Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Au service de mes voisines — Chapitre 10 · Un adieu imposé
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Au service de mes voisines
Chapitre 10 · Un adieu imposé
Cela fait bientôt un an que notre fille est née. Tout va pour le mieux avec Céline puisque nous avons décidé de faire un petit frère ou une petite sœur à notre fille. Pourtant, une à deux fois par semaine, Julie et moi continuons de nous voir. Je sais que je peux tout perdre, Céline, notre fille et peut-être le deuxième enfant que nous aurons ensemble, mais je n'arrive pas à me passer d'elle.
Aujourd'hui, je retrouve Julie une fois de plus là où nous avons l'habitude de nous donner rendez-vous. Au lieu d'aller nous cacher dans un endroit reculé pour faire l'amour dans la voiture, elle me propose d'aller dans un hôtel. En un peu plus d'un an de relation adultérine, ce n'est pas la première fois que nous prenons une chambre d'hôtel pour nous retrouver. Je ne suis donc pas très surpris et comme c'est le cas à chaque fois que nous prenons une chambre, nous allons dans un hôtel à un prix abordable. De toute façon, nous ne comptons pas y passer la nuit, juste une heure ou deux.
Assez rapidement, nous laissons exploser nos envies et nous faisons l'amour. Je n'ai pas peur de lui dire que je l'aime, ni de lui laisser mon cadeau au fond de son antre.
— Ça ne va pas ? lui dis-je après avoir fait l’amour avec elle. Ce n'était pas bon ?
— Si, c'était très bon, comme toujours.
— Alors c'est quoi le problème ?
— Ne m'en veux pas s'il te plaît, me dit-elle en me regardant.
— T'en vouloir pour quoi ?
— Je suis enceinte, mais je ne sais pas si c'est toi le père.
— D'accord. Sache que je ne te demanderai jamais d'avorter si c'est ça qui te fait peur. Surtout si tu ne sais pas qui de moi ou de ton homme est le père.
— Non. En fait, je te demande de ne pas m'en vouloir parce qu'avec Dylan, on va déménager à cinq cents kilomètres. Il a trouvé un meilleur emploi ailleurs.
— Si, c'était très bon, comme toujours.
— Alors c'est quoi le problème ?
— Ne m'en veux pas s'il te plaît, me dit-elle en me regardant.
— T'en vouloir pour quoi ?
— Je suis enceinte, mais je ne sais pas si c'est toi le père.
— D'accord. Sache que je ne te demanderai jamais d'avorter si c'est ça qui te fait peur. Surtout si tu ne sais pas qui de moi ou de ton homme est le père.
— Non. En fait, je te demande de ne pas m'en vouloir parce qu'avec Dylan, on va déménager à cinq cents kilomètres. Il a trouvé un meilleur emploi ailleurs.
J'avoue que je ne m'attendais pas à ça. Déjà, savoir que je suis peut-être le père d'un autre enfant qui serait probablement élevé par un autre, mais surtout, je ne m'attendais pas à ce que ma relation avec Julie prenne fin de cette façon. À vrai dire, je ne voyais simplement pas de fin à notre relation.
— Et tu pars quand ? lui demandé-je.
— Dans deux semaines.
— Et je suppose que je ne peux pas te demander de rester.
— Rester ici pour quoi ? Attendre les jours où on pourra se voir et profiter de seulement quelques heures passées ensemble ? Sauf si tu es prêt à quitter ta femme.
— On essaie de mettre le second bébé en route. Je ne peux pas.
— Je m'en doutais. Alors s'il te plaît, si tu m'aimes vraiment, ne tente pas de me retenir si c'est pour je quitte tout et me faire passer en seconde.
— Très bien. Mais sache que tu vas énormément me manquer.
— Ça ne sera pas simple pour moi non plus.
— Je peux te demander juste une faveur ?
— Laquelle ? me demande-t-elle.
— Est-ce qu'on peut rester en contact après ton départ ?
— Je pense que ça ne ferait que nous faire souffrir davantage. On aurait toujours envie de se voir en sachant que ce sera impossible.
— Dans deux semaines.
— Et je suppose que je ne peux pas te demander de rester.
— Rester ici pour quoi ? Attendre les jours où on pourra se voir et profiter de seulement quelques heures passées ensemble ? Sauf si tu es prêt à quitter ta femme.
— On essaie de mettre le second bébé en route. Je ne peux pas.
— Je m'en doutais. Alors s'il te plaît, si tu m'aimes vraiment, ne tente pas de me retenir si c'est pour je quitte tout et me faire passer en seconde.
— Très bien. Mais sache que tu vas énormément me manquer.
— Ça ne sera pas simple pour moi non plus.
— Je peux te demander juste une faveur ?
— Laquelle ? me demande-t-elle.
— Est-ce qu'on peut rester en contact après ton départ ?
