Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'encre des Desirs — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'encre des Desirs
Chapitre 3
L'Encre des désirs
Chapitre 3 : L'Inconnu du Désir
Le battement sourd de son cœur contre ses côtes semblait vouloir déchirer la soie grise de son chemisier. Julie prit une inspiration profonde, sentant le tissu glisser sur sa peau nue, une caresse interdite qui lui rappela instantanément l'ordre de Luc. Elle n'avait pas de soutien-gorge. Cette simple pensée, ce secret dissimulé sous son tailleur impeccable, la faisait se sentir à la fois puissante et terriblement exposée.
Elle se leva, lissa sa jupe d'un geste machinal et se dirigea vers la porte. Avant d'ouvrir, elle jeta un dernier regard à la boîte noire ornée de la fleur de lys qui trônait sur son bureau. Elle l'avait laissée bien en vue, comme pour se donner du courage ou pour se rappeler à qui elle appartenait désormais.
Elle ouvrit la porte.
— Monsieur Master, entrez je vous en prie.
Le battement sourd de son cœur contre ses côtes semblait vouloir déchirer la soie grise de son chemisier. Julie prit une inspiration profonde, sentant le tissu glisser sur sa peau nue, une caresse interdite qui lui rappela instantanément l'ordre de Luc. Elle n'avait pas de soutien-gorge. Cette simple pensée, ce secret dissimulé sous son tailleur impeccable, la faisait se sentir à la fois puissante et terriblement exposée.
Elle se leva, lissa sa jupe d'un geste machinal et se dirigea vers la porte. Avant d'ouvrir, elle jeta un dernier regard à la boîte noire ornée de la fleur de lys qui trônait sur son bureau. Elle l'avait laissée bien en vue, comme pour se donner du courage ou pour se rappeler à qui elle appartenait désormais.
Elle ouvrit la porte.
— Monsieur Master, entrez je vous en prie.
Anabelle, postée derrière son comptoir, lui adressa un clin d'œil discret que Julie feignit de ne pas voir. Elle s'efforça de garder son masque de directrice de fer, celui qu'elle portait depuis des années pour masquer ses failles.
— Anabelle, je vous rappelle que je ne veux pas être dérangée. Pour aucune raison, insista-t-elle d'une voix qu'elle voulait ferme, mais qui trahissait une légère fêlure.
— Entendu Julie, pas un bruit, répondit la secrétaire en retournant à ses dossiers.
— Anabelle, je vous rappelle que je ne veux pas être dérangée. Pour aucune raison, insista-t-elle d'une voix qu'elle voulait ferme, mais qui trahissait une légère fêlure.
— Entendu Julie, pas un bruit, répondit la secrétaire en retournant à ses dossiers.
Julie s'effaça pour laisser passer son visiteur. Lorsqu'il entra dans le bureau, l'air sembla soudain se raréfier. Monsieur Master n'était pas un géant, ni un de ces modèles de magazines à la musculature saillante. Il mesurait environ un mètre soixante-quinze, arborant la carrure solide d'un homme au début de la cinquantaine qui ne luttait plus contre les quelques kilos superflus de l'âge. Il devait peser entre quatre-vingts et quatre-vingt-trois kilos, une masse compacte qui dégageait une force tranquille, une assurance qui n'avait pas besoin de s'exhiber pour exister.
Ses cheveux, coupés court, étaient presque entièrement blanchis, encadrant un visage aux traits marqués par l'expérience. Une barbe courte, parfaitement entretenue, soulignait une mâchoire carrée et des lèvres qui semblaient porter l'ombre d'un sourire permanent, à la fois bienveillant et mystérieux.
Ses cheveux, coupés court, étaient presque entièrement blanchis, encadrant un visage aux traits marqués par l'expérience. Une barbe courte, parfaitement entretenue, soulignait une mâchoire carrée et des lèvres qui semblaient porter l'ombre d'un sourire permanent, à la fois bienveillant et mystérieux.
Julie referma la porte derrière lui. Le déclic de la serrure résonna comme un point de non-retour. Pendant qu'il se dirigeait vers le fauteuil en cuir faisant face à son bureau, elle le détailla avec une acuité sensorielle qu'elle ne se connaissait pas. Il portait une veste de costume noire sur un jean noir impeccable et des chaussures de ville cirées. C'était une tenue sobre, urbaine, mais portée avec une telle prestance qu'elle en devenait intimidante.
— Je vous en prie, asseyez-vous, dit-elle en désignant le siège.
— Merci, Madame la Directrice, répondit-il.
— Merci, Madame la Directrice, répondit-il.
Sa voix était basse, une basse profonde qui fit vibrer le ventre de Julie. Elle sentit ses tétons se durcir contre la soie de son chemisier. Elle pria intérieurement pour que la lumière du bureau ne trahisse pas son état. Monsieur Master retira sa veste avec une économie de mouvement qui fascina Julie. En dessous, il portait une chemise mauve d'une qualité évidente. Le coton était si fin qu'il semblait épouser chaque mouvement de son torse. Les manches courtes révélaient des avant-bras puissants, d'une peau mate parsemée de poils clairs. Sur l'intérieur de son avant-bras gauche, un tatouage tribal, aux lignes noires et entrelacées, disparaissait sous la manche, suggérant un secret gravé dans la chair.
