Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Amandine, ma voisine d'en face — Chapitre 10
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Amandine, ma voisine d'en face
Chapitre 10
Les minutes passent, longues. Si Lola arrive, je n'irai pas. Amandine est partie dans sa chambre. J'ai pensé me changer, j'ai trouvé çà idiot. Je veux qu'elle me voit tel que je suis, lui laisser la possibilité de me dire encore non. J'ai peur. Je n'ai pas l'habitude. Lola n'arrive pas. Il reste trois minutes... Deux... Une... Je sors...
Descendant l'escalier qui me mène au dehors, j'imagine Amandine m'attendre sur le palier dans sa robe qui se zippe, ses talons hauts, sa petite culotte traînant sur un fauteuil dans la chambre. Je passe à coté d'arbres verts. Sur l'interphone : « Amandine et Florent ». Je sonne...
— Oui, Mathis ?... Entre !...
J'avale avec peine ma salive. Je me regarde dans la glace. J'ai honte. Il me reste un instant pour partir, courir au dehors, laisser tomber. La porte de l'ascenseur s'ouvre. Lola n'avait qu'à revenir !... Je m'immisce dans la cage. Je vais pour appuyer...
— Attendez !...
Arrive au pas de course le mari. Il se place à coté de moi...
— Quel étage ?...
— Heu... Sixième...
— Heu... Sixième...
Nous montons. Il règne un silence pesant dans cet endroit étroit. On arrive. Amandine est là, sur le pas de la porte dans une petite robe années soixante, mini, pleine de lignes et d'orange, de rouge et de jaune. Elle regarde vers nous, étonnée...
— Tiens, qu'est-ce que tu fais ici Amandine ?...
— Rien, je t'attendais. Je t'ai vu arriver par la fenêtre...
— Rien, je t'attendais. Je t'ai vu arriver par la fenêtre...
Il me lance un « Au revoir, monsieur » sonore auquel j'essaie tant bien que mal de répondre. Elle le fait entrer. Dès qu'il a le dos tourné, elle me sourit. La porte automatique se ferme. Je me trouve en un rien de temps au sixième avec une dame qui s'étonne de me voir redescendre aussi vite, quitter à toute allure l'immeuble, me retrouver face à Lola sortant d'une voiture...
Une Jaguar... Elle ne me voit pas, se tourne vers l'intérieur. se penche. Sa mini-jupe se relève. Cela ne la gêne pas. Elle s'avance un peu plus...
Une Jaguar... Elle ne me voit pas, se tourne vers l'intérieur. se penche. Sa mini-jupe se relève. Cela ne la gêne pas. Elle s'avance un peu plus...
— Merci, John, de m'avoir raccompagnée !... A lundi !... Huit heures !...
« John !... » Elle souffle çà comme si il y avait de la tendresse dans ce mot. Elle claque la portière, fait le tour de la Jag, marche vers notre immeuble avec un déhanché que je ne lui connais pas. Serait-ce ses talons hauts qui la font prendre cette allure ?... L'homme la regarde avancer, pousser la porte de l'allée. La Jaguar démarre, file...
Sans me faire remarquer, je la suis dans l'allée. Elle monte les escaliers deux à deux, courant. Sa jupe se soulève. Elle passe les étages, entre dans l'appartement...
— Mathis ?... Mathis ?...
Elle va voir dans la chambre...
— Mathis, tu es où ?...
— Ici !...
— Ici !...
Elle revient vers moi...
— Oh, Mathis !... Tu ne sais pas ce qu'il m'arrive ?...
Non. Je préfère surtout ne pas le savoir... Elle me demande de m'assoir, m'explique son entretien. Son boss est un anglais, Mr Wilson...
— Il est super sympa !...
