Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chroniques immortelles - 2525 — Chapitre 5 · Un homme et une femme
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chroniques immortelles - 2525
Chapitre 5 · Un homme et une femme
J'ai gambergé toute la soirée. Ce soir, c'est le grand sujet de conversation au sein de ma cellule familiale que j'ai mise au courant avant que la présidente fasse son allocution. Je suis troublée. Au fond, j'apprécie ce monde sans hommes tel qu'il est depuis presque cinq siècles. Il est plus sain, moins peuplé, plus pacifique, moins conflictuel. Bien sûr tout n‘est pas parfait ; comme le dit Ekaterina, il n'est pas viable à long terme et j'ai vu avec quelle férocité les femmes peuvent parfois s'affronter pour un peu de pouvoir ou d'autorité.
Mais globalement, je le préfère à l'ancien. Sauf que... Je ne sais pas, je sens confusément qu'il y manque quelque chose. Les hommes, oui bien sûr, mais ce n'est pas ça. C'est autre chose.
On a sonné à la porte. Maria a été ouvrir.
— Sara ? C'est pour toi, on te demande.
Un courrier ? Une visite officielle à cette heure ? Non... une jeune femme qu'il me semble avoir vue il y a peu, une Xm autant que je puisse en juger. Elle a l'air intimidée, gênée, troublée, que veut-elle ?
— Madame la ministre, excusez-moi de vous déranger... On peut parler... un peu à l'écart ?
Manifestement, cette jeune femme a des confidences à me faire. Je referme la porte derrière moi.
— Vous ne me dérangez pas, dis-je. Que puis-je faire pour vous ?
— Je suis venue vous demander votre aide, dit-elle presque en chuchotant.
— Mon aide ? Pourquoi ?
— Pour... pour nous cacher.
— Nous.
— Eh bien, moi et...
— Nous avons besoin de vous, Madame, fait soudain une voix grave dans la pénombre.
— Je suis venue vous demander votre aide, dit-elle presque en chuchotant.
— Mon aide ? Pourquoi ?
— Pour... pour nous cacher.
— Nous.
— Eh bien, moi et...
— Nous avons besoin de vous, Madame, fait soudain une voix grave dans la pénombre.
J'ai sursauté.
— Mais... mais que faites vous là ? dis-je, interloquée, à l'homme. Vous devriez être au sein des cellules royales ? Et sans escorte ? Oh misère, vous vous êtes enfui ???
L'homme s'est rapproché. Il se positionne à côté de la femme. Il est jeune, très beau, des cheveux mi-longs, très bruns, le genre qui me fait immédiatement craquer si vous voyez ce que je veux dire. Et soudain, je les reconnais.
— Mais vous êtes le couple que j'ai vu cet après-midi dans une salle de rencontre ? Mais oui, je me rappelle maintenant, la présidente était désespérée parce que vous ne faisiez rien d'autre que papoter au lieu de...
— Oui Madame, je me suis enfui... avec Evangéline. Nous voulons fuir, nous cacher, vivre libres... ensemble.
— Oui Madame, je me suis enfui... avec Evangéline. Nous voulons fuir, nous cacher, vivre libres... ensemble.
Oh putain, je commence à comprendre.
— Expliquez-moi en détail, dis-je. Et asseyons-nous.
— Je m'appelle Adamson, Madame. Oui, j'habite les cellules royales de Marseille depuis mon plus jeune âge. Mais... On y est prisonnier. On nous interdit de faire beaucoup de choses que le gouvernement considère trop risquées. A la longue, on étouffe ! Tout ce qu'on nous demande, c'est de faire l'amour avec plein de femmes. Quand j'ai eu l'âge, j'ai joué mon rôle comme les autres, et au début j'ai aimé ça. J'ai dû féconder plusieurs centaines de femmes. Mais avec le temps, j'ai commencé à me lasser. Ce n'est pas cette existence que je voulais. Ces femmes, je les vois venir, on baise un moment puis elles s'en vont et on ne les revoit jamais. J'en suis arrivé à ne plus baiser que de temps en temps, quand vraiment j'en avais vraiment trop envie. Et c'est là que je suis tombé sur Evangéline.
— Ça fait pas mal de temps que je m'étais inscrite pour rencontrer un homme, reprend Evangéline. Quand Adamson m'a choisie, j'étais ravie... et toute tremblante ! Je ne savais pas comment ça allait se passer. Et puis, il s'est passé... Je ne sais pas comment dire. On a commencé à se parler, pour faire connaissance avant de... Et puis on a continué à parler, longtemps, on n'a pas vu le temps passer. J'étais complètement ailleurs, j'étais bien, j'avais pas envie de partir.