Julie s'assit à son tour, croisant les jambes sous son bureau pour dissimuler l'humidité qui recommençait à poindre entre ses cuisses. Elle fixa les
mains de l'homme, posées sur ses genoux. Des mains solides, de vraies mains d'homme, avec des doigts fins mais dont la stabilité était totale. Pas un tremblement. Une chevalière noire, sobre et massive, ornait son majeur gauche, tandis qu'une montre connectée noire sanglait son poignet droit.
mains de l'homme, posées sur ses genoux. Des mains solides, de vraies mains d'homme, avec des doigts fins mais dont la stabilité était totale. Pas un tremblement. Une chevalière noire, sobre et massive, ornait son majeur gauche, tandis qu'une montre connectée noire sanglait son poignet droit.
Il y avait "un truc" chez cet homme. Ce n'était pas seulement son physique, c'était cette aura de contrôle, cette manière d'occuper l'espace sans l'envahir. Julie se sentit déstabilisée. Elle qui gérait des centaines d'intérimaires et des clients difficiles avec une aisance déconcertante, elle se sentait soudain comme une petite fille prise en faute.
— Alors, Monsieur Master, commença-t-elle en essayant de retrouver son professionnalisme, vous souhaitiez me parler de la restructuration de vos équipes ?
Elle vit ses yeux clairs se poser sur elle. Ce n'était pas un regard de prédateur, mais un regard qui semblait lire à travers les couches de vêtements, à travers les façades sociales. Elle eut l'impression qu'il savait. Qu'il savait qu'elle était nue sous sa chemise. Qu'il avait remarqué la boîte noire posée juste à côté de son coude. Monsieur Master s'installa plus confortablement, croisant une jambe sur l'autre. Le mouvement fit remonter légèrement son jean noir, dévoilant une cheville solide et une chaussette sombre impeccable. Il prit la parole, et sa voix, profonde, sembla faire vibrer les objets sur le bureau de Julie.
— Je vais être direct, Madame la Directrice. Ma société vient de décrocher un contrat d'envergure, une commande de dernière minute de l'un de nos plus gros clients. Mon équipe habituelle est déjà surchargée et ne suffira pas à absorber la charge de travail pour satisfaire cette demande.
Julie l'écoutait, s'efforçant de prendre des notes pour se donner une contenance. Mais ses doigts, d'ordinaire si agiles sur son stylo plume, semblaient gourds. Chaque fois qu'elle bougeait le buste, le frottement de la soie sur ses tétons la faisait tressaillir intérieurement.
— J'ai besoin que vous me trouviez, en urgence, deux techniciens informatiques confirmés, poursuivit-il en fixant Julie avec une intensité tranquille. Je ne veux pas de débutants. Il me faut des hommes autonomes, rigoureux et d'un professionnalisme sans faille. La mission est courte, trois jours seulement, mais elle est vitale pour la pérennité de ma structure. Elle commence lundi prochain.
Julie l'écoutait, s'efforçant de prendre des notes pour se donner une contenance. Mais ses doigts, d'ordinaire si agiles sur son stylo plume, semblaient gourds. Chaque fois qu'elle bougeait le buste, le frottement de la soie sur ses tétons la faisait tressaillir intérieurement.
— J'ai besoin que vous me trouviez, en urgence, deux techniciens informatiques confirmés, poursuivit-il en fixant Julie avec une intensité tranquille. Je ne veux pas de débutants. Il me faut des hommes autonomes, rigoureux et d'un professionnalisme sans faille. La mission est courte, trois jours seulement, mais elle est vitale pour la pérennité de ma structure. Elle commence lundi prochain.
Il marqua une pause, laissant ses paroles infuser l'air du bureau. Julie sentait le poids de sa responsabilité, mais aussi celui de sa condition physique. Sans soutien-gorge, elle avait l'impression que chaque battement de son cœur était visible à travers le tissu mauve de sa chemise.
— Le déploiement de cent cinquante ordinateurs dans la nouvelle succursale d'un grand groupe, précisa-t-il. C'est un travail de précision, de logistique. Je veux de bons techniciens, Julie. Le prix n'est pas un problème, pourvu qu'on reste dans des marges raisonnables.
Julie posa son stylo. Elle prit une inspiration lente, tentant de retrouver la "femme de fer" qui sommeillait en elle. Elle connaissait son métier, ses limites et celles de son agence.
— Monsieur Master, je vous remercie de votre confiance, commença-t-elle d'une voix qu'elle espérait assurée. Cependant, je crains de devoir décliner. Comme vous le savez sans doute, mon agence est strictement spécialisée dans le BTP. Nous déléguons des maçons, des chefs de chantier, des coffreurs... Le domaine informatique n'est absolument pas notre secteur. Je serais ravie de vous mettre en contact avec l'un de mes confrères d'une agence partenaire qui traite ce genre de profils quotidiennement. Il saura...
