il remettra tout comme neuf après votre débarquement.
Pour finir Zandra lui tend une carte de visite, voila pour joindre notre contact à Cannes. Vous l'appelez deux heures avant l'arrivée. Vous n'aurez à vous soucier de rien, il remettra tout comme neuf après votre débarquement.
Il est un peu surpris de la générosité de la famille Christos, il se rappelle le “Méfie-toi des Grecs et de leurs cadeaux !” de Virgile, il se promet d’inspecter le bateau de près, cette générosité lui semble suspecte surtout quand on connaît la manière dont cette famille a fait fortune.
Elle se tourne vers moi, “Cela vous convient Madame ... Vous avez déjà navigué sur un navire de ce type ? Pas de problème de mal de mer ?”.
Je ne prends pas la peine de répondre en remontant, me tenant à l’échelle raide, cette maudite jupe droite m’empêche de monter droite et je dois me placer de profil, la relevant un peu sur mes cuisses pour y arriver, au grand plaisir des yeux de Jean qui me regarde faire.
Elle termine, "Puisque l'on ne veut pas de moi pour cette croisière, je vous souhaite un bon voyage jusqu'à Cannes. Puis s'esquive.
Je la regarde s’éloigner, me retenant d’éclater de rire et pivote sur mes talons aiguilles, surveillant de loin qu’elle ne puisse plus nous voir et me jette au bras de Jean qui manque de tomber en arrière, emporté par ma fougue
“Hihi trois jours...” déposant ma bouche gourmande sur ses lèvres finissant de jouer ma comédie. Le parfum capiteux de Pandora.. je le sens, ce n’est pas le même que Zandra, je reste à son bras, frémissante, un pincement au ventre, sans rien dire, sans rien lui faire comprendre que je sais ce qui c’est passé, omettant dans ma tête, ma tête, ma relation avec le vieux patriarche. Je le fixe, toujours dans ses bras, il me sourit tendrement...
“T’es un beau salaud, tout ce qui passe à proximité avec une jupe tu ne peux pas t'empêcher pas vrai?”, reculant d’un pas en lui tapotant le torse, de ma petite main fermée, lui réveillant la douleur de ses plaies...et dégageant un long cheveux noir de sa chemise...lui montrant, l’air rageuse, vexée et jalouse... et recule un peu plus, boudant dans mon coin en m’asseyant sur une bouée, sur le bastingage.
Il hausse les épaules et explose, ayant sa dose de mes caprices, “mais nom de dieu, t’es impossible! j’en ai marre, boude dans ton coin, tu me gonfles maintenant Betty avec tes caprices de star.”, s’isolant dans la cabine en me laissant en plan dans ma bouderie.
J’esquisse un petit sourire dans mon coin, sa réaction me rassure et je reste à l’avant pendant que le bateau commence à bouger, à se mouver entre les autres et avancer lentement dans un petit bruit de moteur rassurant, je ferme les yeux, le soleil effleure mon visage, je me tends, m’offre à lui... La sortie du port est magnifique, le soleil brille dans le ciel et fait miroiter la mer qui est calme, reposante...
Jean, concentré sur la conduite du gros yacht de croisière, jette un regard à cette poupée blonde qui se dore au soleil dans son tailleur strict. Il esquisse un sourire, tenant fermement la barre...Il sait dans sa tête qu’une relation durable avec cette bimbo de luxe est impossible et il savoure l’instant présent, ayant acquis depuis longtemps une certaine philosophie de la vie. Prendre la vie comme elle vient, sans se poser de questions inutiles mais il a un pincement un coeur, c’est bien la première fois qu’il ressent ça dans son ventre, dans son corps de baroudeur.
Il essaye de la chasser de ses pensées, de sa tête en se concentrant sur le navire, elle a disparu de ses yeux, sûrement dans la cabine et ne s’en préoccupe pas plus, bien trop occupé à surveiller les petites embarcations de pêcheur qui louvoient, évitant le gros yacht qui sort enfin de la passe.
Je remonte, pieds nus cette fois çi, et m’allonge, sur le ventre. Il sourit en me voyant m’allonger, le string rouge, souligne à merveille mes adorables petites fesses et il soupire, une boule aux ventre... cette fille le damne, son corps sublime, son visage angélique, il repense à ce qu’elle vient de subir cette semaine et n’en revient pas de la voir ainsi s’offrir tranquillement aux rayons du soleil comme s’il ne s’était rien passé. Elle lui donne envie immédiatement, une envie de la prendre, de la cajoler, il se sent fondre et se reprend dans sa tête...
“Calme toi mon vieux, elle n’est pas pour toi... bien trop luxueuse, bien trop belle, profites du moment, oublie tes sentiments à la con, tu vas te brûler à son contact, y laisser ta vie, ton âme.” il se parle à lui même en fixant de ses yeux cette blondasse qui bronze, insouciante.
Je me tourne, souriante, faisant un petit geste amical à ce beau capitaine qui dirige le yacht d’une main ferme...”qu’il est beau...” je souris dans ma tête... et m’allonge sur le dos, le soutien gorge minimaliste lui offre ma poitrine qui défie la loi de la pesanteur. et j’ouvre les cuisses, sachant très bien qu’il a, de sa position, une adorable vue de mon entre jambe, le pubis à peine masqué par le petit bout de tissus rouge.
Jean installé dans le poste de conduite, vérifie rapidement le plan de navigation proposé par le calculateur jusqu'à Cannes. Il se connecte sur Internet et épluche rapidement les actualités.
Les événements de Serbie, il sourit, la police est focalisée sur une piste Islamo - Kosovar. Une connexion avec les réseaux islamistes internationaux est évoquée. Ils ne devraient pas être inquiétés. Et si le patriarche Stravos, se doute de quelque chose, Jean sait qu'il est tranquille, le vieux avait vu les cadavres horriblement mutilés des kidnappeurs qui avaient torturé sa fille, et il ne fera rien qui provoquerait la colère du mercenaire. Il imprime quelques pages sur ce point et les actualités françaises, pour Betty. Il va falloir que notre blonde revienne dans le monde normal.
Le capitaine regarde sa montre, le temps passe, à gérer la paperasse, il est près de 15h00. Il descend vers la cuisine sans un regard pour cette petite femme incroyable. Du coin de l'œil, il l'a bien vue jouer à l'allumeuse, il l'ignore et se dit qu’une blonde quasi nue sous le soleil Grec à 14h00 va vite ressembler à un sorbet à la fraise. .
Jean commence par se préparer un plateau, coupe de caviar dans un bol de glace, saumon, toasts, citron, un verre à shot de vodka glacé et une bière blanche bien fraîche. Ne pas se laisser abattre.
Voulant faire la paix, avec la bimbo, il lui prépare un plateau identique, remplaçant la bière par une coupe de champagne. Il ajoute un quart Evian, pour éviter que la parano blonde croît qu'il veuille la saouler pour abuser d’elle. Il pense, “on ne peut pas le nier, les Christos savent recevoir …”.