— On n'a même pas pensé à faire l'amour, continue Adamson. Lorsque l'heure de fin de rencontre a sonné, ça nous a fait un choc. C'est là qu'on a compris. On ne voulait plus se quitter, on voulait rester ensemble. Mais Evangéline n'avait pas le droit de rester. C'est une Xm. Le service de sécurité allait la reconduire hors de l'enceinte. Alors... on a décidé de s'enfuir.
— Vous vous rendez compte des conséquences de votre acte, dis-je plus amusée qu'autre chose.
— Je m'appelle Adamson, Madame. Oui, j'habite les cellules royales de Marseille depuis mon plus jeune âge. Mais... On y est prisonnier. On nous interdit de faire beaucoup de choses que le gouvernement considère trop risquées. A la longue, on étouffe ! Tout ce qu'on nous demande, c'est de faire l'amour avec plein de femmes. Quand j'ai eu l'âge, j'ai joué mon rôle comme les autres, et au début j'ai aimé ça. J'ai dû féconder plusieurs centaines de femmes. Mais avec le temps, j'ai commencé à me lasser. Ce n'est pas cette existence que je voulais. Ces femmes, je les vois venir, on baise un moment puis elles s'en vont et on ne les revoit jamais. J'en suis arrivé à ne plus baiser que de temps en temps, quand vraiment j'en avais vraiment trop envie. Et c'est là que je suis tombé sur Evangéline.
— Ça fait pas mal de temps que je m'étais inscrite pour rencontrer un homme, reprend Evangéline. Quand Adamson m'a choisie, j'étais ravie... et toute tremblante ! Je ne savais pas comment ça allait se passer. Et puis, il s'est passé... Je ne sais pas comment dire. On a commencé à se parler, pour faire connaissance avant de... Et puis on a continué à parler, longtemps, on n'a pas vu le temps passer. J'étais complètement ailleurs, j'étais bien, j'avais pas envie de partir.
— On n'a même pas pensé à faire l'amour, continue Adamson. Lorsque l'heure de fin de rencontre a sonné, ça nous a fait un choc. C'est là qu'on a compris. On ne voulait plus se quitter, on voulait rester ensemble. Mais Evangéline n'avait pas le droit de rester. C'est une Xm. Le service de sécurité allait la reconduire hors de l'enceinte. Alors... on a décidé de s'enfuir.
— Vous vous rendez compte des conséquences de votre acte, dis-je plus amusée qu'autre chose.
Les deux jeunes gens échangent un regard. Par Zeus ! Il y a longtemps que je n'ai pas vu échanger un regard comme ça, aussi ardent, aussi plein de chaleur.
— Oui Madame, reprend Adamson. Plus les minutes passaient et plus j'étais émerveillé par Evangéline. Elle est belle, intelligente, cultivée. Elle est gaie, elle est pleine d'humour. C'est un ange, je ne veux pas la quitter. Ce n'est pas avec une femme des loges royales que je veux vivre, une de ces Xr hautaines et méprisantes, mais avec elle. Alors on a décidé de fuir. On ne savait pas où aller. On n'a pas voulu prendre le risque de rejoindre la cellule d'Evangéline.
— On vous connaît de réputation, Madame. On sait que vous faites partie de celles qui souhaitent que les hommes aient les mêmes droits que les femmes. C'est pour ça qu'on est venus demander votre aide. Vous nous aiderez, n'est-ce pas Madame ?
— On vous connaît de réputation, Madame. On sait que vous faites partie de celles qui souhaitent que les hommes aient les mêmes droits que les femmes. C'est pour ça qu'on est venus demander votre aide. Vous nous aiderez, n'est-ce pas Madame ?
Des amants en fuite... Ils sont si mignons tous les deux, ils m'ont émue.
— Et vous Evangéline, dis-je à la jeune femme, vous êtes prête à vivre avec lui comme ça, à l'aventure ?
— Oh oui Madame ! Adamson est gentil, très doux, très cultivé, tout le contraire de ce que j'imaginais chez un homme. Je lui confierais ma vie sans hésiter. On veut vivre ensemble, avoir des filles ensemble, les voir grandir loin des interdits. On voudrait se cacher dans un de ces anciens villages abandonnés, dans les montagnes ou sur les hauts plateaux de l'Ouest. S'il vous plaît...