— Monsieur Master, je vous remercie de votre confiance, commença-t-elle d'une voix qu'elle espérait assurée. Cependant, je crains de devoir décliner. Comme vous le savez sans doute, mon agence est strictement spécialisée dans le BTP. Nous déléguons des maçons, des chefs de chantier, des coffreurs... Le domaine informatique n'est absolument pas notre secteur. Je serais ravie de vous mettre en contact avec l'un de mes confrères d'une agence partenaire qui traite ce genre de profils quotidiennement. Il saura...
Elle s'interrompit. Monsieur Master n'avait pas bougé, mais son regard s'était durci imperceptiblement. Un silence pesant s'installa, seulement troublé par le ronronnement lointain de la climatisation.
— Mademoiselle, vous ne m'avez pas bien compris, je crois, dit-il d'un ton calme mais sans appel.
— Mademoiselle, vous ne m'avez pas bien compris, je crois, dit-il d'un ton calme mais sans appel.
Le "Mademoiselle" résonna comme une caresse et une gifle à la fois. Julie sentit son visage s'empourprer.
— Je sais très bien que ce n'est pas votre spécialité, continua-t-il en plantant ses yeux clairs dans les siens. Mais je tiens à ce que ce soit vous qui vous chargiez de ce recrutement. J'y tiens absolument.
— Je sais très bien que ce n'est pas votre spécialité, continua-t-il en plantant ses yeux clairs dans les siens. Mais je tiens à ce que ce soit vous qui vous chargiez de ce recrutement. J'y tiens absolument.
Un frisson violent parcourut l'échine de Julie. Ce n'était pas une demande, c'était un ordre déguisé. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait ; elle se sentait presque hypnotisée par cette voix, par cette aura qui semblait saturer l'espace entre eux. Elle bafouilla, perdant pied totalement.
— Je... je suis navrée, mais je n'ai pas ce genre de profils dans mon fichier d'intérimaires actuellement. Je suis vraiment désolée, mais techniquement, c'est... c'est impossible pour lundi...
— Je... je suis navrée, mais je n'ai pas ce genre de profils dans mon fichier d'intérimaires actuellement. Je suis vraiment désolée, mais techniquement, c'est... c'est impossible pour lundi...
Monsieur Master se leva brusquement. Julie le suivit du regard, pétrifiée. Il fit quelques pas lents dans le bureau, s'approchant de la fenêtre qui donnait sur la place Jean Macé. Dans ce mouvement, Julie ne put s'empêcher de reluquer discrètement la coupe de son jean qui soulignait des fesses fermes et une cambrure d'homme mûr qui ne manquait pas de panache. Elle se détestait de réagir ainsi, mais son corps était en roue libre.
Après quelques pas, il se tourna vers elle. Julie, toujours assise derrière son large bureau de chêne, se sentit d'un coup minuscule. Sa stature, sa prestance, tout en lui la dominait. Il s'approcha du bureau, posant ses mains solides sur le rebord, se penchant légèrement vers elle.
Après quelques pas, il se tourna vers elle. Julie, toujours assise derrière son large bureau de chêne, se sentit d'un coup minuscule. Sa stature, sa prestance, tout en lui la dominait. Il s'approcha du bureau, posant ses mains solides sur le rebord, se penchant légèrement vers elle.
À cet instant précis, Julie sentit ses tétons pointer avec une insolence insupportable. Ils étaient si durs, si tendus, qu'elle eut l'effrayante certitude qu'ils allaient déchirer la soie fragile de son chemisier. Elle rougit violemment, une chaleur de plomb envahissant son cou et ses joues. De sa position, debout face à elle, Monsieur Master ne pouvait pas ignorer son trouble. Il plongeait son regard dans son décolleté, là où le tissu, privé de l'armature d'un soutien-gorge, épousait chaque relief, chaque frisson de sa chair.
Elle était démasquée. Sa réaction physique, incontrôlable et évidente, s'étalait sous les yeux de cet homme qui l'exigeait pour un travail qu'elle ne savait pas faire. Elle se sentait prise au piège de sa propre impudeur, marquée par l'ordre de Luc et maintenant offerte à l'autorité de Master.
— L'impossibilité est une vue de l'esprit, Julie, murmura-t-il d'une voix qui n'avait plus rien de professionnel. Vous allez me trouver ces hommes. Julie sentit sa gorge se nouer alors qu'elle tendait une main hésitante vers le combiné de son téléphone fixe. Ses doigts, d'ordinaire si sûrs, tremblaient imperceptiblement lorsqu'elle composa le numéro de Franck, son collègue d'une agence spécialisée dans le tertiaire et l'informatique. Chaque tonalité résonna dans le silence de la pièce comme un glas.
— L'impossibilité est une vue de l'esprit, Julie, murmura-t-il d'une voix qui n'avait plus rien de professionnel. Vous allez me trouver ces hommes. Julie sentit sa gorge se nouer alors qu'elle tendait une main hésitante vers le combiné de son téléphone fixe. Ses doigts, d'ordinaire si sûrs, tremblaient imperceptiblement lorsqu'elle composa le numéro de Franck, son collègue d'une agence spécialisée dans le tertiaire et l'informatique. Chaque tonalité résonna dans le silence de la pièce comme un glas.
