Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mademoiselle Frédérique — Chapitre 10 · La dernière danse
Auteurs
Mademoiselle Frédérique
Chapitre 10 · La dernière danse
La chambre baignait dans une lumière chaude, tamisée par les bougies que Kevin avait disposées sur les meubles, sur le rebord de la fenêtre, sur le parquet. Leurs flammes vacillaient doucement, dessinant sur les murs des ombres mouvantes.
Il était là, allongé sur le lit, une jambe repliée, l'autre étendue. Il portait seulement un string noir pour homme, minimal, tendu sur ses hanches étroites. La fine bande de tissu soulignait la courbe de ses fesses, dévoilait presque tout. Son sexe, deviné sous le nylon tendu, palpitait déjà, comme une invitation.
Il ne dit rien. Son regard se posa sur moi, s'attarda. Je restai un instant dans l'embrasure de la porte, figée par cette image. Il était beau, offert, presque vulnérable dans ce sous-vêtement audacieux. Cela me bouleversa plus que je ne l'aurais cru.
Je m'avançai lentement, laissant la lumière caresser mon propre corps. J'avais mis l'ensemble qu'il m'avait offert, le soutien-gorge en dentelle, la culotte fine, les jarretelles, les bas noirs. Rien d'autre. Je le laissai me dévorer des yeux.
— T'es magnifique, souffla-t-il en se redressant légèrement sur un coude.
Je vins m'asseoir sur le bord du lit, posai une main sur sa cuisse. Le tissu de son string était humide sous mes doigts. Je l'effleurai lentement, remontai jusqu'à la hanche, passai le pouce sous l'élastique, le fis claquer doucement. Il sourit.
— Toi aussi.
Je me penchai, l'embrassai, d'abord doucement, puis avec plus d'ardeur. Sa langue chercha la mienne, ses mains glissèrent sur mes cuisses. Il se redressa, me fit basculer sur le matelas. Nos corps se mêlèrent dans un ballet de jambes croisées, de dentelles, de peau nue. Mon sexe tendait la culotte de façon obscène. Le sien battait sous le string, prêt à rompre la tension.
Je le voulais. Je le voulais ainsi, efféminé sans honte, dans ce rôle offert, vulnérable, presque soumis. Et il me regardait comme s'il m'avait toujours attendue.
Je l'embrassai plus fort, mes mains sur son torse, mes ongles effleurant la peau tendue sous la lumière. Son souffle s'accélérait, sa bouche cherchait la mienne, mais je me reculais légèrement, le dominant de mes cuisses gainées de soie, assise à califourchon sur lui. Le déshabillé noir s'était entrouvert, dévoilant la dentelle de mon soutien-gorge, la courbe de mes seins, le galbe de ma taille. Mon sexe, enfermé dans la culotte diaphane, palpitait, mouillé, prêt à déborder.
Kevin bascula légèrement la tête en arrière, livrant son cou. Il gémit quand je me penchai pour y glisser ma langue, lentement, puis mes dents. Je sentais sa verge gonfler sous le string, à peine retenue. Sa main monta le long de ma cuisse, caressant à rebours le tissu tendu du bas, s'émerveillant du contraste entre la douceur de la soie et la chaleur de ma peau.
— Non, soufflai-je. Ce soir, c'est moi.
Je vis ses doigts frémir. Il hocha simplement la tête, docile, presque tremblant.
Je me redressai, mes genoux glissant lentement contre les draps. Kevin n'y résistait pas, ses yeux fixaient mes cuisses gainées, hypnotisé par la danse noire des jarretelles, des attaches tendues, des bas lustrés qui montaient jusqu'à mon sexe à demi caché.
Je descendis sur lui, l'embrassant encore, puis glissai ma main entre ses cuisses. Le tissu de son string était tendu, humide. Je le fis glisser vers le bas, libérant sa verge gonflée, prête, offerte. Puis, d'un mouvement fluide, je me penchai en arrière pour enlever ma culotte, la tirant lentement sous les attaches du porte-jarretelles. Le contact de la soie contre ma peau nue m'électrisait, dessinant des frissons sur mon ventre, mes cuisses, mon dos cambré.
Je revins au-dessus de lui, mon sexe dur palpitant, ma main guidant le sien entre mes fesses. J'avais tout préparé. Tout prévu. Je le voulais en moi, lentement, puissamment. Quand le gland effleura mon intimité, je poussai doucement. Mes cuisses enserraient ses hanches, mes jarretelles tiraient légèrement, et je sentis tout mon corps frissonner à mesure que je l'avalais.
Je commençai à onduler. Doucement d'abord, puis plus fort. Il gémit sous moi, sa verge vibrant à chaque coup de rein. Je contrôlais tout, même les sons. Le claquement léger de mes hanches contre son bassin formait un rythme charnel, hypnotique.