Il commence par poser ostensiblement son plateau dans la cabine. Il voit le regard noir de Betty, reste impassible, puis redescend dans la cuisine, et revient poser à côté d'elle l'autre plateau. Il la regarde droit dans les yeux, “De la part du Cordon Bleu, Mme est servie” glisse t-il, il dépose les quelques pages imprimées, “Pour Mme, la revue de presse sur les événements de Serbie, ils ont perdu notre piste, vous verrez et voila les actualités françaises, pour ne pas débarquer ignare à votre retour à Paris.
Il conclut, “Betty, dans une petite demi heure, nous mouillerons, alors si l'envie vous prend de faire trempette, il faudra en profiter, il n’y aura plus d’arrêt avant 20h30, Ceci étant bon appétit. Un dernier conseil, pour une blonde, s’exposer au soleil de midi grec, avec juste ces timbres poste, à vous de voir, mais ceci serait mieux, je pense, si il n’est pas trop tard, il y avait cela dans ma cabine, il pose à côté de Betty, un petit chiffon jaune citron, je l’avais acheté pour vous à Thessalonique, au cas où, en fait un maillot de bain une pièce couleur canari, un tissu fin, très souple, très doux au toucher.“ et repart vers la cabine de pilotage.
Je garde mon côté boudeur, me redressant, le regardant poser le plateau repas et le délicat maillot de bain... “hi hi il prend soin de moi” souriant dans ma tête de sa sollicitude et sans répondre, continuant mon rôle de petite garce, je le suis du regard, une boule dans mon ventre.
Je retire, restant bien en évidence, de profil pour la cabine de pilotage, les deux timbres postes pour enfiler le petit maillot jaune, prenant mon temps, restant quelques secondes de plus que nécessaire, nue, m’offrant à son regard, puis sirote le champagne, assise en tailleur, lui tournant le dos, admirant l’horizon en dévorant les petits encas...
Jean sourit en voyant la petite blonde, admire la nudité qui s’offre à son regard... une déesse grecque, blonde, s’offre à ses yeux et il en profite longuement puis détourne les yeux, un étrange sentiment en lui, il s’y refuse, ne l’admet pas dans sa tête mais tout son corps, tout son être se tendent vers ce sacré petit bout de femme, qui sous des dehors d’idiote insouciante, de petite garce, est en train de le mener par le bout du nez. Elle l’a sacrément étonné à plusieurs fois par son courage dans ce bourbier.
Il s’allume un cigarillo en évitant d’y penser, se concentrant sur les instruments de bord et redresse la tête, elle a enfilé le maillot, il lui va bien, élégant et discret, sa poitrine bien dessinée au travers le tissu délicat, de même pour ses fesses, il déglutit, la trouve si attirante et se remet à gamberger dans sa tête. Un silence reposant s’établit lorsqu’il stoppe les deux gros moteurs du yacht, déroule la chaîne du mouillage qui plonge dans l’eau claire puis sort, prenant une grande serviette en se dirigeant vers Betty.
Je redresse les yeux en le regardant s’approcher, me force à garder mon air de petite boudeuse alors qu’il dépose la serviette multicolore à mes côtés. Sans un mot, son regard évitant le mien.
Je n’ose rien dire, enfermée dans mon rôle de boudeuse, ne voulant pas céder, me tourne, silencieuse en me redressant, faisant glisser lentement les bretelles du maillots sur mes bras, le roule cm par cm sur ma peau de pêche, légèrement rougies par mon exposition au soleil et me penche un peu pour le faire glisser sur mes cuisses, le dégageant des talons, me trouvant nue devant lui.
Toujours sans parler, je m’approche du bord et plonge dans l’eau claire, les mains jointes en avant, un plongeon parfait, jambes tendues, les pieds en ligne, mes années de piscine dans ma tendre jeunesse dorée.
L’eau est fraîche, froide même, mille petits poignards sur ma tendre peau, ça me réveille, je sors la tête de l’eau, détendue enfin, heureuse... Le soleil, face à lui, je ne suis qu’une ombre dans l’eau claire, je nage, crawle, cent, deux cents mètres sans m’arrêter.. je me retourne... fais des signes au yacht...et reviens, nageant lentement, une brasse coulée, me délectant de cette sensation de fraîcheur et contourne le bateau, je l’aperçois qui me suis du regard, et marche vers l’arrière sans me quitter des yeux. Je souris en nageant... il a la serviette dans les mains...”quelle tendre attention”...
Je pose les deux mains sur l’échelle en inox sur la plage arrière, restant un moment en suspend dessus, un pied en équilibre, le regarde dans les yeux, sans un mot, ayant fini de bouder, et me redresse lentement, très lentement, lui laissant le temps de m’admirer, l’eau ruisselle sur mon corps nu, les gouttelettes brillent de mille éclats, je suis vêtue d’une parure de diamants qui scintille sur ma nudité.
Je me redresse sur la plage arrière, à deux mètres de lui et m’approche sans un mot, les lèvres entrouvertes, ruisselante alors qu’il place tendre la serviette sur mes épaules mouillées.
Jean se mord les lèvres, il la suit du regard, elle est sublime dans sa parure étincelante, il sent son envie naître, il s’approche sans un mot, inutile, les regards des deux amants suffisent à emplir le silence de la mer et il pose la serviette sur les épaules de Betty et dépose tendrement ses lèvres sur la bouche mouillée de cette petite garce qui l’embarque dans son monde de douceur feutrée.
Je frissonne, le baiser est doux, tendre, j’ouvre la bouche, reçoit sa langue alors qu’il m’allonge comme au ralenti sur la banquette arrière, me dépose délicatement sur le parquet luisant, je ferme les yeux de plaisir de cette douceur après toute cette violence, je m’abandonne à lui, lui caressant le dos en répondant passionnément à son baiser.
Je le colle contre moi, voulant être à lui, voulant qu’il me possède sans un mot, en silence, ne surtout pas rompre ce silence enchanteur, le bruissement de l’eau m’accompagne dans mon songe et je me tends en le sentant se défaire, s’allonger sur moi, je le sens à peine tant il se fait léger, un poids plume et tressaute un peu alors qu’il me prend, fait de moi sa femme en cet instant magique, je redresse un peu mon bassin, voulant qu’il aille plus loin dans mon ventre, que je sois lui, que nous ne fassions qu’un...
Il s’active lentement, très lentement, une lenteur exquise qui sublime mes sensations, je me mords les lèvres pour ne pas rompre le frémissement de la mer qui tapote contre les flancs du yacht. Ma respiration s'accélère, je me sens partir, je chavire, je fais naufrage dans ses bras puissants, lui griffe légèrement le dos en me tendant jouissant en silence alors qu’il se répand dans mon ventre au même instant, dans la même seconde, en phase, l’union parfaite en ce moment.
Il souffle en se collant contre moi, toujours silencieux, ses grands yeux noirs se fondent dans le bleu de mes yeux, je le fixe, il se noie dans mon regard, je souris sans parler également et pose mes lèvres douces sur sa bouche.. murmurant un petit “merci” en souriant...