À l'autre bout du fil, Franck décrocha enfin. Julie commença à lui exposer le problème avec une voix qu'elle s'efforçait de rendre professionnelle, mais son débit était trop rapide, trop saccadé. C'est à ce moment-là que le monde sembla basculer.
Sans un bruit, Monsieur Master quitta sa position face à la fenêtre. Julie le vit du coin de l'œil se déplacer avec une grâce de prédateur, contournant le large bureau de chêne pour passer derrière elle. Elle se mit à trembler de tout son corps, le combiné pressé contre son oreille comme un bouclier dérisoire. Elle sursauta, un petit cri étouffé mourant dans sa gorge, lorsqu'elle sentit deux mains larges et fermes se poser sur ses épaules.
La chaleur de ses paumes traversa instantanément la soie fine de son chemisier gris. C'était une brûlure délicieuse, un feu qui semblait consumer son épiderme et irradier dans toute sa poitrine. Elle sentit le poids de son autorité physique l'écraser sur son siège. Monsieur Master se pencha, son visage frôlant sa tempe. Elle perçut l'odeur de son parfum un mélange de cèdre et d'ambre avant de sentir son souffle chaud contre son oreille.
— Soyez persuasive, Julie, lui murmura-t-il d'une voix si basse qu'elle sembla vibrer directement dans sa colonne vertébrale. Je saurai vous récompenser en conséquence.
La chaleur de ses paumes traversa instantanément la soie fine de son chemisier gris. C'était une brûlure délicieuse, un feu qui semblait consumer son épiderme et irradier dans toute sa poitrine. Elle sentit le poids de son autorité physique l'écraser sur son siège. Monsieur Master se pencha, son visage frôlant sa tempe. Elle perçut l'odeur de son parfum un mélange de cèdre et d'ambre avant de sentir son souffle chaud contre son oreille.
— Soyez persuasive, Julie, lui murmura-t-il d'une voix si basse qu'elle sembla vibrer directement dans sa colonne vertébrale. Je saurai vous récompenser en conséquence.
Un feulement involontaire, un son de gorge entre le gémissement et le soupir, s'échappa des lèvres de Julie. Elle ferma les yeux une seconde, les muscles de son cou se tendant sous la pression des pouces de l'homme qui massaient maintenant très légèrement ses trapèzes. La sensation de ses tétons frottant contre la soie devint un supplice électrique. Elle savait qu'il sentait son trouble, qu'il sentait son corps s'abandonner malgré elle.
Elle se reprit par un effort de volonté surhumain, se concentrant sur la voix de Franck qui continuait de parler à l'autre bout du fil.
— Oui... oui, je note, Franck, balbutia-t-elle en saisissant son stylo.
Elle se reprit par un effort de volonté surhumain, se concentrant sur la voix de Franck qui continuait de parler à l'autre bout du fil.
— Oui... oui, je note, Franck, balbutia-t-elle en saisissant son stylo.
Elle griffonna quatre noms et quatre numéros de téléphone sur son bloc-notes. Franck l'avertit qu'il n'était absolument pas certain de la disponibilité de ces experts, surtout pour un lundi matin. Elle le remercia chaleureusement, d'une voix encore un peu rauque, et raccrocha.
Monsieur Master ne retira pas ses mains immédiatement. Il resta là, une présence massive et brûlante dans son dos, dominant son espace vital.
— Bravo, Mademoiselle, dit-il avec une satisfaction évidente.
Monsieur Master ne retira pas ses mains immédiatement. Il resta là, une présence massive et brûlante dans son dos, dominant son espace vital.
— Bravo, Mademoiselle, dit-il avec une satisfaction évidente.
Puis, avec une lenteur calculée, il retira ses mains et retourna s'asseoir face à elle, reprenant sa posture d'homme d'affaires serein. Julie ressentit instantanément l'absence de ce contact comme un souffle glacé le long de son échine. Elle se sentit soudain vide, démunie, presque orpheline de cette chaleur qui l'avait paralysée quelques secondes plus tôt.
Elle fixa les quatre noms inscrits sur son papier. Sa main tremblait encore.
— Maintenant, reprit-il en fixant les yeux de Julie avec une intensité qui ne laissait place à aucune défaite, essayons de savoir si ces gens sont disponibles. Appelez-les. Devant moi.
— Maintenant, reprit-il en fixant les yeux de Julie avec une intensité qui ne laissait place à aucune défaite, essayons de savoir si ces gens sont disponibles. Appelez-les. Devant moi.
Julie sentit le rouge lui monter à nouveau aux joues. Elle était prise au piège de ce regard et de cette promesse de "récompense" qui flottait dans l'air, aussi lourde que le secret de sa nudité sous sa soie.
Elle sentit une vague de chaleur liquide, une humidité traîtresse et indéniable, s'épanouir entre ses cuisses. C'était une sensation qu'elle ne connaissait que trop bien depuis qu'elle avait ouvert l'ouvrage bleu nuit, mais ici, dans le cadre aseptisé de son bureau, face à cet homme, cela prenait une tournure presque effrayante. Elle, la directrice d'agence d'ordinaire si hermétique, se liquéfiait littéralement sous un simple regard. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait ; ce Monsieur Master l'hypnotisait, paralysait ses défenses habituelles pour ne laisser s'exprimer que son corps.
