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✦ Pierre_Clos Mariage méditerranéen XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Mariage méditerranéen — Chapitre 11 · Week-end à Tipaza

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Pierre_Clos
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Mariage méditerranéen

Chapitre 11 · Week-end à Tipaza

Alger, octobre 2018. Troisième voyage.
13:35 heure locale. 28° degrés et beau soleil.
Enzo ferma les yeux lorsque l'Airbus A340 se rangea sagement le long des vitres de l'aéroport d'Alger. Il était de retour pour la troisième fois après son premier voyage de juillet et le second en août. Il revécut rapidement en pensées son précédent voyage, les tracas administratifs qui les attendaient, les longs moments passés avec la famille de Jasmine, à table ou devant un thé au salon, le restaurant intime où elle lui avait montré son espièglerie, et surtout le merveilleux cadeau qu'elle lui avait fait le dernier soir, à l'étage chez sa grand-tante.
Il se sentait heureux de devenir un jour le mari de ce petit bout de femme incroyable, ils étaient "comme" fiancés. Mais rien d'officiel. Ils "sortaient" ensemble. Et un petit peu plus. Quand seraient-ils mariés ? Plongé dans ses pensées, il s'aperçut qu'il était machinalement descendu de l'avion et avait récupéré ses bagages comme un automate bien réglé. Il se dirigea vers le hall des loueurs pour récupérer sa voiture de location. Evidemment, il aurait préféré venir avec sa Mercedes, mais le coût exorbitant du voyage en ferry, ajouté au parcours administratif compliqué pour import provisoire d'un véhicule l'avaient définitivement dissuadé.
Une heure plus tard, il maugréait au volant d'une Clio Symbol "spéciale Algérie" avec une malle au lieu d'un haillon. Non seulement elle était disgracieuse au possible, mais en plus elle totalisait 135 000 kilomètres au compteur. Pourvu qu'elle ne tombe pas en panne ! songea-t-il, d'autant qu'une idée lumineuse avait germé dans son esprit fertile : il avait décidé de "remettre" Jasmine à la conduite.
Elle avait bien un permis de conduire, mais pas de voiture. Son ex-mari lui en avait d'abord acheté une toute petite, puisqu'elle avait insisté. Mais très vite, il l'avait découragée de s'en servir. Et il avait fini de la revendre au bout de huit mois, prétextant un hypothétique besoin d'argent. Plus Jamais Jasmine n'avait pu conduire.
Une fois divorcée, l'élue de son cœur avait bien tenté de reprendre le volant avec l'antique Mercedes de son papa. Seulement conduire est une aptitude qui s'entretient. Toutes ses tentatives s'étaient soldées par des échecs. La vétusté de l'honorable berline ajoutée aux difficultés du trafic automobile local avaient conduit à chaque fois à des disputes avec son père, ou son frère, déçus. Humiliée, elle s'était résolue à ne plus réclamer. Si bien que Jasmine avait décidé qu'elle ne reconduirait plus jamais.
Enzo se disait que c'était une façon pour lui de montrer à sa future femme combien il avait confiance en elle. De toute manière, elle en aurait besoin si elle voulait être indépendante et active ! C'est d'ailleurs ainsi qu'il la souhaitait... C'était décidé, il la ferait conduire sur des parkings déserts, puis sur des routes de campagne. Il était certain qu'elle reprendrait confiance en elle et affronterait un jour victorieusement les rues animées du centre d'Alger... ou de Nice, pourquoi pas ?
Son smartphone sonna. C'était elle, justement ! Aucun policier à l'horizon (réflexe bien français s'il en est...) alors il prit l'appel Whatsapp.
— Salam Aleïkoum Habibou ! entendit-il, avec cette voix chantante si particulière.
— Aleïkoum Salaam, répondit-il d'un ton jovial, où es-tu ma Princesse des sables ?
— A la maison Bébé. Comment s'est passé le voyage ?
— Très bien, j'ai la voiture, c'est une Renault... Dommage ? questionna-t-il.
— Ah oui, dommage (elle préférait nettement les Peugeot), mais c'est pas grave pour quelques jours... fit-elle en riant. Tu es où ?
— Oh je ne suis plus bien loin. Je fais une petite course et j'arriverai chez toi dans 30 minutes.
— Une petite course ? Bon d'accord, sois prudent Habibou !
— Boussa (bisou) Bébé, conclut-il. Elle avait raccroché.