Il se redresse, me laissant alanguie sur le sol mouillé.. et s’éloigne sans dire un mot...
Quelques instants plus, le bruit des chaînes, le treuil qui tourne remontant l’ancre, puis le lancement des moteurs et le navire reprend sa course progressivement. Je reprends tranquillement mes esprits, c’est la fin de l'après-midi.
Je me relève, bien face à lui, soignant mon rôle de garce allumeuse, bougeant des fesses et rejoins ma cabine. Je ne résiste pas à l’envie d’essayer la douche et hésitante, je finis par choisir un flacon de gel douche “Dior J’adore “. L’eau tiède s’écoule en jet vivifiant depuis de multiples buses encastrées dans les cloisons et le plafond. Je me masse le corps avec ce gel onctueux. Je me sens bien mon esprit vagabonde … puis dans ma tête s’affichent des images, la douche avec Beth, Sonia, chez le pervers, mon accouplement forcé avec l’âne, de fil en aiguille des images se déroulent mon expérience avec le chien ... Je ferme les yeux essayant de refouler ce souvenir, d’évacuer ce trouble, mes doigts deviennent fous, je me caresse…. puis me reprends, ne comprenant pas trop cette envie. Je sors, collant à mon rôle de ravissante blonde demeurée, j’hésite devant tous les soins. Je décide de continuer à la jouer séductrice je me masse avec un gel activateur de bronzage délicieusement parfumé à l’abricot. Et pour la touche finale, je craque sur ce vernis à ongle “Les violets Hypnotiques”, pensant en riant, il n’a qu’à bien se tenir, mon mercenaire. Je passe mon maillot. Un coup d’œil dans la glace, tout est parfait. Je remonte sur le pont.
Le temps passe vite. c’est la fin de l’après midi, je ressens une douce torpeur, l’effet du bain, de mon abandon avec Jean et du stress accumulé toute la semaine.
Je le rejoins installé dans la cabine, il me fait une place, se décalant sur la banquette. Je m’assieds à côté de lui, ma tête contre son épaule, cuisse contre cuisse. Sa main presse mon épaule. Je le sens détendu. Sur la tablette, il a préparé un goûter, anticipant mon envie après ce qu’il vient de me faire subir. Deux grandes tasses, trois thermos, lait, citron, plusieurs brownies et tranches de cakes. “Ne connaissant pas vos goûts Madame, il y a le choix, qu’est ce que je te sers café, thé ou chocolat …
Je redresse la tête, le dévore de mes grands yeux bleus, souris, ravie de son attention, de son geste... “Du thé mon brave, je vous prie, avec un nuage de lait...”jouant mon rôle, espiègle. Il me sert en jouant aussi le rôle de larbin, amusé de me voir aussi heureuse en cet instant merveilleux. Il se sert ensuite une grande tasse de café noir, et ne résiste pas à l’envie d’un Brownie. Il ajoute “Mes deux points faibles dans la vie, le chocolats et les jolis culs.”
Je pouffe de rire, la bouche emplie de ce succulent Brownie...”hihi ça je le sais jean...” parlant la bouche pleine, oubliant un instant mon éducation bourgeoise. Le yacht avance tranquillement, la mer est calme. Jean m’explique sur le pupitre où nous sommes, où nous allons mouiller pour la nuit. Il s'intéresse à moi, m’interroge sur mes hobbies, mes goûts, mes ambitions professionnelles, la première chose que je ferai en arrivant à Paris. Lui va profiter, de son mas sur les hauteurs de Provence.
Je ne réponds pas, le regard dans le vague, mélancolique, ne voulant penser qu’au moment présent et tourne la tête, me contente de lui répondre en lui gratifiant d’un de mes gentils sourires. Nous arrivons à notre mouillage pour la nuit. Nous mettons l’ancre. Nous nous sentons apaisés, regardant le soleil se coucher. Je baille, me laisse aller contre lui. Incorrigible, je le provoque, pose ma main à plat sur son entrecuisse.
Mal m’en a pris, il m'attrape par la taille me jette sur son épaule comme un fétu de paille et m’entraîne vers ma cabine. J’agite mes jambes, lui donne des petits coups de poing. J’ai droit à une tape amicale mais ferme sur la croupe, “Cela suffit Betty, nous ne sommes plus en Serbie, il rit … assez de sexe pour la journée … C’est l’heure d’aller dormir, il faudra avoir la pêche pour demain, encore deux jours de tête à tête.”.
Je ris alors qu’il me prend tendrement dans les bras pour m’aider à descendre l’escalier, et nous entrons dans ma cabine. De sa main libre, sans un mot, il ouvre le lit, puis me fait glisser délicatement sur le côté… je me laisse faire, résignée … je m’étire, la douceur des draps. J’allais protester contre ce lâche abandon, quand je le sens s’allonger contre moi, dans mon dos, il a juste gardé son short. . Il se love contre moi, m’enserre de ses bras, m’immobilise. Je me laisse faire. Je n’ai pas dit mon dernier mot. Je lui donne des petits coups avec mon derrière, me colle à lui, je le sens se raidir … je suis contente… une autre petite claque douce, sur la fesse, accompagné d’un “on dort maintenant”, je me laisse aller dans ses bras, une main est posée sur ma cuisse, l’autre s’est glissée sur mon maillot et sa paume vient se presser délicatement contre ma poitrine. .. Mes yeux se ferment, épuisée, je me laisse aller, m’endors en sentant la douceur de sa main sur mon sein gauche.
Les deux mains continuent leurs caresses sages et douces, puis il se laisse aussi aller, me tenant serrée dans ses bras.
Jean se réveille, il sent Betty profondément endormie, la regarde, esquisse un sourire, se retient de lui caresser le visage de peur de la réveiller et se dégage délicatement d’elle profondément endormie , profitant de sa première vraie nuit depuis longtemps.
Tirant partie de sa tranquillité, il prend une douche, se change Il monte dans la cabine, déroule la check-list. L’horizon est dégagé et il lance les moteurs à petite vitesse en conduite automatique, le mouvement devrait réveiller en douceur Betty. Il fait beau, tend l’oreille pour savoir si cela bouge dans la cabine centrale.
Je m’étire... et constate que je suis seule dans le lit, esquisse un petit sourire en m’asseyant regarde autour de moi, de la baie vitrée, la mer brille, le soleil est déjà haut, il doit être neuf, peut être dix heures, je ne sais pas mais j’ai si bien dormi, je sens encore son odeur et me décide à me lever... file à la petite cuisine et prépare un bon café, je sais qu’il l’aime fort...puis posant deux tasses et la cafetière sur un plateau, j’ajoute quelques biscuits je monte, pieds nus, toujours vêtue du maillot jaune, la lumière m’éblouit, je suis en équilibre et m’étale de tout mon long devant la cabine de pilotage. Jean se précipite inquiet. Le café brûlant. Il soupire, soulagé de me voir rire. Je redresse la tête et éclate d’un rire clair... bouche grande ouverte et l’attire à moi, le faisant tomber à son tour alors que nous roulons sur la flaque de café brûlant, je pousse un petit cri de surprise en me redressant, riant aux éclats.