Elle tenta de se concentrer sur les deux premiers numéros de la liste. Ses mains, moites, glissaient sur le combiné. Elle composa, attendit, mais les tonalités dans le vide ne firent qu'accentuer son malaise. Personne ne décrocha. Une goutte de sueur perla sur son front, traçant un chemin glacé avant de mourir dans le pli de son sourcil. Elle se sentait défaillir, mais une force obscure, nichée au plus profond de son ventre, l'empêchait de renoncer.
Elle leva les yeux vers lui. Monsieur Master était légèrement penché en avant, les coudes sur les genoux, sa carrure solide occupant tout son champ de vision. Sa respiration était calme, trop calme, mais Julie crut déceler une pointe d'agacement, une impatience souveraine dans ses prunelles claires.
— Monsieur Master... balbutia-t-elle, la gorge sèche. Je crains que la tâche ne soit plus rude que prévu. Je ne voudrais pas vous donner de faux espoirs, j'ai peur de ne pas...
— Monsieur Master... balbutia-t-elle, la gorge sèche. Je crains que la tâche ne soit plus rude que prévu. Je ne voudrais pas vous donner de faux espoirs, j'ai peur de ne pas...
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. D'un geste lent, presque théâtral, il sortit son téléphone de la poche de son jean noir. Ses yeux restèrent plantés dans ceux de Julie, un regard si transperçant qu'elle eut l'impression qu'il lisait chaque battement erratique de son cœur, chaque frisson de ses seins qui, sous la soie, pointaient avec une insolence renouvelée.
Il composa un numéro et posa l'appareil sur le rebord du bureau, le haut-parleur activé. Le silence qui suivit fut électrique. Au bout de la seconde sonnerie, une voix d'homme, masculine et assurée, résonna dans la pièce :
— Bonjour Luc, tout va bien ?
Julie sursauta violemment, un petit cri étouffé franchissant ses lèvres. Luc. Ce prénom la frappa comme une décharge de foudre. Un frisson d'une intensité inouïe parcourut son échine, redressant brusquement son buste. Ce mouvement projeta sa poitrine en avant, tendant le chemisier à l'extrême, dévoilant sans aucune ambiguïté le relief de ses tétons durcis par l'effroi et l'excitation.
— Bonjour Luc, tout va bien ?
Julie sursauta violemment, un petit cri étouffé franchissant ses lèvres. Luc. Ce prénom la frappa comme une décharge de foudre. Un frisson d'une intensité inouïe parcourut son échine, redressant brusquement son buste. Ce mouvement projeta sa poitrine en avant, tendant le chemisier à l'extrême, dévoilant sans aucune ambiguïté le relief de ses tétons durcis par l'effroi et l'excitation.
Monsieur Master, Luc, ne la lâcha pas des yeux. Son regard semblait savourer la détresse physique de la directrice.
— La situation se complique, répondit-il à son interlocuteur, sa voix de basse enveloppant Julie comme une caresse autoritaire. Je crois que j'ai fait fausse route en confiant à cette agence le soin de trouver nos perles rares. La directrice semble... dépassée.
— La situation se complique, répondit-il à son interlocuteur, sa voix de basse enveloppant Julie comme une caresse autoritaire. Je crois que j'ai fait fausse route en confiant à cette agence le soin de trouver nos perles rares. La directrice semble... dépassée.
Chaque mot était une pointe qui s'enfonçait dans l'orgueil de Julie. Elle se sentait humiliée, rabaissée au rang d'amateur devant cet homme qui portait le même prénom que l'auteur de ses tourments nocturnes. Mais, paradoxalement, cette humiliation agit comme un catalyseur. Le mépris feint de Luc Master lui redonna un courage qu'elle ne s'expliquait pas.
À l'autre bout du fil, l'homme répondit qu'ils allaient devoir réfléchir à une solution de secours, suggérant que l'agence n'était peut-être pas à la hauteur.
Julie sentit une révolte sourde monter en elle. Elle ne pouvait pas le laisser dire. Elle ne pouvait pas le laisser gagner, pas ainsi. Elle redressa fièrement le menton, ses yeux brillant d'un éclat nouveau malgré le rouge qui lui montait aux joues. Dans un geste de défi, elle saisit le papier où étaient notés les numéros restants et empoigna son combiné avec une autorité retrouvée.
Voyant cela, Luc Master esquissa un geste vers le téléphone posé sur le bureau.
— Attends, je te rappelle dans quelques minutes, dit-il à son interlocuteur sans quitter Julie du regard.
Julie sentit une révolte sourde monter en elle. Elle ne pouvait pas le laisser dire. Elle ne pouvait pas le laisser gagner, pas ainsi. Elle redressa fièrement le menton, ses yeux brillant d'un éclat nouveau malgré le rouge qui lui montait aux joues. Dans un geste de défi, elle saisit le papier où étaient notés les numéros restants et empoigna son combiné avec une autorité retrouvée.
Voyant cela, Luc Master esquissa un geste vers le téléphone posé sur le bureau.
