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Couverture de Clotilde et Cathy à La Réunion 2026, par fournaise22
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Clotilde et Cathy à La Réunion 2026 — Chapitre 5 · Lundi matin

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fournaise22
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Clotilde et Cathy à La Réunion 2026

Chapitre 5 · Lundi matin

Je manque de m’étouffer :
— Attends, tu parles de quoi ? T’as sucé quoi ? T’as sucé qui ?
— Ben, je parle pas de Sainte-Thérèse, je parle de Julien.
— Le garçon du gîte, celui qui était seul ?
— Ben oui, mais ça s’est fait par hasard, un peu par hasard !
— Ah, ben, Clo, toi t’es la meilleure ! Tu suces le premier mec qui passe, par hasard !? Allez, raconte ! T’as pas arrêté de discuter toute la soirée avec lui et il te faisait les yeux doux ! Comment ça s’est passé et fais attention à ce que tu dis, Sainte-Thérèse t’écoute !
— Toi Cathy, tu dormais à poings fermés et un peu avant minuit, j’ai eu envie de faire pipi. Je me suis levée, j’avais ma nuisette, tout était calme, je me suis dit – Je tiens ma nuisette fermée et j’y vais comme ça ! – je sors, je me dirige vers les toilettes, je passe devant la chambre de Julien. Je ne remarque pas – il faisait sombre, je n’ai pas allumé l’éclairage – la porte de sa chambre pas complètement fermée. Juste après sa chambre, ce sont les WC. Je pose la main sur la poignée et là, la porte s’ouvre violemment, je prends un choc au poignet, quant à la porte, elle passe à deux doigts de ma figure… Je lance un ‘Putain, c’est pas vrai !’ en me contrôlant le plus possible. Je reconnais tout de suite Julien qui a un air surpris de me trouver là en nuisette, autant que je dois avoir l’air surprise de le trouver lui en slip ! J’ai le souffle coupé, j’en oublie ma nuisette, mais lui trouve le moyen d’aller voir au cabinet de toilettes, juste côté des WC, l’étendue des dégâts. On n’a pas allumé la lumière, pas utile que quelqu’un vienne voir ce qui se passe et nous trouve lui en slip et moi en nuisette.
— Ah ! C’est ça, j’ai entendu un bruit mais je n’ai même pas cherché à savoir ce que c’était et si tu étais là dans le lit !
— Julien me demande si ça va, il prend ma main pour l’examiner, il me bouge un peu pour me mettre dans l’éclairage de la petite fenêtre de la salle de bains, il me sourit, je lui souris – Rien de grave, je crois ? – Non, rien de grave. Mais je suis sûre qu’il bandait déjà ! Il avait l’air plus intéressé par ce qu’il voyait dans l’échancrure de ma nuisette que par l’état de ma main qui allait très bien par ailleurs !
— Toi, ma chérie, tu as du flair pour deviner ça, hein ?
— Tu sais, il avait un sourire bizarre, celui de l’homme qui attend un feu, un feu vert ou quelque chose comme ça !
— Le sourire de l’homme avec qui tu avais sympathisé quelques heures plus tôt et qui te trouve à moitié à poil en pleine nuit, désirable et qui aimerait savoir s’il n’a pas causé d’autres dégâts que le petit choc sur ton pouce droit ! Et pour ça il aimerait bien te palper du haut en bas !
— Arrête ! Oui, il m’a pris dans ses bras, m’a soulevée. Effectivement il bandait bien, je n’avais rien contre jouer avec ce que je sentais sur mon ventre mais je suis une fille raisonnable, tu sais bien.
— Oh oui, je sais ! Raisonnable !? Je peux rire ?
— Ce qui m’a empêché d’aller plus loin, c’est l’environnement. J’avais peur. On avait déjà fait pas mal de bruit. Alors je lui ai dit : Non, désolée, ce n’est pas possible, ce n’est pas possible à cause du bruit mais viens, suis-moi !
— Et qu’est-ce que tu as fait ?
— J’ai été faire pipi et je l’ai ramené à sa chambre. Je l’ai laissé me prendre dans ses bras et j’ai eu l’illumination adaptée. Je me suis mise à genoux et j’ai baissé son slip. Je ne m’étais pas trompée, il bandait comme….
— Un âne ?
