Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un arrangement très particulier — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un arrangement très particulier
Chapitre 7
Ça faisait bien un an que Julia était au service de Richard, et plus de six mois qu’elle était devenue pleinement sa maîtresse. Au départ, elle n’était que sa bonne qui profitait de la promotion canapé, mais depuis leurs premières vacances dans une île des Caraïbes, ça avait changé.
À cette période, ça faisait un peu plus de huit semaines que Julia couchait tous les soirs avec Richard. Elle le faisait chaque fois avec plaisir et le sourire aux lèvres étant donné qu’avec son excitation perpétuelle elle atteignait l’orgasme à chaque fois et en redemandait. Elle venait de terminer son ménage et regardait la télévision quand elle vit qu’il était 19 heures, l’heure à laquelle Richard revenait. Elle s’est alors positionnée à genoux à proximité de la porte d’entrée. Quand Richard passa la porte, il déposa sa mallette sur le sol et sa veste sur le porte-manteau avant de se diriger vers Julia qui l’attendait à genoux devant lui, la bouche ouverte. Une fois devant elle, il ouvrit sa braguette et sortit sa queue pour l’enfourner dans la bouche accueillante de Julia. Il profita ainsi de tout le savoir-faire de celle qui partageait son existence et la gratifia d’une chaude éjaculation au bout de quelques minutes de plaisir.
— Ahh ! Merci Julia ; ce fut divin, comme toujours.
— Merci, Monsieur. J’essaie de faire au mieux pour que vous soyez satisfait, dit-elle en s’essuyant la bouche des quelques gouttes de sperme qui perlaient.
— Oh, mais je suis satisfait. J’apprécie d’ailleurs d’autant plus ce genre d’initiative. Je vais à mon bureau. Vous m’appellerez quand le repas sera prêt.
— Bien, Monsieur
— Merci, Monsieur. J’essaie de faire au mieux pour que vous soyez satisfait, dit-elle en s’essuyant la bouche des quelques gouttes de sperme qui perlaient.
— Oh, mais je suis satisfait. J’apprécie d’ailleurs d’autant plus ce genre d’initiative. Je vais à mon bureau. Vous m’appellerez quand le repas sera prêt.
— Bien, Monsieur
Comme chaque soirée depuis qu’elle était pleinement à son service, elle faisait le service et mangeait avec lui, le repas se terminant souvent par une autre fellation accompagnée parfois de confiture, de chantilly ou de pâte à tartiner. Une fois tout cela terminé, Richard lui annonça qu’il voulait prendre des vacances sur une île des Caraïbes. Il comptait sur Julia pour l’accompagner dans le bungalow de luxe qu’il avait réservé. Ne s’y attendant pas, elle accepta pour ne pas le décevoir, et anxieuse car elle n’avait jamais pris l’avion. Le trajet se fit sans encombre. Comme à son habitude, Richard avait choisi de faire le trajet en costume avec son foulard autour du cou, mais il se changea dès qu’ils furent arrivés sur place pour être raccord avec le bikini de Julia qui ne cachait rien de sa plastique et de ses formes. Quand il réapparut devant Julia en short, chemise hawaïenne et lunettes de soleil, Julia eut du mal à contenir sa surprise car cet homme, toujours élégant en toutes circonstances, ressemblait à l’archétype du touriste un peu beauf.
— Alors, comment je suis ?
— Ça… ça vous change. Sans le costume-cravate, vous faites dix ans de moins.
— Merci. Je vous propose une petite balade sur la plage ?
— Avec plaisir.
— Ça… ça vous change. Sans le costume-cravate, vous faites dix ans de moins.
— Merci. Je vous propose une petite balade sur la plage ?
— Avec plaisir.
Cette île des Caraïbes où ils allaient passer leurs vacances était un vaste complexe hôtelier camouflé en village de vacances pour personnes fortunées. Chaque bungalow avait été construit à proximité de la plage. Dans sa tenue de vacancier, Richard ressemblait à Flavio Briatore sur les photos que l’on trouve de lui avec la top model Heidi Klum : un homme d’affaires italien, ancien directeur d’une célèbre écurie de formule 1, et connu dans le monde people pour multiplier les aventures avec de jeunes demoiselles. Sur cette île, leur couple faisait couleur locale car Richard n’était pas le seul homme d’un certain âge à être accompagné d’une jeune demoiselle.
Alors qu’ils se baladaient sur la plage, ils tombèrent sur une petite crique isolée. Admirant la vue, Julia embrassa Richard.
