Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un ! Deux ! Trois ! Trouple. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Un ! Deux ! Trois ! Trouple.
Chapitre 1
Juillet. Un club, en bord de mer.
—Rémy, regarde. Le garçon là…
—Lequel ?
—Le blond, avec la brune.
—Ceux qui s'installent ? Les jeunes ?
—Oui.
—Eh bien ?
—C'est bien lui que nous avons salué hier soir, en rentrant de la soirée ? Dans la case un peu avant la nôtre ?
—Euh, je crois. Pourquoi ?
—Il était avec une fille, mais pas celle-là. C'était une grande blonde.
—Et alors ?
—Alors l'autre il l'embrassait et pas un bisou, un vrai baiser.
—Celle-là, c'est peut-être une copine ?
—Une copine ? Mais regarde ils s'embrassent.
—Tu parles d'une blonde, regarde qui arrive.
En effet une autre jeune femme arrive. Elle ne semble pas dérangée par ce qu'elle découvre. Elle s'allonge de l'autre côté du garçon. Le garçon la découvre et il l'embrasse à son tour, un baiser assez chaud.
Il faut dire que nous sommes dans un club, genre ClubMed, au bord de la mer.
—Cela doit être un Trouple.
—Un quoi ?
—Un Trouple. On appelle cela du polyamour. À la base, c'est un couple auquel vient s'ajouter un troisième d'où le terme Tri Couple, Trouple.
—Ce sont des libertins, quoi, c'est tout.
—Pas vraiment, au moins un des deux est amoureux des deux autres. Par exemple le garçon est sûrement amoureux des deux filles.
—Ah ! Et au lit, ils font comment ?
—Pour cela il faudrait leur demander.
—Cela peut être aussi une des filles qui est amoureuse du garçon et de l'autre fille.
—Aussi. Tu les verrais comment au lit, toi ?
—S'ils sont tous les trois, en vacances, c'est pour baiser ensemble. Je ne sais pas, moi, les deux filles se câlinent et le garçon les regarde. Et toi ?
—Ils font cela à trois. Je vois bien les deux filles se caresser et puis aller s'occuper de leur copain.
—S'occuper comment ?
—Pour commencer une double fellation et puis…
—Rémy… Tu bandes, méfie-toi…
—Merde.
—Mets to short.
—Merci. Je suis à nouveau "visible".
—On pourrait retourner dans la case. Moi aussi je me sens toute chose.
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Dans la case.
—Eh bien mon salaud, tu as une trique d'enfer. Ce sont les gamines qui te font cet effet ?
Juliette est à genoux devant moi qui suis assis sur le fauteuil. Elle a tiré mon short et mon maillot et en quelques secondes ma queue s'est redressée. Elle me suce, gourmande, coquine. Je fais glisser une main vers son intimité. Elle n'a pas de mal à repousser le petit triangle de tissu pour découvrir que…
—Je ne suis pas le seul, tu mouilles. C'est le jeune qui t'inspire. À moins que ce soit les deux gamines.
—Va savoir. Elle me dit, provocante, le temps d'abandonner ma queue rigide.
—Je vais te montrer, moi que je peux être aussi bon que ce que tu fantasmes avec le jeunot.
—Je suis impatiente.
Cela fait longtemps que nous n'avons pas été si complices. Je la fais relever, mais au lieu de la pousser vers le lit, je la guide vers la grande étagère qui couvre un des murs de la case. Elle comprend. Tout naturellement elle s'y appuie, se penche, se cambre, écartant les jambes, m'offrant une croupe magnifique. La ficelle de son maillot n'est pas un obstacle. Je la possède d'une poussée, à la dure, à la hussarde, une façon que je ne fais presque jamais. Elle ne s'y attendait pas. Elle part en avant et heureusement un coussin de décoration évite le choc du bois.
—La vache. Elles t'inspirent les deux gamines.
—Oui, mais toi aussi ma chérie. Je vais te montrer que ton vieux mari a encore de la ressource.
Et de la ressource j'en ai. Je la baise avec entrain. Heureusement le coussin amortit un peu ses gémissements. Les cases ne sont pas des modèles d'insonorisation et plus d'une fois en rentrant tard on peut entendre des bruits qui ne sont pas des scènes de ménages mais de bonnes baises… Tiens ce soir j'irai faire un tour à côté de la case du Trouple…
Et de la ressource j'en ai. Avec l'âge j'ai encore amélioré mon temps et mon contrôle. Le temps de tenir avant de cracher, désespoir de mon adolescence ou je n'arrivais pas à tenir plus d'une ou deux minutes. Le contrôle qui maintenant vient s'ajouter à la durée, contrôle qui me donne quasiment toute liberté.
Ma queue connaît le chemin. Elle quitte un vagin gras d'une première jouissance, pour se frotter à l'anus, le préparer, l'enduire de ce que le vagin a secrété. La coquine, elle aussi a dû fantasmer fort.
C'est, par contre, d'une poussée lente et continue que je lui prends le cul. Bien que nous aillions très tôt utilisé ce chemin, autant par nécessité que par envie, le muscle de Juliette est resté, à la fois accueillant, souple et étouffant. Je crois, bien que nous n'en aillions jamais parlé, que mon épouse a pendant une période, décidée de faire des exercices afin que…
Mais il n'est plus temps de penser à la technique. Le moment est à l'enculade. Très vite son conduit se lubrifie et même s'il reste délicieusement étroit, je m'active sans frottements.
Je m'active. Je m'agrippe à ses hanches. Je m'agrippe à ses épaules. J'attrape ses tresses. Son corps est un arc tendu. Ma queue est une flèche.
—Ohhh… Ohhh… Chéri c'est… Oh, mon Dieu, il y a longtemps que…
Elle a raison. Je me sens puissant, jeune, jeune comme le gamin qui doit baiser les deux gamines…
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Quelques minutes plus tard. Dans la case.
—C'était drôlement bon, tu ne trouves pas. Je demande.
—Oh, oui. On devrait faire cela plus souvent.
—Faire quoi ? Baiser ou fantasmer sur des jeunes ?
—Les deux. Cela ne fait de mal à personne. Que du bien… Que du très bien… Merci Chéri.
—On ne croise pas un Trouple tous les jours.
—Peut-être.
Un long silence.
—On retourne à la plage ?
—Bien sûr.
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Sur le chemin vers la plage.
—Tu dis bonjour à qui ? Je demande à Juliette alors que je la vois faire un signe de la main.
— A Martial.
—C'est qui Martial ?
—Tu sais celui qui est venu m'inviter à danser hier soir.
—Ah, le grand black ?
—Oui.
—Et tu connais son prénom ? Vous êtes si intime que cela ?
—Tu es bête. Il me l'a dit, c'est tout.
—En tout cas tu as une touche.
—Arrête.
—Oh, regarde, ils sont toujours là.
En effet le Trouple est à sa place. Manifestement ils ont été se baigner. Ils se crèment. C'est l'occasion de jeux.
—Ils sont mignons, tu ne trouves pas ? Dit Juliette.
—L'insouciance de la jeunesse.
—Quand tu dis cela, tu donnes l'impression que nous sommes des vieillards. On n'est pas… On n'est plus vieux à cinquante ans. Je me sens en pleine forme.
—C'est une expression comme ça, pas plus.
—En tout cas, ces jeunes, ils ont peut-être trouvé la solution à ces divorces si nombreux.
—Ah et comment ?
—La franchise. Le choix et le courage d'accepter que son conjoint, son compagnon, tombe amoureux d'une autre. De l'accepter et de lui laisser cette liberté, si le couple est toujours amoureux.
—Waouh, je ne te savais si permissive.
—Cela évite les mensonges dans le couple.
—Des mensonges comme quoi ?
—Comme ceux d'un mari qui trompe sa femme.
—Ah, ceux-là !
—Tu en connais d'autres ?
Je la sens très engagée dans cette conversation.
—Ce sont certainement des mensonges pour éviter que la femme ou le mari, ne souffre.
—Ce n'est pas pire que d'apprendre par d'autres que son mari a une maîtresse.
—Peut-être.
—Pas, peut-être, c'est certain. Elle se tourne vers moi. Tu crois que moi, lorsque je l'ai appris, je n'ai pas souffert.
—Juliette, Juliette, tu parles de quoi ?
—Ne sois pas hypocrite. Je sais tout. Mon pauvre chéri je lis en toi à livre ouvert.
—Je… Quoi…
—La première fois, j'ai tout de suite soupçonné quelque chose. J'ai même su lorsque tu as rompu. Ton comportement était différent. Tu me délaissais, mais après ta rupture tu me revenais, tu me faisais des cadeaux. Tu te sentais si coupable.
—Mais… Mais…
—Et en plus, chéri tu as toujours, toujours le même mot de passe.
—Je…Tu savais ?
—Oui, je pense pour toutes. Au fil des années. Chaque printemps et en septembre. Tu es réglé comme une horloge. Une horloge biologique. Tiens la dernière, une certaine Amanda…
—Mais si tu savais, pourquoi…
—Oh, pour la première tu as bien failli rentrer dans une maison vide. Mais comme cela n'a pas duré longtemps et que tu m'es revenu, alors j'ai pensé à un moment de faiblesse.
—Oh, mais après.
—Tu n'as pas une petite idée ?
—Non, pourquoi.
Je regarde autour de moi. Personne ne regarde vers nous. Le monde continue sa course alors que nous parlons de…
—Moi aussi j'ai compris que cela avait du bon.