Tirant partie de sa tranquillité, il prend une douche, se change Il monte dans la cabine, déroule la check-list. L’horizon est dégagé et il lance les moteurs à petite vitesse en conduite automatique, le mouvement devrait réveiller en douceur Betty. Il fait beau, tend l’oreille pour savoir si cela bouge dans la cabine centrale.
Je m’étire... et constate que je suis seule dans le lit, esquisse un petit sourire en m’asseyant regarde autour de moi, de la baie vitrée, la mer brille, le soleil est déjà haut, il doit être neuf, peut être dix heures, je ne sais pas mais j’ai si bien dormi, je sens encore son odeur et me décide à me lever... file à la petite cuisine et prépare un bon café, je sais qu’il l’aime fort...puis posant deux tasses et la cafetière sur un plateau, j’ajoute quelques biscuits je monte, pieds nus, toujours vêtue du maillot jaune, la lumière m’éblouit, je suis en équilibre et m’étale de tout mon long devant la cabine de pilotage. Jean se précipite inquiet. Le café brûlant. Il soupire, soulagé de me voir rire. Je redresse la tête et éclate d’un rire clair... bouche grande ouverte et l’attire à moi, le faisant tomber à son tour alors que nous roulons sur la flaque de café brûlant, je pousse un petit cri de surprise en me redressant, riant aux éclats.
“hhi il ne me reste plus qu’à refaire du café…” constatant l’étendue de mes dégâts, Jean à mes pieds, en short, le bandage sur le torse. il la tire à nouveau vers lui et l’allonge sur le sol ne résistant pas à l’impulsion l’embrasse sur la bouche, profitant de la situation. Puis se met à califourchon, veillant à être le plus léger possible sur son ventre.
Je le regarde, souris... je suis bien... je le sens à peine sur moi.. Je ne dis rien, me contentant de le fixer de mes grands yeux et les ferme, un rayon de soleil illumine mon visage, je frissonne de bonheur et sens monter en moi des larmes.. je fais un petit effort pour ne rien faire paraître et lui souris à nouveau... “j’ai faim!!!” me dégageant en riant de sa prise
Il plaisante “Bien, c’est parfait Betty, je craignais une autre réponse, avec ma cliente bête de sexe …” Je ris, fais un geste machinal comme si je replaçais mes longs cheveux bouclés.
“hihi ho non, pas maintenant, j’ai faim c’est tout...” esquissant un sourire en déposant ma bouche sur sa joue mal rasé “et puis, file te raser, je vais refaire le café, mais je te laisserais le monter, cette échelle est atroce!” pivotant sur mes talons en filant vers la cuisine.
Jean se laisse faire avec plaisir, voyant Betty se prendre au jeu. Il se couvre le bas du visage de gel, se masse lentement, puis se rase. Une drôle de sensation, cette présence charmante, le matin, ne pas se lever seul, avec uniquement sa minette noire et blanche miaulant pour l’accueillir…
Je chantonne dans la cuisine, préparant à nouveau le petit déjeuner... “Jean c’est prêt, tu viens? je monte les biscuits!!” l'interpellant en sortant. On s’installe sur la plage avant, je mets une nappe, m’activant, jouant un petit rôle de composition, souriant sans cesse. Il s’installe met les pieds sur la table … Hum une merveille ….
Je fais volontiers le service, et m’assois, la tasse à la main.. regarde l’horizon.. lui tournant un peu la tête... C’est calme, le bruit des moteurs est rassurant, ça ronronne.. je me sens bien, et ferme les yeux, m’offrant à nouveau à cette douce quiétude... silencieuse... puis tourne la tête, et commence à parler.. à lui débiter un flot ininterrompu, le saoulant, lui racontant ma jeunesse dorée, mes premiers amours, je ne sais pas pourquoi je dis tout ça, mais j’ai besoin, je me vide, et parle, parle sans m’arrêter.
Jean opine de la tête, laisse Betty se raconter, se laisser aller,, cela l’aide à oublier ces terribles évènements, ces traumatismes. “C’est délicat à dire Betty.. “ un peu gêné, puis il se lâche. “Je crois que parfois avant que l’on se connaisse je n’ai pas été correct,” il cherche les mots.... “plus que pas correct, dur avec toi et je m’en exc...”.
je pose ma main sur sa bouche, l'empêche de continuer, sachant très bien ce qu’il veux me dire, et souris... “Un dernier point, c’est un conseil, j’ai une relation, à Paris, Sylvie Lavant, elle est psychologue, spécialisée dans le traitement des traumatismes psychologiques. Je pense qu’il serait bien que tu ailles la voir, de ma part, elle te recevra rapidement. Même quand on se croit solide, ces trucs vous démolissent de l’intérieur petit à petit.”
Il sort de sa poche, une de ces cartes de visite, il a griffonné les coordonnées de la personne dessus. Je souris, ma main sur son visage... et dépose ma bouche sur ses lèvres, gentiment, avec affection.
“C’est fini Jean.. fini.. je ne veux plus en parler... je vais tout oublier.. je ne retiens qu’une chose de tout ça...” je le regarde fixement... sans continuer... et continue de déjeuner, laissant ma phrase en suspend...
Il insiste, “prends rendez vous, tu as vu Pandora, elle aussi, elle s’est cru forte, sous le vernis, elle est cassée, trois jours de viol intensif, de tournante dans une cave, la drogue. Incapable depuis d’avoir une relation normale.”
Je me lève d’un bond, laissant échapper ma tasse de café qui explose sur le parquet et hurle, strident, hystérique même “Je ne veux plus en parler, c’est fini tu m’entend... FINIIIIIIIIII” et je file à l’intérieur, en larme, m’écroulant sur le grand lit central.
Il la regarde... soupire... comprenant sa réaction et se dit dans sa tête qu”il placera la carte dans le sac de cette impossible fille et retourne au commande du navire, accélérant un peu pour se calmer. Il tend l’oreille, le bruit des sanglots le rassure à moitié.
Je sanglote un bon moment puis me calme...je file me doucher...puis me drapant du foulard, j’appelle Damien..., ayant passée une sage petite robe fleurie.
“Chéri.. bonjour... “ l’entendant me répondre au téléphone... “Tu peux te connecter sur Skype, avec la webcam? j’ai besoin de te voir mon chéri... tu me manques...” L’image de son bureau apparaît et je prends un air réjoui en le voyant me faire un petit signe, j’ai du mal à me retenir de pleurer, une boule au ventre.
Il me parle gentiment, sans poser de question inutile, il est attentionné, je souris tristement et retire le foulard, des larmes coulent sur mes joues, pour une fois naturelle, sans fond de teint... Il ne dit rien, comprend mon désarroi...et me rassure de sa douce voix.
