Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Manif — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
La Manif
Chapitre 2
Il n’y a pas deux minutes que je viens de la quitter que mon portable sonne. C’est elle.
— Je me languis déjà ; tu fais quoi ?
— Je rentre chez moi.
— Tu as le temps ? Nous pourrions passer la soirée ensemble.
— Tu es à l’arrêt de bus ?
— Oui.
— Attends-moi là ; je récupère ma voiture et passe te prendre.
— Je rentre chez moi.
— Tu as le temps ? Nous pourrions passer la soirée ensemble.
— Tu es à l’arrêt de bus ?
— Oui.
— Attends-moi là ; je récupère ma voiture et passe te prendre.
La Porsche stoppe devant l’arrêt de bus ; je m’amuse de son regard ahuri lorsqu’elle voit la voiture. Elle en fait le tour en courant et monte.
— Putain, la caisse… Elle est à toi ?
— Oui.
— Tu as de la chance, toi ; je n’ai même pas le fric pour passer mon permis.
— Oui.
— Tu as de la chance, toi ; je n’ai même pas le fric pour passer mon permis.
Je gare la Porsche dans le parking souterrain et nous prenons l’ascenseur jusqu’au dernier étage. Elle reste les bras ballants en voyant l’appartement.
— Putain, l’appart ! Mais tu fais quoi dans la vie ?
— Étudiante. Enfin, j’essaie, quand je vais à la fac. Mes parents ont les moyens et ils adorent leur fille unique et préférée.
— Étudiante. Enfin, j’essaie, quand je vais à la fac. Mes parents ont les moyens et ils adorent leur fille unique et préférée.
Elle saute sur le canapé en cuir blanc. Je la regarde rire aux éclats en se roulant dans le luxe. Je ne sais pas pourquoi, mais tout à coup j’ai un pincement au cœur et une petite boule dans le ventre. Je vais chercher deux Coca bien frais et lui en tends un. Je me rends compte tout à coup que je sens la transpiration ; l’odeur me dérange. Elle aussi sent mauvais ; la marche de l’après-midi n’a rien arrangé.
— Tu veux prendre une douche ? Je te prêterai des fringues si tu veux.
— Je veux bien, j’empeste !
— Viens, je te montre la salle de bain.
— Je veux bien, j’empeste !
— Viens, je te montre la salle de bain.
Elle me suit dans le couloir jusqu’à la chambre. Encore un sifflement en voyant l’immense lit moderne et la moquette immaculée aux longs poils blancs. Encore un quand on entre dans l’immense salle de bain, où trône une non moins immense baignoire spa.
— Oh, putain, l’appart ! Putain, la baignoire… Je peux prendre un bain ?
— Bien sûr. Quand tu auras fini, le dressing est juste là, cette porte. Choisis dans mes fringues ce qui te plaît. Pour les chaussures, c’est râpé : j’ai de grands pieds.
— Ça ne fait rien, j’aime bien marcher pieds nus.
— Si on sort en boîte, ça ne va pas le faire.
— Mais si, j’ai l’habitude, t’inquiète.
— Bien sûr. Quand tu auras fini, le dressing est juste là, cette porte. Choisis dans mes fringues ce qui te plaît. Pour les chaussures, c’est râpé : j’ai de grands pieds.
— Ça ne fait rien, j’aime bien marcher pieds nus.
— Si on sort en boîte, ça ne va pas le faire.
— Mais si, j’ai l’habitude, t’inquiète.
Tout en parlant, elle vient de quitter son tee-shirt et déboutonne son jeans pour le faire glisser sur son bassin ; je découvre qu’elle a un joli tatouage sur la hanche : un mignon petit chat superbement dessiné. Je sors de la pièce quand elle va quitter sans vergogne son string devant moi, mais elle me rappelle.
— Elle marche comment, ta baignoire ?
— Zut ! J’allais oublier.
— Zut ! J’allais oublier.
Je me retourne ; elle est vraiment superbe. Pas un poil n’orne son pubis ; je peux voir ses petites lèvres qui sont ourlées de brun et dépassent légèrement des grandes. Un merveilleux petit abricot. Et des fesses superbes.
J’appuie sur les boutons, règle la température de l’eau et m’apprête à sortir.