— Oh oui Madame ! Adamson est gentil, très doux, très cultivé, tout le contraire de ce que j'imaginais chez un homme. Je lui confierais ma vie sans hésiter. On veut vivre ensemble, avoir des filles ensemble, les voir grandir loin des interdits. On voudrait se cacher dans un de ces anciens villages abandonnés, dans les montagnes ou sur les hauts plateaux de l'Ouest. S'il vous plaît...
Elle s'est blottie contre son compagnon, et tout naturellement, il a passé son bras sur ses épaules. Ils se serrent l'un contre l'autre... S'ils savaient... Allons, il est temps de mettre un terme à ce jeu.
— Non, je ne vous aiderai pas. C'est inutile, vous n'avez plus besoin d'être aidés.
— Que voulez-vous dire ???
— Faites-moi confiance, vous n'avez rien à craindre, dis-je avec un sourire. Venez.
— Que voulez-vous dire ???
— Faites-moi confiance, vous n'avez rien à craindre, dis-je avec un sourire. Venez.
J'ouvre la porte et invite le couple interloqué à entrer. Ils obtempèrent, non sans hésitation. A leur entrée, les femmes se sont levées et ouvrent des yeux ronds. A part Maria et Ludivine, aucune n'a vu un homme de près. Et instinctivement, une lueur curieuse teintée d'excitation se lit dans leurs yeux.
— Je vous présente Adamson et Evangéline. Ludivine, tu veux bien repasser l'allocution de la présidente ? Manifestement, ils ne l'ont pas vue...
On les invite à s'asseoir. Maria s'est assise d'autorité à côté de l'homme pendant que les autres femmes de la cellule le dévisagent avec des yeux gourmands. Oh qu'il est beau ! Il est musclé ! Mais il est très grand ? Ooooh, j'ai des frissons partout !
Décidément... Chassez l'instinct naturel, il revient au galop. Sur l'écran virtuel, le visage de la présidente s'affiche.
— Mesdames, mesdemoiselles et vous messieurs, citoyennes et citoyens d'Occitanie, ce jour marque le début d'une nouvelle ère. En effet, aujourd'hui, pour la première fois depuis cinq siècles, nos scientifiques ont trouvé le moyen de vaincre les effets de la mutation qui frappe l'espèce humaine depuis si longtemps.
Elle résume ensuite l'historique des recherches, les essais partagés entre les différents laboratoires du monde et leur résultat.
— Dorénavant, reprend-elle, les cultures de spermatozoïdes seront faites uniquement avec des hommes résistants à la protéine tueuse. On les connaît, on sait les identifier et on va en découvrir des milliers d'autres. Toutes les inséminations seront désormais faites dans le monde entier avec ces cultures. D'ici un an, la première génération de ce nouveau monde verra en nombre égal des filles et des garçons. Les scientifiques estiment qu'en cinq ou six générations, la répartition homme femme sera devenue pratiquement égale.
Compte tenu de cette grande victoire, et en plein accord avec les autres chefs d'État avec qui j'étais en vidéoconférence il y a une heure, le gouvernement a décidé de lever TOUTES les lois restrictives à l'égard des hommes. Désormais, à partir de cette minute, ceux-ci sont libres de leurs déplacements, de leurs choix de partenaire et de toute activité ou métier qu'ils souhaiteront pratiquer, et sont désormais égaux en droits et en devoir comme n'importe quelle femme.
L'hymne national retentit à l'écran. Je contemple le couple écrasé de stupeur. Ils nous regardent comme si soudain ils se retrouvaient dans un autre monde. Et dans le fond, c'est bien de cela qu'il s'agit.
— Mais... Ça veut dire... que nous sommes libres ? balbutie Adamson.
— On peut se marier ? Vivre où on veut, comme on veut ? reprend Evangéline.
— Oui, c'est ça, vous êtes libres de votre destin, dis-je heureuse du bonheur du couple. Plus personne ne peut vous dicter votre conduite. La décision a été prise cet après-midi.
— On peut se marier ? Vivre où on veut, comme on veut ? reprend Evangéline.
— Oui, c'est ça, vous êtes libres de votre destin, dis-je heureuse du bonheur du couple. Plus personne ne peut vous dicter votre conduite. La décision a été prise cet après-midi.
Ils tombent dans les bras l'un de l'autre. Ils pleurent. De bonheur. Moi aussi. Je vois ma famille s'essuyer les yeux, touchés par l'émotion.
— Merci Madame, oh merci de tout cœur !
— Je n'y suis pour rien, dis-je en riant. Que comptez-vous faire maintenant, par pure curiosité ?