—Mais quoi ? Qu'est-ce qu'il y a de bon ?
—L'adultère. Aller voir ailleurs. Séduire. Se laisser séduire. Découvrir d'autres choses…
—Quoi, tu…
—Mais oui mon chéri, moi aussi. Peut-être pas aussi souvent que toi, mais assez pour vivre ce grand frisson du fruit défendu.
—Tu m'as trompé ?
—Mais oui. Tu ne vas pas me faire une scène ? Si nous sommes encore ensemble maintenant, je pense que c'est aussi grâce à cela. Comme toi, je me sentais coupable. Et je vais te faire une confidence.
—Laquelle ?
—Approche.
—Pourquoi ?
—Par-ce-que. Tu promets de ne pas crier si je te dis.
—Oui, quoi ?
Je crains le pire. Que va-t-elle m'annoncer. Qu'elle me quitte ? Que… Je me penche vers elle. Elle approche ses lèvres de mon oreille. Je suis tétanisé.
—Chacune de mes aventures, si elle me satisfaisait sexuellement, me faisait comprendre que je t'aimais toujours. Mieux, si j'ose dire, elles confortaient mon amour. Oui, chéri, je t'aime.
Je recule devant cet aveu. Nos visages se font faces. Nos regards… Elle a une larme au coin de l'œil. Ses paroles paraissaient légères mais en réalité…
—Oh chérie, excuse-moi.
Je m'assieds sur mon transat. Je me penche vers elle. Je l'enlace. Moi aussi je lui parle à l'oreille.
—Excuse-moi. Je suis impardonnable. J'ai une épouse magnifique. Je t'aime. Moi aussi je t'aime…
—Tu ne m'en veux pas ? Tu me pardonnes ?
—Mais non, bien sûr que non. Je suis coupable. Je n'ai rien à te pardonner.
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Nous nous sommes baignés. C'est comme si l'eau nous avait lavé de tous nos péchés. Le Trouple est parti.
—Je me demande qui fait quoi et avec qui ? Me dit Juliette en regardant la place qu'ils occupaient.
—Si on les voit tu pourras leur demander.
—Tu es bête.
Un long silence.
—En tout cas leur présence m'aura permis de te parler. Comme ça les choses sont claires. Elle dit.
—C'est vrai. D'une certaine façon, moi aussi, je me sens allégé.
—Nous avons soldé le passé, mais pour l'avenir ?
—Je te promets que…
—Ne fais pas des promesses que tu ne pourras pas tenir.
—Mais, je… Alors quoi ?
—Si à partir de maintenant on se parlait ?
—Parlait de quoi ?
—Si on a une aventure.
—Par-ce-que tu penses que…
—Je ne sais pas, mais au cas où. En tout cas moi je te le dirais.
—Tu… Tu… Tu me dirais que tu as un amant ?
—Pas toi ?
—Mais, Juliette, tu t'entends ?
—Oui. Sans aller jusqu'à ce Trouple, d'ailleurs dans leur trio il y de l'amour entre plusieurs ce qui n'est pas notre cas.
—Non, nous c'est juste pour… Pour…
—Pour le sexe, oui. Une incartade pour pimenter, pour revenir encore plus amoureuse.
—Juliette, tu me tues. Jamais je n'aurais imaginé.
—Moi non plus. Mais l'occasion fait le larron. Alors on fait quoi ?
—D'accord. Promis, cracher, juré, je ne mentirai plus.
—Même par omission ?
—Même par omission. Je signe où ?
—Si je te le disais tu serais choqué.
—Coquine. Ma femme est une coquine.
—Oui, mais c'est aussi à cause de toi.
—Tu veux dire grâce à moi.
—Cela se discute.
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Tard dans la nuit, au club.
Il est apparu comme par magie, frayant son chemin parmi les autres danseurs, alors que tout le monde se déhanche sur une musique qui assourdit, dont les basses vous secouent et vous entraine. Il danse bien. Je me sens un peu ridicule devant lui. Il fut une époque où on aurait pu dire " qu'ils ont le rythme dans le sang", mais heureusement ce temps est révolu. D'ailleurs si je regarde un peu autour de moi et que je regarde les hommes et pas seulement les femmes, d'autres que lui sont bons.
Il ne manque pas de culot. Certes il est face à nous, mais son regard est franchement dirigé vers Juliette avec juste quelques secondes vers moi, comme par politesse.
Il doit avoir la trentaine. Il fait partie du staff ou des profs, car je l'ai vu entrer dans du "Privé". Une seconde j'ai la vision du film "Les bronzés" avec Thierry Lhermitte en GO qui accumule les conquêtes parmi les clientes. Ce Martial est-il un séducteur ? A-t-il jeté son dévolu sur Juliette, en faire sa proie ?
La musique cesse. Aussitôt une voix :
Mesdames invitez l'homme le plus proche de vous. Et c'est parti pour une série de slows. Oh là là…
Evidemment Juliette invite Martial.
Une pensée : Et si ce Martial avait organisé ce piège avec le DJ.
Mais déjà les couples se forment. En face de moi une femme. Elle me regarde. Elle attend. Je l'invite. J'ai perdu Juliette de vue.
Le slow se termine. Avant que l'autre ne commence je libère ma cavalière et retourne à notre table. Personne. Mais je vois le couple. Juliette se libère et vient vers moi.
—Tu ne danses pas ?
—Non, ça va.
—Cela t'ennuie si je continue ?
Que dire ? Dire "Non", mais de quel droit ? Après tout ce n'est qu'une danse et même si le séducteur la drague, cela ne peut pas aller bien loin, la frotter, l'exciter et j'en serai l'heureux bénéficiaire. Décidemment cette journée est pleine de surprise. Sauf, sauf s'il l'entraine ailleurs et que…
—Non, bien sûr. Vous restez là?
—Rester ? Bien sûr, on danse.
—Amuse-toi bien chérie.
La coquine, elle s'amuse. Moi, de temps en temps je danse aussi. Elle me fait coucou si elle me voit. Au moins ils sont là. Elle vient boire un verre et repart après un :
—Cela ne t'ennuie pas si je danse encore ? Que dire, surtout qu'elle ajoute. Pas plus de deux je commence à avoir mal aux pieds.
Elle tient parole.
On est en route vers note case. Je ne peux m'empêcher de faire remarquer :
—Eh bien ce Martial il t'a tapé dans l'œil !
Je pense qu'elle va me dire que "Non" que " Il danse bien" ou n'importe quelle autre excuse, mais je l'entends dire.
—C'est vrai. Il est très bon danseur. Je dois t'avouer qu'il me fait de l'effet.
—De l'effet ? De l'effet comment ?
—On s'est bien mis d'accord pour dire la vérité, n'est-ce pas ?
—Oui, enfin… Oui.
—Donc, je ne pensais pas avoir à te le dire si vite, mais cet homme me plaît.
—Oh !
—Je suis désolée. Mais c'est la vérité. Quand je t'ai proposé ce deal, je pensais pour plus tard et surtout pas dans ces conditions.
—Je ne sais pas quoi dire.
—Alors ne dis rien et rentrons.
Nous avançons. Tout tourne dans ma tête. Je m'arrête et dit :
—Parle-moi franchement. Si tu l'avais rencontré à Paris, tu aurais couché avec lui ?
—Oui, et aussitôt. J'ai senti une telle attirance que j'avais du mal… C'est la première fois, je t'assure. Mais on est ici, et…
—Si je n'avais pas été au club, tu…
—Oui, il me l'a proposé, mais je ne pouvais pas te faire ça.
—Mais tu ne l'as pas fait ? Tu regrettes ?
—Le problème n'est pas là. Tu étais présent, c'est tout.
—Mais imagine que…là…en cet instant…je décide d'aller me coucher… que je ne dise rien…que je te laisse derrière moi. Que ferais-tu ?
—Tu ferais ça ? Ce serait une façon de me laisser faire comme je veux. Et si je décide d'aller le rejoindre ? Si je couche avec lui ? Rémy ne joue pas à ce jeu, c'est trop cruel.
Un silence.
—Je suis fatigué, je vais me coucher. Ne rentre pas trop tard.
—Rémy.
—Bonne soirée chérie.
Et je lui tourne le dos. Je l'ai fait "Grand seigneur" mais putain que je me retiens de me retourner et lui dire que je ne veux pas. À chaque pas, j'attends qu'elle m'appelle, mais non. Au détour d'une case, je me retourne. Elle n'est plus là. Elle est partie, elle est allée retrouver son séducteur.
Peut-être qu'elle ne va pas oser ? Tout de même en moins de 12 heures on est passé des Trouples, aux aveux, aux accords et déjà elle irait...
Je fais demi-tour. Je retourne vers le club. Je me cache vers l'entrée tout en me disant que si elle le retrouve, il va l'entrainer par-derrière, dans le privé, pour retrouver sa chambre.
Non, ils ressortent. Ils se tiennent la main. Ils marchent vite. Je les suis.
Mais pourquoi je les suis ? Pour intervenir et les séparer avant ? Pour les regarder, mari voyeur ?
Ils se dirigent à l'opposé de la plage. Il fait presque nuit noire. Je les perds de vue. J'avance avec précaution. Une silhouette qui quitte le sentier.
Ils sont là. Quelques mètres et une végétation dense nous séparent.
