Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma voisine de dessous — Chapitre 12 · Le choix raisonnable
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma voisine de dessous
Chapitre 12 · Le choix raisonnable
C'était devenu mon quotidien.
Je me garais à une distance raisonnable, le cœur battant. Chaque matin, désormais, je faisais le détour par cette ruelle. Je coupais le moteur, baissais la vitre et j'attendais.
Nadir arrivait presque toujours à la même heure, prenant la petite dans ses bras. Il l'embrassait sur la joue, lui disait quelques mots et la regardait entrer dans la crèche. Puis il repartait.
À chaque fois, j'espérais apercevoir Asma, mais c'était toujours Nadir. Je voulais simplement la voir. Juste une seconde. Juste pour confirmer.
Pourtant, il m'aurait été facile d'aller la voir. Je connaissais son lieu de travail. Mais je n'osais pas. Je me raccrochais à cette idée de la voir devant la crèche.
Je ne parlais de cette obsession à personne. Ni à Katia, ni à Souhila. C'était mon secret, ma blessure, celle que je rouvrais chaque matin.
Ma vie était devenue une routine étrange : passage devant la crèche et boulot. J'avais l'impression de vivre en dehors du temps.
Je me garais à une distance raisonnable, le cœur battant. Chaque matin, désormais, je faisais le détour par cette ruelle. Je coupais le moteur, baissais la vitre et j'attendais.
Nadir arrivait presque toujours à la même heure, prenant la petite dans ses bras. Il l'embrassait sur la joue, lui disait quelques mots et la regardait entrer dans la crèche. Puis il repartait.
À chaque fois, j'espérais apercevoir Asma, mais c'était toujours Nadir. Je voulais simplement la voir. Juste une seconde. Juste pour confirmer.
Pourtant, il m'aurait été facile d'aller la voir. Je connaissais son lieu de travail. Mais je n'osais pas. Je me raccrochais à cette idée de la voir devant la crèche.
Je ne parlais de cette obsession à personne. Ni à Katia, ni à Souhila. C'était mon secret, ma blessure, celle que je rouvrais chaque matin.
Ma vie était devenue une routine étrange : passage devant la crèche et boulot. J'avais l'impression de vivre en dehors du temps.
Du côté de notre groupe, tout avait changé.
Souhila et Djamel avaient commencé les démarches pour une PMA. Ils étaient bien décidés à avoir un enfant. La grossesse de Katia nous avait tous fait évoluer d'un coup, comme si elle nous avait rappelé que le temps passait et que nos vies avançaient.
Souhila et Djamel avaient commencé les démarches pour une PMA. Ils étaient bien décidés à avoir un enfant. La grossesse de Katia nous avait tous fait évoluer d'un coup, comme si elle nous avait rappelé que le temps passait et que nos vies avançaient.
Quant à elle, son ventre ne faisait que s'arrondir. Nous nous voyions presque chaque semaine. Nous nous retrouvions autour d'un déjeuner, d'un café après le travail, parfois avec Souhila et Djamel.
Nous étions devenus des amis très proches. Nous nous appelions régulièrement et nous nous réunissions souvent.
Avec le temps, c'était comme si nous avions tous décidé, sans jamais en parler ouvertement, de refermer un chapitre de nos vies. Les expériences que nous avions partagées, les désirs, les excès qui nous avaient rapprochés semblaient désormais appartenir à une autre époque. Personne n'évoquait plus ces souvenirs. Aucun de nous ne ressentait le besoin d'y revenir. Nous avions choisi d'avancer.
Avec le temps, c'était comme si nous avions tous décidé, sans jamais en parler ouvertement, de refermer un chapitre de nos vies. Les expériences que nous avions partagées, les désirs, les excès qui nous avaient rapprochés semblaient désormais appartenir à une autre époque. Personne n'évoquait plus ces souvenirs. Aucun de nous ne ressentait le besoin d'y revenir. Nous avions choisi d'avancer.
Katia se préparait à devenir mère. Djamel et Souhila, de leur côté, multipliaient les démarches pour enfin fonder la famille dont ils rêvaient. Ils semblaient plus unis que jamais dans ce projet.
Les voir ainsi me faisait sincèrement plaisir. Pourtant, cela réveillait aussi quelque chose en moi.
Car malgré tous mes efforts pour rester raisonnable, mes sentiments pour Souhila ne disparaissaient pas. Au contraire. Plus le temps passait, plus je m'attachais à elle. J'aimais sa présence, nos conversations, sa manière de voir les choses. Mais je savais également que je poursuivais une illusion.