— Que diriez-vous d’un petit jeu ?
— Lequel ?
— Lequel ?
C’est là qu’elle retira ses chaussures en criant : « Le premier dans l’eau jusqu’aux épaules a le droit de faire l’amour à l’autre ! » Richard, stupéfait par cette proposition, mit une seconde à réaliser ce qu’elle venait de proposer. Puis en faisant sauter ses sandales, il s’élança à vive allure, rattrapa Julia qui visiblement ne courait pas à fond, pour finalement arriver le premier dans l’eau, rejoint quelques secondes plus tard par celle qui était l’instigatrice du jeu.
— Bon, bah, j’ai perdu.
— Oui : c’est à moi de choisir, dit-il avant de retirer son short et de le laisser flotter sur l’eau.
— Oui : c’est à moi de choisir, dit-il avant de retirer son short et de le laisser flotter sur l’eau.
Julia en fit de même en retirant entièrement son bikini et sauta dans les bras de Richard. Il la positionna devant lui, ses jambes s’agrippant de part et d’autre de ses hanches ; il maintenait sa croupe à la bonne hauteur avec ses mains fermement positionnées sur les fesses pendant qu’avec ses bras, Julia s’agrippait à lui tout en l’embrassant. Elle s’arrêta un instant de l’embrasser quand Richard la pénétra et commença à lui donner la cadence. Elle se plaqua alors contre lui, poussant des gémissements étouffés dans les oreilles de son amant : « Oh, oui, encore… »
Quand Richard eut fini, ils eurent du mal à retrouver leurs vêtements qui flottaient à la surface de l’eau. Richard dut faire quelques brasses pour récupérer son short ; par contre, le haut du bikini de Julia restait introuvable. Richard lui passa sa chemise pour qu’elle puisse circuler. Sur cette île, il n’y avait pas de règles de bienséance concernant la tenue vestimentaire. Il fallait juste ne pas se balader nu. Le personnel résident au service du village de vacances n’y trouverait rien à redire du moment qu’elle serait couverte, mais il était préférable de retourner au bungalow pour qu’elle se change.
Cette crique isolée fut le théâtre privilégié de leurs ébats. Ils y passaient, chaque jour, une bonne partie de l’après-midi pour bronzer ou se baigner, et pas que ça. Julia faisait de la bronzette topless et laissait à Richard le soin de lui étaler son écran total, en particulier sur la poitrine. Bien évidemment, il se trouvait une bonne excuse pour faire durer la chose, comme quoi certains endroits sont plus sensibles que d’autres et qu’il faut bien insister pour que la crème soit bien appliquée. Parfois, pour lui étaler la crème sur la poitrine, soit il se positionnait de telle sorte qu’il pouvait enfourner sa queue dans la bouche de Julia alors qu’il lui pelotait les seins, soit il lui retirait son string pour la lécher et ainsi parcourir son corps de ses mains badigeonnées de crème alors que Julia semblait être en transe.
Parfois, quand ils allaient se baigner, prétextant vouloir battre le record mondial féminin d’apnée, Julia s’agenouillait sous l’eau devant Richard pour… devinez quoi. Quand ils s’organisaient un colin-maillard, le gagnant pouvait disposer du perdant à volonté, ou encore tout simplement un gros câlin sur la plage : Richard allongé sur le sable short baissé, Julia assise sur lui à se déhancher au niveau de son entrejambe, Richard ayant les mains sur la poitrine de sa partenaire.
Bref, ces vacances, c’était du sexe, du sexe et encore du sexe. Richard, commençant à faire son âge, se faisait heureusement aider par des petites pilules. Face à l’appétit sexuel de Julia qui allait grandissant, sans ça il n’aurait jamais pu tenir la distance. Jamais Richard n’aurait pensé que Julia puisse frôler la nymphomanie. Il pouvait coucher avec elle autant de fois qu’il le voulait, et quand il le voulait. Comme il avait ce qu’il voulait, il décida que le rapport hiérarchique n’était plus nécessaire. C’est le dernier jour, alors qu’il venait de saillir sa partenaire et qu’elle venait de lui proposer sa poitrine pour qu’il puisse s’y désaltérer de son lait, qu’il l’autorisa à le tutoyer et à l’appeler par son prénom.