— Attends, je te rappelle dans quelques minutes, dit-il à son interlocuteur sans quitter Julie du regard.
Il mit fin à la conversation d'une pression du doigt et se recala lentement dans son siège. Un léger sourire, à la fois cruel et satisfait, étira ses lèvres. Il croisa les bras sur sa poitrine, les muscles de ses avant-bras tatoués saillant sous la lumière crue, et attendit.
D'une main tremblante, Julie composa le numéro de la troisième personne sur sa liste. Le silence de la pièce était tel qu'elle craignait que Luc n'entende le martèlement désordonné de son cœur contre sa poitrine. Quand la voix masculine à l'autre bout du fil décrocha, elle sursauta, manquant de faire tomber le combiné. Elle se força à stabiliser son souffle, sentant l'humidité entre ses cuisses devenir de plus en plus présente, une preuve liquide de son trouble qu'elle ne pouvait plus ignorer.
D'une main tremblante, Julie composa le numéro de la troisième personne sur sa liste. Le silence de la pièce était tel qu'elle craignait que Luc n'entende le martèlement désordonné de son cœur contre sa poitrine. Quand la voix masculine à l'autre bout du fil décrocha, elle sursauta, manquant de faire tomber le combiné. Elle se força à stabiliser son souffle, sentant l'humidité entre ses cuisses devenir de plus en plus présente, une preuve liquide de son trouble qu'elle ne pouvait plus ignorer.
Elle se présenta d'une voix qui finit par trouver une certaine assurance, bien que légèrement plus basse, plus sensuelle qu'à l'accoutumée. Elle exposa la demande, détaillant l'urgence et l'importance de la mission. À sa grande surprise, son interlocuteur accepta presque immédiatement ; il était libre pour la semaine suivante.
Un sourire, mélange de soulagement pur et de triomphe, illumina son visage. Elle leva les yeux vers Monsieur Master pour lui annoncer la nouvelle et, pendant une fraction de seconde, elle crut percevoir une lueur de fierté sincère dans ses yeux clairs. Mais l'expression s'échappa aussi vite qu'elle était apparue, laissant place à ce masque d'autorité impénétrable.
Lorsqu'elle raccrocha, le silence qui suivit fut chargé d'une attente presque insoutenable.
— Bravo, Julie, dit-il alors. Sa voix, cette basse profonde, sembla ramper sur la peau de la directrice. En voilà un. Mais il en reste un second. Ne me décevez pas, Julie... Vous n'aimeriez pas que je sois déçu, croyez-moi.
— Bravo, Julie, dit-il alors. Sa voix, cette basse profonde, sembla ramper sur la peau de la directrice. En voilà un. Mais il en reste un second. Ne me décevez pas, Julie... Vous n'aimeriez pas que je sois déçu, croyez-moi.
Elle frissonna violemment à cette idée. La menace était voilée, mais elle résonna avec les avertissements qu'elle avait lus dans le livre bleu nuit. Être déçue par Luc, c'était s'exposer à un vide ou à une punition qu'elle ne se sentait pas encore prête à affronter.
— Je vais essayer, Monsieur... balbutia-t-elle, cherchant à reprendre contenance.
Luc la coupa net, le regard soudain plus sombre, plus dur.
— Non. N'essayez pas, Julie. Faites-le.
— Je vais essayer, Monsieur... balbutia-t-elle, cherchant à reprendre contenance.
Luc la coupa net, le regard soudain plus sombre, plus dur.
— Non. N'essayez pas, Julie. Faites-le.
Un léger sourire, presque carnassier, se dessina sur ses lèvres. Il ne bougeait pas, mais son aura semblait envahir tout l'espace derrière le bureau, la pressant, l'obligeant à se dépasser. Un nouveau frisson, plus électrique celui-ci, parcourut Julie de la nuque jusqu'au bas des reins. Ses tétons, toujours privés de soutien-gorge, étaient si tendus qu'ils en devenaient douloureux contre la soie mauve.
Elle était sous son emprise. Elle reprit le papier, ses yeux fixés sur le dernier nom : Thomas Valran. Elle savait que tout allait se jouer ici. Si elle échouait, elle perdait la face devant cet homme qui l'hypnotisait. Si elle réussissait, elle se soumettait totalement à sa volonté.
Elle décrocha une nouvelle fois, consciente que le regard de Luc Master ne quitterait pas une seule seconde le relief de sa poitrine sous son chemisier pendant qu'elle plaiderait sa cause.
Elle décrocha une nouvelle fois, consciente que le regard de Luc Master ne quitterait pas une seule seconde le relief de sa poitrine sous son chemisier pendant qu'elle plaiderait sa cause.
Julie fixa le nom de Thomas Valran sur son bloc-notes. C'était sa dernière cartouche. Elle sentait le regard de Luc Master peser sur elle, une présence physique presque palpable qui semblait traverser son chemisier mauve. Elle savait qu'il regardait ses seins, qu'il voyait ses tétons pointer sous la soie, et cette certitude la rendait aussi vulnérable qu'excitée. Ses doigts tremblaient légèrement quand elle tapa le numéro sur le clavier du téléphone.