Quelqu’un entre dans son bureau, je replace rapidement le foulard sur la tête, ne voulant pas être vue d’une autre personne ainsi. On reste plus deux heures en communication et je raccroche enfin.. ne sachant plus ou j’en suis... je m’allonge sur le lit...... me laissant bercer par le mouvement du yacht...
Je me décide enfin à sortir, à prendre le soleil et sort, toujours vêtue de la petite robe fleurie... je fais un effort pour ne pas regarder vers la cabine, je sais qu’il est la, maître à bord, en bon capitaine.. il veille sur moi... je le sais...et je m’assois sur le transat, face au large, je pleure en silence.. voulant rester seule en cet instant. Je ferme les yeux et m’allonge, ferme les yeux et m’endort.
Jean ne sait que faire, ayant causé cette catastrophe. Il se maudit avant de pas avoir appelé Sylvie, pour savoir comment ne pas braquer Betty. Il a arrêté le bateau, pour lui proposer de se baigner. Voyant qu’elle s’est enfermée dans ses pensées, il décide de la provoquer, de réveiller son caractère de petite teigne.
Décidé à ce que les choses n’en restent pas là, deux jours pleins de silence, de pleurs, de déprime … il ouvre le coffre contenant le matériel de secours, en sort un gilet de sauvetage. Il s’approche du transat, profite de l’assoupissement de Betty glisse un bras dans le gilet, elle ne comprend pas, se sent soulevée, on lui passe le deuxième bras dans le gilet, il referme les boutons du gilet de sauvetage, prend Betty à bras le corps qui se débat comme un beau diable.
Je pousse un hurlement strident qui doit s’entendre du port du Piré et me débats, cessant d’un coup de bouder... lui tapant le torse de mes poids, réveillant ses blessures, mais visiblement il n’en a cure et me ceinture la poitrine avec ce maudit gilet qui doit me faire ressembler à un pingouin. Il va vers la poupe du navire et me lâche dans la mer, d’un bon mètre de haut. Un énorme plouf, puis lâchement, il s’éloigne craignant la réaction de la furie.
Je bois la tasse, hurlant en entrant dans l’eau fraîche, grimace, tousse, le bateau, sur sa lancée passe devant moi... j’ai un instant d'affolement en le voyant s’éloigner. et nage, essayant en vain de le rattraper, empêtrer par cette satané bouée qui me maintient hors de l’eau, m'empêchant de nager correctement… je l'aperçois sur le pont arrière, il me nargue, rit de bon cœur, me fait un au revoir de la main … Tout en surveillant la suite des opérations.
Je ne sais que penser, il ne peut voir mon petit sourire espiègle...je suis bien trop loin à présent... et je fais mine de me noyer...ayant une capacité hors norme à retenir ma respiration....je me bascule en avant et enfouie la tête dans l’eau, ayant pris une grande respiration.. je débat un peu des pieds... puis cesse tout mouvement...
Jean se crispe, incrédule l’observe, n’en croyant pas ses yeux c’est quoi ce truc, elle plaisante… attendant quelques longues secondes, ne la voyant plus bouger il s’affole et crie “Betty, Bettyyy
Mais non, elle va réussir à ce noyer avec un gilet... et c’est sur moi que cela tombe …Putain mais merde, c’est vraiment une blonde!!!” Il plonge, et nage rapidement vers elle, qui est dans une position vraiment obscène les jambes dressées en l’air, la robe flottant dans l’eau, laissant son entre cuisse nue, exhibée, la tête dans l’eau quelques bulles remontant.
Jean grimace sous la douleur, l’eau salée sur ses plaies. Il m’attrape et me fait basculer comme une sorte de culbuto. Je fais semblant d’être évanouie, riant dans ma petite tête de linotte alors qu’il nage, me tirant... il a fait du secourisme, je le sens bien, je me laisse emporter, les yeux clos... de la bave aux lèvres et ne l’aide pas alors qu’il essaye, en grimaçant de douleur sous le réveil de ses plaies, de me remonter sur la plage arrière.
Inquiet, il l’allonge, bascule sa tête en arrière et commence un bouche à bouche. Elle sent ses lèvres se plaquer sur les siennes. Son inquiétude est palpable au dessus de moi, sa bouche se plaque sur mes lèvres et souffle de l’air, je me force à rester inerte... me retenant de glisser ma langue...
Il insiste, je l’entends râler, pester contre lui... il me fait même mal en appuyant fortement sur ma poitrine mais je reste toujours inerte... savourant ce moment délicieux de ma petite victoire... et me décide enfin alors qu’il tente un dernier bouche à bouche.
J’ouvre les yeux, vois son inquiétude sur son visage et glisse ma langue en le basculant sur ma poitrine, serre mes mains dans son dos en l’embrassant, je le repousse en riant... et il se redresse, le torse en sang.. je blêmis en voyant ça... esquisse un gentil sourire et m’assois à ses côtés, on est tous les deux trempés jusqu’à l’os et d’un coup, en se regardant, on éclate de rire.
Je me lève, les yeux emplis de larmes d’avoir tant ri... “Viens, je vais refaire tes pansements...” lui tendant la main...
Il se laisse faire préférant voir Betty, prendre des initiatives, retrouver sa joie communicative. Et il la suit, ayant aussi retrouvé sa bonne humeur. Et cerise sur le gâteau, la blondinette, marchant devant lui, lui exhibe son corps dans la robe trempée, qui se colle à sa peau comme une seconde peau, dessinant parfaitement les courbes délicieuses qui se balancent devant lui. Il se dit qu’elle est encore plus désirable comme cela et sent son envie monter, trouvant son infirmière terriblement provocante. Mentalement, il lui décerne le titre de Miss Monde Tee-shirt mouillée.
Une fois dans la grande salle, je fouille dans un tiroir et en sors la trousse à pharmacie, je le regarde, pouffant... “Heu je ne l’ai jamais fait tu sais”... le prévenant d’avance en me rapprochant.
J’hésite et pose mes petites mains sur son torse et commence à tirer sur les sparadraps trempés qui résistent à peine, laissant apparaître le “tatouage” d’aigle à deux têtes... Il s’allonge sur le banc, juste le torse relevé.
Je tamponne délicatement, grimaçant, ayant mal pour lui et replace enfin un pansement propre. J’hésite sur le second, sachant très bien que la plaie est plus profonde... Il grimace, visiblement ça lui tire alors que je lui retire le pansement, légèrement penchée vers lui.
“Ho mon dieu...” voyant la plaie noire, boursouflée, rouge sur les bords ... c’est infecté...” Jean, regarde...” ne sachant que faire. le regardant dans les yeux, l’air affolé.
