Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nouvelle — Chapitre 8 · La danse de Salomé
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Nouvelle
Chapitre 8 · La danse de Salomé
Ses mouvements sont lents et déliés pour suivre le rythme de l'ouverture du « Sacre du printemps ». Elle danse tout en rondeur et grandes arabesques. Au fur et à mesure que la musique progresse en intensité, elle augmente peu à peu l'amplitude de ses gestes et accentue l'énergie. Sa danse devint peu à peu hypnotique comme une drogue qui monte en elle et amplifie les sensations.
Le public est attentif et observe chacune de ses attitudes, chacun de ses déhanchements. Certains hommes, peu réceptifs à la danse mais néanmoins esthètes, cherchent de leur regard la moindre parcelle de sensualité offerte sur scène: les vagues de ses longs cheveux, le galbe de ses jambes, le soulèvement du bas de sa chemise qui, par intermittence, laisse voir son petit slip blanc. D'autres guettent attentivement le mouvement du col de sa chemise qui découvre largement son cou et laisse par moment apercevoir ses seins. Le désir commence à parcourir le public et quelques hommes, les yeux dévorants, sentent à présent leur sexe à l'étroit dans leur costume de soirée.
La danse est maintenant plus frénétique, presque débridée. A genoux sur la scène, les cheveux qui volent sur son visage, elle se cabre et ondule dans de grands remous empreints de sensualité. Elle sent, au-delà de sa concentration, les regards glisser sur elle et cela lui procure un plaisir indicible. Ses seins se tendent et pointent à travers la chemise blanche entre-ouverte, la peau de son visage rougit et une douce chaleur l'envahit.
La chorégraphie arrive à son paroxysme, elle se déchaine et libère toute son énergie. Le public est captif de ses mouvements et la respiration des invités se fait plus forte, presque tremblante. Elle virevolte debout, les bras ouverts comme un appel mystique. Elle est guidée par les sensations qu'elle éprouve dans tout son corps, dans tout son être. Le plaisir monte en elle doucement et elle se sent prête à toutes les audaces, à tous les risques. Enfin, dans un dernier mouvement syncopé, elle termine son solo par des soubresauts épileptiques au sol jusqu'à ce que la musique s'achève. Dans un silence pesant, elle est allongée sur la scène, les bras en croix et des cheveux plein le visage. À bout de souffle, sa respiration saccadée soulève sa poitrine qui s'offre aux regards à travers le décolleté largement élargi par cette danse frénétique. C'est alors qu'elle entend les applaudissements retentir dans toute la salle.
Elle se relève et salut le public presque mécaniquement. Les invités se sont levés et applaudissent en lui souriant. Haletante, elle sourit également dans un état second d'euphorie que la danse a soulevé en elle. La jeune femme se sent vivante, libre et sa tête lui tourne, submergée par l'émotion. C'est dans cet état de transe légère qu'elle entend la voix de l'homme au regard bleu-gris: « Mesdames, Messieurs, remercions notre nouvelle amie. Et, pour lui témoigner notre gratitude et rendre hommage à sa danse, nous allons procéder à une offrande charnelle ». Tout à coup, le public s'enthousiasme et tous les regards se posent à nouveau sur elle.
« Chers amis, voici la jeune femme qui sera offerte à l'art et vénérée sur scène par l'une ou l'un d'entre vous. Le hasard va maintenant décider ».
Pendant que les invités glissent un petit bout de papier dans une urne, l'homme aux cheveux blancs la rejoint sur scène et chuchote à son oreille:
Pendant que les invités glissent un petit bout de papier dans une urne, l'homme aux cheveux blancs la rejoint sur scène et chuchote à son oreille:
— Que dirais-tu de poursuivre l'aventure par cette nouvelle proposition ?
— Je ne sais pas ; tu crois que je suis prête ? Lui répond inquiète la jeune femme.
— Je crois que tu l'es depuis longtemps sans le savoir. Préfèrerais-tu que tout s'arrête maintenant ?
— Non ! Répond-elle dans un souffle incontrôlé et presque affolée.
— Alors va au bout de tes rêves ma belle amie et laisse tes sens te guider.
— Je ne sais pas ; tu crois que je suis prête ? Lui répond inquiète la jeune femme.
— Je crois que tu l'es depuis longtemps sans le savoir. Préfèrerais-tu que tout s'arrête maintenant ?
— Non ! Répond-elle dans un souffle incontrôlé et presque affolée.
— Alors va au bout de tes rêves ma belle amie et laisse tes sens te guider.
En lui souriant, il passe tendrement sa main sur son épaule et remet un peu d'ordre dans ses longs cheveux. L'homme au regard azur sort le même foulard bleu de sa poche et le serre autour des yeux de la jeune femme. Puis elle entend la voix de son ami P.: « Le hasard a parlé: mes chers amis, l'élu est notre bienheureux compagnon Roland ». Elle sut alors qu'il s'agissait d'un homme. La peur est toujours là mais elle ne veut surtout pas décevoir le public et les mots de l'homme aux cheveux blancs résonnent encore dans sa tête.