— Je n'y suis pour rien, dis-je en riant. Que comptez-vous faire maintenant, par pure curiosité ?
Ils échangent un regard perplexe.
— Euh... nous ne savons pas, répond, gênée, Evangéline. On ne savait pas quoi faire si vous aviez refusé de nous aider. On comptait pleinement sur vous.
Je me mets à rire. Des amants en fuite qui n'auraient pas été bien loin !
— Eh bien peut-être pourriez-vous accepter notre hospitalité, au moins pour cette nuit. La chambre d'amis devrait vous convenir, Maria ?
— Mais bien sûr, Sara, avec plaisir. Va les installer. Ludi, rajoute deux couverts !
— Mais bien sûr, Sara, avec plaisir. Va les installer. Ludi, rajoute deux couverts !
J'emmène les deux amants vers la chambre d'amis. Ils se tiennent par la main, encore sous le choc de la nouvelle. Ils sont craquants, on dirait deux chatons perdus, ils en deviennent mignons tellement ils sont émouvants.
— Vous faites ce que vous voulez, leur dis-je. Mais à votre place... je commencerais par faire ce que vous étiez censés faire cet après-midi !
Ils se regardent, rougissent violemment ! Je sens leur émotion monter lorsqu'ils découvrent la chambre d'amis joliment décorée, chaleureuse, accueillante. Et ce lit qui n'attend plus qu'eux, pour conclure une union improbable qui tenait du miracle et qui leur est servie comme un cadeau inimaginable quelques heures avant.
Le couple s'est allongé sur le lit, dans la tenue que la vie leur a donnée. Ils se sourient. Ce n'est certes pas la première fois qu'ils se livrent aux plaisirs de la chair, chacun de leur côté. Combien de fois s'y sont-ils adonnés, avec combien de partenaires, dans les lieux les plus inattendus, pratiquant les jeux les plus ludiques, pervers ou violents, chacun cherchant son plaisir en négligeant celui de ses partenaires. Mais aujourd'hui est un jour spécial. Ni violence, ni perversité, ni fantaisie. Ils se sourient, ils savent ce qu'implique ce qui va se passer, conscients de leur responsabilité et prêts à assumer les conséquences.
Non aujourd'hui, ni pratiques exotiques ni recherche de la performance, ni même du plaisir à tout prix. Aujourd'hui, il convient de prendre son temps, d'amener le partenaire, de s'amener soi-même au maximum du plaisir, de l'intensité amoureuse. Il s'agit de faire frémir, de faire trembler, d'amener l'autre aux frontières de l'abandon de soi, cette limite où l'on s'abandonne comme au seuil de la mort.
Aujourd'hui, c'est caresses et attouchements. Tout faire pour que le plaisir monte lentement. Les lèvres se cherchent, les mains se joignent, les corps se découvrent, ne pas forcer, désirer. Désirer, encore désirer à en mourir. Les mains, les lèvres vont et viennent sur les corps, s'égarent, pas un pouce de zone sensible ne doit échapper à leurs investigations. Les frissons secouent le couple, lentement d'abord, de plus en plus fréquemment et intensément ensuite.
L'homme se dresse et durcit, la femme s'ouvre et se fait accueillante. La rencontre des deux vient naturellement, les deux amants s'unissent, lèvres contre lèvres, corps contre corps, chaque bosse épousant un creux, les yeux dans les yeux, toujours bercés par se sourire ému, tendre et complice. Le plaisir vient naturellement sans violence, progressivement. De temps en temps, un frisson plus intense de l'un laisse la trace d'ongles ou de dents dans la chair de l'autre, mais ce n'est qu'une douce caresse par rapport à ce qui va venir.
Ce moment vient brutalement, l'homme ne pouvant plus résister. Les spasmes le secouent, encouragé par l'étreinte et les caresses ultimes de la femme et il s'écroule sur elle, vaincu, anéanti. Il meurt de longues secondes, roule sur le côté. La femme referme ses jambes, emplie de ce que l'homme a laissé en elle. Elle se blottit contre lui. Il se ranime lentement, ils échangent quelques baisers, quelques caresses.
Dans un moment, la femme va solliciter à nouveau son compagnon pour qu'elle aussi parvienne à l'extase. Peut-être prendra-t-elle à l'occasion ce qui reste à l'homme de force. Ce n'est pas important. Ce qui est important, le but ultime de ce jour où ce couple a échangé ses fluides, c'est qu'au sein de la femme se produit à nouveau ce miracle de la nature et qu'une vie nouvelle commence à se développer en elle.