“Il doit y avoir des antibiotiques ou des sulfamides sur un yacht comme cela, aussi de l’alcool, au moins. C’est réglementaire. Sinon, tu feras un procès de ma part à ces Grecs. On se détend Betty, tu ne vas pas te débarrasser aussi facilement de moi.” Je me redresse d’un bond, respirant fort, essayant de me calmer, de rester lucide. Je fouille, renversant tout sur mon passage et reviens, les mains emplies de médicaments, étant incapable de lire quoique ce soit dans mon état d’affolement, jetant le tout sur le grand lit, à ses côtés; puis retourne prendre une grande bouteille de vodka. Jean examine les boîtes, fait un tri rapide et sélectionne un antiseptique, une pommade antibiotique, du coton et une bande. “Voila c’est parfait, il y a tout ce qu’il faut”. “Ne gaspille pas, la vodka, Betty”
Il se soigne, nettoie, la plaie, traite et refait son pansement, ponctuant cela de grimaces et de jurons à destination de ces salauds de Serbes”.
Puis, il ajoute “Betty, je te dois une fière chandelle, j’ai pu traiter à temps cette infection”, et faisant exprès de passer du coq à l’âne,” je dois t’avouer que tu es superbement érotique en Miss Tee-shirt mouillée, ce faisant, il la flashe avec son portable, “tu permets j’espère ?”.
.
J’esquisse un adorable petit sourire coquin en reculant d’un pas, prenant la pose, cambrée, une main sur la nuque, l’autre sur ma taille de guêpe, un genou légèrement relevé, la robe, trempée, se colle à mes seins, les tétons la transperce, ma vulve, semble aspirer le tissus fleuri qui la dessine érotiquement, je regarde fixement Jean en souriant, bouche entrouverte, lèvres luisantes qui ravale sa salive ayant envie de me faire culbuter sans romantisme en ce moment et il me mitraille de son portable.
Jean ferme les yeux, bloque mentalement une image de viol, Betty, plaquée sur la table de bord, lui remontant sa robe haut, puis la prenant sauvagement … Il s’approche d’elle, une attitude ambiguë, bien conscient qu’il va manipuler une grenade dégoupillée, totalement imprévisible.
Il l’attrape par la taille, sa main pressant fermement sa croupe pour bien la caler et la porte vers la cabine centrale. Il la sent se cambrer venir se coller à sa main. Betty masse lascivement son dos nu. Il pousse la porte de la cabine, entre puis fait glisser lentement sa blonde debout entre le lit et la salle de douche. Il la sent venir se coller contre lui. Il sent l’excitation monter lui, débordé par la sensualité animale qui se dégage de cette naïade.
Je me cambre, me laisse emporter, frémissante, m’offrant à lui, les yeux mi clos en le fixant de mon regard de biche effarouchée, me sentant soumise en cet instant. Il la dépose debout droite, il se lance... se décolle de Betty... et les yeux dans les yeux, il lâche ‘Mme Duval, la journaliste vedette, est attendue dans vingt minutes, dans la cabine. Je vais installer votre poste de travail de ce pas. Un article de deux mille mots est à sortir pour l’édition de demain. De ce que j’ai compris les photos de pin-ups sexy, nues ou en tee-shirt mouillé, ne sont pas dans la ligne éditoriale de ton journal, alors il va falloir travailler. Je précise et dans une tenue décente. On ne discute pas, les vacances Club Med et les parties de jambes en l’air sont finies, pour le moment. Je reviens à 10h00 précises.” Il sort rapidement en fermant à double tour, la porte de la cabine, ne lui laissant pas le temps de répondre.
Je reste sur le cul.. tétanisée par ce que je viens d’entendre, le ventre brûlant, frustré d’un désir puissant, sans voix... respirant fort.. Il range et nettoie rapidement le champ de bataille dans la cabine de conduite, puis installe un PC portable, un bloc et quelques crayons sur la table.
Il tend l’oreille mais n’arrive pas à deviner ce qui se passe dans la cabine. Pour calmer, la sauvageonne blonde, il a préparé un thermos de thé, un peu de lait et quelques brownies sur un plateau avec une tasse. Il commence à dépouiller quelques mails, puis regarde sa montre, il est 10 heures, descend avec une idée claire sur la conduite à tenir si sa consigne n’a pas été respectée.
Il entend la douche et satisfait, prenant une sortie de bain, il libère la porte; tendant le peignoir devant la buée qui sort de la cabine.
Je tends la main, sans un mot et me drape de la sortie, la croise sur mon corps nu et sors... sans un regard pour lui... je m’installe au petit bureau, le portable devant moi et je reste sans bouger... silencieuse, le sentant dans mon dos, sentant son regard.
Jean se retire discrètement laissant la jeune femme devant ses responsabilités et remonte au poste de pilotage, se disant qu’il est temps d'accélérer un peu s’ils ne veulent pas mettre une semaine pour rejoindre la côte Française.
Je me fais un thé comme je l’aime, délaisse le gâteau et me concentre... prenant une grande respiration... mes doigts pianotent, virevoltent malgré les ongles longs, sur le clavier et je me raconte, ce que ces filles subissent, mes doutes, dans un style sobre, concis, les réseaux de prostitution, la police corrompue, je décris tout dans les moindres détails sans rien omettre de ce que j’ai subi. Je reste calme, sans larme en écrivant, concentrée... Le mercenaire, mes doutes envers lui, nos différents, ma haine même, la seule chose que je n’arrive pas à coucher sur le clavier est mon amour pour cet homme, je m’y refuse dans la tête, le rejette et je ponctue l’article sur la tuerie, protégeant la députée.
De temps en temps, il descend et jette un œil dans le petit bureau, me voyant de dos, concentrée sur mon écrit, il regarde sa montre, cela fait maintenant 4 heure qu’elle écrit, il remonte en silence, la laisse seule avec son cauchemar.
Plongée dans ma “rédaction”, j’ai l'impression que Jean fait le tour du bateau, sûrement pour s’occuper. J’entends ses pas, des “toc toc” contre les cloisons. Puis enfin tout s’arrête. Il remonte sur le pont. Un peu plus tard. Je l’entends parler, sûrement au téléphone, puis pianoter lui aussi sur un PC.
Je mets un point final et réalise que je suis en nage... et m’effondre en larmes... sans relire ce que j’ai écrit d’une seule traite pendant plus de onze heures, je me lève comme une zombie et me couche sans un mot, nue, à même le drap, ferme les yeux... je reste sans bouger, allongée sur le ventre, sans dormir.
Le soleil commence à décliner à l’horizon, Jean réalise que Betty n’est pas encore remontée, la faim lui tiraille le ventre et il se décide à stopper les moteurs, mettre en mouillage pour la nuit qui arrive et descend la rejoindre, sans un bruit. Il stoppe, la voyant allongée, nue...
Il déglutit en admirant la beauté parfaite de cette jeune femme et s’approche à pas de loup du petit bureau... Il reste sans voix...et s’assoit, n’osant lire l’article... le roman même... plus de deux cents pages sur Word... d’une traite... il n’en revient pas, tourne la tête, elle semble dormir, ses seins si parfait se soulèvent au rythme d’une respiration lente. Il hésite, ne voulant pas violer l’intimité de cette jeune femme qui a pris une grande importance à ses yeux, même s’il se refuse à l’admettre.