Je n'entends rien. Je crois m'être trompé, qu'ils sont plus loin. Mais un soupir, et puis un autre qui ne me laisse aucun doute. C'est la voix de Juliette, sa voix lorsque je la caresse, que je…
Mais c'est ce Martial qui…
Comment on en est arrivé là ? Ce matin je me suis réveillé avec mon épouse à mes côtés. Et ce soir, elle est avec un autre homme. Et, en plus, avec mon accord. Certes un accord presque arraché, mais pas obtenu par traîtrise, mensonge, dissimulation. Non, tout l'inverse…
Il ne faut pas que je reste. Je n'ai pas donné mon accord pour cela, pour me faire voyeur, banal mari cocu.
Je pars en silence.
Je retrouve ma case.
Je me couche, seul.
Le sommeil ne vient pas.
Une heure. Une heure que je suis revenu.
Une heure et quart… Et demi… Et trois quarts… Deux heures. Putain il la baise encore et encore…
La porte grince. Je fais semblant de dormir. Elle entre sans bruit. Elle se déshabille, j'entends le froissement de tissus.
Son souffle sur ma joue.
—Je suis là. Dors mon chéri. Merci.
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Le lendemain matin.
C'est le bruit de la douche qui me réveille. Je me lève. Elle ouvre la porte. Elle apparait nue, magnifique.
—Je t'ai réveillé, excuse-moi.
—Non, enfin oui. Oh il est 8 h.
—Ça va. Ta régate ne commence qu'à 10 h.
—C'est vrai. Et toi tu as prévu quoi ?
—Farniente, et un cycle, massage, thalasso.
J'hésite mais ne peut résister à questionner.
—Eh, hier soir, c'était bien ?
—Tu veux parler de Martial ?
—Oui, bien sûr. Je crois que je n'aurais jamais imaginé pouvoir poser ce genre de question. Je m'entends, étonné que je dise cette pensée intime.
—Moi non plus, de te répondre à cela.
—Alors.
—Bien, très bien même.
—Ah, tout de même.
—Il ne fallait pas me poser la question si tu ne voulais pas savoir.
—Il en a une grosse ? Aussitôt je regrette d'avoir posé cette question.
—Rémy ! Allons ! ne tombons pas dans le vulgaire. Non c'était bien, mais toi aussi tu as vécu ce genre de moment avec tes maitresses. La nouveauté, le parfum de l'adultère mais ce soir pour la première fois, j'ai pu le vivre sachant que nous avions dépassé ce stade et que nous nous accordions cette liberté.
—Bien.
—Ne fais pas cette tête. Je suis là et bien là. Rien n'a changé entre nous. Et pour te dire, tu as devant toi une épouse qui voudrait bien…
Elle avance. Elle me pousse sur le lit. Elle m'embrasse. Elle me couvre de baiser et lorsqu'elle arrive plus bas, elle découvre ma trique. Une trique qu'elle suce, qu'elle câline et sur laquelle elle vient s'empaler.
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Fin d'après-midi. À la case.
—Coucou Chéri. Tout s'est bien passé ? Ta régate ?
—Super. Le vent parfait. Et toi ?
—Comme je pensais. Très relaxant.
—Et… Et…
—Tu voudrais savoir si j'ai retrouvé Martial ?
—Oui, enfin, je ne veux pas te fliquer.
—Mais c'est bien normal. Le choix de la vérité impose ses règles. Alors, oui, on s'est vu. Mais juste parlé quelques minutes. Et pour tout te dire, il m'a proposé de nous retrouver au club ce soir.
—Et tu as répondu quoi ?
—Que tu avais peut-être une autre sortie de prévue. C'est le cas ?
—Euh, non.
—Alors on pourrait aller danser. Cela te dirait ? Tu pourrais peut-être trouver une âme sœur. Il ne manque pas de femmes qui recherchent une aventure.
—C'est toi qui me dis cela !
—Je me sentirais moins coupable de te laisser, te sachant en galante compagnie.
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Le soir, au club.
Il n'a pas attendu bien longtemps avant de venir l'inviter. Juste quelques morceaux pour nous échauffer. Au bout de quelques minutes elle revient.
—Cela ne t'ennuie pas ?
—Si on est venu, c'est que je suis d'accord.
Il suffit de quelques mots, pas besoin de longues phrases. Chacun sait.
Mais je constate qu'ils restent danser.
—Bonsoir. Je peux vous inviter.
C'est une femme qui se dresse devant moi. Entre deux âges, plutôt mignonne, avec de belles rondeurs. Elle porte le badge des GO.
J'accepte. Je ne veux pas faire "La potiche". Nous dansons. Nous croisons les autres. Je comprends à certains regards que cette "Mélissa" n'est pas venue m'inviter par hasard. Elle est missionnée par Martial. Est-ce que Juliette est au courant ?
Après tout, pourquoi pas.
Les rondeurs se font câlines. Mélissa m'a entraîné loin des autres. Elle se frotte si bien que je bande. Elle le sent. Elle se frotte encore plus et bientôt j'entends :
—On pourrait continuer dans un coin plus tranquille. Je connais une case non occupée.
Je la quitte deux bonnes heures après. Je me suis surpassé. Cela n'a pas été difficile. Cette Mélissa mérite le détour. C'est la première fois qu'on me fait une cravate de notaire. Je veux, si jamais Martial lui demande, qu'elle puisse lui dire que le mari de la femme qu'il baise est un bon coup, un très bon, même. Que si Juliette couche avec lui, ce n'est pas par manque…
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De retour dans la case.
Elle est rentrée avant moi. Elle lit.
—Alors ? Elle demande avec un petit sourire. Il me semble bien t'avoir vu avec une belle plante.
—Bien, très bien même.
Elle sourit, reconnaissant mot pour mot sa réponse à ma question ce matin.
—Je suis heureuse pour toi. Bonne nuit chéri… Tu ne me fais pas un petit bisou…
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Cinq jours plus tard.
C'est si facile.
C'est comme si notre décision de ne plus nous mentir, même par omission, nous avait libéré. Certes c'est Juliette qui a commencé avec ce Martial, mais je reconnais volontiers qu'avec Mélissa, je me fais plaisir.
Nous reformons notre couple chaque nuit, alors que l'un après l'autre nous rejoignons notre case.
Chaque matin et parfois chaque après-midi nous faisons l'amour. Comme si nous voulions vérifier que malgré nos escapades, le plaisir était toujours au rendez-vous… Et il l'est… Même encore meilleur qu'avant. Je ne m'étais jamais senti si vaillant, capable de satisfaire, et mon épouse et ma maitresse.
Le plaisir mais aussi la tendresse. Même si nous baisions avec fougue, presque violence, Juliette se montrant déchainée comme jamais, nous nous retrouvions épuisés et heureux. Alors c'était un moment d'une délicatesse totale.
Ce soir, je sens bien que Mélissa n'est pas en grande forme. Nous dansons plus longuement. J'ai vu Martial et Juliette partir depuis un moment.
—Je ne me sens pas terrible ce soir. Cela t'ennuie si…
—Pas de problème bien sûr. Tu veux que je t'aide à rentrer.
—Tu es un chou, mais non, merci.
Il est tard, mais il fait encore très chaud. J'hésite à rentrer à notre case, car nous n'avons pas la clim et elle doit être une étuve. Je me promène un peu, mais tout naturellement je me retrouve devant chez moi.
Merde la porte est ouverte. On a dû nous cambrioler. Nous sommes la dernière case avant la forêt et donc la plus facile. Ils ne risquaient pas d'être dérangés. Prudent j'avance à pas de loup. Je m'immobilise tout près de la porte, décalé pour ne pas être vu. Ils sont là, des murmures le confirment. Je prête l'oreille. Ce ne sont pas des cambrioleurs mais Juliette. Je ne savais pas qu'ils venaient dans notre case. J'écoute. J'imagine. Ils parlent à voix basse, mais ils ne font pas que parler, le ton des voix en est la preuve.
—Bonsoir.
Je sursaute. C'est un gars que je n'ai pas vu arriver. Il va entrer dans la case voisine, pas celle du trouple, mais l'autre. Je me sens ridicule, surpris dans une position qui pourrait faire croire que j'espionne. Je réponds d'un signe de la main et fait mine d'entrer. Mais il reste comme s'il s'inquiétait.
J'entre. J'entre sans bruit. Je ne suis qu'une ombre qui doit se détacher sur le clair de lune. La case est dans un noir. Mais rien ne se passe. Ils ne m'ont pas vu. Ils ont dû laisser la porte pour avoir un peu de fraicheur. Je me sens ridicule. Je me sens comme un mari trahi qui veut surprendre les amants. J'ai dépassé ce stade. Certes, pas depuis longtemps, pas assez pour être insensible aux gémissements de mon épouse qui… Qui se baise sur Martial. Le peu de clair de lune me les montre sur le lit. Elle le chevauche. Mes yeux se font à l'obscurité. Elle le chevauche lentement, avec un mouvement ample, souple, avec juste une descente un peu plus rapide que la montée, qui dénonce son impatience à se faire remplir. Je n'ai jamais osé reposer la question : Il est bien équipé ? .
—C'est bon… C'est bon…
Une litanie accompagne son mouvement. Un grognement lui répond. Martial lui en fait l'écho.