Debout sur la scène face au public, elle entend des pas lourds s'approcher. Puis elle sent le souffle malodorant de cet homme sur sa nuque. Sa main ferme la saisit par le bras et l'amène face à lui. L'autre main passe sur sa joue, le long de son cou puis, saisissant le col de sa chemise, tire brutalement le tissu vers le bas pour découvrir sa poitrine encore haletante. Elle sent à présent ses seins pressés sous une caresse impatiente et profonde. La main qui tenait son bras glisse jusqu'à ses reins et la plaque sèchement contre lui. Elle ressent contre son ventre la proéminence d'une verge tendue à travers un pantalon. L'autre main prend son cou pour l'amener à se pencher en arrière et elle sent des lèvres bestiales embrasser nerveusement ses seins, son cou puis sa bouche. Malgré la peur, elle se laisse faire et s'abandonne à cette langue qui la fouille jusqu'à sa gorge. Les invités assis se délectent de ce nouveau tableau et imaginent avec envie la suite.
Roland interrompt son fougueux baiser et saisit de ses deux mains le bas de la chemise blanche. D'un geste brusque, il la fait tomber aux pieds de la jeune femme. Dans le même élan, il attrape par un bord le petit slip blanc et l'abaisse d'un coup jusqu'aux chevilles. La jeune femme sent maintenant Roland reculer de quelques pas derrière elle et respirer fortement. Puis elle l'entend se déshabiller lentement et devine sur la rondeur de ses fesses nues, l'avidité de son regard. Elle perçoit aussi le souffle des invités et imagine l'homme aux cheveux blancs la regarder avec désir. Elle espère être à la hauteur pour lui et veut surtout l'impressionner, le subjuguer.
Soudainement, Roland la recouvre de ses bras forts et, dégageant ses cheveux, il pose sa bouche sur son cou. Elle sent son poitrail velu accolé à son dos et la puissante verge brulante de cet homme contre ses fesses. Il palpe maintenant avec une avidité sauvage ses seins, son ventre et son pubis.
Puis Roland, s'appuyant de tout son poids sur la jeune femme, la fait ployer et ils terminent tous les deux allongés sur la scène. Il se relève sur ses genoux, son sexe tendu face aux invités. Il attrape fermement les hanches de la jeune nouvelle pour approcher sa croupe vers lui ; et d'un geste sûr, il la pénètre vigoureusement.
Puis Roland, s'appuyant de tout son poids sur la jeune femme, la fait ployer et ils terminent tous les deux allongés sur la scène. Il se relève sur ses genoux, son sexe tendu face aux invités. Il attrape fermement les hanches de la jeune nouvelle pour approcher sa croupe vers lui ; et d'un geste sûr, il la pénètre vigoureusement.
La jeune femme se cabre, surprise par cette verge qui entre en elle. Tandis que les mains de l'homme tiennent fermement ses hanches, elle sent sa vulve se contracter autour de ce puissant phallus. Les mouvements de va-et-vient se font plus doux, plus lents. Comme pour la laisser reprendre son souffle. En appui sur ses mains au sol, elle relève la tête face aux invités et détend les muscles de son périnée. Elle sent alors que l'homme la pénètre encore plus avant. Cette voluptueuse sensation lui extirpe un bref gémissement de plaisir.
L'homme pose sa main sur son épaule et l'agrippe solidement tandis que son autre main la tient toujours par la hanche. Il accélère peu à peu son mouvement qui se transforme en vigoureux coups de reins. Elle l'entend expirer au rythme de ses assauts intenses. Il va et vient en elle de plus en plus vite, de plus en plus loin. Son regard est fixé sur le bas du dos de la jeune femme et il ponctue ses charges d'un grognement sourd. Elle sent avec un plaisir intense le sexe de cet homme s'engouffrer, se tendre et repartir. L'homme devient déchainé, sauvage et serre à présent sa mâchoire en grimaçant. Ses puissantes pénétrations atteignent un rythme insoutenable presque dément. Elle entend les claquements rapides et secs des hanches de son amant contre ses fesses. Puis il s'arrête brusquement, et, plaçant une main sur son ventre, il relève le buste de la jeune femme contre son torse. Elle sent son autre main se poser sur ses seins tendus de volupté. Sa verge infatigable est toujours en elle, vaillante, mais ne bouge plus. Les délicieux mouvements lui manquent déjà et la jeune nouvelle se met instinctivement à bouger son bassin pour prolonger ces torrides sensations. C'est alors qu'il se retire doucement et, la prenant sous les bras, la relève en même temps que lui. Elle sent ses mains défaire d'un coup le bandeau qu'elle porte sur ses yeux.