Un silence pesant dans la grande cabine de luxe... Il commence à lire... il lit ce qu’elle a subi, le texte est clair, il se met à sa place en lisant sans s’arrêter. et le mercenaire pleure en silence dans sa tête, aucune larme ne sort de ses yeux endurcis, sans un bruit. réalisant vraiment l’horreur de tout ce qu’elle a enduré.
Je le sens là, à mes côtés, je suis très sensible aux odeurs et la sienne est musquée, forte, je reste immobile, faisant semblant de dormir, contrôle ma respiration... il s’installe sans bruit mais le bruissement de son doigt pour faire dérouler les pages avec la souris m’indique ce qu’il fait, je me redresse, le regarde sans qu’il ne s’en rende compte... il lit... longuement, lentement comme s’il s’imprégnait de chaque mot, de chaque lettre de ce que j’ai écrit.
Les pages ne défilent plus sur l’écran mais il ne bouge pas, reste immobile.. je sens son souffle. je devine qu’il pleure et sans un mot, je me lève, me glissant dans son dos silencieusement...et pose mes mains sur son torse, approchant mon visage du sien, je dépose mes lèvres doucement sur sa bouche... et murmure... ”je t’aime”. Me redressant et me dirigeant, me drapant du peignoir de bain, dans la cuisine pour préparer le repas du soir.
Nous mangeons enfin, un silence pesant entre nous. j’ai du mal.. Je sens que quelque chose vient de se passer dans ma tête, d’avoir couché par écrit mon calvaire m’a fait un grand bien et je n’aspire qu’à une chose en ce moment, retrouver mon petit confort douillet, ma petite vie tranquille malgré ce que je ressens dans mon corps, dans mon coeur pour cet homme qui mange face à moi, sans un mot, taciturne. Je monte fumer, le laissant finir seul, les étoiles brillent dans le ciel, je frissonne, j’ai froid.
Je l’entends qui range dans la cuisine, je reste immobile, ne voulant pas le rejoindre, rester seule, perdue dans mes pensées..
L’humidité de la nuit a raison de ma solitude et je me résous à descendre, il est devant le portable, se faisant un solitaire pour se vider la tête, et sans un mot, je me couche dans le grand lit, nue, ferme les yeux, sans vraiment l’attendre.
Jean s'allonge auprès d'elle, la prend dans ses bras , elle se met sur le côté, lui tourne le dos, se colle à lui. Il la serre, pris par l'émotion, l'embrasse dans le cou, sa paume se presse contre son sein droit. Il la caresse délicatement tout en parlant. Il est tendu par l’émotion, ne sachant par quoi commencer. Rassuré par le travail de mémoire de Betty, Jean fait taire ses inquiétudes, ces presque trente ans d’écart entre eux deux, l’état de stress induit par les sévices multiples qu’elle a subi, il décide de parler clair, de se dévoiler. Il le fait maladroitement.
“Cette mission a été le job de trop, je vois qu'à lutter contre ces salauds, cela a déteint sur moi, je le sentais depuis quelques temps, ton écrit m’en a convaincu. Heureusement que je t'ai découverte Betty.”
Il la presse un peu plus fort.
“Je regrette le mal que j'ai pu te causer et tu pourras compter sur moi. J'arrête, je ne prendrai plus de nouveaux contrats. Je t'attendrai jusqu'à la fin du mois, à Paris. Réfléchis, on pourra mieux faire connaissance si tu le souhaites, dans le monde normal. Je t'ai laissé mes coordonnées. Prends ton temps, Je t'aime Betty. Et quoique tu décides, je serai là à tes côtés en cas de besoin.”
Pour détendre son émotion, il ne peut s'empêcher d'ajouter et
"pas que pour ton petit cul et ton joli minois. "
Elle sent sa main pétrir sa fesse.
“Nous arriverons demain à Cannes vers 19h00, Port de Plaisance, Quai E, Esplanade Pantiero. “
Je pleure en l’écoutant en silence, c’est bien la première fois qu’il parle aussi longuement... et je reste silencieuse, blottie contre lui, je réalise qu’il vient de dire “petit cul” pour la première fois et tourne la tête, le visage en larme, esquisse un sourire triste
“hihi alors c’est vrai? tu trouves que j’ai un petit cul?”, me blottissant contre lui, posant délicatement ma petite tête chauve sur ses blessures en fermant les yeux.
Elle sent la main de Jean caresser sa tête, remuant le couteau dans la plaie, ses erreurs lui reviennent avec force … Quelle folie de les avoir laissé aller seules chez ce vieux pervers. Il revoit ces images de bestialité, de viol... il a honte de lui, surtout quand il se compare à elle, qui n’a jamais lâché. Mais la touche Rewind n’existe pas. Betty sent la main de Jean se crisper légèrement sur son crâne, puis se promener sur son corps..
Et il reste là contre elle, la serrant dans ses bras, pour peut être la dernière fois, la caressant tendrement immobile, juste ses doigts effleurant un sein, l’intérieur d’une cuisse, profitant tendrement de cette peut-être dernière nuit avec elle, sentant le contact de son corps, de son parfum, ne trouvant pas le sommeil.
La pression des fesses de Betty contre lui, ne le laisse pas sans réaction, il se presse contre elle, il sent son sexe se raidir dans son short. L’image du corps de la naïade délicatement moulé dans sa robe trempée lui revient, il se presse encore plus contre elle, ne pouvant retenir des petits coups de rein, sa main quitte la cuisse de la journaliste, et tient fermement son épaule. Il la sent remuer, sa main bouger et se glisser dans short, essayant de le faire glisser.
Je redresse la tête, esquisse un large sourire, ma main bien à plat, serrant tendrement la virilité de ce baroudeur et me glisse lentement à ses pieds... sortant le sexe, le caressant délicatement de ma petite main douce et j’approche mes lèvres, y dépose un tendre bisous dessus et gobe le gland en redressant la tête, le fixant de mes grands yeux bleus, enroulant ma langue coquine, jouant avec le prépuce, le faisant durcir de la douceur exquise de ma bouche boudeuse.
Jean caresse sa dévergondée préférée, sa nuque, taquine un téton, il aime ses initiatives. Il ne cache pas son plaisir, Il sent son contrôle lui échapper sous les coups de cette langue agile et impudique. Ses soupirs s'accélèrent, il se cambre sous cette caresse.
J’esquisse un large sourire en le sentant prendre un rare plaisir sous ma petite fellation doucereuse. Il replie une jambe et frotte son talon contre l’intérieur de ma cuisse, il le fait remonter progressivement jusqu'au niveau de mes fesses rebondies, souples, il fait jouer son talon massant mon cul, écartant légèrement les fesses. Il me sent me cambrer, pressant mes fesses contre ce talon envahissant.