J’appuie sur les boutons, règle la température de l’eau et m’apprête à sortir.
— Tu ne veux pas prendre un bain avec moi ? Il y a de la place au moins pour trois, là-dedans. Toi aussi, tu as besoin d’un bain !
Je la regarde entrer dans l’eau en réfléchissant un court instant. Nous sommes entre filles : pas de fausse pudeur. Je me déshabille et entre avec elle dans l’eau, m’asseyant face à elle, au fond de la baignoire. Les remous se déclenchent à ce moment-là, la faisant sursauter et pousser un petit cri de surprise. Elle me regarde en riant aux éclats, je vois ses yeux pétiller de bonheur.
— Putain, la baignoire !
— Cesse d’employer ce mot, s’il te plaît.
— Je vais essayer ; mais comprends ma surprise : je n’ai jamais vu ça de ma vie. Chez nous, il n’y a qu’une douche.
— Cesse d’employer ce mot, s’il te plaît.
— Je vais essayer ; mais comprends ma surprise : je n’ai jamais vu ça de ma vie. Chez nous, il n’y a qu’une douche.
Un doux parfum de rose et de jasmin commence à se disperser dans la pièce ; ce sont les huiles essentielles qui sont distribuées automatiquement dans l’eau du bain. La mousse aussi commence à se répandre à la surface de l’eau. Je lui tends une des éponges qui sont sur le bord ; elle la prend, mais elle s’approche de moi et, emplissant ses mains de mousse, elle les passe sur mes seins. La caresse me fait frémir. Elle le sent et me regarde dans les yeux en me caressant.
Une envie surprenante de caresser ses seins m’envahit. Je fais comme elle : je prends de la mousse et caresse ses seins.
Une envie surprenante de caresser ses seins m’envahit. Je fais comme elle : je prends de la mousse et caresse ses seins.
Ses yeux ne quittent pas les miens, et je vois sensiblement et irrésistiblement sa bouche s’approcher de la mienne. Sans faire le moindre geste pour l’éviter, je continue de caresser ses merveilleux seins, dont les tétons durcissent sous mes doigts.
Sa main descend sur mes hanches, passe sur mon ventre et vient se loger entre mes cuisses, que je suis obligée de garder écartées car ses genoux me bloquent. Ses doigts ouvrent ma vulve au moment où ses lèvres se posent sur les miennes. Je sens sa langue forcer le passage ; je la laisse entrer, allant de la mienne à sa rencontre.
Sa main descend sur mes hanches, passe sur mon ventre et vient se loger entre mes cuisses, que je suis obligée de garder écartées car ses genoux me bloquent. Ses doigts ouvrent ma vulve au moment où ses lèvres se posent sur les miennes. Je sens sa langue forcer le passage ; je la laisse entrer, allant de la mienne à sa rencontre.
Elle sait à cet instant qu’elle a gagné. Son autre main vient sur ma nuque, plaquant encore plus nos lèvres. Son doigt tourne sur mon clitoris, glisse dans ma fente pour entrer dans mon vagin. Je fais comme elle et viens glisser ma main entre ses cuisses, qu’elle écarte. Elle lâche mes lèvres un instant.
— Fais attention : je suis vierge. Mais tu peux mettre tes doigts dans l’autre.
— C’est la première fois que je touche une autre fille que moi.
— Je vois ça : tu n’es pas très douée !
— Excuse-moi si je ne suis pas lesbienne ; tu me plais bien, tu es très mignonne, voilà tout !
— Tu n’es pas lesbienne, mais tu aimes bien me tripoter…
— C’est la première fois que je touche une autre fille que moi.
— Je vois ça : tu n’es pas très douée !
— Excuse-moi si je ne suis pas lesbienne ; tu me plais bien, tu es très mignonne, voilà tout !
— Tu n’es pas lesbienne, mais tu aimes bien me tripoter…
Je hausse les épaules, écarte ses mains, sors du bain pour aller sous la douche me laver. Elle est toujours dans le bain. Je passe dans le dressing, enfile un string et une robe courte avant de retourner au salon me servir un autre Coca.
Un quart d’heure après, elle revient, vêtue elle aussi d’une petite robe courte, pieds nus.
Un quart d’heure après, elle revient, vêtue elle aussi d’une petite robe courte, pieds nus.