C’est depuis ce jour qu’elle ne fut plus considérée comme la domestique, mais vraiment comme sa compagne... même si, étant vieille France, Richard lui laissait la primeur de l’entretien de son appartement. Bien entendu, cette évolution entre eux n’arrêta pas l’accord qu’ils avaient passé : à savoir travailler, coucher, et s’occuper de Richard pour de l’argent.
Richard était fier d’exhiber Julia à son bras. Il prenait bien soin de lui offrir les plus beaux atours quand ils sortaient. Lors d’une soirée de bienfaisance durant laquelle une vente aux enchères avaient été organisée au profit d’enfants malades (non, Richard n’est pas qu’un vieux pervers), certains amis de Richard se mirent à l’appeler « Madame Richard ». Ça amusait Julia, mais elle savait que cette relation n’était basée que sur ce qu’il se passait dans la chambre à coucher (entre autres).
Richard n’était pas mécontent de cette vie. Julia l’épuisait au lit, mais c’était ce qu’il voulait. Les jours, les semaines et les mois passaient. Le budget pilules érectiles de Richard avait explosé, mais il s’en foutait. Ce qu’il voulait, c’était s’amuser. Pour une fois que sa copine du moment tenait la route et restait plus d’un an, il n’allait pas se plaindre.
Cela faisait deux ans jour pour jour que Julia avait accepté de coucher avec Richard. Pour l’occasion, c’est le maître des lieux qui s’est mis aux fourneaux. Bien évidemment, comme ce fut assez souvent le cas, Julia a fini en charmant dessert sucré pour monsieur. Au lit, il avait prévu des bougies sur les meubles, elle en habit de Shéhérazade, lui en peignoir de satin bordeaux, et un bol de fraises avec une bombe de chantilly pour les déguster. Bien évidemment, une fois les fraises terminées, la chantilly allait pouvoir servir à autre chose. Même s’il appréciait toujours autant ses galipettes avec Julia, Richard avait quand même un peu baissé la fréquence de leurs rapports ; il n’avait plus vingt ans. Bien sûr, en cas de fatigue, c’était elle qui prenait le relais, du moment que les pilules qu’il s’envoyait par poignées faisaient leur effet.
C’est durant leurs ébats que le téléphone de Richard sonna. Curieux de savoir qui lui envoyait un SMS, il le prit ; mais Julia, ne voulant pas être dérangée, le lui prit des mains pour le lâcher au sol.
— Tu verras ça demain. En attendant, fais-moi l’amour ! lui dit Julia.
C’est le lendemain que Richard eut une mauvaise surprise. Curieux de savoir qui avait tenté de l’appeler à 1 heure du matin, il reprit son téléphone. Sur l’écran était écrit « Henri ». C’est avec le sourire qu’il rappela son vieux pote.
— Allô, Henri ? C’est Richard.
— Ah oui, salut. Attends, je suis à une soirée ; je m’isole… Voilà, c’est fait.
— Une soirée ? Il est 8 heures du mat’ !
— En France, oui. Seulement, moi et Anaëlle nous sommes en vacances en Californie. Alors, avec le décalage horaire… Au fait, je ne t’ai pas réveillé, hier ?
— Non. Julia et moi nous étions… très occupés.
— Je vois. Si je t’ai appelé, c’était pour t’annoncer une bonne nouvelle : Anaëlle est enceinte.
— Encore ? T’en as déjà six, ça te suffit pas ? Je croyais que t’en voulais plus.
— On va dire que c’est un accident de parcours.
— Mais attends… Anaëlle n’utilisait pas le gel-douche avec l’option contraceptif ?
— Si, et ça faisait presque cinq ans maintenant. On sait qu’elle est enceinte depuis une semaine et j’ai consulté les rapports de tests de nos cobayes. Il apparaît que le corps de la femme développe, à plus ou moins long terme, une résistance face à cette molécule de synthèse. Une résistance qui commence à se développer entre trois et cinq ans suivant les cas.
— Attends un peu que je comprenne. T’es en train de me dire que si on continue sur notre lancée, Julia pourrait aussi tomber enceinte ?
— Si tu couches avec elle tous les soirs, oui.
— Bordel de merde ! J’ai passé l’âge de torcher un gosse, moi. En plus, elle refuse la sodomie. Je suis bon pour reprendre la capote. Fait chier !
— Après, il y a des signes avant-coureurs que ton médecin peut voir. Il fait une analyse de sang et mesure le taux d’œstrogène. Si le taux passe un certain seuil, là, y a danger. Elle n’aura plus qu’à prendre la pilule.
