Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mademoiselle Frédérique — Chapitre 8 · Le dernier bar avant la fin
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Mademoiselle Frédérique
Chapitre 8 · Le dernier bar avant la fin
Sur l'autoroute, il roulait vite. Moi, je regardais le paysage sans le voir. Je sentais la serviette contre moi, tiède, imbibée. Mon sexe calme, mais encore traversé d'échos.
— On est un peu justes. Tu veux te changer maintenant ?
— Oui.
— Oui.
On s'arrêta sur une aire. Je pris mon sac.
Dans les toilettes, je retirai ma robe, ma culotte. La serviette était gorgée. Je la jetai, me nettoyai, en mis une propre. Puis j'enfilai mon uniforme. Remis du rouge à lèvres, passai la brosse dans mes cheveux.
Je sentais encore sur moi l'odeur des corps. De désir. Je ne l'effaçai pas.
En sortant, trois routiers fumaient près de leurs camions. Je marchai lentement devant eux. Ils sifflèrent. Sans retenue.
Je ne les regardai pas. Mais quand j'arrivai près de Kevin, je tournai la tête vers lui. Et je lui souris. Un vrai sourire. Franc. Un peu joueur.
Il me regarda de haut en bas, déconcerté.
Dans les toilettes, je retirai ma robe, ma culotte. La serviette était gorgée. Je la jetai, me nettoyai, en mis une propre. Puis j'enfilai mon uniforme. Remis du rouge à lèvres, passai la brosse dans mes cheveux.
Je sentais encore sur moi l'odeur des corps. De désir. Je ne l'effaçai pas.
En sortant, trois routiers fumaient près de leurs camions. Je marchai lentement devant eux. Ils sifflèrent. Sans retenue.
Je ne les regardai pas. Mais quand j'arrivai près de Kevin, je tournai la tête vers lui. Et je lui souris. Un vrai sourire. Franc. Un peu joueur.
Il me regarda de haut en bas, déconcerté.
— Tu es prête ?
— Je le suis toujours.
— Je le suis toujours.
J'arrivai juste à temps, un peu essoufflée, la robe collée aux reins, la culotte encore tiède sous moi. La lumière chaude du bar me happa aussitôt. Les conversations roulaient déjà, les verres tintaient, et les regards se levèrent vers moi, comme à chaque fois.
C'était ma dernière soirée ici.
Noémie m'aperçut derrière le comptoir, en train de replacer des verres. Chrystelle, de l'autre côté, redressa la tête depuis le lave-verre.
C'était ma dernière soirée ici.
Noémie m'aperçut derrière le comptoir, en train de replacer des verres. Chrystelle, de l'autre côté, redressa la tête depuis le lave-verre.
— Tiens, voilà l'odeur du sexe qui arrive, lança-t-elle sans même me regarder.
Noémie me dévisagea, pencha la tête.
— Le rouge est nickel. L'air aussi. Elle a niqué, c'est sûr. Et elle se comporte déjà comme une vraie salope.
— J'me suis changée sur une aire, soufflai-je.
— Juste changée ? demanda Chrystelle. Parce que là, tu pues le foutre et la revanche.
— J'me suis changée sur une aire, soufflai-je.
— Juste changée ? demanda Chrystelle. Parce que là, tu pues le foutre et la revanche.
Noémie s'approcha, renifla tout près de mon cou.
— C'est pas ton odeur. C'est une autre. Une fille.
Je souris. Lentement.
— Une vendeuse. Dans une cabine. Lingerie noire. De la soie.
Leurs regards s'étaient figés.
— Tu l'as léchée ? demanda Noémie.
— J'ai léché mes doigts.
— J'ai léché mes doigts.
Un silence. Épais.
— Salope, grinça Chrystelle. Quinze jours de jupe, et t'es déjà pire que nous.
Je m'accoudai au zinc. Le bar n'était pas encore plein. Le moment nous appartenait.
— Je vous raconte. Mais après, on sert.
— Balance, dirent-elles à voix basse.
— Balance, dirent-elles à voix basse.
Et je me mis à parler.
— Elle est entrée sans un mot. Avec ce regard. Celui d'une femme qui sait qu'elle va te faire mouiller sans t'effleurer.
Chrystelle croisa les bras. Noémie s'était rapprochée encore.
— Elle a vu mon corps. Mes seins en silicone, mon sexe bien rangé dans une culotte de dentelle noire. Et elle n'a pas bronché. Pas de gêne. Juste... de l'envie. Nue. Dense.
— Et ? dit Chrystelle, voix rauque.
— Elle m'a tendu la main. Elle a pris la mienne. Et elle l'a glissée sous sa jupe. Contre sa culotte. Trempée.
— Non... souffla Noémie.
— Si. Trempée comme un fruit mûr. J'ai caressé doucement. Elle ne disait rien. Elle fermait les yeux, le bassin en avant. Offerte. J'ai senti sa chaleur, son jus, sa peau. Son désir m'avalait.
— Et ? dit Chrystelle, voix rauque.
— Elle m'a tendu la main. Elle a pris la mienne. Et elle l'a glissée sous sa jupe. Contre sa culotte. Trempée.
— Non... souffla Noémie.
— Si. Trempée comme un fruit mûr. J'ai caressé doucement. Elle ne disait rien. Elle fermait les yeux, le bassin en avant. Offerte. J'ai senti sa chaleur, son jus, sa peau. Son désir m'avalait.