Ayant immobilisé Betty, il l'attrape par la taille, la remonte à son niveau et l’embrasse fougueusement face à face, la plaquant contre lui, lèvres contre lèvres. Il la sent s’abandonner, et il la retourne avec douceur sur le dos, une main la plaquant à l’épaule contre le lit, à plat son autre main, presse l’intérieur d’une cuisse, ouvrant sa vulve.
Je tressaute, il me relève facilement et m’embrasse langoureusement, je ferme les yeux, m’abandonnant à ce baiser passionné et il m’allonge sur le dos, je ferme les yeux en me laissant faire.
Il se laisse glisser entre les seins de Betty, son ventre, il embrasse le sexe de sa blonde. Sa langue joue avec le clitoris, le décalotte, puis sa langue pénètre l’intimité de son amante, des petits coups de langues, des succions. Ses main plaquent sa “proie” contre les draps, Jean accompagne ses frémissements, s’adapte à son rythme, il n'arrêtera de la “tourmenter” que lorsqu’elle se sera complètement abandonnée. Il sent son humidité, il la boit, des petites contractions musculaires agitent sa victime très consentante, ses yeux ne quittent plus ceux de Betty, prenant à son tour un air espiègle.
Je me tends, me cambre, baisse la tête, le fixe, souris à mon tour, lui réponds, gémissante, me sentant dégouliner de plaisir, sa douceur m’enchante et je me laisse aller à une jouissance délicate, feutrée qui me parcours tout le corps. je me renverse en arrière, en redressant mon bassin, maintenant sa tête entre mes cuisses et pousse une longue plainte en m’écroulant sur le lit, pantelante du plaisir qu’il vient de me donner.
Je pose mes deux mains sur son visage et le guide, lui fais comprendre de remonter sur mon corps qui s’offre à lui, il s’allonge sur moi, se faisant léger comme une plume et je sens son sexe se placer sur mon pubis, attendant que je l’invite à me posséder. Je souris, l’embrasse tendrement, les yeux mi clos et pose une main sur sa verge, la guidant dans mon ventre brûlant en me cambrant, venant à sa rencontre.
Il m’emplit en une seule poussée. reste immobile, bien au chaud dans mon ventre douillet, me sourit et commence un lent va et vient, ondulant juste des reins, je gémis faiblement, le fixant, me noyant dans son regard noir alors qu’il me fait monter à nouveau un plaisir rare, je mords mes lèvres, prise de soubresaut et me tends, me cambre un peu plus, me collant à lui, plaquant ma bouche sur la sienne...
“Humm ouiii prends moi, je suis à toi, prends moi, aime moi Jean.” lui murmurant, gémissante, tout en l’embrassant fougueusement alors qu’il commence à appuyer ses coups de reins, me faisant tressauter un peu plus à chaque coup.
La cabine s’emplit de mes gémissements, de son souffle puissant, nous sommes en phase et je roule des hanches, le suivant dans son plaisir, dans mon plaisir. Cela dure et dure, il est lent et rapide, rapide et lent, s'arrêtant à chaque fois à quelques secondes de mon plaisir, de son explosion, reprenant sans relâche, continuant à me prendre, à m’aimer, je ne suis plus que plaisir sous lui.
Il est en nage, je suis trempée de sueur également, nous roulons l’un sur l’autre, je m'assois sur lui, prend les rênes à présent et serre mes muscles intimes, le regarde, gaie, ravie, heureuse, l’embrasse à nouveau, me redresse, bien droite, il empaume mes seins en suivant mes ondulations des hanches et nous montons d’un cran le plaisir commun.
Je ne peux plus me contrôler, je pousse des petits cris maintenant, hoquette de plaisir nous fusionnons dans une explosion de plaisir en jouissant dans une union parfaite de nos corps.
Je m’écroule sur lui, épuisée, souris, et me blottis contre son épaule, me dégageant de lui, je me place en fœtus et ne bouge plus, me sentant bien ainsi contre lui, sentant son odeur, sa chaleur corporelle. Je le sens apaisé, détendu. Il me caresse les cheveux drus qui commencent à repousser sur ma tête, je souris, regardant dans le vague, restant silencieuse. Il me glisse dans l’oreille, “Je t’aime Betty.” Il m’embrasse dans le cou, apaisé lui aussi, puis me serre fort dans ses bras. Nous nous endormons, enlacés l’un contre l’autre.
Jean se réveille, il ne bouge pas. Au travers du hublot panoramique, il voit apparaître les premières lueurs du jour. Il est à peu près six heures du matin. Il sent contre lui Betty, sa respiration régulière. Il reste immobile, ne voulant pas troubler son sommeil. Il sait que c’est elle, encore une fois, qui va vivre la plus forte pression psychologique. Devoir choisir entre Damien, et lui, d’un côté la continuité, la fidélité, un soutien solide … de l’autre une rupture, l’inconnu, à la fois sentimentalement et professionnellement. Retrouver un job de grand reporter dans un grand quotidien national, ou dans un titre leader de la presse généraliste hebdomadaire Gérer aussi une rupture à quelques jours d’un grand mariage, il soupire … Il a furieusement envie de continuer sa route avec Betty qui l’a conquis par ses qualités, sa vivacité, sa sexualité exubérante et physiquement, elle est craquante.
En évoquant mentalement sa crainte de la perdre, inconsciemment, il la serre un plus fort, ce qui est clair pour lui et que quelque soit son choix, elle pourra compter sur son amitié. Il continue à gamberger, la sent s’agiter un peu. Il la réveille, d’un baiser appuyé sur les lèvres, il la sent s’étirer… il va devoir affronter la réaction de la furie, quand elle va découvrir sa cachotterie.
Ses yeux s’ouvrent, elle se tourne vers Jean souriante.
“En forme Betty? je prépare le déjeuner, il serait bien que tu prépares tes affaires et t’habilles, il rajoute décemment. Tu as une heure Betty.”
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Commentaires ()
Je pense que la diffusion des chapitres ne dépend pas du tout de l'auteur, mais (sans doute) des responsables du site.
A titre personnel, l'histoire que je n'ai pas encore terminée (elle ne compte pour l'instant que 28 chapitres) est diffusée, si j'ai bien compris, approximativement tous les trois jours (le chapitre 18, par exemple, sera en ligne le 18/06/2012).
Pour l'instant, seules les trois premières parties sont en ligne (la 3 depuis le 2/05, et la 4 y sera le 5/05).
Alors il ne nous reste qu'à attendre...
Merci duval.bb, j'apprécie que vous ne nous fassiez pas attendre trop longtemps entre chaque chapitre, car ainsi je reste toujours au coeur de l'action (enfin, avec Betty je devrais dire : "des actions") sans devoir, comme certaines histoires dont les chapitres tardent à venir, revenir en arrière pour me replonger dans le déroulement du récit ! :)
Jolie maîtrise de la langue, belle description de la montée des sentiments chez deux personnages remplis d'étonnement, de surprise et d'amour l'un envers l'autre, voilà à mon avis un texte parfait.
J'attends avec une impatience non dissimulée la suite des événements.