— Mouais… Je ne te cache pas que ça me fait un peu chier.
— Oh, attends ; tu peux encore bien t’amuser avec elle...
— Oui, mais je la vois bien oublier sa pilule… Enfin, bon. Merci pour l’info.
— T’en fais pas ; si on se fie aux examens d’Anaëlle et de nos testeuses, t’en as pour au moins un an et demi tranquille avant que ça ne se produise.
— Ah oui, salut. Attends, je suis à une soirée ; je m’isole… Voilà, c’est fait.
— Une soirée ? Il est 8 heures du mat’ !
— En France, oui. Seulement, moi et Anaëlle nous sommes en vacances en Californie. Alors, avec le décalage horaire… Au fait, je ne t’ai pas réveillé, hier ?
— Non. Julia et moi nous étions… très occupés.
— Je vois. Si je t’ai appelé, c’était pour t’annoncer une bonne nouvelle : Anaëlle est enceinte.
— Encore ? T’en as déjà six, ça te suffit pas ? Je croyais que t’en voulais plus.
— On va dire que c’est un accident de parcours.
— Mais attends… Anaëlle n’utilisait pas le gel-douche avec l’option contraceptif ?
— Si, et ça faisait presque cinq ans maintenant. On sait qu’elle est enceinte depuis une semaine et j’ai consulté les rapports de tests de nos cobayes. Il apparaît que le corps de la femme développe, à plus ou moins long terme, une résistance face à cette molécule de synthèse. Une résistance qui commence à se développer entre trois et cinq ans suivant les cas.
— Attends un peu que je comprenne. T’es en train de me dire que si on continue sur notre lancée, Julia pourrait aussi tomber enceinte ?
— Si tu couches avec elle tous les soirs, oui.
— Bordel de merde ! J’ai passé l’âge de torcher un gosse, moi. En plus, elle refuse la sodomie. Je suis bon pour reprendre la capote. Fait chier !
— Après, il y a des signes avant-coureurs que ton médecin peut voir. Il fait une analyse de sang et mesure le taux d’œstrogène. Si le taux passe un certain seuil, là, y a danger. Elle n’aura plus qu’à prendre la pilule.
— Mouais… Je ne te cache pas que ça me fait un peu chier.
— Oh, attends ; tu peux encore bien t’amuser avec elle...
— Oui, mais je la vois bien oublier sa pilule… Enfin, bon. Merci pour l’info.
— T’en fais pas ; si on se fie aux examens d’Anaëlle et de nos testeuses, t’en as pour au moins un an et demi tranquille avant que ça ne se produise.
Richard était contrarié par ce qu’il venait d’apprendre. Lui qui pensait pouvoir en profiter pleinement sans avoir à se soucier d’une mauvaise surprise… Il fut sorti de sa réflexion quand Julia vint le voir.
— Bah, alors, Richie… T’en fais, une tête !
— C’est rien ; une contrariété passagère.
— Je connais le remède pour ce genre de chose. Garanti 100% efficace : tu vas voir, ça devrait te plaire.
— C’est rien ; une contrariété passagère.
— Je connais le remède pour ce genre de chose. Garanti 100% efficace : tu vas voir, ça devrait te plaire.
Comme à son habitude, Julia savait comment lui redonner le sourire. Richard qui, avec son plan de financement pour les faveurs de Julia, comptait s’amuser durant presque une décennie et faire d’elle la femme de ses derniers jours, se voyait perdre le contrôle de la situation. L’un des effets du gel-douche qui avait amené Julia à coucher avec lui commençait à se dissiper, selon Henri. Avec ça, Julia qui au fil des mois devenait de plus en plus exigeante… Il ne voyait pas comment ça allait finir. Il avait fait de Julia une maîtresse parfaite : temporairement stérile, constamment excitée, offerte et disponible à tout moment. Il commençait à perdre le contrôle et il lui fallait trouver une solution.