— Oui, un âne, si tu veux, je n’ai jamais sucé d’âne, par contre, lui, je l’ai sucé et branlé pour le finir. Il était tellement chaud que ça ne m’a pas pris beaucoup de temps ! Et après, je suis rentrée doucement pour me recoucher. Tu dormais, tu as tendu un bras vers moi, je t’ai embrassée et plouf ! Dodo ! J’étais un peu frustrée surtout qu’on ne le reverra plus ! Et puis je me demandais comment j’allais te raconter ça ! J’en rigolais d’avance ! Tu le prends pas mal, hein ?
— Tu voulais aller aussi le sucer tout à l’heure pour lui dire adieu ?
— Te fous pas de moi, tu veux ?
On s’est mis à rire et on a repris notre descente vers le parking. On est arrivées un peu avant midi et on a décidé de déjeuner sur place.
— Ça nous change d’hier ! Putain, on n’y voyait pas à dix mètres, aujourd’hui, super grand beau. C’est long, la balade, cette après-midi ?
— Non, il y en a pour deux heures trente mais c’est tout plat à l’aller comme au retour ! Tu verras, c’est juste de l’autre côté du Pas ! Ça t’a plu ce matin ? L’Oratoire ?
— Oui, cool, mais quelle idée de mettre un oratoire à cet endroit ? Il y a des gens qui viennent vraiment prier là ?
— Aucune idée, on va se renseigner !
Je prends mon téléphone pendant que Clo sort les sandwiches ! Quelques minutes me suffisent….
— Tiens, je te file un lien et tu sauras tout sur l’Oratoire…
On laisse la voiture au parking, on traverse juste la route et, vers treize heures, on repart en direction du Morne Langevin. Une balade à deux mille quatre cents mètres, sans difficulté, sur le bord d’un précipice impressionnant avec en permanence une vue unique d’un côté sur le volcan et de l’autre sur l’effondrement qui se prolonge jusqu’à l’océan Indien. Unique ! Et Clo est bien d’accord avec moi !
Avant de reprendre la voiture, on retrouve un jeune couple qui était au gîte avec nous et qui vient de descendre du Piton. Il est 16h environ et on prend la direction de la descente jusqu’au gîte en profitant du beau temps pour faire quelques arrêts à des endroits un peu remarquables. On bouquine le topo pour savoir ce qu’on fait demain car la météo nous promet encore du beau temps et on se propose, dès demain matin, de remonter et de pousser jusqu’au Pas de Bellecombe.
Clotilde est ravie, comme moi, de la façon dont se déroule notre séjour. Du beau temps, rien à faire sinon consacrer notre temps à découvrir une nature exceptionnelle. Et quand on commence à être fatiguées, on rejoint un gîte des plus originaux, le gîte à voir quand on vient à La Réunion.
La descente s’effectue dans un paysage rocailleux avec une végétation un peu rabougrie et se poursuit par une forêt de filaos pentue qui nous permet d’arriver vers 18 heures au petit parking du gîte. Clotilde récupère ses affaires dans la voiture et se dirige vers l’entrée du gîte où elle disparaît.
Moi, je la suis et quand j’arrive à l’entrée, je vois ma Clotilde ressortir avec un air bizarre, un mix de surprise, de plaisir retenu, des yeux tout ronds…
— Ben, qu’est-ce qu’il se passe ? On dirait que tu as vu le diable…. Ou Jésus, j’en sais rien mais….
— Non, pas du tout, mais il ne devait pas être là !
— Qui ça, ‘il’ ?
— Ben Julien !
— Quoi ? Le ‘Julien’ de cette nuit ? Je croyais qu’il continuait sur le GR, pas qu’il revenait ici ce soir ! Bon, de toute façon, on s’en fout, il y a de la place pour tout le monde !
J’allais comprendre bientôt que certaines personnes ne s’en foutaient pas. On est rentrées dans le gîte pour saluer tous les gens présents, dont Julien qui nous a expliqué qu’il avait reçu un message de sa famille et qu’il était opportun pour lui de rentrer en métropole et donc de retourner à Saint-Denis dès que possible. Sinon, pour le reste, tout allait bien !
On a foncé à la salle de bains pour se présenter propres et changées pour l’apéritif et le repas à 19 heures. Au début, j’ai eu l’impression que Clotilde était perturbée par la présence de Julien mais elle s’est détendue rapidement en discutant beaucoup avec lui et une jeune femme, prof d’anglais, arrivée le jour même avec son copain. Je l’ai laissé vivre sa vie… et puis, comme m’avait dit Cédric, je ne suis pas sa mère !