Au bout de quelques sonneries, une voix jeune et dynamique décrocha :
— Allô, Thomas Valran ?
— Allô, Thomas Valran ?
Julie prit une inspiration, essayant de masquer le fait qu'elle avait le souffle court. Le frottement du tissu sur sa peau nue était un rappel constant de sa situation. Elle se força à parler normalement, avec son assurance habituelle de directrice, même si sa voix lui semblait un peu plus basse, un peu plus voilée.
— Bonjour Monsieur Valran, Julie à l'appareil. Je vous appelle pour une mission en urgence, un déploiement informatique qui débute lundi.
— Bonjour Monsieur Valran, Julie à l'appareil. Je vous appelle pour une mission en urgence, un déploiement informatique qui débute lundi.
Pendant qu'elle expliquait les détails, elle ne quittait pas Luc des yeux. Lui ne bougeait pas, il l'observait, simplement. Thomas, à l'autre bout du fil, ne mit pas longtemps à se décider. Son enthousiasme était évident.
— C'est parfait pour moi, Madame. Je suis disponible et le projet a l'air super. C'est noté, je serai là lundi.
— C'est parfait pour moi, Madame. Je suis disponible et le projet a l'air super. C'est noté, je serai là lundi.
Un immense poids s'envola. Julie raccrocha, le cœur battant, mais cette fois de soulagement. Elle avait réussi. Elle lâcha un long soupir et s'adossa à son fauteuil, cherchant à reprendre un peu de contenance.Luc Master eut un petit sourire, un vrai sourire cette fois, plus doux mais toujours aussi troublant.
— Bravo, Julie, dit-il simplement. Je suis fier de vous.
— Bravo, Julie, dit-il simplement. Je suis fier de vous.
Ce "fier de vous" la toucha bien plus qu'elle ne l'aurait voulu. C'était un compliment direct, presque intime. Sous son bureau, elle sentit son corps lâcher prise une nouvelle fois. Une chaleur humide envahit son entrejambe, trempant son dessous de soie. C'était plus fort qu'elle. Elle se sentait littéralement se liquéfier face à lui, incapable de lutter contre cette réaction purement physique.
C'est dingue, se dit-elle en essayant de stabiliser ses mains. Comment ce mec peut avoir un tel effet sur moi en restant juste assis là ? Pourquoi est-ce que je perds tous mes moyens dès qu'il m'approuve ?
C'est dingue, se dit-elle en essayant de stabiliser ses mains. Comment ce mec peut avoir un tel effet sur moi en restant juste assis là ? Pourquoi est-ce que je perds tous mes moyens dès qu'il m'approuve ?
Elle fut tirée de ses pensées quand il se leva. Le mouvement était souple, assuré. Il regarda sa montre, une grosse montre noire qui serrait son poignet solide.
— Il est bientôt l'heure de déjeuner, dit-il en plongeant ses yeux clairs dans les siens.
— Il est bientôt l'heure de déjeuner, dit-il en plongeant ses yeux clairs dans les siens.
Il fit le tour du bureau et vint se placer juste à côté d'elle. Julie sentit la chaleur de son corps.
— Venez, Julie. Je vous invite au restaurant. On va fêter ça et sceller notre accord. Pour le contrat, vous l'enverrez à mon bureau cet après-midi, ma secrétaire s'en occupera et je vous le renverrai signé ce soir.
— Venez, Julie. Je vous invite au restaurant. On va fêter ça et sceller notre accord. Pour le contrat, vous l'enverrez à mon bureau cet après-midi, ma secrétaire s'en occupera et je vous le renverrai signé ce soir.
Il la dominait de toute sa hauteur, avec une assurance qui ne laissait pas de place à la discussion. — Vous avez gagné mon respect, Mademoiselle. Et pour ça, c'est moi qui régale.
Julie ne réfléchit même pas à une excuse. La "femme de fer" était restée quelque part derrière son bureau. Elle se leva, les jambes un peu lourdes, consciente de chaque sensation, de chaque frisson. En lissant sa jupe, elle comprit que si elle franchissait la porte avec lui, rien ne serait plus jamais comme avant. Elle n'était plus seulement la directrice d'agence. Elle était une femme qui acceptait, pour la première fois, de ne plus décider.
— D'accord, murmura-t-elle. Je vous suis.
Julie ne réfléchit même pas à une excuse. La "femme de fer" était restée quelque part derrière son bureau. Elle se leva, les jambes un peu lourdes, consciente de chaque sensation, de chaque frisson. En lissant sa jupe, elle comprit que si elle franchissait la porte avec lui, rien ne serait plus jamais comme avant. Elle n'était plus seulement la directrice d'agence. Elle était une femme qui acceptait, pour la première fois, de ne plus décider.
— D'accord, murmura-t-elle. Je vous suis.
Ils sortirent de son bureau côte à côte. Julie avait l'impression que l'air de l'agence était devenu plus frais, plus réel, comparé à l'atmosphère électrique qu'ils laissaient derrière eux. Anabelle, installée derrière son comptoir, leva les yeux de ses dossiers. Elle parut surprise de voir sa patronne, d'ordinaire si casanière à l'heure du déjeuner, se diriger vers la sortie accompagnée de cet homme imposant.
