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✦ Sakura-Chan Mademoiselle Frédérique XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Mademoiselle Frédérique — Chapitre 9 · La plus belle pour aller danser

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Mademoiselle Frédérique

Chapitre 9 · La plus belle pour aller danser

En entrant dans la salle de bain, je refermai doucement la porte derrière moi. J'étais encore habillée de mon t-shirt moulant et de ma minijupe courte, froissée par les heures passées au bar. En dessous, je portais mon soutien-gorge blanc ivoire aux bonnets légèrement rembourrés, et la petite culotte blanche achetée ce matin, toute douce, du moins ce matin. Maintenant, elle collait à ma peau, marquée par les heures, souillée d'un mélange de précum et du débordement discret de ma serviette hygiénique.
Je me déshabillai lentement, consciente de chacun de mes gestes. J'ôtai d'abord le t-shirt, lentement, découvrant mon soutien-gorge légèrement jauni au niveau de la bande, imprégné de ma chaleur. Je le détachai. Puis je fis glisser la jupe sur mes hanches, laissant apparaître la culotte, que je baissai avec précaution. Je retirai enfin la serviette hygiénique détrempée, la pliai proprement avant de la jeter dans la petite poubelle d'angle.
Nue, je restai un instant devant le miroir, observant mon corps féminisé. Je voyais encore les traces de la soirée, les odeurs flottaient autour de moi, mêlées à l'air humide de la pièce.
Je pris alors mon flacon de démaquillant et un coton. Lentement, je fis glisser le coton imbibé sur mes paupières, effaçant l'eyeliner et le mascara qui avaient marqué mes cils. Puis, doucement, je retirai le fard à paupières, laissant mes yeux retrouver leur regard naturel, sans artifice. Le coton effleura ensuite mes joues, effaçant la poudre, le blush et la légère couche de rouge à lèvres qui s'était estompée au fil de la soirée.
Je montai le robinet, laissant l'eau chaude couler sur ma peau, emportant avec elle les dernières traces de la nuit.
La douche me lavait des heures passées au bar, des effluves d'alcool et de cette moiteur intime qui collait entre mes cuisses. J'y restai longtemps, attentive, précautionneuse, lavant aussi ma verge à grand renfort de gel intime, jusqu'à ce que je me sente redevenir propre, fraîche, prête à me transformer.
Debout, nue sous la lumière chaude de la salle de bain, je dénouai la serviette enroulée autour de mes cheveux encore humides. Je la posai sur le bord du lavabo, puis attrapai le sèche-cheveux que Kevin avait laissé pour moi, avec une attention qui me toucha.
Je me plaçai face au miroir. Le cordon tendu, le souffle tiède effleurant ma nuque, je commençai à sécher mes cheveux avec lenteur. D'abord les racines, que je soulevai du bout des doigts, puis les longueurs, que je brossai avec application. Mèche par mèche, je leur redonnais du volume, du mouvement, cette ondulation naturelle qui m'allait bien. Mes bras se mouvaient avec grâce, mes poignets dansaient autour de ma tête. Je savourais ce moment.
Quand tout fut bien sec, je me penchai légèrement vers l'avant, laissai tomber ma chevelure, puis la redressai d'un geste ample. Un effet sauvage, sexy, étudié. Je coinçai une mèche derrière mon oreille, puis laissai retomber les autres de façon asymétrique : un œil presque caché, un air de mystère.
Je coupai l'appareil. Le silence revint, dense, moite. J'étais prête.
Je dénouai lentement le ruban noir satiné du sac, comme on ouvre un écrin. Le papier de soie froissa doucement sous mes doigts, révélant l'ensemble de lingerie qu'il avait choisi pour moi. Un soutien-gorge noir en dentelle fine, aux bretelles légères. Un porte-jarretelles assorti, ses attaches brillantes comme des bijoux. Une culotte en voile noir, si fine qu'elle semblait cousue de souffle, un déshabillé en soie noire, à la transparence délicieuse. Enfin, tout au fond les bas, roulés avec soin, deux bandes de soie noire, luisante, prêtes à glisser le long de mes jambes.
Je pendis le déshabillé sur un cintre, à la poignée de la porte. Il attendrait que je sois prête. Une pièce maîtresse, pour après.
Je commençai par le soutien-gorge. Je glissai mes bras dans les bretelles, le ramenai contre mes seins en silicone, et l'agrafai dans mon dos. La dentelle noire les moulait parfaitement, sculptant une poitrine pleine, douce, offerte. Puis, j'enfilai le porte-jarretelles, le faisant tourner lentement autour de ma taille, ajustant chaque attache comme un rituel.
Je me penchai légèrement, le souffle calme, concentrée. Du fond du sac, je sortis avec précaution les deux bas roulés sur eux-mêmes, comme deux petits escargots de soie noire. Rien que le contact du tissu sur mes doigts me fit frissonner. Leur douceur, leur élasticité silencieuse, promettaient un plaisir à la fois visuel et tactile. Je pris le premier, le déroulai lentement, laissant le tissu s'étirer, glisser entre mes paumes.