— Je pense que ça ne ferait que nous faire souffrir davantage. On aurait toujours envie de se voir en sachant que ce sera impossible.
Au fond de moi, je suis vraiment triste. Certes, j'étais incapable de choisir ma préférée entre Céline et Julie, mais là, je n'ai pas le choix. Et Julie a raison, je ne peux pas lui demander de rester non plus, car je ne peux pas lui assurer l'exclusivité dans la relation. Au début, je ne comptais rester que le temps de faire l'amour avec elle avant de nous séparer jusqu'à nos prochaines retrouvailles, mais suite à son annonce, je n'ai plus envie de la laisser. Je sais que je ne la reverrai probablement jamais. Mais elle et moi étant tous les deux en couple, chacun de notre côté, au bout d'un moment, nous n'avons pas d'autre choix que de rentrer chez nous. Céline me questionne pour savoir où j'étais, mais je n'ai pas envie de lui répondre. Si je dis quelque chose, ça sera la vérité et je préfère lui mentir pour ne pas perdre les deux femmes que j'aime et ma fille dans la même journée. Quelques heures plus tard, je finis par lui mentir une fois de plus, probablement la toute dernière fois. Je sais que ce n'est pas bien, mais j'invente le décès d'un ancien camarade de classe du village de mon enfance. Au moins, cela peut expliquer ma peine.
Seulement quelques jours après l'annonce faite par Julie, je reçois un message de la part de son copain. Il me demande de les aider à déménager. Une partie de moi veut refuser parce que je sais que lorsque je verrai Julie s'éloigner, ce sera pour toujours. Mais une autre partie de moi veut accepter pour pouvoir être auprès d'elle jusqu'au dernier moment. J'accepte, mais quelque part, j'espère avoir un empêchement de dernière minute pour éviter de venir et pour ne pas avoir à faire mes adieux à Julie.
Finalement, le jour du déménagement arrive et je n'ai pas eu de contretemps. Dommage, ou pas. En plus de moi, Dylan et Julie, il y a également deux autres personnes pour aider à déménager. Je m'attelle à la tâche, rendant ainsi, à contrecœur, le déménagement ainsi que le départ plus rapides. Mais je n'ai pas vraiment le choix. Si je suis trop lent, cela risque d'être suspect. Au mieux, son copain risque de penser que je traîne des pieds pour essayer de gagner un peu plus de temps afin d'être payé un peu plus.
Une fois le camion chargé, Dylan nous rémunère tous de façon équitable. C'est tout à fait normal puisque nous sommes tous arrivés approximativement au même moment, à quelques minutes près. Alors que tout le monde part, je reste encore un peu pour discuter avec eux. Ou plutôt, je cherche un prétexte pour ne pas que Julie parte maintenant.
— Ça va aller avec Nelson ? Il ne va pas être trop stressé par la route ? D'ailleurs, je ne l'ai pas vu en descendant les cartons.
— Il est déjà là-bas. On a un voisin qui s'en occupe pendant que nous sommes ici pour le déménagement.
— Je comprends mieux pourquoi je ne l'ai pas vu. En tout cas, ça aura été un réel plaisir de vous rencontrer tous les deux. Vous êtes vraiment des personnes géniales et peut-être que nous aurons l'occasion de nous revoir.
— Oui, peut-être, dit Dylan. En tout cas, ça nous a fait plaisir aussi de te connaître. N'hésite pas à nous donner des nouvelles de temps en temps.
— Il est déjà là-bas. On a un voisin qui s'en occupe pendant que nous sommes ici pour le déménagement.
— Je comprends mieux pourquoi je ne l'ai pas vu. En tout cas, ça aura été un réel plaisir de vous rencontrer tous les deux. Vous êtes vraiment des personnes géniales et peut-être que nous aurons l'occasion de nous revoir.
— Oui, peut-être, dit Dylan. En tout cas, ça nous a fait plaisir aussi de te connaître. N'hésite pas à nous donner des nouvelles de temps en temps.
À ces mots, je vois Julie qui semble surprise et ne sait plus quoi penser. Elle qui m'a demandé de ne plus la contacter après leur départ, son mec me dit l'inverse.
— Je n'y manquerai pas, dis-je naturellement.
— Bon, et bien, peut-être à une prochaine fois, dit Dylan en me serrant la main et en remontant dans le camion de déménagement.
— Bon, et bien, peut-être à une prochaine fois, dit Dylan en me serrant la main et en remontant dans le camion de déménagement.
Dans l'angle mort, j'en profite pour prendre Julie dans mes bras une dernière fois et l'embrasser. Un baiser d'adieu qu'elle me rend sans retenue. Puis je la libère et la regarde monter du côté passager dans le camion. Le moteur démarre, puis après une manœuvre, les voilà qui s'éloignent pour une nouvelle vie ailleurs.
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