Éblouie par les projeteurs toujours allumés, elle lève une main pour protéger ses yeux de cette lumière. Elle voit qu'elle se trouve face aux invités et devine la présence de son énergique amant derrière elle. Un peu hébétée et haletante, elle parcourt les visages du public. Les regards sont fixes et brulants d'envie. Puis elle se retourne pour regarder l'homme qui est avec elle sur scène. Un mouvement de recul et un sursaut de surprise la font tressaillir: Roland se tient debout devant elle. Son visage est disgracieux et son regard pervers brille en la fixant dans les yeux. Son front dégagé est luisant de sueur et ses cheveux bruns-gris ondulés plaqués en arrière. Ses épaules sont larges, fortement charpentées et son torse robuste est recouvert d'une pilosité noire. Cet homme d'une cinquantaine d'années, à l'allure d'un truand, lui parait massif, imposant. Ses grandes mains trapues pendent le long de ses puissantes jambes. Son sexe colossal est toujours dressé et semble insatiable.
La jeune femme se retourne vers les invités. La peur mêlée à l'envie se lit sur son visage. Elle croise les regards des invités qui semblent en attente, impatients. Elle regarde l'homme aux cheveux blancs. Il lui sourit et, les sourcils levés, il hoche de la tête pour lui redonner courage. Alors, doucement, elle se tourne vers Roland et tend sa main vers lui.
L'homme ne prend pas sa main et va s'allonger sur la scène. Puis, il lui fait signe de venir le rejoindre. La jeune femme inspire profondément et s'avance vers cet homme ; il est étendu sur le dos, les mains derrière la tête. Sûr de lui, un petit sourire lubrique au coin des lèvres, il la dévore des yeux. Son sexe est encore dressé alors, la jeune nouvelle enjambe son amant et s'installe sur lui. Elle pose ses mains sur son torse et descend doucement ses hanches. La vigueur de sa verge n'a pas faibli et elle éprouve une profonde volupté lorsqu'elle la sent s'engouffrer loin en elle. La jeune femme se sent emplie de cette chaude virilité qui fait naitre en elle de délicieuses décharges de plaisir.
Elle projette ses cheveux en arrière d'un mouvement sec de la tête et regarde les invités comme pour les impressionner. Elle est face à eux, chevauchant son amant, alors elle commence lentement à onduler du bassin. Elle contracte par intermittence les muscles de sa vulve pour attiser son plaisir, et ressentir encore plus fort ce sexe qui est au plus profond d'elle. L'homme saisit ses seins et en pince les mamelons durs. Ses mains semblent immenses et lui donnent le sentiment de fouiller tout son corps en même temps. Puis il glisse le long de son ventre et finit par empoigner sèchement ses hanches pour accélérer le rythme. Elle crispe ses mains sur le torse velu et commence à gémir tout en fixant les hommes et les femmes du public. Un plaisir nouveau monte en elle et lui fait perdre toute retenue. Alors qu'elle est sur le point de se consumer, l'homme, d'un mouvement vif et puissant se met à genoux, la soulève comme une poupée de chiffon et la maintient face à lui. Elle enserre instinctivement ses jambes autour de la taille de son amant tandis qu'il passe une main sous ses fesses et l'autre sur ses seins la forçant à se cambrer jusqu'à poser sa tête sur la scène. Il regarde son corps offert avec avidité puis décoche de puissants coups de reins. La jeune femme à la renverse a laissé ses bras au sol et subit à présent les ruades de son amant. Il contracte tous les muscles de son torse et les veines de son cou se gonflent à chaque poussée. Elle sent qu'elle perd la tête tant l'émotion et le plaisir deviennent intenses. Roland assène maintenant ses puissantes saillies à un rythme totalement débridé. Elle sent tout son corps irradier d'une chaleur brutale. Soudain, elle ressent la verge de l'homme se tendre et se contracter. Elle l'entend pousser un bramement rauque, bestial et sent qu'il se libère en elle en jets puissants et saccadés. Les contractions violentes de ce phallus olympien déclenchent en elle une onde de plaisir infini. Elle serre ses poings ; son ventre et tout son corps se convulsent brutalement. Alors, enfin, dans un cri aigu de délivrance, elle ressent le plus intense et le plus long orgasme de sa vie de femme.
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Commentaires ()
Au sujet de la chorégraphie, je préfère celle d'Uwe Scholz à l'originale de Nijinski ; beaucoup plus abstraite, elle convient mieux - selon mes goûts - à cette musique souvent dissonante mais très structurée.
Par contre je n'ai plus trop d'idée pour la suite donc j'entre dans la partie interactive de mon écriture; Alors n'hésitez pas à partager vos idées, fantasmes, situations que vous aimeriez voire dans la suite. J'écrirai avec plaisir vos envies en y mettant des miennes aussi évidement.
Dernier paragraphe un peu long, peut-être ...