Il se fit faire un check-up complet par son médecin, et contre son avis il réussit à se faire prescrire un fortifiant, histoire de garder la forme au lit. Son docteur et ami le lui avait déconseillé car c’était un produit limite dopant, et déconseillé passé un certain âge. Grâce à ça, plus les pilules : il pouvait tenir la distance et semblait retrouver sa forme d’antan. Contre son avis médical, Richard répondit au médecin : « C’est ma vie ; j’en fais ce que je veux. Je te signe une décharge si tu veux. Avec un raisonnement comme le tien, on aurait le droit de rien faire. Désolé, mais moi je veux vivre et m’amuser. » Pour lui, c’était un problème réglé. Concernant une hypothétique grossesse de Julia, il s’est dit : « On s’en branle, on verra ça plus tard. »
C’est comme ça que Richard reprit son train de vie et une activité sexuelle plus que vivace. Personne dans son entourage ne voyait rien. Lors de ses soirées avec ses amis du club, rien de transparaissait, et ses collaborateurs professionnels le voyaient en forme, comme après une cure de jouvence. Il n’y avait que son médecin qui lui a imposé des rendez-vous réguliers pour l’examiner qui savait, car même si physiquement il semblait en pleine forme, à son âge il n’allait pas tenir comme le ferait un athlète de haut niveau. C’était comme si on surboostait un vieux moteur de bagnole qui n’était pas prévu pour ça.
Julia, ne sachant rien, continuait à en demander toujours autant. Elle avait conscience que quelque chose l’avait poussée à devenir la maîtresse de Richard, mais sans jamais être parvenue à savoir quoi. Et puis, au stade où elle en était, elle s’en foutait. Elle aussi prenait son pied, et surtout elle voyait le pognon gagné diminuer sa dette. Elle avait fait un rapide calcul quand elle avait commencé à écarter les cuisses. À ce rythme, et avec les intérêts, elle en avait pour presque 10 ans. 10 ans à offrir du bonheur à cet homme qui était loin d’être désagréable à vivre. Léa, qu’elle avait rencontrée lors d’une soirée et qu’elle continuait de voir à chaque fois que le club se réunissait, avait raison : c’était loin d’être une torture. Alors autant en profiter à fond.
C’est comme ça qu’ils ont continué leur fougueuse relation. Les jours, les semaines et les mois passaient, et tout semblait aller pour le mieux. Julia ne présentait aucun signe de retour à la normale, et du coup Richard en profitait pour se vider les balloches comme il en avait pris l’habitude. Après des vacances dans un chalet à la montagne où le couple passait son temps sous la couette ou nu sur une peau de bête devant la cheminée, ainsi qu’un autre séjour sur cette île paradisiaque, tout semblait au beau fixe. Malheureusement, tout ceci prit fin un soir d’automne.
Il était presque minuit, et Richard était comme à son habitude en train de prendre joyeusement la belle Julia en levrette. Il y allait à fond, encouragé par les « Oh oui, encore, démonte moi comme une armoire suédoise ! » que poussait sa partenaire. Comme d’habitude, Julia atteignit l’orgasme, suivi peu de temps après par Richard dont elle sentait l’éjaculation se répandre dans son ventre. Julia était allongée sur le ventre, un sourire satisfait alors que Richard semblait sombrer dans les bras de Morphée. C’est en voulant encore des caresses et aussi lui offrir ses seins pour qu’il se désaltère d’une bonne rasade de lait comme il en avait pris l’habitude que Julia se retourna vers lui.
— Richard, mon gros bébé, tu veux ta tétée ? … Richard ? Hé, ho... Arrête, Richard, ce n’est pas drôle ! Mais réagis, bon sang… Oh merde ! dit-elle, apeurée.
Elle se leva d’un bond et prit le téléphone pour appeler le médecin qui ne mit que quelques minutes pour arriver, habitant à proximité. Julia était inquiète, car pendant qu’elle attendait le praticien, elle avait tenté de trouver son pouls, sans résultat. Ce n’est que lorsque le toubib est arrivé, en pyjama à rayures recouvert d’un manteau, que Julia lui a dit qu’il était tombé dans les pommes, les yeux presque révulsés après l’orgasme. Elle lui confirma qu’il prenait son Viagra tous les jours ainsi que des comprimés, que Richard prétendait être des vitamines.
Ce n’est que quelques minutes plus tard que le médecin rejoignit Julia qui était en robe de chambre, un verre à la main. Malheureusement, pour Richard c’était fini. Il avait péché par excès et en avait payé le prix. Le médecin prépara le corps pour qu’il soit présentable et se chargea de prévenir tout le monde. Il donna à Julia un somnifère, et elle partit dormir dans la chambre qui avait été la sienne à son arrivée.
Les funérailles de Richard furent expéditives et très vite organisées. Tous les membres du club s’y sont mis, et Julia pouvait compter sur le réconfort et l’amitié de Léa et d’Anaëlle. Ce n’est que le lendemain de l’enterrement que Julia, toujours chez Richard, reçut la visite de son notaire, Maître Gerfaut.