Julie s'arrêta devant le bureau de sa secrétaire, essayant de retrouver une posture professionnelle malgré l'humidité qu'elle sentait encore entre ses cuisses.
— Anabelle, je m'absente pour le déjeuner, lança-t-elle, sa voix manquant un peu de l'assurance habituelle. Je vous confie l'agence jusqu'à mon retour.
Julie s'arrêta devant le bureau de sa secrétaire, essayant de retrouver une posture professionnelle malgré l'humidité qu'elle sentait encore entre ses cuisses.
— Anabelle, je m'absente pour le déjeuner, lança-t-elle, sa voix manquant un peu de l'assurance habituelle. Je vous confie l'agence jusqu'à mon retour.
La secrétaire hocha la tête, rangeant quelques papiers avant de demander tout naturellement :
— Entendu Julie. Vous pensez être de retour vers quelle heure ? J'ai quelques dossiers à vous faire signer et deux appels qui devaient rappeler en début d'après-midi.
— Entendu Julie. Vous pensez être de retour vers quelle heure ? J'ai quelques dossiers à vous faire signer et deux appels qui devaient rappeler en début d'après-midi.
Julie s'apprêta à répondre, cherchant mentalement une heure raisonnable, quatorze heures ou quatorze heures trente, mais la voix de Monsieur Master la coupa net. Calme, profonde, elle résonna dans tout l'accueil :
— Nous ne savons pas encore, déclara-t-il en fixant Anabelle avec un sourire courtois mais sans appel. Nous avons encore pas mal de détails à régler ensemble cet après-midi.
Julie se figea, le souffle coupé. Elle le regarda, totalement déroutée. De quels détails parlait-il ? Elle pensait que tout était calé pour le recrutement des deux techniciens, que le reste n'était que de la paperasse administrative. Mais ce qui la dérangea le plus, ce qui fit battre son cœur un peu plus vite, c'est que ce soit lui qui décrète, devant son employée, qu'elle ne savait pas quand elle reviendrait. Il venait de s'approprier son emploi du temps d'un simple revers de phrase.
— Nous ne savons pas encore, déclara-t-il en fixant Anabelle avec un sourire courtois mais sans appel. Nous avons encore pas mal de détails à régler ensemble cet après-midi.
Julie se figea, le souffle coupé. Elle le regarda, totalement déroutée. De quels détails parlait-il ? Elle pensait que tout était calé pour le recrutement des deux techniciens, que le reste n'était que de la paperasse administrative. Mais ce qui la dérangea le plus, ce qui fit battre son cœur un peu plus vite, c'est que ce soit lui qui décrète, devant son employée, qu'elle ne savait pas quand elle reviendrait. Il venait de s'approprier son emploi du temps d'un simple revers de phrase.
Elle se sentit rougir, une sensation de perte de contrôle totale l'envahissant. Elle tenta de se reprendre, de sauver les meubles pour ne pas paraître totalement dépossédée de son autorité dans sa propre agence. Elle se tourna vers Anabelle en forçant un ton ferme :
— Je... Oui, c'est ça. Je serai sans doute de retour dans l'après-midi, Anabelle. En attendant, chargez-vous de récupérer mes rendez-vous prévus. S'il y a des personnes qui tiennent vraiment à me voir moi, annulez-les et dites-leur que nous décalerons. Je vous rappelle si besoin.
— Je... Oui, c'est ça. Je serai sans doute de retour dans l'après-midi, Anabelle. En attendant, chargez-vous de récupérer mes rendez-vous prévus. S'il y a des personnes qui tiennent vraiment à me voir moi, annulez-les et dites-leur que nous décalerons. Je vous rappelle si besoin.
Elle espérait que ces instructions redonneraient le change, mais elle voyait bien dans le regard d'Anabelle une lueur de curiosité amusée. Luc Master n'attendit pas qu'elle en dise plus. D'un geste protecteur et autoritaire à la fois, il posa sa main dans le bas de son dos, un contact brûlant à travers la soie et la dirigea vers la porte vitrée.
Ils débouchèrent sur le trottoir de la place Jean Macé. La lumière du jour l'éblouit un instant, et le bruit de la ville la percuta comme un retour brutal à la réalité. Pourtant, rien ne semblait normal.
Ils débouchèrent sur le trottoir de la place Jean Macé. La lumière du jour l'éblouit un instant, et le bruit de la ville la percuta comme un retour brutal à la réalité. Pourtant, rien ne semblait normal.
Sa voiture, une berline sombre et impeccable, était garée juste là, le long du trottoir. Luc Master fit un pas de côté pour lui ouvrir la portière passager.
— Après vous, Julie, murmura-t-il.
— Après vous, Julie, murmura-t-il.
En s'asseyant sur le cuir sombre de la voiture, Julie sentit de nouveau cette chaleur liquide l'envahir. Elle savait qu'elle venait de lui céder les clés de son après-midi, et peut-être bien plus que cela. La portière se referma avec un bruit sourd, l'isolant du monde extérieur avec lui.
A suivre...
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