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✦ Louist L’amnésique (adoucit les mœurs) XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L’amnésique (adoucit les mœurs) — Chapitre 15

13 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Louist
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L’amnésique (adoucit les mœurs)

Chapitre 15

Après ? Eh bien, comment dire... Il n'y avait qu'une vingtaine de mètres entre Osiris et la carrée de Vanessa, mais c'était quand même infiniment trop. C'est au beau milieu du couloir et à même le parquet que je l'ai punaisée comme un forcené. Ensuite, je l'ai barattée avec une telle violence sur sa table de cuisine que j'en ai ébréché le coin du plateau de verre contre le mur. Pour le reste de la nuit, à mon avis, ma queue a dû passer en pilotage automatique et je ne me souviens plus de rien.
Par contre, au réveil, j'ai deux messages n'émanent pas de White Chapel : deux rendez-vous, l'un à onze heures chez Maître Rousseau, et un autre vers midi trente avec Edgar et le conseil d'administration. L'horaire inhabituel a été dicté par l'urgence, mais celui-ci sera au grand complet.
Moi, tout ce que je que j'en vois pour le moment, c'est qu'il va me falloir pas mal de café pour émerger et que mon cerveau soit à la hauteur de ce que je vais lui demander. Contrairement aux filles qui semblent être en train de s'offrir le repos du guerrier, ou plutôt des guerrières, enlacées dans les bras l'une de l'autre sur l'immense lit à baldaquin, il va me falloir être opérationnel. Et vite.
— Bonjour, Maître.
— Bonjour, Monsieur Dubreuil. Comme convenu, voici les documents que vous m'avez demandé de préparer. Vous pouvez vérifier, tout y est.
Bien évidemment, j'ai fait appel à un cabinet indépendant pour essayer d'y voir plus clair dans cette nébuleuse. Certes, j'en sais désormais plus, et quels sont les points à vérifier ; mais ils m'ont également rappelé que même les plus grands chefs d'entreprises aux commandes des plus grandes multinationales et conseillés par des armées de juristes et d'avocats ont quand même réussi quelquefois à se faire mettre façon sable, résine et pomme de pin... Et le tout sans n'avoir rien vu venir.
Bref, ils ne peuvent rien garantir. Autant jouer la confiance. Après tout, moi, je n'ai quasiment rien à perdre...
— Reste à convaincre votre fille d'accepter le contrat, il me semble. Belle-mère et belle-fille se détestent toujours autant ?
J'ai un sourire goguenard.
— Je ne sais pas où cela en est, mais il me semble que, cette nuit, les choses étaient en train d'évoluer. Nous verrons bien.
Ça, pour évoluer, elles évoluaient, c'est même le moins que l'on puisse dire. Il reprend :
— Par contre, je tiens à vous informer que ce n'est que par sympathie pour votre épouse...
À voir sa tronche, quelque chose me dit qu'elle est essentiellement horizontale, sa sympathie.
— ... que j'ai accepté de m'occuper de cette affaire en urgence et malgré votre amnésie. Logiquement, si l'on apprenait votre état, tout serait caduc. Et sachez que je risque gros dans cette histoire.
— J'en suis bien conscient, Maître. Cela dit, je pense que vous serez d'accord pour convenir que les termes du contrat ne lèsent personne, les sommes en question étant assez conséquentes ?
Il a un signe évasif.
— Certes, on peut effectivement dire comme cela...
— Et la signature du contrat est prévue quand ?
— Dans trois jours.
Donc, si je comprends bien, l'avant-veille de la date butoir. Cela me convient parfaitement.
— Cependant, et je vous demande de garder tout cela confidentiel, j'aimerais tout de même modifier quelque peu les clauses du contrat.
L'homme de loi s'offusque.
— Je ne sais pas si ma cliente apprécierait cela, Monsieur...
— Laissez-moi m'exprimer d'abord, et vous me signifierez votre position ensuite. Voilà ce que je voudrais faire...
Il est quatorze heures pétantes lorsque je pénètre dans le bureau de ce fameux conseil et, à ma grande surprise, tout le monde se lève et se presse de m'applaudir. Je ne sais si c'est la coutume chez Dubreuil Technologies, mais cela fait toujours plaisir.
Logiquement, Edgar m'a déjà passablement défriché le terrain. Du coup, autant taper directement dans la butte.
— Mesdames et Messieurs, concernant la cession d'une partie de l'entreprise à mon épouse et à ma fille, j'ai souhaité y apporter quelques modifications. Vous disposez de tous les détails sur les documents qui viennent de vous être remis, et vous constaterez qu'ils sont loin de vous être défavorables. J'estime qu'il serait préférable que nous puissions parvenir à un accord dès cet après-midi.
Lorsque je ressors de ce fameux conseil d'administration, je suis ovationné. Tout cela n'aura duré qu'une petite heure et demie. Jusque-là, tout roule. Reste à savoir quelle sera la réaction des deux intéressées lorsqu'elles apprendront la nature de mes modifications.
Normalement, et compte tenu de ce qui s'est passé cette nuit, je m'attendais pour le moins à ce que Marie-Charlotte ou Patricia viennent me faire un compte rendu de la soirée, mais elles sont toutes deux absentes. Je croise Vanessa.