— Bonjour, Mademoiselle.
— Bonjour, Maître.
— Je ne vous demande pas comment ça va ; je connais la réponse. Si je suis venu vous voir, c’est pour la succession. Comme vous le savez, Richard n’avait aucune famille. Ce qui fait que je vais devoir essayer de trouver un légataire qui va hériter tout son patrimoine.
— Tout ? Même le château ?
— Oui. Pourquoi ?
— Bonjour, Maître.
— Je ne vous demande pas comment ça va ; je connais la réponse. Si je suis venu vous voir, c’est pour la succession. Comme vous le savez, Richard n’avait aucune famille. Ce qui fait que je vais devoir essayer de trouver un légataire qui va hériter tout son patrimoine.
— Tout ? Même le château ?
— Oui. Pourquoi ?
C’est avec une boule au ventre qu’elle lui raconta l’accord qu’ils avait passé.
— Oui, je vois… Malheureusement, c’est un accord entre vous. Juridiquement ça ne vaut rien.
— Quoi ? Ça veut dire que j’ai couché avec lui durant tout ce temps, que j’ai fait tout ça pour rien ?
— J’en suis navré pour vous, mais j’en ai bien peur… Ah, ça sonne à la porte.
— Je ne suis pas d’humeur à recevoir qui que ce soit.
— Oui, mais ça insiste ; je vais ouvrir.
— Quoi ? Ça veut dire que j’ai couché avec lui durant tout ce temps, que j’ai fait tout ça pour rien ?
— J’en suis navré pour vous, mais j’en ai bien peur… Ah, ça sonne à la porte.
— Je ne suis pas d’humeur à recevoir qui que ce soit.
— Oui, mais ça insiste ; je vais ouvrir.
Quand Maître Gerfaut ouvrit la porte, il se trouva face à face avec le médecin de Richard qui tenait dans ses mains une enveloppe à l’intention de Julia. Quand Maître Gerfaut reprit sa discussion avec Julia concernant le château familial, le médecin prit la parole.
— Excusez-moi, mais si j’ai bien compris, vous aviez un accord entre vous pour rembourser la dette de votre père.
— Oui, si j’en suis venue à accepter sa proposition, c’était uniquement pour ça. Mais d’après Maître Gerfaut, notre accord n’a aucune valeur. Donc j’ai fait tout ça pour rien.
— Ça, je n’en suis pas sûr...
— Pourquoi vous dites ça ?
— Ceci ; cette enveloppe. Vous vous souvenez que vous ne vous sentiez pas bien le mois dernier ? Et peu de temps avant la disparition de Richard, je vous avais fait une prise de sang pour contrôler votre niveau d’œstrogène.
— Oui, mais quel rapport avec la succession ?
— Tout, justement. Lisez vous-même : on a fait une petite découverte vous concernant.
— Vous m’intriguez. Je ne vois pas en quoi mes résultats d’examen pourraient… Quoi ? Comment ça, je suis enceinte de six semaines ? Mais je n’ai jamais retrouvé mon cycle normal.
— En fait, si. Mais vu vos rapports répétés, vous avez été prise tout de suite. Ce qui veut dire – et ça notre ami notaire ici présent nous le confirmera – que Richard n’est plus sans héritier, et que, par conséquent, tout devrait s’arranger pour le château.
— Oui, si j’en suis venue à accepter sa proposition, c’était uniquement pour ça. Mais d’après Maître Gerfaut, notre accord n’a aucune valeur. Donc j’ai fait tout ça pour rien.
— Ça, je n’en suis pas sûr...
— Pourquoi vous dites ça ?
— Ceci ; cette enveloppe. Vous vous souvenez que vous ne vous sentiez pas bien le mois dernier ? Et peu de temps avant la disparition de Richard, je vous avais fait une prise de sang pour contrôler votre niveau d’œstrogène.
— Oui, mais quel rapport avec la succession ?
— Tout, justement. Lisez vous-même : on a fait une petite découverte vous concernant.
— Vous m’intriguez. Je ne vois pas en quoi mes résultats d’examen pourraient… Quoi ? Comment ça, je suis enceinte de six semaines ? Mais je n’ai jamais retrouvé mon cycle normal.
— En fait, si. Mais vu vos rapports répétés, vous avez été prise tout de suite. Ce qui veut dire – et ça notre ami notaire ici présent nous le confirmera – que Richard n’est plus sans héritier, et que, par conséquent, tout devrait s’arranger pour le château.