Et neuf mois plus tard, un deuxième miracle verra cette vie toute neuve vivre de ses propres forces. Une fille, bien sûr, mais quelle importance ?
Les femmes de la cellule n'ont rien perdu de la scène.
— Tu crois qu'elle nous le prêtera quand elle aura fini ? me souffle Ludivine.
— Oh oui, ce serait tellement bien, renchérit sa fille.
— Oh oui, ce serait tellement bien, renchérit sa fille.
Je referme doucement la porte sur les amants.
— Mais Sara, qu'est-ce que tu fais ? s'indignent les filles !
— On calme ses hormones, dis-je sévèrement, ce qui se passe là dedans ne nous concerne pas ! Dehors les filles !
— Oh, quelle rabat-joie...
— On calme ses hormones, dis-je sévèrement, ce qui se passe là dedans ne nous concerne pas ! Dehors les filles !
— Oh, quelle rabat-joie...
Nous regagnons le salon. Je regarde ma famille. Les femmes sont toutes émoustillées. Elles ont chaud, elles mouillent ouvertement. Et je comprends enfin ce qui manque dans ce monde, ce vide abyssal qui règne depuis cinq siècles : c'est cette attirance invraisemblable, ce désir irrépressible qui incite un homme et une femme à se trouver et à vivre ensemble, ce quelque chose que j'avais oublié et qu'on appelle l'amour...
Fin de l'épisode
—------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Revenons dans le monde réel... Avez-vous aimé cette histoire ? Peut-être trouvez-vous le contexte banal, ordinaire, sans imagination ? C'est de la science-fiction totalement irréaliste, dites-vous ?
Voire...
Pourquoi ai-je voulu vous raconter cette histoire ? Je me suis souvent demandé à quoi ressemblerait un monde sans hommes. Cette perspective ne m'effraie pas puisque dans un de mes écrits, j'expliquai que je vivais au quotidien en tant que transgenre. Mais je ne savais pas comment la mettre en scène.
Et puis il y a quelques mois, je suis tombé en arrêt sur un article qui a fait l'effet d'un coup de massue. Ce qui suit, je tiens à le rappeler n'est pas imaginaire, c'est totalement réel et peut facilement être trouvé sur le Net.
En septembre 2018, un article parut dans la revue de vulgarisation scientifique S&V, décrivait un projet d'éradication d'espèces invasives sur son territoire en l'occurrence des rats. Rappel : la Nouvelle-Zélande et les îles qui l'entourent souffrent beaucoup de ces espèces en menaçant gravement les fragiles espèces endémiques.
Pour les éliminer, les scientifiques néo-zélandais ont imaginé lâcher sur ces îles des rats femelles à l'ADN modifié de façon à produire une protéine toxique pour le chromosome Y. De ce fait, une femelle mutée ne peut que donner naissance soit à des femelles mutées ou des mâles génétiques ressemblant en tout point à des femelles. C'est ce que j'ai appelé dans mon récit les Xm et X0. Comme les unes et les autres sont parfaitement fertiles, les scientifiques ont calculé que les rats disparaîtraient par manque de mâles en quelques générations. Imparable.
Ce projet comporte toutefois deux risques redoutables aux conséquences incalculables. Le premier est qu'on ne peut pas exclure que des femelles mutées parviennent à quitter ces îles et se répandent dans le monde entier. Or quand on connaît l'importance écologique des rats, l'impact pourrait être très grave.
L'autre risque encore plus inquiétant, c'est que personne ne peut dire que la mutation ne franchira pas la barrière inter espèces, ce qui signifierait la disparition pure et simple des espèces touchées avec des conséquences catastrophiques à l'échelle mondiale. C'est pour ces deux raisons que pour l'instant, ce projet n'a pas été mis en application.
Pour l'instant...
Irina
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
je ne trouve rie na redire s'est sa le plus fou je te lis depuis ta toute première histoire et franchement je perd pas une miette a chaque fois
le mieux pour moi s'est que tu t'inspire de la réalité et fait passer ou présent voir même hypothétiquement réel dans le future et t'arrive a les intégrées parfaitement dans tes histoires
si j'ai un truc a te dire fait toi publier de tout urgence
Je rejoins également Downstar, les information que tu nous à donner font froid dans le dos effectivement voir même inquiétante si jamais ce projet voyais le jour et que cette protéine exterminerais les rat mais aussi par accident les homme vue que c'est le chromosome Y qui serais toucher aurait effectivement des conséquence grave et j'avoue que sa me fait très peur.
mais bon vivement le prochains épisode.