— Où sont-elles ?
— Je ne sais pas si j'ai le droit de le dire, Monsieur...
— Mais parlez, bon sang ! Ce n'est pas le moment de faire des cachotteries !
Vanessa et moi étions convenus que, si je la tutoierais lorsque nous sommes en privé, je continuerais de la vouvoyer le reste du temps. Elle, par contre, refuse catégoriquement de me tutoyer, quels que soient l'endroit ou la situation.
— Vous devriez les chercher du côté de la salle de torture... Mais moi, je ne vous ai rien dit... Et d'ailleurs, je ne suis au courant de rien.
Mais à quel jeu jouent-elles encore, les deux nénettes ? C'est le cœur battant que je traverse à grands pas le couloir qui mène à la fameuse salle. Je m'abstiens de cogner à la porte ; l'effet de surprise n'en sera que meilleur.
En fait de surprise, c'est moi qui reste bouche bée.
Patricia est nue en plein milieu de la pièce. Ses chevilles, enserrées dans des bracelets de cuir noir, sont reliées à des anneaux dans le sol distant d'une bonne cinquantaine de centimètres. Ses poignets, quant à eux, sont également enserrés dans des bracelets de cuir reliés à des chaînes qui se perdent dans l'obscurité et qui la maintiennent les bras levés. Tout son corps est luisant, sans que je ne puisse affirmer s'il s'agit de sueur ou d'huile destinée à éviter les éventuelles plaies dues aux coups de martinet que Marie-Charlotte, tout aussi nue que sa victime, est en train de lui administrer.
Je suis sur le point d'intervenir, fou de rage, lorsqu'un détail me saute au visage : Patricia est certes en train de se faire corriger, mais son sexe qui ne cesse de palpiter tel un poisson hors de l'eau est trempé. Un filet de mouille s'écoule même le long de sa jambe... Qu'importe, j'arrache le martinet des mains de Marie-Charlotte.
— C'est quoi cette connerie ? Je croyais avoir été clair !
La réponse ne vient pas de là où je m'attendais.
— Laisse tomber, s'il te plaît... C'est moi qui lui ai demandé. Ne la blâme pas, j'ai dû la menacer de ne pas signer notre accord si elle n'acceptait pas.
Marie-Charlotte hausse alors les épaules dans un signe d'impuissance.
— S'il te plaît, laisse-la faire... Rends-lui le martinet, je veux savoir jusqu'où je suis capable de résister.
Décidément, ce qui se passe dans la tête des gens en général et des femmes en particulier m'échappera toujours. Cela dit, je ne suis déjà pas bien certain de savoir ce qui se passe dans la mienne...
— Si c'est ce que tu veux...
J'ai à peine rendu le martinet à sa propriétaire que déjà les coups reprennent de plus belle, cinglant un sein après l'autre. Encore une fois, je ne sais s'il s'agit d'une convention entre les deux femmes, mais Patricia n'évite pas les coups, reprenant tout au contraire ce qui semble être une position établie où elle présente sa poitrine en avant comme pour mieux accueillir la caresse des lanières de cuir.
Combien d'allers et retours ? Je ne saurais dire, mais assurément une vingtaine avant que ceux-ci ne cessent soudain. Alors, sans un mot, notre rouquine change alors d'instrument. Exit le chat à neuf queues, elle vient de sortir de la pénombre un énorme vibrateur qu'elle pose directement sur le sexe de la suppliciée. Celle-ci, qui était pourtant restée silencieuse lorsqu'on la tourmentait, pousse aussitôt un cri strident tandis que son bassin devient incontrôlable. Malgré les chaînes qui restreignent ses mouvements, elle s'efforce tout de même de se coller le plus possible à l'objet de plaisir que, bien entendu, Marie-Charlotte s'ingénue à lui mettre légèrement hors de portée.
Malgré la position, malgré les traces rouges du martinet et malgré tout le reste, le plaisir de Patricia monte et monte encore, jusqu'à ce qu'elle soit à deux doigts de l'orgasme. Là, et comme cela se pratique souvent dans ce genre de jeu, la bougresse retire la tête de cet engin diabolique du bouton d'amour de Patricia qui se retrouve pour je ne sais la combientième fois sur le bord du quai. Elle en hurle de frustration tandis que les coups de martinet reprennent de plus belle avec, pour cible principale, ses seins.
Elle grimace, grimace et grimace encore, mais aucun son ne sort de sa bouche. Par contre, lorsque les lanières s'aventurent sur une autre partie de son corps, elle manifeste ouvertement sa désapprobation. Bien que ce soient a priori les parties les plus sensibles, seuls les coups portés sur sa poitrine ou sur son sexe offert trouvent grâce à ses yeux.
Une petite vingtaine de coups plus tard, Marie-Charlotte ressort sa machine infernale et, de nouveau, Patricia est à quelques secondes de quitter le pas de tir lorsque le compte à rebours s'arrête. Je ne sais pas depuis combien de temps elles jouent à se faire peur, mais quelque chose me dit que la belle-fille ne va pas tarder à véritablement péter un câble...