Julia, sous le choc, ne savait plus quoi dire. C’est là que le notaire reprit la parole.
— Bon ; eh bien, voilà qui règle tout. Toutes mes félicitations, Julia.
— Merci. Mais j’ai du mal à réaliser.
— Grâce à ça, vous allez pouvoir récupérer votre demeure. Je ferais traîner les choses jusqu’à ce qu’on puisse attester de la paternité de Richard, et une fois fait, tous les actifs seront bloqués jusqu’à la majorité de l’enfant ainsi que les revenus. Seul sera débloqué le montant des trois salaires de l’agence immobilière ainsi que les sommes nécessaires aux chantiers en cours jusqu’à achèvement des travaux. Ça vous laisse un peu plus de dix-huit ans pour vous retourner… au minimum.
— Je suis sur le cul ! Qui aurait cru que ça puisse finir comme ça ?
— Merci. Mais j’ai du mal à réaliser.
— Grâce à ça, vous allez pouvoir récupérer votre demeure. Je ferais traîner les choses jusqu’à ce qu’on puisse attester de la paternité de Richard, et une fois fait, tous les actifs seront bloqués jusqu’à la majorité de l’enfant ainsi que les revenus. Seul sera débloqué le montant des trois salaires de l’agence immobilière ainsi que les sommes nécessaires aux chantiers en cours jusqu’à achèvement des travaux. Ça vous laisse un peu plus de dix-huit ans pour vous retourner… au minimum.
— Je suis sur le cul ! Qui aurait cru que ça puisse finir comme ça ?
Le médecin, qui était aussi le confident de son patient, reprit la parole.
— Richard s’en doutait probablement. Je le connais depuis longtemps, et il m’avait dit que les effets contraceptifs du gel-douche risquaient de s’estomper.
— Le gel-douche ?
— Aïe… Visiblement, vous n’étiez pas au courant. Enfin, bref. Disons juste que son fournisseur lui avait dit que le corps finissait par s’immuniser face à cette substance. Ce qui veut dire que vous devriez recouvrer un équilibre métabolique après l’accouchement. Vous aviez sûrement remarqué qu’il se bourrait de médicaments ?
— Oui.
— Eh bien, en fait il tenait à rester en forme pour pouvoir assurer au lit. Étant donné que vous étiez devenue plus qu’exigeante en la matière…
— Vous voulez dire que c’est de ma faute ?
— Ah non, pas du tout. C’est de la sienne ; s’il ne vous avait pas fourni le gel-douche… Enfin, bref, il devait se douter que son cœur fragilisé allait lâcher avant l’échéance de votre accord.
— Et il n’a vu que ça comme solution ? C’est un coup de poker assez osé, non ?
— Plutôt, oui ; mais réussi.
— Le gel-douche ?
— Aïe… Visiblement, vous n’étiez pas au courant. Enfin, bref. Disons juste que son fournisseur lui avait dit que le corps finissait par s’immuniser face à cette substance. Ce qui veut dire que vous devriez recouvrer un équilibre métabolique après l’accouchement. Vous aviez sûrement remarqué qu’il se bourrait de médicaments ?
— Oui.
— Eh bien, en fait il tenait à rester en forme pour pouvoir assurer au lit. Étant donné que vous étiez devenue plus qu’exigeante en la matière…
— Vous voulez dire que c’est de ma faute ?
— Ah non, pas du tout. C’est de la sienne ; s’il ne vous avait pas fourni le gel-douche… Enfin, bref, il devait se douter que son cœur fragilisé allait lâcher avant l’échéance de votre accord.
— Et il n’a vu que ça comme solution ? C’est un coup de poker assez osé, non ?
— Plutôt, oui ; mais réussi.
Quand Julia s’est retrouvée seule, elle était partagée. Elle était ravie que tout s’arrange pour elle et sa famille, mais elle en a voulu à Richard pour sa petite machination. Tout lui est revenu en tête : son excitation grandissante, la sensation de bien-être qui l’amenait à réutiliser encore plus ce produit… Elle prit toutes les bouteilles de gel-douche qu’il y avait en stock pour les vider dans le lavabo. Sans ces substances en elle, sa libido est redevenue normale et elle est retournée chez elle. Si cet enfant n’était pas la clé pour la récupération de sa demeure familiale, elle ne l’aurait probablement pas gardé, mais elle ne pouvait pas se le permettre.