Elle aimait son mari. Ensemble, ils construisaient leur avenir. J'assistais à leur bonheur avec le sourire, tout en sachant qu'il ne m'appartiendrait jamais.
Les voir ainsi me faisait sincèrement plaisir. Pourtant, cela réveillait aussi quelque chose en moi.
Car malgré tous mes efforts pour rester raisonnable, mes sentiments pour Souhila ne disparaissaient pas. Au contraire. Plus le temps passait, plus je m'attachais à elle. J'aimais sa présence, nos conversations, sa manière de voir les choses. Mais je savais également que je poursuivais une illusion.
Elle aimait son mari. Ensemble, ils construisaient leur avenir. J'assistais à leur bonheur avec le sourire, tout en sachant qu'il ne m'appartiendrait jamais.
Alors je faisais comme les autres. J'avançais. Ou du moins, j'essayais de m'en convaincre.
Et d'un autre côté, après quelques mois de stage, Katia m'apprit au téléphone que Dina avait quitté la société. Elle ne donna pas plus de détails. Je n'en demandai pas davantage. Nous nous étions promis de nous revoir, mais après des mois de silence, nous finîmes par abandonner cette idée.
Je commençais peu à peu à m'habituer à cette nouvelle vie lorsque, un soir de janvier, Katia m'appela alors que son mari était reparti dans le Sud.
Sa voix était fébrile, presque paniquée.
Sa voix était fébrile, presque paniquée.
— Juba... il faut que tu viennes.
Je compris immédiatement que quelque chose n'allait pas.
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Je suis en manque. J'ai une envie folle.
— Je suis en manque. J'ai une envie folle.
Je laissai échapper un soupir.
— Katia, tu es enceinte.
— Je sais... mais il faut que tu viennes.
— Je sais... mais il faut que tu viennes.
Elle semblait prête à tout. À l'écouter, elle aurait été capable de sortir de chez elle sur un coup de tête simplement pour satisfaire cette pulsion qui la dévorait depuis plusieurs jours.
Je finis par céder et pris la route jusqu'à chez elle.
Je finis par céder et pris la route jusqu'à chez elle.
Lorsque j'arrivai, elle m'ouvrit la porte. Je remarquai immédiatement son ventre arrondi. Pendant une seconde, cette évidence me rappela qu'elle allait bientôt devenir mère. Pourtant, derrière son regard agité et son sourire nerveux, je retrouvais toujours la même Katia, incapable de faire les choses à moitié.
Je m'approchai d'elle et l'embrassai doucement.
Puis une seconde fois. Et une troisième.
Mais à mesure que les minutes passaient, quelque chose changea. Comme si le simple fait de ne plus être seule suffisait à l'apaiser.
Son agitation retomba progressivement. Son regard retrouva sa douceur habituelle. Elle finit même par éclater de rire en secouant la tête.
Je m'approchai d'elle et l'embrassai doucement.
Puis une seconde fois. Et une troisième.
Mais à mesure que les minutes passaient, quelque chose changea. Comme si le simple fait de ne plus être seule suffisait à l'apaiser.
Son agitation retomba progressivement. Son regard retrouva sa douceur habituelle. Elle finit même par éclater de rire en secouant la tête.
— Je crois que je suis complètement folle.
— Ça, ce n'est pas vraiment une découverte, répondis-je en souriant.
— Ça, ce n'est pas vraiment une découverte, répondis-je en souriant.
Elle me donna une légère tape sur l'épaule avant de venir s'asseoir à côté de moi.
Finalement, rien de ce que nous avions imaginé ne se produisit.
Nous passâmes simplement la soirée ensemble devant la télévision, à discuter de tout et de rien. Peu à peu, je la vis se détendre. L'agitation qui l'avait poussée à m'appeler avait disparu.
Nous continuâmes à parler jusqu'à ce que la fatigue finisse par la rattraper. Elle semblait enfin apaisée.
Je restai encore quelques minutes avec elle avant de quitter l'appartement, soulagé de la savoir calme et reposée.
Finalement, rien de ce que nous avions imaginé ne se produisit.
Nous passâmes simplement la soirée ensemble devant la télévision, à discuter de tout et de rien. Peu à peu, je la vis se détendre. L'agitation qui l'avait poussée à m'appeler avait disparu.
Nous continuâmes à parler jusqu'à ce que la fatigue finisse par la rattraper. Elle semblait enfin apaisée.
Je restai encore quelques minutes avec elle avant de quitter l'appartement, soulagé de la savoir calme et reposée.