Nouvelle rasade de coups, nouvelle séance de vibrateur ; mais cette fois, Patricia ne semble plus marcher dans la combine. Malgré le feu qui lui dévore probablement le ventre, elle s'efforce de rester stoïque et, en quelque sorte, de retenir son plaisir. De cela, bien entendu, Marie-Charlotte en a parfaitement conscience, aussi s'amuse-t-elle à en rajouter en collant l'engin contre l'abricot luisant de sa victime, quand bien même cette dernière cherche cette fois à l'éviter.
Tandis que Patricia ne cesse de se tortiller, Marie-Charlotte me sourit.
— À votre avis, combien de coups a-t-elle reçus ?
De fait, si les parties stratégiques de son corps sont rouges comme des pivoines, aucune d'entre elles ne porte de véritables marques. Tout en n'étant pas expert dans ce genre de petit jeu, je sais que le choix du matériel est crucial si l'on veut que, précisément, tout cela ne reste qu'un jeu.
— Je n'en ai pas la moindre idée...
— Et toi, Patricia, as-tu compté ?
L'intéressée secoue négativement la tête, mais, au fond d'elle, cela lui importe peu. Tout ce qu'elle veut, c'est éviter cet engin conçu pour le plaisir, mais qui lui cause pour le moment tant de tourments.
— Tu aurais dû, tu sais... Parce que moi, je ne sais plus si nous sommes arrivées à cent ou seulement à quatre-vingts.
Tout en se tournant vers moi, elle a un regard faussement sadique.
— À cent, je la laisse jouir. Mais à quatre-vingts, je vais encore la laisser sur le carreau.
Le regard implorant de Patricia en dit bien plus que tous les discours du monde. Elle veut jouir, jouir à tout prix, et plus rien n'a d'importance. Par contre, la perspective de rester encore une fois en rade sur le chemin de l'orgasme la terrifie. J'interviens :
— Laissez-la se libérer, Marie-Charlotte. Je crois qu'elle l'a bien mérité...
— Comme vous voudrez, répond-elle, malicieuse.
Tenant toujours son terrible instrument en main, elle se plaque alors tout contre Patricia qui n'a d'autre choix que de reculer jusqu'à l'extrême limite de ses chaînes. Là, fermement immobilisée, sa tortionnaire de charme lui colle l'engin entre les jambes alors qu'il lui est désormais impossible de s'y soustraire... Va-t-elle encore rester en plan ?
Seulement, pour Patricia, les choses ne sont pas aussi simples. Après avoir été plusieurs fois à deux doigts de l'orgasme, après s'être efforcée de l'éviter par la suite, il lui est maintenant difficile de se libérer suffisamment l'esprit pour y parvenir. Physiquement bien sûr, ce genre de jeu, indépendamment du martinet, est épuisant. Mais le pire est moralement puisqu'à aucun moment elle ne peut être certaine de ne pas encore une fois devoir se la mettre sur l'oreille...
Ce n'est qu'après de longues minutes de sollicitation que les premiers soupirs parviennent jusqu'à mes oreilles, mais, à ma grande surprise, ils ne proviennent pas que de Patricia. En effet, Marie-Charlotte a profité de la situation pour coller son propre pubis sur celui de sa victime, et le vibrateur est donc en train de remplir son office sur deux clitoris au lieu d'un seul. Et, de ce que j'en entends, leur jouissance est proche, toute proche...
Si le cri de libération de Marie-Charlotte fait trembler les murs, celui de Patricia pourrait bien les lézarder. Et cette longue plainte ne cesse pas ; tout son corps est tétanisé, elle tremble de tous ses membres. Cela dure, dure, dure de longues secondes, sans que rien ni personne ne puisse l'arrêter...
Totalement à bout de souffle, Patricia s'écroule enfin, sans que son corps ne cesse totalement d'être toujours secoué par les vagues du plaisir. Je m'avance pour la détacher ; elle s'effondre dans mes bras. Juste à côté de cette fameuse salle de torture, il y a une chambre et un lit dans lequel je dépose Patricia. Elle a le regard ravi et épuisé de l'athlète qui vient de s'écrouler en arrivant première sur la ligne d'un triathlon olympique.
— Tu es folle, tu sais...
— Peut-être, mais je voulais être fixée. Maintenant, je le suis.
Le temps de me retourner, elle dort.
Aussitôt la porte refermée, je me mets en quête de Marie-Charlotte à qui j'ai quelques explications à demander. Manque de chance, elle est au téléphone. Quelques mots en anglais ; elle me regarde avec amusement puis, mettant sa main sur le combiné :
— Je suis désolée, mais c'est une affaire très importante. Nous parlerons ce soir : Patricia nous a retenu une table dans un petit resto dont vous me direz des nouvelles.
— Ce soir ? Elle sera remise ?
— Oh, très certainement... Je vous rappelle que je suis déjà passée par là.
Décidément, j'en aurais vu de belles, dans cette maison.
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OlivX
28 mai 2020 à 16:13
Grrrrr on ne sait toujours pas ce qu'il a fait valider au conseil d'administration
Soyez respectueux
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