Plusieurs mois plus tard, la paternité de Richard ayant été confirmée, au château c’était jour de fête, et le notaire fut gracieusement invité. À un moment dans la soirée, Maître Gerfaut étant connaisseur en vins, il accompagna le grand-père à la cave où il remarqua quelque chose. La cave devant couvrir toute la surface du sous-sol semblait plus petite que prévu.
— Dites-moi, Monsieur, ce mur, il a toujours été là ? demanda le notaire en examinant le mur.
— Non, il a été monté en 1940 quand les Allemands sont arrivés, suite à des travaux.
— Des travaux ? Vous n’auriez pas une masse par hasard ?
— Si, juste là. Mais… Nom de Dieu, mais qu’est-ce que vous faites ? demanda-t-il en voyant le notaire en train de casser le mur, révélant des étagères remplies de bouteilles de vin.
— Durant la guerre, beaucoup ont caché certaines œuvres d’art, des bouteilles ou d’autres biens de valeur dans des cachettes comme celle-ci, de peur que les Allemands ne les leur volent. Je n‘en suis pas sûr, mais je pense qu’avec un expert vous pourriez vendre ces bouteilles à des collectionneurs. Ainsi vous pourriez rénover le château avec l’argent, en plus de ce que Julia a gagné de la revente des cadeaux qu’elle avait reçus.
— Ça, c’est une grande nouvelle. En plus, on va avoir des frais avec l’arrivée du petit, et ça va nous permettre de vivre mieux.
— Non, il a été monté en 1940 quand les Allemands sont arrivés, suite à des travaux.
— Des travaux ? Vous n’auriez pas une masse par hasard ?
— Si, juste là. Mais… Nom de Dieu, mais qu’est-ce que vous faites ? demanda-t-il en voyant le notaire en train de casser le mur, révélant des étagères remplies de bouteilles de vin.
— Durant la guerre, beaucoup ont caché certaines œuvres d’art, des bouteilles ou d’autres biens de valeur dans des cachettes comme celle-ci, de peur que les Allemands ne les leur volent. Je n‘en suis pas sûr, mais je pense qu’avec un expert vous pourriez vendre ces bouteilles à des collectionneurs. Ainsi vous pourriez rénover le château avec l’argent, en plus de ce que Julia a gagné de la revente des cadeaux qu’elle avait reçus.
— Ça, c’est une grande nouvelle. En plus, on va avoir des frais avec l’arrivée du petit, et ça va nous permettre de vivre mieux.
Le notaire venait de faire la trouvaille de l’année. Ce n’est qu’après la naissance de son fils que Julia commença à envisager des travaux. Son projet : faire du château une maison d’hôtes. Comme l’avait prévu l’ancien toubib de Richard, Julia avait retrouvé sa silhouette d’avant… enfin, presque, car à force d’avoir les seins gonflés par les montées de lait durant une aussi longue période, elle avait quand même gagné une taille de bonnets. Malgré son retour chez elle, elle avait quand même conservé des contacts avec Léa et Anaëlle. Il faut dire qu’Anaëlle venait d’accoucher de jumeaux, Henri ayant exigé qu’elle se fasse ligaturer les trompes, et Léa avec beaucoup d’efforts avait convaincu Fernand de lui faire un troisième môme. Le notaire quant à lui l’aidait quand elle devait faire face au juge des tutelles pour son fils, mais Richard n’ayant plus de famille, personne ne venait lui chercher des poux dans la tête.
Au final, grâce à Richard, Julia était parvenue à faire revenir son château dans la famille. Même si elle lui en voulait quand même encore pour la manière dont il avait profité d’elle, pour son fils elle était prête à passer l’éponge. Bien évidemment, pour chacun des travaux elle était obligée d’en référer au juge des tutelles car c’était son fils le propriétaire et pas elle ; mais durant ces années chez Richard, elle s’était fait quelques relations qui l’aidaient en cas de coups durs. Son fils ayant un avenir doré grâce à la fortune laissée par son père, elle n’avait pas à s’en inquiéter. Ça la soulageait d’un poids, et l’avenir s’annonçait des plus ensoleillés.
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Commentaires ()
Je pense avoir trouvé une fin plus que potable. même si le gars a fini par avoir ce qu'il voulait, il a pêché par exces et s'est retrouvé pris à son propre piege.
Je pense que c'est le mieux que je pouvais faire.