Le Niçois rangea la voiture le long du marché couvert. Il voulait offrir des fleurs à sa future belle-mère. Houda s'était mariée très jeune avec son père, Rachid. Elle avait fait sa connaissance à un mariage, comme c'est souvent le cas. Rachid était bel homme, il avait 10 ans de plus et venait de divorcer. En effet, bien que fraîchement marié, ce premier ménage s'était avéré explosif ! Les disputes interminables étaient le fait de son épouse, une Algérienne acariâtre au cœur sec. Au grand dam de sa propre famille, il avait demandé et obtenu le divorce.
Sa jeune nouvelle épouse était au contraire d'un caractère heureux et souriant. Elle avait eu de nombreux enfants de Rachid, dont Jasmine, qui était encore plus belle que sa mère. Malheureusement, Houda ne savait ni lire ni écrire. Pire, elle ne parlait pas plus le français que Enzo ne parlait l'arabe. Il avait donc le plus grand mal à communiquer avec elle.
Le professeur d'économie soupira en verrouillant la Clio. C'était un étrange modèle local doté d'une malle séparée, et rebaptisée Symbol, qui symbolisait plutôt la disgrâce... Enzo n'oubliait pas que la maman de Jasmine avait été avec Omar (le petit frère) leurs loyaux complices depuis le début de leur idylle. Il avait une dette envers elle, dont il ne savait comment s'acquitter. Pour l'heure il cherchait un fleuriste. Le marché couvert exhalait des odeurs contradictoires. La puanteur des boucheries et des poissonneries contrastait avec les odeurs délicieuses des vendeurs d'épices et de savons. Parfois une délicieuse odeur de friture venait chatouiller ses narines et lui rappeler qu'il avait fait l'impasse sur le repas de midi. Il lui fallut se rendre à l'évidence : aucun fleuriste. Il demanda au vendeur d'un kiosque à journaux qui parut surpris. Dans un Français maladroit, il apprit qu'il y en avait quand même un, mais dans une rue adjacente.
C'était une petite boutique aux murs peints en jaune. Il y avait des fleurs de partout dans des vases sur des étagères blanches. Mais en y regardant de plus près, surprise ! Toutes étaient en plastique et en tissu... Inquiet, il s'adressa au patron, un petit homme à la moustache et aux cheveux tout blancs.
— Salam aleïkoum, vous... parlez français ? demanda le Niçois.
— Aleïkoum Salam, woui, jeu parle... oune peu... peina-t-il, visiblement.
— Avez-vous des fleurs coupées ?
—... La mine déconfite de son interlocuteur laissait craindre le pire.
Enzo était devenu le roi des signes pour les sourds-muets grâce aux dialogues avec Houda. Alors fit le signe des ciseaux avec ses doigts. Le sourire apparut sur le visage du vieil homme.
— Ahhhhh... woui, jeu ai ça... fit-il en l'invitant à passer dans l'arrière-boutique. Un apprenti était occupé à confectionner une immense corbeille de fleurs, pour un mariage probablement. Il salua le Français d'un signe de tête.
Bingo !... Il y avait des seaux en plastique avec des roses, des tulipes, des œillets... Enzo opta pour un bouquet de 17 roses roses et un plus petit de 9 roses rouges. Le rouge lui parut réservé à l'amour et le blanc à la virginité, le rose irait pour Houda.
10 minutes plus tard, il tendait le bouquet à Jasmine qui le serrait dans ses bras en bas du monumental escalier de sa maison.
— Des fleurs ! Pour toi et pour ta maman ! Il l'embrassa fougueusement.
— Hhh, gloussa-t-elle. Quelle bonne idée ! C'est super gentil. Les yeux de Jasmine brillaient.
— J'en avais envie, les rouges c'est pour toi et les roses pour elle... s'excusa-t-il.
— Je ne sais pas où tu as bien pu trouver des fleurs, plaisanta-t-elle.
Arrivés à l'étage, elle appela sa maman qui était visiblement très émue. Apparemment les fleurs n'étaient pas si courantes ici, il avait eu une idée originale. Les roses rouges et roses finirent toutes ensemble dans un grand vase sur la table de la salle à manger.
Rachid le serra chaleureusement dans ses bras. Enzo se sentait comme un membre de la famille, la jeune femme le regardait avec des yeux très doux. Il était chez lui, et elle le lui faisait comprendre silencieusement.
— Wach kla ? dit Houda...
— As-tu mangé Habibou ? C’est ma maman qui te demande, me traduisit-elle.
— Heu non, juste un café dans l'avion, admit-il.
— Alors va faire ta prière et viens manger, elle a préparé quelque chose exprès pour toi, conclut Jasmine.