Il faut que je parte discrètement. J'aurais honte de me faire surprendre en mari voyeur, mari qui n'assume pas cette liberté nouvelle. Pourtant je reste. Etrangement je ne suis pas jaloux. Oh, si, un peu tout de même. Surtout que Juliette accélère, que je l'entends de plus en plus, que ces "C'est bon" ne sont plus que des "Oui…Oui", que son plaisir est évident, que son amant l'encourage par des "Oui, plus fort" et que le "Je t'aime" en entraîne un "autre", que la jouissance…
J'ai bien entendu ? Elle a bien dit "Je t'aime" et lui aussi a répondu…
Je ne sais pas ce que je fais, toujours est-il que je renverse cette putain de lampe sur pieds qui est toujours en équilibre instable. Le bruit de la chute est évident. Aussitôt j'entends.
—Qui est là ?
Martial s'est levé est a bondi. Il va m'attraper, mais la lumière se fait et au dernier moment s'arrête.
—Rémy ? Tu… Je ne savais pas…
Et moi, comme un con, je ne peux quitter du regard son sexe qui est encore en demi érection, un long machin… Enfin je me réveille…
—Pardon, je ne savais pas que vous veniez ici… Mélissa ne se sentait pas bien, aussi… Mais je vais vous laisser…
—Non, non, Rémy reste… Tu es chez toi… Je vais partir. Répond Martial qui fait mine d'attraper un slip.
Un silence. Et puis Juliette parle :
—Non, restez tous les deux. De toute façon, il fallait que je vous parle, à toi plus particulièrement chéri.
Le chéri me donne du baume au cœur.
—Venez vous asseoir… Ici… Elle tapote le lit. Elle se lève… Je vais couper la lampe. Ce que j'ai à dire demande… Je n'aurais pas le courage…
Nous sommes assis, l'un à côté de l'autre, enfin avec un bel espace entre nous. Elle tire un pouf et s'assied dessus, juste en face.
Un long silence et puis.
—Je ne peux pas comme ça. Rémy tu veux bien te déshabiller… Tu fais trop sévère, tu fais juge.
J'obéis. Je crains le pire. Je l'ai parfaitement entendu dire à son amant qu'elle l'aimait, alors pour moi c'est…
—Chéri, as-tu entendu ce que j'ai dit à Martial ?
—Oui. Inutile de nier. Donc tu l'aimes. Vous vous aimez… Tu vas me quitter… Mais enfin Juliette, c'est trop rapide… Excuse-moi mais c'est un amour de vacances…
Elle sourit. Oui elle sourit.
—Du calme, tu vas trop vite. Laisse-moi te dire… Oui, j'aime Martial. Non, ce n'est pas un amour de vacances. Je reconnais que c'est rapide et inattendu mais mon amour est bien réel. Une sorte de coup de foudre.
—Il est plus jeune que moi. Il est plus beau. Il fait mieux l'amour… Je dis à haute voix tout ce que je pense en mon for intérieur.
—Oui, il est plus jeune. Oui, il est plus beau. Pour ce qui est de l'amour, vous êtes différents, mais jamais je n'oserais vous comparer.
—Tu vas me quitter.
—Non, du moins si toi tu ne me chasses pas. Car il y a une chose qui n'a pas changé entre toi et moi. Au contraire avec cette liberté que nous nous sommes accordés, Martial que tu as bien voulu que je fréquente, eh bien, c'est tout le contraire. Je t'aime encore plus qu'avant. J'ai retrouvé ce que notre vie commune avait laissé s'éteindre doucement, mon amour pour toi. Oh, pas l'amour avec des envolées lyriques ou des démonstrations exubérantes, mais un amour profond, un amour de chaque instant, celui qui…
—Un amour pépère avec moi, mais un amour exubérant pour Martial.
—Si c'est juste cela qui te gêne. Donne-moi tes mains… Regarde-moi dans les yeux et écoute… Rémy, je t'aime.
—Oh…Juliette… Moi aussi. Tu as raison. Je te crois.
Elle lâche ma main. J'en profite pour essuyer une larme que je sens couler. Elle se saisit de celle de Martial. Elle est en face de nous, au milieu. Nous formons un triangle.
—Je vous aime tous les deux. J'en suis la première surprise. Rémy m'est témoin que je me moquais du Trouple que nous avons vu. Cela m'est tombé dessus sans prévenir. Je n'y peux rien. Chéri je te demande de me laisser voir encore Martial. Nous partons dans deux jours. Il rentre à Paris dans une semaine. J'aimerais que tu me laisses le voir… Ne réponds pas tout de suite.
Un long silence. Elle vient s'asseoir entre nous, à la place que nous lui avions laissée inconsciemment.
Chacun retient sa respiration. Je ne sais quoi penser. Je me dis juste que, si je lui refuse ce droit, elle ira le voir tout de même et que je serai le méchant mari, et que peut être elle ne m'aimera plus…
Je sens sa main sur ma cuisse.
Je remarque qu'elle fait de même sur celle de Martial.
Elle me fait une bise sur la joue. Sa main cherche mon sexe. Elle s'en saisit.
Un regard me montre qu'elle fait de même avec Martial. La main blanche enveloppe son sexe sombre.
Elle cherche mes lèvres. Je ne lui refuse pas. Je sens mon sexe gonfler.
Elle embrasse Martial. Je ne peux m'empêcher de croiser son regard. Il est comme moi, étonné de ce petit jeu.
Elle nous branle. Je suis dur. Je vois, enfin, le sexe de Martial. Il est gros mais pas énorme, presque élégant.
Elle se penche vers moi et me susurre.
—Je suis désolé pour Melissa, mais je peux…
Elle se lève et s'agenouille devant moi. Elle cherche mon sexe avec sa bouche. Elle me suce, mais elle n'a pas quitté le sexe de Martial, Martial qui s'est rapproché.
Ma femme me suce et branle son amant, son amoureux, son amoureux bis… Elle n'a pas besoin de vraiment branler Martial car il est en totale érection, mais lui comme moi comprenons que c'est une façon de nous réunir.
Et puis elle se lève. D'une main elle me pousse à m'allonger pour venir se prendre sur moi. Je comprends toute la symbolique de cette position. Elle reproduit avec moi ce qu'elle faisait avec Martial. La coquine, elle me sourit, elle se penche vers moi, me susurre :
—La taille n'y fait rien… Tu n'as rien à craindre…
C'est fou. En quelques minutes, l'épouse se transforme en amante. Elle me chevauche. Parfois elle se penche et me susurre des "Je t'aime". À côté Martial nous regarde, immobile.
Elle se baise sur moi. Elle gémit. Elle n'ose pas dire les mêmes "C'est bon" pour ne pas faire trop "Copier-coller". Elle gronde. Elle jouit. C'est dingue que la situation ne la bloque pas. Elle vient de m'avouer que…
Elle se relève et s'agenouille pour me reprendre en bouche. Elle goute à sa propre liqueur.
C'est étrange. Martial est à côté de nous, spectateur, n'osant pas bouger de peur de déconstruire ce que Juliette fait, montrer à son mari que même si elle en aime un autre, lui aussi…
J'ai l'impression que Martial me questionne. Je suis son regard. C'est vers les reins de mon épouse qu'il regarde.
Je lui souris. Je fais un "Oui" de la tête.
Alors il attrape une capote qui trainait sur le lit et en recouvre son dard. Son gland parait moins gros, étouffé par le latex.
Lorsqu'il pose ses mains sur les hanches de Juliette, elle le regarde. Elle me regarde et comme elle ne voit pas de refus, elle se redresse pour offrir à Martial une meilleure position.
Alors j'assiste, même si le clair de lune se fait faiblard, à la disparition de ce long mandrin dans la fente de Juliette.
Alors, elle se fait plus gourmande.
Alors Martial bouge…
Alors…
Alors…
Alors je crache mon foutre dans la gorge de la femme qu'un autre enfile.
Alors, je sais ce que je vais répondre à Juliette…
—Rémy, regarde. Le garçon là…
—Lequel ?
—Le blond, avec la brune.
—Ceux qui s'installent ? Les jeunes ?
—Oui.
—Eh bien ?
—C'est bien lui que nous avons salué hier soir, en rentrant de la soirée ? Dans la case un peu avant la nôtre ?
—Euh, je crois. Pourquoi ?
—Il était avec une fille, mais pas celle-là. C'était une grande blonde.
—Et alors ?
—Alors l'autre il l'embrassait et pas un bisou, un vrai baiser.
—Celle-là, c'est peut-être une copine ?
—Une copine ? Mais regarde ils s'embrassent.
—Tu parles d'une blonde, regarde qui arrive.
En effet une autre jeune femme arrive. Elle ne semble pas dérangée par ce qu'elle découvre. Elle s'allonge de l'autre côté du garçon. Le garçon la découvre et il l'embrasse à son tour, un baiser assez chaud.
Il faut dire que nous sommes dans un club, genre ClubMed, au bord de la mer.
—Cela doit être un Trouple.
—Un quoi ?
—Un Trouple. On appelle cela du polyamour. À la base, c'est un couple auquel vient s'ajouter un troisième d'où le terme Tri Couple, Trouple.
—Ce sont des libertins, quoi, c'est tout.
—Pas vraiment, au moins un des deux est amoureux des deux autres. Par exemple le garçon est sûrement amoureux des deux filles.
—Ah ! Et au lit, ils font comment ?
—Pour cela il faudrait leur demander.
—Cela peut être aussi une des filles qui est amoureuse du garçon et de l'autre fille.
—Aussi. Tu les verrais comment au lit, toi ?
—S'ils sont tous les trois, en vacances, c'est pour baiser ensemble. Je ne sais pas, moi, les deux filles se câlinent et le garçon les regarde. Et toi ?
—Ils font cela à trois. Je vois bien les deux filles se caresser et puis aller s'occuper de leur copain.