Pour le reste, même programme que la veille. À 21h30, tout le monde dans sa chambre. Nous avions la même chambre que la veille…
— Bon, ma chérie, ne vas pas te faire coincer un doigt dans la porte des WC, promis ?
— Promis, t’inquiète ! Par contre, il faut que je te dise quelque chose.
— Ah bon ? Qu’est-ce qui se passe ? C’est grave ?
— Non, enfin je ne crois pas !
— Alors raconte, moi, j’ai sommeil !
— Ben, j’ai rendez-vous avec Julien.
— Rendez-vous ? Ça veut dire quoi ?
— Ben, quand t’as rendez-vous la nuit avec un mec, ça veut dire quoi ?
Là, en une fraction de seconde, je comprends tout….
— Tu vas baiser avec lui ?
Je m’assois sur le lit et je dois avoir un drôle d’air quand je lui réponds :
— Quand même pas !?
— Quoi, quand même pas ?
— Ben ça fait pas longtemps que tu le connais !
— Et toi ? Cédric, ça fait longtemps que tu le connais ?
Elle n’a pas tort !
— Bon, c’est vrai, tu as raison, ma belle, prends un préservatif et arrête de me rappeler de bons souvenirs ! Et puis je ne suis pas ta mère ! Tu fais ce que tu veux !
Je me penche vers elle pour l’embrasser….
— J’apprécie que tu m’en parles avant. Je te souhaite beaucoup de plaisir. En tout cas il a l’air sympa, lui dis-je, rêveuse.
Mardi
matin...
Moi, l’air de la montagne me réussit et je ne mets pas longtemps à m’endormir. Quand le jour me réveille, je tends le bras, Clotilde est là. Je me tourne vers elle. Elle ouvre un œil. Je lui demande :
— Alors, ça s’est bien passé ?
Elle me répond avec un grand sourire :
— Tu sais, Cathy, tu avais raison, les mecs sympas, ça existe ! J’ai faim !
— De mecs sympas ? Aussi, oui. Tu veux que je te raconte ?
— Comment il t’a… ? Non, ma chérie, pas maintenant, et puis garde tes bons souvenirs pour toi. Faut qu’on se lève. Il est déjà parti ?
— Oui, il tenait à descendre à pied ! Il est fou.
— Chacun son truc !
Deux heures après, on est à nouveau au Pas des Sables. On s’apprête à prendre la piste. J’ai le souvenir d’une piste un peu chaotique mais praticable. Aujourd’hui, c’est l’enfer, on roule au pas, de trou en trou pendant plus d’une demi-heure. Arrivées au Pas de Bellecombe, on se repose un peu avant de partir pour notre rando au Piton Partage. Le paysage lunaire, le sable rouge, le Piton de la Fournaise en permanence à portée de main ou presque, on arrive au point culminant de notre balade un peu fatiguées. Moi, un peu, Clotilde manque de s’assoupir dès qu’elle a posé ses fesses par terre !
— Eh ben, ma chérie, t’es fatiguée ? T’as fait quoi pour ça ? lui demandé-je avec un brin d’ironie.
— Tais-toi, s’il n’avait pas dû redescendre à Saint-Denis, on y serait encore !!
— Au lit ?
— Oui, au lit.
— On dirait que tu regrettes ?
— Quoi ? De ne plus être au lit avec lui ? À ton avis ?
Elle est fatiguée mais garde toujours son sens de l’humour.
— D’accord, ma chérie, on va s’arrêter là pour aujourd’hui. On se repose et on rentre à l’hôtel, d’accord ?
— OK, ça roule !
Une demi-heure après, on commence le retour. Retour au Pas de Bellecombe. Demi-heure de tape-cul sur la piste infernale. Retour au Pas des Sables. Descente. Petite visite à la boutique de la Cité du Volcan pour acheter des souvenirs pour mes petits-neveux. Quand Clotilde m’annonce :
— Tu sais, je lui ai laissé mon numéro de portable…
— C’est toi qui gères. C’est ton portable.
— Oui, mais Julien aimerait qu’on le récupère à la sortie du Tampon, à la station d’essence.
— Ben, comment tu sais ça ?
— Je viens d’avoir un texto !
— Ben heureusement qu’il t’a rencontrée ! T’es pas Sainte-Thérèse mais presque. Tu ris quand il te baise ?
— Arrête, c’est juste pour le dépanner !
— Je te crois, bien sûr !
À suivre…
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