Depuis sa grossesse, nous étions tous particulièrement attentifs à elle. Souhila était devenue une véritable amie pour elle. Elles s'appelaient presque tous les jours et passaient beaucoup de temps ensemble. Dès qu'un membre de sa famille s'absentait ou que son mari repartait travailler, nous prenions régulièrement de ses nouvelles. Nous voulions nous assurer qu'elle ne manquait de rien et qu'elle pouvait compter sur nous au moindre problème.
Sans même nous en rendre compte, nous étions devenus une sorte de petite famille.
Au début du mois de mars, elle mit au monde un garçon.
J'appris la nouvelle par Souhila. Mais le soir même, Katia m'appela. Sa voix était fatiguée, mais heureuse. Malgré l'épuisement, je sentais dans chacun de ses mots un bonheur immense.
Je la félicitai chaleureusement.
Je la félicitai chaleureusement.
— Félicitations, maman.
Elle éclata de rire.
— Merci.
Pendant quelques minutes, elle me parla du bébé, de l'accouchement, de la peur qu'elle avait ressentie, puis de ce soulagement indescriptible lorsqu'elle l'avait enfin tenu dans ses bras.
Je l'écoutais avec un sourire sincère.
Je l'écoutais avec un sourire sincère.
Pourtant, je savais que je n'irais pas la voir à la maternité.
Djamel et Souhila étaient passés la féliciter. C'était naturel. Ils formaient un couple. Leur présence ne soulevait aucune question.
Avec moi, c'était différent.
J'étais un homme célibataire qui passait déjà beaucoup de temps avec une femme mariée. Même si notre relation était devenue essentiellement amicale depuis plusieurs mois, les apparences comptaient énormément.
Djamel et Souhila étaient passés la féliciter. C'était naturel. Ils formaient un couple. Leur présence ne soulevait aucune question.
Avec moi, c'était différent.
J'étais un homme célibataire qui passait déjà beaucoup de temps avec une femme mariée. Même si notre relation était devenue essentiellement amicale depuis plusieurs mois, les apparences comptaient énormément.
Dans la société maghrébine, les gens observaient tout. Ils parlaient encore davantage. Une visite à la maternité ou à son domicile aurait rapidement alimenté les rumeurs et les interprétations.
Je n'avais aucune envie de créer des problèmes à Katia alors qu'elle venait de devenir mère.
Je préférai donc garder mes distances pour l'instant.
Je n'avais aucune envie de créer des problèmes à Katia alors qu'elle venait de devenir mère.
Je préférai donc garder mes distances pour l'instant.
Quelques jours plus tard, elle m'envoya plusieurs photos du bébé. Je passai de longues minutes à les regarder. Je lui répondis qu'il ressemblait à son père.
— Tout le monde me dit ça, répondit-elle en riant.
Durant les semaines qui suivirent, lorsque nous nous appelions, nos conversations tournèrent souvent autour de son nouveau quotidien : les nuits écourtées, l'allaitement, les couches et les inquiétudes d'une jeune mère.
Pour la première fois depuis que je la connaissais, je la découvrais sous un autre jour.
La Katia impulsive, provocatrice et imprévisible existait toujours, mais elle laissait progressivement place à quelque chose de nouveau.
Elle était devenue mère.
Et malgré toutes les folies que nous avions vécues ensemble, je réalisai que cette naissance marquait définitivement la fin d'une époque.
Pour la première fois depuis que je la connaissais, je la découvrais sous un autre jour.
La Katia impulsive, provocatrice et imprévisible existait toujours, mais elle laissait progressivement place à quelque chose de nouveau.
Elle était devenue mère.
Et malgré toutes les folies que nous avions vécues ensemble, je réalisai que cette naissance marquait définitivement la fin d'une époque.
Et du coté de Sara, notre histoire prenait de plus en plus d'importance dans ma vie. Nous parlions souvent et nous étions même sortis ensemble une fois. Nous nous étions retrouvés autour d'un café et avions passé plusieurs heures à discuter.
Elle me plaisait. J'avais envie de construire quelque chose avec elle.
Mais je sentais chez elle une carapace solide, une profonde méfiance envers les hommes. Elle m'avait expliqué très franchement que le fait d'être plus âgée que moi la dérangeait. Elle avait aussi un enfant avec son ex-mari et ne voulait pas le perturber en lui imposant la présence d'un nouvel homme dans sa vie.