Le ton était sans appel. Il alla se changer, fit ses ablutions (oups fallait-il rincer ses avant-bras avant ou après s'être humecté les cheveux ?) et passa au salon muni du tapis de prière de sa fiancée. En l'épousant, il avait épousé aussi sa religion.
— Paris vaut bien une messe, avait dit Henry IV, en se convertissant au catholicisme et mettant fin aux guerres de religion. Et Jasmine valait bien qu'il se convertisse. S'il croyait indubitablement à une entité supérieure, il n'avait jamais pratiqué sa religion de baptême, le Protestantisme. Il s'était d'ailleurs converti au catholicisme pour pouvoir épouser sa première femme, mais ne l'avait pas plus pratiqué. Il songea amusé qu'il épouserait peut-être une juive ou une bouddhiste lorsqu'il aurait 90 ans...
Cette fois c'était difficile, pour s'intégrer à une communauté aussi différente, il lui avait fallu montrer son engagement. Une fois ses "Rakas" (prosternations) terminés, il fonça à la cuisine, où Jasmine devisait en arabe avec sa mère.
Il y avait de délicieuses boulettes de pomme de terre et poulet, frites. Une sorte de ratatouille locale, mais plus épicée, ainsi que des poissons frits. Pas de fromage, mais une énorme corbeille de fruits trônait au centre des plats. Il se mit à table et fit honneur, tandis que Jasmine lui traduisait au fur et à mesure les derniers potins du quartier. Il dévora les boulettes (avec les doigts !) elles étaient délicieuses, puis grignota les poissons un par un avec gourmandise.
Son appétit faisait plaisir à voir aux deux femmes. Houda était fière que son futur gendre se régale de sa cuisine, et Jasmine l'imaginait se régalant plutôt d'autre chose...
Sa respiration s'accéléra en se remémorant l'incroyable cunnilingus que lui avait procuré son fiancé. Il avait couvert son doux entrejambe de baisers brûlants. Sa langue agile avait exploré les contours de sa vulve, avant de plonger dans son vagin. Le nez d'Enzo faisait rouler son clitoris de droite à gauche. Une énorme vague de plaisir était montée en elle, irrépressible et un orgasme incroyable l'avait agitée durant quelques secondes. Elle n'avait même pas essayé de se toucher depuis le mois d'août, tellement cet acte lui semblait misérable par comparaison.
C'était son premier cunnilingus, mais elle devinait, elle savait, elle voulait ardemment qu'il y en ait plein d'autres ! Son sexe se mit à rayonner de chaleur en regardant les lèvres gourmandes d'Enzo qui attaquait goulûment des prunes. Elle serra les cuisses pour contenir le désir sauvage qui s'emparait de ses entrailles. Trois ans sans sentir la queue d'un homme la pénétrer ! Elle avait pu contenir toutes ces pensées brûlantes durant des années, mais maintenant... l'amour était si proche... assis à dévorer des prunes... qui eussent pu être ses longues lèvres délicatement épilées pour "Lui". Le souffle court, le temps lui parut suspendu.
— Jasmine !... Jasmine ?... Chérie ??? Ohé, mon Cœur ? Bébé !!! insista-t-il, tu m'écoutes ?
— Oh, heu désolée, fit-elle, redescendant brusquement de son nuage... tu disais ? rougit-elle.
— Je voulais savoir comment on s'organise pour le consulat, répéta-t-il.
— Eh bien... on a rendez-vous mardi prochain, pour déposer notre dossier complet. Cette semaine je vais finir de réunir mes papiers, je dois encore faire certifier mes photocopies à la mairie.
— Bon, d'accord. Moi j'ai tout ce qu'il faut, confirma Enzo en souriant...
— Je voudrais aussi qu'on aille passer le week-end avec mes parents à Tipaza, tu es d'accord pour que je loue une grande chambre pour deux jours ?
Une ombre passa sur le visage du Français, mais il réussit à cacher sa déception. Évidemment, il était hors de question qu'ils couchent ensemble à l'hôtel... Ca tombait sous le sens.
— Oui, oui, bien sûr ! Tu t'en occupes ?
— J'ai déjà regardé, qu'en penses-tu ? dit-elle en lui montrant l'écran de son "vieux" Samsung A5. Trois ans dans la téléphonie mobile, c'est presque un siècle ! Il nota mentalement de lui offrir un nouveau téléphone pour Noël.
— C'est très joli ! Cet hôtel est parfait selon moi, bien vu Chaton. Appelle-les et réserve, s'il te plaît.