Le courant est bien passé avec lui. Il lui a d'abord demandé d'exposer son CV. Il a semblé très intéressé par son profil... Tu parles !... Je la regarde me parler, toute énervée dans sa jupe courte, ses cuisses. Il les avait à coté de lui sur le fauteuil en cuir de la jaguar. Elle bougeait. Il passait les vitesses. Il a frôlé sa jambe, pour voir. Elle n'a rien dit. Il a caressé lentement le bord. Elle aurait pu parler, ne pas le laisser faire. Au contraire !... Elle lui lance un sourire, presque de connivence. Elle a l'air énervée. Je ne l'ai jamais vue comme çà. Lui , sa main sur le genou, descend la cuisse, s'avance vers l'intérieur. Elle aurait pu crier, lui dire qu'il a dépassé des limites. Non. Elle écarte ses jambes pour mieux le laisser faire, arriver sur la partie douce, glisser sur le tissu, s'enfoncer par dessus. Elle ferme les yeux, pousse en gémissement « John !... Oh, John !... ». Il écarte le bord, pénètre l'endroit mouillé. Elle crie, crie, crie...
— Mathis !... Alors qu'est-ce que t'en penses ?... Tu m'as l'air ailleurs...
— Non, c'est bien...
— C'est bien !... Je viens d'avoir une super promotion, et c'est tout ce que tu trouves à dire !... C'est bien !...
— Non, Lola, je suis content pour toi. De toute façon, tu n'a eu que ce que tu mérites. Et tu sais comme je pense que tu es la meilleure et que tu as beaucoup plus de valeur que les autres...
— Non, c'est bien...
— C'est bien !... Je viens d'avoir une super promotion, et c'est tout ce que tu trouves à dire !... C'est bien !...
— Non, Lola, je suis content pour toi. De toute façon, tu n'a eu que ce que tu mérites. Et tu sais comme je pense que tu es la meilleure et que tu as beaucoup plus de valeur que les autres...
Elle redresse fièrement le buste....
— Non, quand même !.... Faut peut-être pas exagérer... Tu ne serais pas un peu partial ?... Je me demande si tu n'es pas un peu amoureux de moi, des fois ?...
Elle se met à rire...
— Viens !... Je crois savoir pourquoi tu as l'esprit ailleurs... Viens !... J'ai beaucoup de choses à me faire pardonner. En particulier toute à l'heure. Je t'ai abandonné au moment où tu me donnais tant de plaisir. Viens !... Cela a été dur pour moi !...
— Menteuse !...
— Si !... Allez, viens dans notre chambre !... Je connais quelque chose qui saura te plaire. Viens !... Je suis sûre que tu m'excuseras de t'avoir laissé en plan quelques heures pour ma carrière. Cela en valait le coup, non ?... Allez !...
— Menteuse !...
— Si !... Allez, viens dans notre chambre !... Je connais quelque chose qui saura te plaire. Viens !... Je suis sûre que tu m'excuseras de t'avoir laissé en plan quelques heures pour ma carrière. Cela en valait le coup, non ?... Allez !...
Elle m'attire vers elle, m'entraîne dans la chambre, me pousse d'un geste sur le lit. Sans attendre, ses mains passent sur le pantalon, dégrafent ma ceinture, descendent le haut, le caleçon. Elle saisit mon sexe de ses doigts, s'amuse à le faire bouger. Pendant qu'il s'étend, sa tête s'étale sur lui. Sa bouche le chevauche, fond sur tout son long, remonte, l'insère par pression successives entre ses lèvres... Ses lèvres !... Elles étaient peut-être tout à l'heure insérant une autre verge !...
Dans l'habitacle cossu, lui filait sur la route, sa main à l'intérieur de ce qui couvre celle qui me serre, glissant sur la fente. Elle gémit doucement. Elle a envie de lui. Elle défait le tissu pour faire se lever ce sexe british, le regarde, l'englobe. La main sur ses fesses, il descend la culotte. Elle ne dit rien, enserre plus avant. Excitée, elle enfonce ma hampe, fait glisser sa langue monte sur le bout, sent que je vais lâcher. Elle ressort la bouche, m'astique de ces doigts jusqu'au feu qui gicle sur sa jupe, ses jambes... Je crie... Elle branle, m'embrasse de sa bouche, de ses lèvres qui mordent. Je rouvre enfin les yeux. Elle regarde, sourit...
— Je t'avais prévenu, Mathis !...
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