—S'occuper comment ?
—Pour commencer une double fellation et puis…
—Rémy… Tu bandes, méfie-toi…
—Merde.
—Mets to short.
—Merci. Je suis à nouveau "visible".
—On pourrait retourner dans la case. Moi aussi je me sens toute chose.
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Dans la case.
—Eh bien mon salaud, tu as une trique d'enfer. Ce sont les gamines qui te font cet effet ?
Juliette est à genoux devant moi qui suis assis sur le fauteuil. Elle a tiré mon short et mon maillot et en quelques secondes ma queue s'est redressée. Elle me suce, gourmande, coquine. Je fais glisser une main vers son intimité. Elle n'a pas de mal à repousser le petit triangle de tissu pour découvrir que…
—Je ne suis pas le seul, tu mouilles. C'est le jeune qui t'inspire. À moins que ce soit les deux gamines.
—Va savoir. Elle me dit, provocante, le temps d'abandonner ma queue rigide.
—Je vais te montrer, moi que je peux être aussi bon que ce que tu fantasmes avec le jeunot.
—Je suis impatiente.
Cela fait longtemps que nous n'avons pas été si complices. Je la fais relever, mais au lieu de la pousser vers le lit, je la guide vers la grande étagère qui couvre un des murs de la case. Elle comprend. Tout naturellement elle s'y appuie, se penche, se cambre, écartant les jambes, m'offrant une croupe magnifique. La ficelle de son maillot n'est pas un obstacle. Je la possède d'une poussée, à la dure, à la hussarde, une façon que je ne fais presque jamais. Elle ne s'y attendait pas. Elle part en avant et heureusement un coussin de décoration évite le choc du bois.
—La vache. Elles t'inspirent les deux gamines.
—Oui, mais toi aussi ma chérie. Je vais te montrer que ton vieux mari a encore de la ressource.
Et de la ressource j'en ai. Je la baise avec entrain. Heureusement le coussin amortit un peu ses gémissements. Les cases ne sont pas des modèles d'insonorisation et plus d'une fois en rentrant tard on peut entendre des bruits qui ne sont pas des scènes de ménages mais de bonnes baises… Tiens ce soir j'irai faire un tour à côté de la case du Trouple…
Et de la ressource j'en ai. Avec l'âge j'ai encore amélioré mon temps et mon contrôle. Le temps de tenir avant de cracher, désespoir de mon adolescence ou je n'arrivais pas à tenir plus d'une ou deux minutes. Le contrôle qui maintenant vient s'ajouter à la durée, contrôle qui me donne quasiment toute liberté.
Ma queue connaît le chemin. Elle quitte un vagin gras d'une première jouissance, pour se frotter à l'anus, le préparer, l'enduire de ce que le vagin a secrété. La coquine, elle aussi a dû fantasmer fort.
C'est, par contre, d'une poussée lente et continue que je lui prends le cul. Bien que nous aillions très tôt utilisé ce chemin, autant par nécessité que par envie, le muscle de Juliette est resté, à la fois accueillant, souple et étouffant. Je crois, bien que nous n'en aillions jamais parlé, que mon épouse a pendant une période, décidée de faire des exercices afin que…
Mais il n'est plus temps de penser à la technique. Le moment est à l'enculade. Très vite son conduit se lubrifie et même s'il reste délicieusement étroit, je m'active sans frottements.
Je m'active. Je m'agrippe à ses hanches. Je m'agrippe à ses épaules. J'attrape ses tresses. Son corps est un arc tendu. Ma queue est une flèche.
—Ohhh… Ohhh… Chéri c'est… Oh, mon Dieu, il y a longtemps que…
Elle a raison. Je me sens puissant, jeune, jeune comme le gamin qui doit baiser les deux gamines…
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Quelques minutes plus tard. Dans la case.
—C'était drôlement bon, tu ne trouves pas. Je demande.
—Oh, oui. On devrait faire cela plus souvent.
—Faire quoi ? Baiser ou fantasmer sur des jeunes ?
—Les deux. Cela ne fait de mal à personne. Que du bien… Que du très bien… Merci Chéri.
—On ne croise pas un Trouple tous les jours.
—Peut-être.
Un long silence.
—On retourne à la plage ?
—Bien sûr.
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Sur le chemin vers la plage.
—Tu dis bonjour à qui ? Je demande à Juliette alors que je la vois faire un signe de la main.
— A Martial.
—C'est qui Martial ?
—Tu sais celui qui est venu m'inviter à danser hier soir.
—Ah, le grand black ?
—Oui.
—Et tu connais son prénom ? Vous êtes si intime que cela ?
—Tu es bête. Il me l'a dit, c'est tout.
—En tout cas tu as une touche.
—Arrête.
—Oh, regarde, ils sont toujours là.
En effet le Trouple est à sa place. Manifestement ils ont été se baigner. Ils se crèment. C'est l'occasion de jeux.
—Ils sont mignons, tu ne trouves pas ? Dit Juliette.
—L'insouciance de la jeunesse.
—Quand tu dis cela, tu donnes l'impression que nous sommes des vieillards. On n'est pas… On n'est plus vieux à cinquante ans. Je me sens en pleine forme.
—C'est une expression comme ça, pas plus.
—En tout cas, ces jeunes, ils ont peut-être trouvé la solution à ces divorces si nombreux.
—Ah et comment ?
—La franchise. Le choix et le courage d'accepter que son conjoint, son compagnon, tombe amoureux d'une autre. De l'accepter et de lui laisser cette liberté, si le couple est toujours amoureux.
—Waouh, je ne te savais si permissive.
—Cela évite les mensonges dans le couple.
—Des mensonges comme quoi ?
—Comme ceux d'un mari qui trompe sa femme.
—Ah, ceux-là !
—Tu en connais d'autres ?
Je la sens très engagée dans cette conversation.
—Ce sont certainement des mensonges pour éviter que la femme ou le mari, ne souffre.
—Ce n'est pas pire que d'apprendre par d'autres que son mari a une maîtresse.
—Peut-être.
—Pas, peut-être, c'est certain. Elle se tourne vers moi. Tu crois que moi, lorsque je l'ai appris, je n'ai pas souffert.
—Juliette, Juliette, tu parles de quoi ?
—Ne sois pas hypocrite. Je sais tout. Mon pauvre chéri je lis en toi à livre ouvert.
—Je… Quoi…
—La première fois, j'ai tout de suite soupçonné quelque chose. J'ai même su lorsque tu as rompu. Ton comportement était différent. Tu me délaissais, mais après ta rupture tu me revenais, tu me faisais des cadeaux. Tu te sentais si coupable.
—Mais… Mais…
—Et en plus, chéri tu as toujours, toujours le même mot de passe.
—Je…Tu savais ?
—Oui, je pense pour toutes. Au fil des années. Chaque printemps et en septembre. Tu es réglé comme une horloge. Une horloge biologique. Tiens la dernière, une certaine Amanda…
—Mais si tu savais, pourquoi…
—Oh, pour la première tu as bien failli rentrer dans une maison vide. Mais comme cela n'a pas duré longtemps et que tu m'es revenu, alors j'ai pensé à un moment de faiblesse.
—Oh, mais après.
—Tu n'as pas une petite idée ?
—Non, pourquoi.
Je regarde autour de moi. Personne ne regarde vers nous. Le monde continue sa course alors que nous parlons de…
—Moi aussi j'ai compris que cela avait du bon.
—Mais quoi ? Qu'est-ce qu'il y a de bon ?
—L'adultère. Aller voir ailleurs. Séduire. Se laisser séduire. Découvrir d'autres choses…
—Quoi, tu…
—Mais oui mon chéri, moi aussi. Peut-être pas aussi souvent que toi, mais assez pour vivre ce grand frisson du fruit défendu.
—Tu m'as trompé ?
—Mais oui. Tu ne vas pas me faire une scène ? Si nous sommes encore ensemble maintenant, je pense que c'est aussi grâce à cela. Comme toi, je me sentais coupable. Et je vais te faire une confidence.
—Laquelle ?
—Approche.
—Pourquoi ?
—Par-ce-que. Tu promets de ne pas crier si je te dis.
—Oui, quoi ?
Je crains le pire. Que va-t-elle m'annoncer. Qu'elle me quitte ? Que… Je me penche vers elle. Elle approche ses lèvres de mon oreille. Je suis tétanisé.
—Chacune de mes aventures, si elle me satisfaisait sexuellement, me faisait comprendre que je t'aimais toujours. Mieux, si j'ose dire, elles confortaient mon amour. Oui, chéri, je t'aime.
Je recule devant cet aveu. Nos visages se font faces. Nos regards… Elle a une larme au coin de l'œil. Ses paroles paraissaient légères mais en réalité…
—Oh chérie, excuse-moi.
Je m'assieds sur mon transat. Je me penche vers elle. Je l'enlace. Moi aussi je lui parle à l'oreille.
—Excuse-moi. Je suis impardonnable. J'ai une épouse magnifique. Je t'aime. Moi aussi je t'aime…
—Tu ne m'en veux pas ? Tu me pardonnes ?
—Mais non, bien sûr que non. Je suis coupable. Je n'ai rien à te pardonner.
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Nous nous sommes baignés. C'est comme si l'eau nous avait lavé de tous nos péchés. Le Trouple est parti.
—Je me demande qui fait quoi et avec qui ? Me dit Juliette en regardant la place qu'ils occupaient.
—Si on les voit tu pourras leur demander.