— Tu es contrarié, je sens bien... fit-elle en l'embrassant furtivement, profitant que sa mère était montée à la terrasse sur la toiture au troisième étage de la maison.
— Non... non... c'est normal...
— Mes parents ne partent jamais, surtout ma mère, ils seront très contents, tu le sais ?
— Mais oui, je sais. Il sourit.
— Non... je vois que tu boudes... insiste-t-elle.
—...
— Tu me sauteras quand on sera mariés, hein ? Gros cochon ! fit-elle, mutine.
— Rhoooo tu exagères ! Que tu es... vulgaire !!! fit-il choqué une fois de plus par son langage cru.
— Quoi ? C'est pas vrai ? T'en as pas envie ? Tant pis alors... exultait-elle avec un large sourire amusé.
—... Une bosse se formait dans le pantalon du Français qui ne pipa mot.
— Je ne suis plus vierge, tu le sais ? Elle se pencha sur lui. Oh, oh... je vois quelqu'un qui ne trouve pas ça vulgaire du tout, ajouta-t-elle en pinçant son pénis d'un geste vif à travers son pantalon.
Enzo se leva et, inquiet, scruta autour d'eux, craignant que sa maman revienne. Jasmine en profita pour lui tapoter les testicules à travers le tissu.
— Tu en as envie oui ou non ? Élevant le ton, une flamme au fond des yeux. Elle claqua plus fort.
— Oui mon Cœur, j'en ai très envie ! Elle se serra contre lui, et il sentit son parfum accentuer son trouble. Elle frottait son bas-ventre sur ses testicules devenus douloureux, ce qui ne l'empêchait pas de bander comme un âne. Elle s'approcha de son oreille.
— Tu me prendras par tous mes trous... souffla-t-elle. Par mes TROIS trous ! ajouta-t-elle en s'écartant soudain, des braises au fond du regard.
—... Enzo ne répondit pas, le message était tout à fait clair, il devrait progresser aussi en la matière.
Puis elle se tourna vers l'évier et commença à faire la vaisselle. Son fiancé s'approcha et prit un torchon sec, il entreprit de sécher les couverts propres. Il avait décidé de rendre service chaque fois que possible et le ferait.
La semaine passa très vite. Évidemment, ils faisaient chambre à part, mais sortaient souvent. La nuit, Enzo avait du mal à réprimer son mâle désir, et il dormait très mal.
Dès qu'ils se trouvaient seuls ensemble, Jasmine en profitait pour lui pincer les tétons à travers la chemise ou lui palper les parties à travers le short. Parfois elle se collait dos à lui en frottant son joli postérieur contre son short... Souvent, la jolie femme ondulait des hanches de façon suggestive en se penchant en avant. Enzo pouvait détailler sa croupe offerte, ses fesses dodues et musclées. C'était ce qu'elle attendait, alors elle se redressait et se tournait en plantant son regard brûlant au fond du sien. Le prof rougissait comme une collégienne prise en faute, ce qui ne manquait pas de ravir l'Algérienne.
Souvent, elle s'avançait et venait lui susurrer à l'oreille "il te plaît mon cul ?" ou "tu aimes mes grosses fesses ? " ou encore "Tu vas arrêter de me reluquer, vieux pervers ?". Au début il en était resté sidéré, puis avait pris le parti de riposter sur le même ton, au lieu de rester planté là, partagé entre surprise et excitation.
A la fin de la semaine, ils firent leurs bagages et partirent pour Tipaza.
La Clio suivit l'autoroute vers l'ouest. Peu avant la sortie Tipaza, ils firent un arrêt dans une aire pour pique-niquer et faire la prière. L'air était encore chaud en cette fin octobre. Le thermomètre indiquait 28° à l'ombre. Rachid s'est assoupi un moment sur un banc, tandis que Jasmine et sa mère allaient aux toilettes. Un couple de touristes anglais engagea la conversation avec Enzo qui rangeait la glacière dans le coffre. Ils allaient à Tipaza aussi, il apprit qu'ils voyageaient pour faire des photos archéologiques. Le teint basané du mari tranchait sur la peau pâle et ornée de taches de rousseur de sa femme. Probablement un couple mixte, nota-t-il intérieurement.
— Qu'est-ce qu'ils voulaient ? demanda Jasmine en s'asseyant à côté de lui à l'avant, les regardant s'éloigner vers les sanitaires.
— Oh rien, juste parler un peu, ils vont à Tipaza eux aussi, répondit le Français en allant ouvrir la porte arrière à sa future belle-mère qui le gratifia d'un sourire rayonnant.
— Choukran ! (merci)
— Ca m'a permis de réviser un peu mon Anglais, ajouta-t-il.