Mais je sentais chez elle une carapace solide, une profonde méfiance envers les hommes. Elle m'avait expliqué très franchement que le fait d'être plus âgée que moi la dérangeait. Elle avait aussi un enfant avec son ex-mari et ne voulait pas le perturber en lui imposant la présence d'un nouvel homme dans sa vie.
Mais d'un autre côté, certains de ses propos me laissaient perplexe. Elle me disait être prête à laisser la garde de son enfant à son ex-mari. Son objectif était clair : elle voulait absolument tenter sa chance en Europe et recommencer sa vie ailleurs.
À chaque conversation, j'avais l'impression qu'elle me donnait de nouvelles raisons de ne pas m'attacher à elle.
La relation que j'espérais avec elle termina avant même d'avoir réellement commencé.
Quand j'y pensais, je n'étais pas totalement honnête avec elle non plus.
Elle ignorait tout de moi. De mes aventures passées. De mes erreurs. De cette fillette que je regardais chaque matin franchir le portail de sa crèche.
Je gardais tout cela pour moi.
La relation que j'espérais avec elle termina avant même d'avoir réellement commencé.
Quand j'y pensais, je n'étais pas totalement honnête avec elle non plus.
Elle ignorait tout de moi. De mes aventures passées. De mes erreurs. De cette fillette que je regardais chaque matin franchir le portail de sa crèche.
Je gardais tout cela pour moi.
Et a chaque matin, je reprenais la même route, je stationnais à la même place et j'attendais, comme si ma journée ne pouvait commencer autrement.
Puis vint ce jour-là.
La voiture s'arrêta et, cette fois, ce ne fut pas Nadir qui en descendit.
Mon souffle se coupa immédiatement.
C'était Asma. Elle tenait la petite par la main.
Pendant quelques secondes, le monde sembla s'arrêter autour de moi. Je ne voyais plus les voitures qui passaient, ni les parents qui entraient et sortaient de la crèche. Je ne voyais qu'elle.
Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. Je restai immobile derrière mon volant.
Je voulais aller vers elle, mais j'étais incapable d'ouvrir la portière. Incapable même de réfléchir.
Pendant des mois, j'avais imaginé ce moment. Je m'étais préparé à lui parler. À lui poser des questions. À obtenir enfin des réponses. Et maintenant qu'elle était là, à quelques dizaines de mètres de moi, je n'étais capable de rien.
Puis vint ce jour-là.
La voiture s'arrêta et, cette fois, ce ne fut pas Nadir qui en descendit.
Mon souffle se coupa immédiatement.
C'était Asma. Elle tenait la petite par la main.
Pendant quelques secondes, le monde sembla s'arrêter autour de moi. Je ne voyais plus les voitures qui passaient, ni les parents qui entraient et sortaient de la crèche. Je ne voyais qu'elle.
Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. Je restai immobile derrière mon volant.
Je voulais aller vers elle, mais j'étais incapable d'ouvrir la portière. Incapable même de réfléchir.
Pendant des mois, j'avais imaginé ce moment. Je m'étais préparé à lui parler. À lui poser des questions. À obtenir enfin des réponses. Et maintenant qu'elle était là, à quelques dizaines de mètres de moi, je n'étais capable de rien.
Je la regardai accompagner sa fille jusqu'au portail. La petite lui dit quelque chose qui la fit sourire, et malgré moi, je souris aussi. Puis elles s'embrassèrent.
Asma resta quelques secondes à la regarder entrer dans la crèche avant de repartir vers sa voiture.
Je la regardai s'éloigner. Et je ne fis rien. Absolument rien.
Lorsque sa voiture disparut au bout de la rue, je restai encore plusieurs minutes immobile. J'avais attendu ce moment pendant des mois. Et je l'avais laissé passer.
Asma resta quelques secondes à la regarder entrer dans la crèche avant de repartir vers sa voiture.
Je la regardai s'éloigner. Et je ne fis rien. Absolument rien.
Lorsque sa voiture disparut au bout de la rue, je restai encore plusieurs minutes immobile. J'avais attendu ce moment pendant des mois. Et je l'avais laissé passer.
Pourtant, le lendemain, j'étais de nouveau là. Puis le jour suivant. Et celui d'après.
Voir cette petite fille était devenu une habitude étrange. Presque un besoin. Comme le café du matin. Je ne connaissais même pas sa voix, mais son simple passage suffisait à rythmer mes journées.
Parfois, lorsqu'elle n'apparaissait pas, une inquiétude absurde m'envahissait. Je me demandais si elle était malade, si tout allait bien.
Ainsi était devenue ma vie.