—Tu es bête.
Un long silence.
—En tout cas leur présence m'aura permis de te parler. Comme ça les choses sont claires. Elle dit.
—C'est vrai. D'une certaine façon, moi aussi, je me sens allégé.
—Nous avons soldé le passé, mais pour l'avenir ?
—Je te promets que…
—Ne fais pas des promesses que tu ne pourras pas tenir.
—Mais, je… Alors quoi ?
—Si à partir de maintenant on se parlait ?
—Parlait de quoi ?
—Si on a une aventure.
—Par-ce-que tu penses que…
—Je ne sais pas, mais au cas où. En tout cas moi je te le dirais.
—Tu… Tu… Tu me dirais que tu as un amant ?
—Pas toi ?
—Mais, Juliette, tu t'entends ?
—Oui. Sans aller jusqu'à ce Trouple, d'ailleurs dans leur trio il y de l'amour entre plusieurs ce qui n'est pas notre cas.
—Non, nous c'est juste pour… Pour…
—Pour le sexe, oui. Une incartade pour pimenter, pour revenir encore plus amoureuse.
—Juliette, tu me tues. Jamais je n'aurais imaginé.
—Moi non plus. Mais l'occasion fait le larron. Alors on fait quoi ?
—D'accord. Promis, cracher, juré, je ne mentirai plus.
—Même par omission ?
—Même par omission. Je signe où ?
—Si je te le disais tu serais choqué.
—Coquine. Ma femme est une coquine.
—Oui, mais c'est aussi à cause de toi.
—Tu veux dire grâce à moi.
—Cela se discute.
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Tard dans la nuit, au club.
Il est apparu comme par magie, frayant son chemin parmi les autres danseurs, alors que tout le monde se déhanche sur une musique qui assourdit, dont les basses vous secouent et vous entraine. Il danse bien. Je me sens un peu ridicule devant lui. Il fut une époque où on aurait pu dire " qu'ils ont le rythme dans le sang", mais heureusement ce temps est révolu. D'ailleurs si je regarde un peu autour de moi et que je regarde les hommes et pas seulement les femmes, d'autres que lui sont bons.
Il ne manque pas de culot. Certes il est face à nous, mais son regard est franchement dirigé vers Juliette avec juste quelques secondes vers moi, comme par politesse.
Il doit avoir la trentaine. Il fait partie du staff ou des profs, car je l'ai vu entrer dans du "Privé". Une seconde j'ai la vision du film "Les bronzés" avec Thierry Lhermitte en GO qui accumule les conquêtes parmi les clientes. Ce Martial est-il un séducteur ? A-t-il jeté son dévolu sur Juliette, en faire sa proie ?
La musique cesse. Aussitôt une voix :
Mesdames invitez l'homme le plus proche de vous. Et c'est parti pour une série de slows. Oh là là…
Evidemment Juliette invite Martial.
Une pensée : Et si ce Martial avait organisé ce piège avec le DJ.
Mais déjà les couples se forment. En face de moi une femme. Elle me regarde. Elle attend. Je l'invite. J'ai perdu Juliette de vue.
Le slow se termine. Avant que l'autre ne commence je libère ma cavalière et retourne à notre table. Personne. Mais je vois le couple. Juliette se libère et vient vers moi.
—Tu ne danses pas ?
—Non, ça va.
—Cela t'ennuie si je continue ?
Que dire ? Dire "Non", mais de quel droit ? Après tout ce n'est qu'une danse et même si le séducteur la drague, cela ne peut pas aller bien loin, la frotter, l'exciter et j'en serai l'heureux bénéficiaire. Décidemment cette journée est pleine de surprise. Sauf, sauf s'il l'entraine ailleurs et que…
—Non, bien sûr. Vous restez là?
—Rester ? Bien sûr, on danse.
—Amuse-toi bien chérie.
La coquine, elle s'amuse. Moi, de temps en temps je danse aussi. Elle me fait coucou si elle me voit. Au moins ils sont là. Elle vient boire un verre et repart après un :
—Cela ne t'ennuie pas si je danse encore ? Que dire, surtout qu'elle ajoute. Pas plus de deux je commence à avoir mal aux pieds.
Elle tient parole.
On est en route vers note case. Je ne peux m'empêcher de faire remarquer :
—Eh bien ce Martial il t'a tapé dans l'œil !
Je pense qu'elle va me dire que "Non" que " Il danse bien" ou n'importe quelle autre excuse, mais je l'entends dire.
—C'est vrai. Il est très bon danseur. Je dois t'avouer qu'il me fait de l'effet.
—De l'effet ? De l'effet comment ?
—On s'est bien mis d'accord pour dire la vérité, n'est-ce pas ?
—Oui, enfin… Oui.
—Donc, je ne pensais pas avoir à te le dire si vite, mais cet homme me plaît.
—Oh !
—Je suis désolée. Mais c'est la vérité. Quand je t'ai proposé ce deal, je pensais pour plus tard et surtout pas dans ces conditions.
—Je ne sais pas quoi dire.
—Alors ne dis rien et rentrons.
Nous avançons. Tout tourne dans ma tête. Je m'arrête et dit :
—Parle-moi franchement. Si tu l'avais rencontré à Paris, tu aurais couché avec lui ?
—Oui, et aussitôt. J'ai senti une telle attirance que j'avais du mal… C'est la première fois, je t'assure. Mais on est ici, et…
—Si je n'avais pas été au club, tu…
—Oui, il me l'a proposé, mais je ne pouvais pas te faire ça.
—Mais tu ne l'as pas fait ? Tu regrettes ?
—Le problème n'est pas là. Tu étais présent, c'est tout.
—Mais imagine que…là…en cet instant…je décide d'aller me coucher… que je ne dise rien…que je te laisse derrière moi. Que ferais-tu ?
—Tu ferais ça ? Ce serait une façon de me laisser faire comme je veux. Et si je décide d'aller le rejoindre ? Si je couche avec lui ? Rémy ne joue pas à ce jeu, c'est trop cruel.
Un silence.
—Je suis fatigué, je vais me coucher. Ne rentre pas trop tard.
—Rémy.
—Bonne soirée chérie.
Et je lui tourne le dos. Je l'ai fait "Grand seigneur" mais putain que je me retiens de me retourner et lui dire que je ne veux pas. À chaque pas, j'attends qu'elle m'appelle, mais non. Au détour d'une case, je me retourne. Elle n'est plus là. Elle est partie, elle est allée retrouver son séducteur.
Peut-être qu'elle ne va pas oser ? Tout de même en moins de 12 heures on est passé des Trouples, aux aveux, aux accords et déjà elle irait...
Je fais demi-tour. Je retourne vers le club. Je me cache vers l'entrée tout en me disant que si elle le retrouve, il va l'entrainer par-derrière, dans le privé, pour retrouver sa chambre.
Non, ils ressortent. Ils se tiennent la main. Ils marchent vite. Je les suis.
Mais pourquoi je les suis ? Pour intervenir et les séparer avant ? Pour les regarder, mari voyeur ?
Ils se dirigent à l'opposé de la plage. Il fait presque nuit noire. Je les perds de vue. J'avance avec précaution. Une silhouette qui quitte le sentier.
Ils sont là. Quelques mètres et une végétation dense nous séparent.
Je n'entends rien. Je crois m'être trompé, qu'ils sont plus loin. Mais un soupir, et puis un autre qui ne me laisse aucun doute. C'est la voix de Juliette, sa voix lorsque je la caresse, que je…
Mais c'est ce Martial qui…
Comment on en est arrivé là ? Ce matin je me suis réveillé avec mon épouse à mes côtés. Et ce soir, elle est avec un autre homme. Et, en plus, avec mon accord. Certes un accord presque arraché, mais pas obtenu par traîtrise, mensonge, dissimulation. Non, tout l'inverse…
Il ne faut pas que je reste. Je n'ai pas donné mon accord pour cela, pour me faire voyeur, banal mari cocu.
Je pars en silence.
Je retrouve ma case.
Je me couche, seul.
Le sommeil ne vient pas.
Une heure. Une heure que je suis revenu.
Une heure et quart… Et demi… Et trois quarts… Deux heures. Putain il la baise encore et encore…
La porte grince. Je fais semblant de dormir. Elle entre sans bruit. Elle se déshabille, j'entends le froissement de tissus.
Son souffle sur ma joue.
—Je suis là. Dors mon chéri. Merci.
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Le lendemain matin.
C'est le bruit de la douche qui me réveille. Je me lève. Elle ouvre la porte. Elle apparait nue, magnifique.
—Je t'ai réveillé, excuse-moi.
—Non, enfin oui. Oh il est 8 h.
—Ça va. Ta régate ne commence qu'à 10 h.
—C'est vrai. Et toi tu as prévu quoi ?
—Farniente, et un cycle, massage, thalasso.
J'hésite mais ne peut résister à questionner.
—Eh, hier soir, c'était bien ?
—Tu veux parler de Martial ?
—Oui, bien sûr. Je crois que je n'aurais jamais imaginé pouvoir poser ce genre de question. Je m'entends, étonné que je dise cette pensée intime.
—Moi non plus, de te répondre à cela.
—Alors.
—Bien, très bien même.
—Ah, tout de même.
—Il ne fallait pas me poser la question si tu ne voulais pas savoir.
—Il en a une grosse ? Aussitôt je regrette d'avoir posé cette question.