Le papa de sa promise les rejoint en bougonnant, et s'installa à son tour.
— On n'a rien oublié ? C'est bon ? fit le Niçois.
— Bah non ! Koushibeher Yalla ! Habibou. (tout va bien) (on y va chéri !)
Enzo lança le moteur et mit la clim à fond puis referma les vitres. Ils roulèrent encore une vingtaine de minutes avant d'atteindre la sortie pour Tipaza.
Ils traversèrent les quartiers neufs de Bouyouzen, tout en grandes avenues et ronds points, partout s'érigeaient des bâtiments neufs. La route longea ensuite la côte qui apparaissait rocheuse et très découpée. Ils pouvaient admirer la ville ancienne et fastueuse sur la gauche, tandis qu'à droite s'étendait une forêt de pins, parsemée de ruines romaines, qui s'étiraient vers la mer le long des calanques.
— On va aller poser nos affaires à l'hôtel, décida Jasmine, puis on reviendra faire un tour en ville, d'accord ?
— Oui, c'est parfait comme ça, fit Rachid. Houda demeurait silencieuse, captivée par le paysage.
La route longeait à présent une immense plage de sable, au bout de laquelle l'Hôtel royal Chenoua dressait ses façades blanches. Ses toits plats, surmontés d'un immense dôme blanc, évoquaient vaguement un palais.
— Il est très joli, tu as vraiment bien choisi, complimenta Enzo qui manoeuvrait pour garer la voiture en bataille.
— Merci, mais tu as choisi aussi... sourit la jolie jeune femme.
Un gardien s'approcha de la Clio dès qu'Enzo fût parqué. Jasmine s'adressa à lui en arabe pour expliquer qu'ils étaient attendus. L'homme s'inclina et prit deux valises parmi les bagages que le futur beau-père avait commencé à décharger. Tous gravirent l'escalier et découvrirent le hall d'entrée. C'était un hôtel qui avait dû connaître son heure de gloire.
Mais l'établissement était ancien et manquait un peu d'entretien. Les deux chambres étaient vastes et munies de lits séparés, mais la déco était désuète. Pas de climatisation et quelques craquelures des plâtres du plafond rappelaient que le haut standing appartenait désormais au passé.
Toutefois la vue sur la route et la plage était agréable. Jasmine et Houda avaient le sourire, elles s'installèrent ensemble en conversant gaiement. Le français offrit poliment à Rachid le choix du lit : porte ou fenêtre. Le vieil homme choisit d'être côté porte, probablement pour contrôler l'accès plus facilement. Enzo eut un soupir résigné et ouvrit sa valise pour répartir ses affaires dans le côté droit du placard mural.
Dix minutes plus tard, Jasmine appelait sur le mobile de son papa pour dire qu'elles étaient descendues.
Il ne se passa pas grand-chose, en dehors d'une nuit, durant laquelle Jasmine se glissa dans la chambre de son futur époux. Mue par un désir brûlant, elle l'avait rejoint dans son lit... il fut réveillé en sursaut lorsqu'elle l'embrassa langoureusement, se glissant sur lui, le frottant de son bas-ventre. Enzo ne tarda pas à avoir une forte érection. Ses mains fébriles parcouraient le corps de la jeune femme. Baissant son pantalon de pyjama sans même l'ôter, elle glissa prestement son membre chaud dans sa chatte affamée. Elle le viola littéralement, lui mordant les lèvres et s'empalant sur son pénis turgescent. Ivre de désir, son prétendant la retourna et la prit violemment, l'accouplement dura moins de cinq minutes. Ils avaient joui tous les deux sauvagement, d'un désir si longtemps différé. Après un dernier baiser, Jasmine regagna sa chambre sans un bruit.
— Ce n'est pas comme si nous étions vierges tous les deux, pensa-t-elle. "Et devant dieu nous sommes presque déjà mariés"... Le week-end à Tipaza passa très vite. De retour à Alger, ils entreprirent les démarches auprès du consulat de France en vue du mariage. Ils se marieraient au Maghreb, solution plus longue, mais aussi plus raisonnable. Puis leur mariage serait retranscrit à Nantes dans l'état civil.
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Rico 72
19 octobre 2023 à 12:56
Je viens de lire les 12 chapitres .
Mais le vois qu'il qu'il y a beaucoup de mois entre les chapitres.
Dommage car j'adore cette histoire vraie qui fait rêver
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
18 octobre 2023 à 07:20
j'aime beaucoup, maître Pierre...
Soyez respectueux
Répondre

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