Quand je me penchai vers lui, mes seins comprimés dans la dentelle noire frôlèrent sa poitrine. J'étais une femme de tissu et de chair, de maquillage et de désir, une sculpture vivante, vibrante.
Je sentais l'orgasme approcher. Lui aussi. Nos peaux étaient moites, nos corps collés par l'effort, par l'envie. La montée était longue, tendue, presque insoutenable.
— Maintenant, dis-je.
Et il jouit. Fort, longuement, sa verge pulsant profond en moi. Moi avec lui — un spasme brûlant, poisseux, qui me traversa du ventre jusqu'à la gorge, mes cuisses tremblant contre ses flancs, mes mains crispées sur sa peau, le souffle arraché.
Je restai allongée sur lui, bercée par les derniers frissons. Nos jambes entremêlées, soie contre peau. Nos corps encore prisonniers de cette dernière nuit.
Je sentais la respiration calme de Kevin contre mon épaule, son souffle chaud qui effleurait ma nuque. Nos regards se croisèrent dans la pénombre tamisée par les bougies, lourds d'émotion, de tendresse et d'un désir qui ne demandait qu'à renaître. Je me sentais femme, désirée, aimée. Et dans ce souffle suspendu, dans cette douce attente, je voulais graver ce moment, le garder contre moi, comme un secret précieux, avant que l'aube ne vienne nous séparer.
Kevin s'était finalement endormi contre moi, son souffle régulier et profond m'apportant un apaisement étrange. Je restai un moment immobile, le cœur encore battant doucement, savourant cette proximité silencieuse. Puis, avec précaution, je me dégageai lentement de ses bras, veillant à ne pas le réveiller.
Je ramassai le déshabillé noir, posé à terre, et l'enfilai doucement. La soie fraîche glissa sur ma peau encore chaude, enveloppant mon corps comme une seconde peau rassurante.
Je me dirigeai à pas feutrés vers la salle de bain, profitant de l'obscurité adoucie par la lueur vacillante des bougies encore allumées dans la chambre. Devant le miroir, je posai mes mains sur le lavabo et plongeai mon regard dans le mien, encore marqué par la nuit. Lentement, je pris mon flacon de démaquillant, rangé dans ma trousse, et avec douceur, je fis glisser le coton imbibé sur mes paupières, mes cils, le contour de mes yeux.
Je retirai l'eyeliner, le mascara, le fard, jusqu'à ce que mes yeux retrouvent leur regard naturel, sans artifice. Je laissai glisser le coton sur mes joues, effaçant la poudre, le blush, la légère couche de rouge à lèvres qui s'était estompée.
Une dernière goutte de démaquillant caressa ma lèvre, et je soufflai, apaisée. Je me sentais nue d'une autre manière, prête à rejoindre le sommeil.
Je me tournai ensuite vers les toilettes, m'assis doucement. Alors que je laissais couler le flot d'urine, une sensation inattendue attira mon attention. Un filet chaud, doux, glissa, non pas devant, mais à l'arrière. Je sentis une goutte de sperme s'échapper doucement de mon anus, témoin silencieux de la profondeur de notre nuit, de l'intensité des caresses échangées, de la trace qu'il avait laissée en moi.
Je retournai dans la chambre, l'esprit encore flottant entre sommeil et éveil, bercée par la présence apaisante de Kevin endormi. La lueur tamisée des bougies jetait des ombres dansantes sur les murs, enveloppant la pièce d'une atmosphère intime, presque sacrée.
Debout près du lit, je commençai doucement à retirer les bas de soie. Le tissu glissa lentement le long de mes jambes, révélant ma peau encore marquée par la douceur de nos caresses. Je posai les bas avec précaution sur la chaise, puis mes doigts passèrent sur le porte-jarretelles. Je décrochais les attaches une à une, relâchant la tension du tissu, et chaque geste me ramenait à ses mains, à sa manière de me tenir, de me rendre vivante, aimée.
Enfin, je fis glisser les bretelles du soutien-gorge en dentelle noire, le laissai tomber sur la chaise. Mon corps nu s'exposa à la lumière chaude, et je sentis la chaleur du souvenir — la manière dont Kevin avait embrassé chaque courbe, chaque instant, avec une douceur et une passion mêlées.
Puis je me glissai doucement contre lui. Ses bras m'accueillirent sans effort, et je sentis son souffle calme contre ma peau, la douceur rassurante de sa présence envelopper mon corps encore frémissant. Mes jambes effleurèrent les siennes, nos corps s'accordèrent dans ce silence apaisant, et petit à petit, la fatigue me gagna, mes paupières se fermèrent. Blottie dans ses bras, je me laissai aller au sommeil, enfin sereine.
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