Je vis le sexe de Chrystelle se resserrer.
— Et toi ? demanda-t-elle.
— Ma culotte aussi était trempée. Mon sexe n'était pas dur. Mais il suintait. Je me sentais... ailleurs.
— Ma culotte aussi était trempée. Mon sexe n'était pas dur. Mais il suintait. Je me sentais... ailleurs.
Je les avais. Toutes les deux. Suspendues.
— Et puis j'ai retiré mes doigts. Je les ai léchés. Un par un. Lentement. Sous ses yeux. Elle ne bougeait plus. Elle aurait joui rien qu'en me regardant faire.
Chrystelle serra les lèvres.
— Tu mens.
Je tendis ma main, rieuse :
— Tu veux sentir ?
Elle s'en approcha. Ferma les yeux.
— Salope...
— Elle a remis sa jupe. Sa culotte portait la trace. Et moi, j'étais debout, encore en soie, encore humide. Et terriblement bien dans ma peau.
— Elle a remis sa jupe. Sa culotte portait la trace. Et moi, j'étais debout, encore en soie, encore humide. Et terriblement bien dans ma peau.
Noémie glissa la main sur sa propre hanche, l'air de rien.
— Tu te rends compte que tu viens de nous exciter pour toute la soirée ?
Je souris. D'un sourire lent. Franc.
— C'était le but.
— On t'a appris à marcher, à t'asseoir, à sucer... Mais là, Fred... là, t'es devenue toi.
— Peut-être. Mais sans vous, je serais encore un mec triste à Fréjus.
— Et maintenant ? demanda Noémie.
— On t'a appris à marcher, à t'asseoir, à sucer... Mais là, Fred... là, t'es devenue toi.
— Peut-être. Mais sans vous, je serais encore un mec triste à Fréjus.
— Et maintenant ? demanda Noémie.
Je soufflai, regardant le zinc, puis leurs visages.
— Maintenant, je suis une salope heureuse. Et je vais bosser.
Chrystelle et Noémie éclatèrent de rire.
Plus tard, à la fin du service, la fatigue me plombait les jambes, mais mon esprit restait vif. Je comptais les verres dans l'évier quand Maurice s'approcha du comptoir avec son pas lourd et assuré.
Plus tard, à la fin du service, la fatigue me plombait les jambes, mais mon esprit restait vif. Je comptais les verres dans l'évier quand Maurice s'approcha du comptoir avec son pas lourd et assuré.
— Tiens, ta paye, dit-il en posant une enveloppe épaisse juste devant moi.
Je pris l'enveloppe, l'ouvris d'un geste lent, comptai rapidement : mille euros en liquide que je glissai dans mon sac à main.
— Merci, Maurice.
Il ne répondit pas tout de suite. Il s'était rapproché d'un pas, juste un peu trop près. Son regard glissa sans gêne sur mes jambes, puis remonta le long de mes cuisses, jusque sous l'ourlet de ma jupe.
— Tu bosses bien. Et t'es jolie comme un cœur dans cette jupe.
Sa main se posa brusquement sur ma hanche, large, chaude, ferme. Et descendit franchement sur ma fesse gauche, qu'il palpa sans se cacher.
— Dommage que tu partes demain. J'me serais bien occupé de toi, moi.
Je restai immobile une seconde, glacée et brûlante à la fois. Je sentais encore la trace de ses doigts même après qu'il les ait retirés.
Je ne bougeai pas. J'avais appris à encaisser sans trembler.
Je ne bougeai pas. J'avais appris à encaisser sans trembler.
Dehors, Kevin m'attendait, silhouette calme sous les réverbères. Mon impatience montait à chaque seconde. Je laissai derrière moi le bar pour rejoindre enfin celui qui m'attendait pour notre dernière nuit.
Nous sommes rentrés sans un mot. Kevin avait gardé ma main dans la sienne, fermement, comme s'il avait peur de me perdre avant même d'avoir franchi la porte. En entrant dans l'appartement, une douce lumière orangée m'enveloppa. Je marquai un arrêt, surprise. Des bougies étaient disposées un peu partout, sur les meubles, au sol, et même sur les rebords de la fenêtre. Le parquet était semé de pétales de roses rouges. L'odeur chaude de la cire fondue se mêlait à celle, plus discrète, d'un encens floral.
Kevin m'avait préparé ce décor avec une tendresse désarmante. Il n'avait rien dit. Il n'en avait pas besoin. C'était notre dernière nuit ensemble, et il voulait qu'elle soit belle.
Nous sommes rentrés sans un mot. Kevin avait gardé ma main dans la sienne, fermement, comme s'il avait peur de me perdre avant même d'avoir franchi la porte. En entrant dans l'appartement, une douce lumière orangée m'enveloppa. Je marquai un arrêt, surprise. Des bougies étaient disposées un peu partout, sur les meubles, au sol, et même sur les rebords de la fenêtre. Le parquet était semé de pétales de roses rouges. L'odeur chaude de la cire fondue se mêlait à celle, plus discrète, d'un encens floral.
Kevin m'avait préparé ce décor avec une tendresse désarmante. Il n'avait rien dit. Il n'en avait pas besoin. C'était notre dernière nuit ensemble, et il voulait qu'elle soit belle.
— Je prends une douche, soufflai-je, les yeux brillants.
Il hocha la tête, me laissa filer vers la salle de bain, sans rien ajouter.
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