—Rémy ! Allons ! ne tombons pas dans le vulgaire. Non c'était bien, mais toi aussi tu as vécu ce genre de moment avec tes maitresses. La nouveauté, le parfum de l'adultère mais ce soir pour la première fois, j'ai pu le vivre sachant que nous avions dépassé ce stade et que nous nous accordions cette liberté.
—Bien.
—Ne fais pas cette tête. Je suis là et bien là. Rien n'a changé entre nous. Et pour te dire, tu as devant toi une épouse qui voudrait bien…
Elle avance. Elle me pousse sur le lit. Elle m'embrasse. Elle me couvre de baiser et lorsqu'elle arrive plus bas, elle découvre ma trique. Une trique qu'elle suce, qu'elle câline et sur laquelle elle vient s'empaler.
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Fin d'après-midi. À la case.
—Coucou Chéri. Tout s'est bien passé ? Ta régate ?
—Super. Le vent parfait. Et toi ?
—Comme je pensais. Très relaxant.
—Et… Et…
—Tu voudrais savoir si j'ai retrouvé Martial ?
—Oui, enfin, je ne veux pas te fliquer.
—Mais c'est bien normal. Le choix de la vérité impose ses règles. Alors, oui, on s'est vu. Mais juste parlé quelques minutes. Et pour tout te dire, il m'a proposé de nous retrouver au club ce soir.
—Et tu as répondu quoi ?
—Que tu avais peut-être une autre sortie de prévue. C'est le cas ?
—Euh, non.
—Alors on pourrait aller danser. Cela te dirait ? Tu pourrais peut-être trouver une âme sœur. Il ne manque pas de femmes qui recherchent une aventure.
—C'est toi qui me dis cela !
—Je me sentirais moins coupable de te laisser, te sachant en galante compagnie.
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Le soir, au club.
Il n'a pas attendu bien longtemps avant de venir l'inviter. Juste quelques morceaux pour nous échauffer. Au bout de quelques minutes elle revient.
—Cela ne t'ennuie pas ?
—Si on est venu, c'est que je suis d'accord.
Il suffit de quelques mots, pas besoin de longues phrases. Chacun sait.
Mais je constate qu'ils restent danser.
—Bonsoir. Je peux vous inviter.
C'est une femme qui se dresse devant moi. Entre deux âges, plutôt mignonne, avec de belles rondeurs. Elle porte le badge des GO.
J'accepte. Je ne veux pas faire "La potiche". Nous dansons. Nous croisons les autres. Je comprends à certains regards que cette "Mélissa" n'est pas venue m'inviter par hasard. Elle est missionnée par Martial. Est-ce que Juliette est au courant ?
Après tout, pourquoi pas.
Les rondeurs se font câlines. Mélissa m'a entraîné loin des autres. Elle se frotte si bien que je bande. Elle le sent. Elle se frotte encore plus et bientôt j'entends :
—On pourrait continuer dans un coin plus tranquille. Je connais une case non occupée.
Je la quitte deux bonnes heures après. Je me suis surpassé. Cela n'a pas été difficile. Cette Mélissa mérite le détour. C'est la première fois qu'on me fait une cravate de notaire. Je veux, si jamais Martial lui demande, qu'elle puisse lui dire que le mari de la femme qu'il baise est un bon coup, un très bon, même. Que si Juliette couche avec lui, ce n'est pas par manque…
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De retour dans la case.
Elle est rentrée avant moi. Elle lit.
—Alors ? Elle demande avec un petit sourire. Il me semble bien t'avoir vu avec une belle plante.
—Bien, très bien même.
Elle sourit, reconnaissant mot pour mot sa réponse à ma question ce matin.
—Je suis heureuse pour toi. Bonne nuit chéri… Tu ne me fais pas un petit bisou…
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Cinq jours plus tard.
C'est si facile.
C'est comme si notre décision de ne plus nous mentir, même par omission, nous avait libéré. Certes c'est Juliette qui a commencé avec ce Martial, mais je reconnais volontiers qu'avec Mélissa, je me fais plaisir.
Nous reformons notre couple chaque nuit, alors que l'un après l'autre nous rejoignons notre case.
Chaque matin et parfois chaque après-midi nous faisons l'amour. Comme si nous voulions vérifier que malgré nos escapades, le plaisir était toujours au rendez-vous… Et il l'est… Même encore meilleur qu'avant. Je ne m'étais jamais senti si vaillant, capable de satisfaire, et mon épouse et ma maitresse.
Le plaisir mais aussi la tendresse. Même si nous baisions avec fougue, presque violence, Juliette se montrant déchainée comme jamais, nous nous retrouvions épuisés et heureux. Alors c'était un moment d'une délicatesse totale.
Ce soir, je sens bien que Mélissa n'est pas en grande forme. Nous dansons plus longuement. J'ai vu Martial et Juliette partir depuis un moment.
—Je ne me sens pas terrible ce soir. Cela t'ennuie si…
—Pas de problème bien sûr. Tu veux que je t'aide à rentrer.
—Tu es un chou, mais non, merci.
Il est tard, mais il fait encore très chaud. J'hésite à rentrer à notre case, car nous n'avons pas la clim et elle doit être une étuve. Je me promène un peu, mais tout naturellement je me retrouve devant chez moi.
Merde la porte est ouverte. On a dû nous cambrioler. Nous sommes la dernière case avant la forêt et donc la plus facile. Ils ne risquaient pas d'être dérangés. Prudent j'avance à pas de loup. Je m'immobilise tout près de la porte, décalé pour ne pas être vu. Ils sont là, des murmures le confirment. Je prête l'oreille. Ce ne sont pas des cambrioleurs mais Juliette. Je ne savais pas qu'ils venaient dans notre case. J'écoute. J'imagine. Ils parlent à voix basse, mais ils ne font pas que parler, le ton des voix en est la preuve.
—Bonsoir.
Je sursaute. C'est un gars que je n'ai pas vu arriver. Il va entrer dans la case voisine, pas celle du trouple, mais l'autre. Je me sens ridicule, surpris dans une position qui pourrait faire croire que j'espionne. Je réponds d'un signe de la main et fait mine d'entrer. Mais il reste comme s'il s'inquiétait.
J'entre. J'entre sans bruit. Je ne suis qu'une ombre qui doit se détacher sur le clair de lune. La case est dans un noir. Mais rien ne se passe. Ils ne m'ont pas vu. Ils ont dû laisser la porte pour avoir un peu de fraicheur. Je me sens ridicule. Je me sens comme un mari trahi qui veut surprendre les amants. J'ai dépassé ce stade. Certes, pas depuis longtemps, pas assez pour être insensible aux gémissements de mon épouse qui… Qui se baise sur Martial. Le peu de clair de lune me les montre sur le lit. Elle le chevauche. Mes yeux se font à l'obscurité. Elle le chevauche lentement, avec un mouvement ample, souple, avec juste une descente un peu plus rapide que la montée, qui dénonce son impatience à se faire remplir. Je n'ai jamais osé reposer la question : Il est bien équipé ? .
—C'est bon… C'est bon…
Une litanie accompagne son mouvement. Un grognement lui répond. Martial lui en fait l'écho.
Il faut que je parte discrètement. J'aurais honte de me faire surprendre en mari voyeur, mari qui n'assume pas cette liberté nouvelle. Pourtant je reste. Etrangement je ne suis pas jaloux. Oh, si, un peu tout de même. Surtout que Juliette accélère, que je l'entends de plus en plus, que ces "C'est bon" ne sont plus que des "Oui…Oui", que son plaisir est évident, que son amant l'encourage par des "Oui, plus fort" et que le "Je t'aime" en entraîne un "autre", que la jouissance…
J'ai bien entendu ? Elle a bien dit "Je t'aime" et lui aussi a répondu…
Je ne sais pas ce que je fais, toujours est-il que je renverse cette putain de lampe sur pieds qui est toujours en équilibre instable. Le bruit de la chute est évident. Aussitôt j'entends.
—Qui est là ?
Martial s'est levé est a bondi. Il va m'attraper, mais la lumière se fait et au dernier moment s'arrête.
—Rémy ? Tu… Je ne savais pas…
Et moi, comme un con, je ne peux quitter du regard son sexe qui est encore en demi érection, un long machin… Enfin je me réveille…
—Pardon, je ne savais pas que vous veniez ici… Mélissa ne se sentait pas bien, aussi… Mais je vais vous laisser…
—Non, non, Rémy reste… Tu es chez toi… Je vais partir. Répond Martial qui fait mine d'attraper un slip.
Un silence. Et puis Juliette parle :
—Non, restez tous les deux. De toute façon, il fallait que je vous parle, à toi plus particulièrement chéri.
Le chéri me donne du baume au cœur.
—Venez vous asseoir… Ici… Elle tapote le lit. Elle se lève… Je vais couper la lampe. Ce que j'ai à dire demande… Je n'aurais pas le courage…
Nous sommes assis, l'un à côté de l'autre, enfin avec un bel espace entre nous. Elle tire un pouf et s'assied dessus, juste en face.
Un long silence et puis.
—Je ne peux pas comme ça. Rémy tu veux bien te déshabiller… Tu fais trop sévère, tu fais juge.
J'obéis. Je crains le pire. Je l'ai parfaitement entendu dire à son amant qu'elle l'aimait, alors pour moi c'est…
—Chéri, as-tu entendu ce que j'ai dit à Martial ?
—Oui. Inutile de nier. Donc tu l'aimes. Vous vous aimez… Tu vas me quitter… Mais enfin Juliette, c'est trop rapide… Excuse-moi mais c'est un amour de vacances…
Elle sourit. Oui elle sourit.