— Pourquoi es-tu partie ?
— Je te l’ai dit : je ne suis pas lesbienne. Je t’ai tripotée parce que tu m’as tripotée, mais ce n’est pas mon truc. Tu es sympa ; je veux bien que nous soyons amies, mais pas plus.
— OK, OK, je n’aurais pas dû te tripoter… Cool, il n’y a pas mort d’homme. Tu veux sortir ? Je connais une boîte super.
— J’en connais aussi. C’est quoi comme boîte ?
— Une boîte où je vais souvent, j’y ai beaucoup de copines. Je te présenterai, elles sont très sympas.
— Une boîte où il n’y a que des filles, si je comprends bien ?
— Pas seulement ; il y a aussi des mecs, mais c’est vrai que c’est assez branché filles. Mais je t’assure, on s’y amuse bien.
— OK, allons-y. Tu veux passer par chez toi pour prendre une paire de chaussures ?
— Non, ça ne me dérange pas d’être pieds nus.
— Je te l’ai dit : je ne suis pas lesbienne. Je t’ai tripotée parce que tu m’as tripotée, mais ce n’est pas mon truc. Tu es sympa ; je veux bien que nous soyons amies, mais pas plus.
— OK, OK, je n’aurais pas dû te tripoter… Cool, il n’y a pas mort d’homme. Tu veux sortir ? Je connais une boîte super.
— J’en connais aussi. C’est quoi comme boîte ?
— Une boîte où je vais souvent, j’y ai beaucoup de copines. Je te présenterai, elles sont très sympas.
— Une boîte où il n’y a que des filles, si je comprends bien ?
— Pas seulement ; il y a aussi des mecs, mais c’est vrai que c’est assez branché filles. Mais je t’assure, on s’y amuse bien.
— OK, allons-y. Tu veux passer par chez toi pour prendre une paire de chaussures ?
— Non, ça ne me dérange pas d’être pieds nus.
Nous passons par un McDo nous restaurer.
La boîte est bondée ; ça empeste la sueur, le bruit y est infernal. J’ai du mal à me frayer un passage ; je suis bousculée, tiraillée. J’ai perdu Sylvie, je ne la vois plus. J’essaie d’aller vers la piste centrale, où les gens se dandinent. Je la vois au milieu d’un groupe de filles ; une brune est collée à elle, elles dansent vulgairement. La brune se penche et l’embrasse sur la bouche ; Sylvie répond au baiser.
Qu’est ce que je fiche là ? Elle s’est moquée de moi : elle me fait venir ici pour y retrouver une de ses copines !
Je ne sais pas ce qu’il me prend, j’ai une boule dans l’estomac. Je tourne les talons et sors de la boîte. Le temps d’aller à ma voiture, je démarre et rentre chez moi. Une heure plus tard, après une douche, je suis couchée. Mon portable sonne : c’est Sylvie. Je ne réponds pas.
Je ne sais pas ce qu’il me prend, j’ai une boule dans l’estomac. Je tourne les talons et sors de la boîte. Le temps d’aller à ma voiture, je démarre et rentre chez moi. Une heure plus tard, après une douche, je suis couchée. Mon portable sonne : c’est Sylvie. Je ne réponds pas.
Je ne dors pas de la nuit, je suis mal ; j’ai une énorme boule dans le ventre qui ne veut pas partir. Contre toutes mes habitudes, je suis debout à huit heures. À huit heures trente, je mets mon sac dans la voiture et démarre, direction la fac.
J’y passe la matinée à m’ennuyer à mourir. À deux heures, je suis chez mes parents. Je m’enferme dans ma chambre. J’ai éteint mon portable, il n’arrêtait pas de sonner.
J’y passe la matinée à m’ennuyer à mourir. À deux heures, je suis chez mes parents. Je m’enferme dans ma chambre. J’ai éteint mon portable, il n’arrêtait pas de sonner.
Je passe le week-end chez mes parents, mais même la conversation de maman n’arrive pas à me dérider. Elle en conclut que je suis amoureuse ; je hausse les épaules et file m’enfermer dans ma chambre jusqu’au dimanche après-midi. Je ne sors de ma chambre que pour prendre les repas en famille.
[à suivre]
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