Puis, assise au bord de la baignoire, jambes croisées, je soulevai légèrement mon pied gauche, puis le tendis devant moi, comme une danseuse. J'approchai le bas de mes orteils, pris soin d'y glisser délicatement le pied, puis le tirai jusqu'au talon, doucement, centimètre par centimètre. Le tissu de soie me caressait la peau, épousait mes formes, lissait chaque courbe de ma jambe. Je remontai lentement, attentive à ne pas filer la maille, savourant la sensation unique de la soie soyeuse qui glissait sur ma cheville, mon mollet, mon genou, puis ma cuisse.
Le haut du bas atteignit enfin la jarretière de dentelle noire, fine comme une résille de minuit. Je l'ajustai, tendis légèrement le tissu, puis attrapai l'attache du porte-jarretelles. Un cliquetis discret se fit entendre quand le petit crochet se fixa. Je répétai le geste pour les deux attaches avant, puis celles de l'arrière, en cambrant le dos, les fesses légèrement relevées, dans une posture presque offerte. Chaque attache était comme un mot doux chuchoté à mon corps.
Je fis de même avec l'autre jambe, tout aussi lentement. Je pris le temps de sentir la tension du tissu contre ma peau, la pression légère du bas contre le galbe de mon mollet, le frôlement suggestif de la soie contre ma cuisse nue. Je respirai plus lentement, profondément. Le simple fait de m'habiller devenait une offrande. Un moment pour moi seule, mais que je savais destiné à lui.
Je me redressai lentement, ajustai l'alignement des bas, lissai le tissu d'un geste lent et appuyé de la paume, comme si je voulais le faire disparaître dans ma peau. Je bougeai les jambes, les fléchis légèrement, et sentis le tissu crisser tout contre moi, presque vivant. Ce bruit subtil m'arracha un soupir. Mes jambes paraissaient plus longues, plus fines, plus affirmées. Mon corps se transformait, centimètre par centimètre, en femme.
Je pris enfin la culotte. Je la fis glisser entre mes jambes, la hissai en place — fine, noire, presque invisible. La vendeuse avait eu raison : portée par-dessus les jarretelles, elle pourrait s'ôter d'un geste.
Je tournai doucement sur moi-même devant le miroir, observant le noir des bas se tendre entre les attaches du porte-jarretelles. Le tissu épousait mes cuisses comme une seconde peau, un écrin sombre et lisse qui les magnifiait. La culotte noire, fine et diaphane, se dessinait en transparence sous le tombé naturel du porte-jarretelles. Une légère tache sombre venait d'apparaître à l'entrejambe, petite marque d'un désir qui montait sans bruit.
Je me sentais vraiment femme. Sensuelle.
Je me penchai légèrement vers le miroir, sans quitter mon reflet du regard. Le pot de cache-barbe entre les doigts, je l'appliquai doucement sur ma peau, couvrant le menton, la mâchoire, la lèvre supérieure. Je fixai ensuite la base d'un voile de poudre, effaçant la moindre ombre d'hésitation.
Puis le pinceau glissa sur mon visage avec une tendresse sensuelle. Fond de teint, correcteur, poudre, blush : chaque couche me transformait davantage, chaque caresse rendait mes traits plus flous, plus féminins.
Les yeux, je les voulais profonds, envoûtants. Du noir, du cuivre, du fard charbonneux, fondu avec précision. L'eyeliner traça une ligne nette, féline, et les faux cils vinrent parfaire l'illusion, battants et denses, comme un souffle contenu. Un crayon khôl souligna la muqueuse, un mascara intense allongea l'ombre.
Je me redressai pour mieux tracer mes lèvres. Un rouge intense, presque insolent. Crayon, puis rouge à lèvres satiné, posé lentement au pinceau. Je m'appliquai, bouche ouverte, lentement, langoureusement. Puis je pinçai mes lèvres et soufflai doucement pour en révéler l'éclat.
Je restai encore quelques instants face au miroir, me regardant sans bouger. Puis d'un geste lent, presque cérémonieux, j'attrapai le cintre suspendu à la poignée de la porte. Le déshabillé noir y était suspendu, fluide, brillant, léger comme un souffle. La soie glissa entre mes doigts comme une caresse. Je le décrochai et laissai le cintre tomber sans bruit au sol.
Je passai les bras dans les manches, une à une, lentement, savourant la sensation de la matière sur ma peau nue. Mes épaules frémirent sous le contact tiède du tissu. Le déshabillé se referma sur mon corps dans un froissement discret. Je pris le temps de lisser la soie sur mes hanches, sur ma poitrine, sur mes cuisses gainées de noir. Je sentais mon corps se mouvoir dans cet écrin léger, presque irréel.
Je nouai la ceinture avec soin, très bas sur mes hanches, laissant le col ouvert juste ce qu'il faut pour deviner la naissance de mes seins en silicone, les bretelles fines du soutien-gorge, le galbe mystérieux de ma poitrine maquillée.
Un frisson me parcourut.
Je fis un pas en arrière, pour mieux me voir dans le miroir. La lumière chaude glissait sur le tissu noir, soulignait chaque relief, chaque courbe. Mes jambes longues dans les bas de soie, la ligne de mes hanches sous la ceinture de satin, le V discret du décolleté. Ma bouche rouge brillait d'une promesse silencieuse. Mon regard était lourd de désir, de certitude.
J'étais prête.
D'un geste, j'ouvris la porte. La chambre était là, de l'autre côté, baignée par les lueurs tremblantes des bougies.
Kevin m'attendait.
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