—Du calme, tu vas trop vite. Laisse-moi te dire… Oui, j'aime Martial. Non, ce n'est pas un amour de vacances. Je reconnais que c'est rapide et inattendu mais mon amour est bien réel. Une sorte de coup de foudre.
—Il est plus jeune que moi. Il est plus beau. Il fait mieux l'amour… Je dis à haute voix tout ce que je pense en mon for intérieur.
—Oui, il est plus jeune. Oui, il est plus beau. Pour ce qui est de l'amour, vous êtes différents, mais jamais je n'oserais vous comparer.
—Tu vas me quitter.
—Non, du moins si toi tu ne me chasses pas. Car il y a une chose qui n'a pas changé entre toi et moi. Au contraire avec cette liberté que nous nous sommes accordés, Martial que tu as bien voulu que je fréquente, eh bien, c'est tout le contraire. Je t'aime encore plus qu'avant. J'ai retrouvé ce que notre vie commune avait laissé s'éteindre doucement, mon amour pour toi. Oh, pas l'amour avec des envolées lyriques ou des démonstrations exubérantes, mais un amour profond, un amour de chaque instant, celui qui…
—Un amour pépère avec moi, mais un amour exubérant pour Martial.
—Si c'est juste cela qui te gêne. Donne-moi tes mains… Regarde-moi dans les yeux et écoute… Rémy, je t'aime.
—Oh…Juliette… Moi aussi. Tu as raison. Je te crois.
Elle lâche ma main. J'en profite pour essuyer une larme que je sens couler. Elle se saisit de celle de Martial. Elle est en face de nous, au milieu. Nous formons un triangle.
—Je vous aime tous les deux. J'en suis la première surprise. Rémy m'est témoin que je me moquais du Trouple que nous avons vu. Cela m'est tombé dessus sans prévenir. Je n'y peux rien. Chéri je te demande de me laisser voir encore Martial. Nous partons dans deux jours. Il rentre à Paris dans une semaine. J'aimerais que tu me laisses le voir… Ne réponds pas tout de suite.
Un long silence. Elle vient s'asseoir entre nous, à la place que nous lui avions laissée inconsciemment.
Chacun retient sa respiration. Je ne sais quoi penser. Je me dis juste que, si je lui refuse ce droit, elle ira le voir tout de même et que je serai le méchant mari, et que peut être elle ne m'aimera plus…
Je sens sa main sur ma cuisse.
Je remarque qu'elle fait de même sur celle de Martial.
Elle me fait une bise sur la joue. Sa main cherche mon sexe. Elle s'en saisit.
Un regard me montre qu'elle fait de même avec Martial. La main blanche enveloppe son sexe sombre.
Elle cherche mes lèvres. Je ne lui refuse pas. Je sens mon sexe gonfler.
Elle embrasse Martial. Je ne peux m'empêcher de croiser son regard. Il est comme moi, étonné de ce petit jeu.
Elle nous branle. Je suis dur. Je vois, enfin, le sexe de Martial. Il est gros mais pas énorme, presque élégant.
Elle se penche vers moi et me susurre.
—Je suis désolé pour Melissa, mais je peux…
Elle se lève et s'agenouille devant moi. Elle cherche mon sexe avec sa bouche. Elle me suce, mais elle n'a pas quitté le sexe de Martial, Martial qui s'est rapproché.
Ma femme me suce et branle son amant, son amoureux, son amoureux bis… Elle n'a pas besoin de vraiment branler Martial car il est en totale érection, mais lui comme moi comprenons que c'est une façon de nous réunir.
Et puis elle se lève. D'une main elle me pousse à m'allonger pour venir se prendre sur moi. Je comprends toute la symbolique de cette position. Elle reproduit avec moi ce qu'elle faisait avec Martial. La coquine, elle me sourit, elle se penche vers moi, me susurre :
—La taille n'y fait rien… Tu n'as rien à craindre…
C'est fou. En quelques minutes, l'épouse se transforme en amante. Elle me chevauche. Parfois elle se penche et me susurre des "Je t'aime". À côté Martial nous regarde, immobile.
Elle se baise sur moi. Elle gémit. Elle n'ose pas dire les mêmes "C'est bon" pour ne pas faire trop "Copier-coller". Elle gronde. Elle jouit. C'est dingue que la situation ne la bloque pas. Elle vient de m'avouer que…
Elle se relève et s'agenouille pour me reprendre en bouche. Elle goute à sa propre liqueur.
C'est étrange. Martial est à côté de nous, spectateur, n'osant pas bouger de peur de déconstruire ce que Juliette fait, montrer à son mari que même si elle en aime un autre, lui aussi…
J'ai l'impression que Martial me questionne. Je suis son regard. C'est vers les reins de mon épouse qu'il regarde.
Je lui souris. Je fais un "Oui" de la tête.
Alors il attrape une capote qui trainait sur le lit et en recouvre son dard. Son gland parait moins gros, étouffé par le latex.
Lorsqu'il pose ses mains sur les hanches de Juliette, elle le regarde. Elle me regarde et comme elle ne voit pas de refus, elle se redresse pour offrir à Martial une meilleure position.
Alors j'assiste, même si le clair de lune se fait faiblard, à la disparition de ce long mandrin dans la fente de Juliette.
Alors, elle se fait plus gourmande.
Alors Martial bouge…
Alors…
Alors…
Alors je crache mon foutre dans la gorge de la femme qu'un autre enfile.
Alors, je sais ce que je vais répondre à Juliette…
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Commentaires ()
Pourtant, chers contradicteurs, on vous aime. Presque autant que nos "admirateurs."
Au fait, les longues nuits d'hiver au Canada doivent aussi être propices à des aventures. Pourquoi tu ne nous en fait pas profiter !
Bisous de Laure et Lucas.
Écrire mes aventures durant nos hivers rigoureux? J’aurais probablement quelques anecdotes à partager. Pensez-vous sincèrement que je pourrais écrire quelques choses? Pas après le fanfaron que je fais suite a tous vos récits. Là Laure et Lucas ce sera la fête pour les auteurs.
Concernant votre récit je trouve tout simplement qu’il n’est pas plausible. Après s’être dit et raconté leurs aventures individuelles le couple est plus unis que jamais. Ils s’aiment tous les deux et ils sont contents de leur vie commune. Deux heures après elle demande à son “chum” de passer la nuit avec un autre et encore une couple d’heures après elle lui dit qu’elle est en amour autant avec son amant qu’avec lui. Le coup de foudre qu’elle dit!
La suite bien entendu, comme on le devine maintenant avec le titre de votre récit, se dirige vers une vie ou des moments à trois. Je ne suis pas certain que j’aimerais partager ces beaux moments vécus quelques heures plus tôt avec quelqu’un d’autre. On je vous être à côté de ma femme et je voudrais la garder pour moi.
Moi je n’ai jamais vécu à trois dans mon couple et je ne pense pas que je serais le candidat idéal pour une aventure semblable. J’ai trop les pieds à terre. J’analyse tout et j’essaie de tout prévenir. Je ne suis pas devin mais l’expérience a fait que j’ai évité beaucoup de problèmes autant de cœur que dans ma vie professionnelle.
Mais , chacun son genre, comme dirait la majorité ( sauf le Donald ) moi je suis comme ça et les autres sont autrement c’est tout!
Avez-vous vu, je me suis encore égaré de votre récit.
Je pense que toute votre histoire jusqu’ici, aurait pu être plausible si elle avait été sur une période plus longue. Genre après la discussion concernant les tromperies communes, les deux amoureux se présente petit à petit leurs ex-amants et là vous deux vous êtes mieux que moi pour continuer.
Pour moi Laure et Lucas le mensonge et la trahison sont deux événements qui horripilent au plus haut niveau.
Une fois trahis tout peut passer a la varlope.
J’ai toujours pensé qu’une vie commune a la confiance comme base. Ça commence par une bonne partie de jambes en l’air, elle se développe avec une confiance mutuelle entre les deux partenaires. De là les comptes de banque qui augmente en volume, les investissements qui se multiplies, les projets commun se développent avec les années. Quand la confiance est partie qu’arrive t’il de tout ça? Le trompé peut commencer à avoir peur que son partenaire de vie pourrait tirer un peu plus la couverte sur son côté et tralalas et tralalas. Aurait-il tord?
Vous me connaissez un peu plus maintenant et soyez assurés que je ne fais des commentaires (aimés ou pas)
seulement aux auteurs que je respecte.
J’ai hâte de lire la suite de ce récit pour voir si celle-ci est comme je pense.
Ils ont tous les deux connus les loups de la forêt voisine.
Se faire des aveux pour tomber en amour avec un autre n’est pas trop réaliste dans un tel contexte. Les aveux de chacun a ravivé leur amour commun. Cet état d’esprit n’est pas propice au libertinage. Lorsqu’il a entendu sa conjointe dire à l’autre qu’elle l’aimait Remy est en droit de se poser beaucoup de questions. L’amour de sa femme à son amant est rendu après quelques heures au même niveau que le leur.
Non, désolé mais je n’achète pas. Remy aurait dû tourner ses talons et sortir de cette case.
Il a démontré une bonne compréhension de leurs passés mais il ne faut quand même pas être stupide. Proposer de séparer pour les premiers quelques jours avec un inconnu ton proche avenir si précieusement planifié est sous-estimé le niveau intellectuel de ses lecteurs.