Parfois, lorsqu'elle n'apparaissait pas, une inquiétude absurde m'envahissait. Je me demandais si elle était malade, si tout allait bien.
Ainsi était devenue ma vie.
Pendant ce temps, le reste du monde continuait d'avancer.
Un autre heureux événement arriva. Après une première tentative infructueuse, la FIV de Souhila et Djamel finit par réussir. Ils allaient enfin devenir parents.
Lorsque Souhila me l'annonça, je sentis son bonheur à travers chacun de ses mots, leur rêve devenait enfin réalité.
J'étais sincèrement heureux pour eux.
Lorsque Souhila me l'annonça, je sentis son bonheur à travers chacun de ses mots, leur rêve devenait enfin réalité.
J'étais sincèrement heureux pour eux.
Katia était devenue mère. Souhila et Djamel allaient bientôt le devenir à leur tour. Tout le monde semblait construire quelque chose. Tourner une page pour en écrire une nouvelle.
Avec sa grossesse, Souhila ne supportait plus Djamel. Katia ne cessait de rire de cette situation. Elle m'expliquait que tout cela était dû aux hormones. Djamel, lui, faisait tout pour rester auprès de sa femme, ce qui avait souvent l'effet inverse et ne faisait qu'agacer davantage Souhila.
Pour lui changer les idées, je lui proposais régulièrement de m'accompagner à la salle de sport ou de venir courir avec moi. Je faisais habituellement mon footing les vendredis ou les samedis matin, mais pour lui, j'avais changé mes habitudes et nous nous entraînions désormais l'après-midi.
Je l'emmenais souvent sur les sentiers de la montagne qui dominait la ville. Au début, il peinait à suivre mon rythme, mais, semaine après semaine, il s'y habitua. Ces sorties étaient devenues un véritable rendez-vous entre nous. Malgré nos différences, nous étions devenus de très bons amis.
Il m'arrivait parfois de me poser des questions. Est-ce que tout ce que nous avions vécu lui manquait parfois ? Regrettait-il cette période où il partageait des moments si particuliers avec Katia ? Je me demandais parfois si, un jour, le désir renaissait entre Souhila et moi, Djamel l'accepterait-il ? Puis je chassais aussitôt cette idée. Elle n'avait plus sa place dans nos vies. Depuis près d'un an, ma relation avec Souhila était redevenue purement amicale, et je préférais que les choses restent ainsi.
Au fond, notre équilibre me convenait. Il m'arrivait encore de repenser à cette période, mais j'appréciais davantage la relation que nous avions construite par la suite.
Nous continuions donc à nous entraîner ensemble, à nous vider la tête et à profiter de l'air pur de la montagne.
Puis vint un samedi après-midi du mois de juin.
Par un hasard presque trop parfait, alors que nous faisions une pause pour nous rafraîchir près de l'entrée du parc national, je tombai sur Dina.
Elle était accompagnée de plusieurs membres de sa famille. Ils s'apprêtaient à gravir le sentier menant au fort, perché au sommet de la montagne. Elle avait pris quelques kilos depuis notre dernière rencontre, mais cela ne semblait en rien avoir altéré son charme. Son regard curieux et son sourire étaient toujours les mêmes.
Elle était accompagnée de plusieurs membres de sa famille. Ils s'apprêtaient à gravir le sentier menant au fort, perché au sommet de la montagne. Elle avait pris quelques kilos depuis notre dernière rencontre, mais cela ne semblait en rien avoir altéré son charme. Son regard curieux et son sourire étaient toujours les mêmes.
Je la saluai et nous échangeâmes quelques banalités.
Avant de reprendre son chemin, elle me demanda mon numéro de téléphone. Nous échangeâmes nos coordonnées, puis je repris mon footing avec Djamel.
Avant de reprendre son chemin, elle me demanda mon numéro de téléphone. Nous échangeâmes nos coordonnées, puis je repris mon footing avec Djamel.
Une semaine plus tard, elle m'appela.
Dina n'y alla pas par quatre chemins. Sachant que je vivais seul la plupart du temps, elle me demanda si nous pouvions nous revoir chez moi.
Elle me confia que notre première fois avec Katia lui revenait souvent en mémoire. Selon elle, certaines choses étaient restées inachevées.
Nous nous étions promis de nous revoir un jour, mais, avec le temps, j'avais complètement oublié cette promesse. Pas elle.
Nous convînmes alors d'un rendez-vous chez moi.
J'acceptai de la revoir, malgré un détail qui continuait de me troubler : elle était désormais mariée.
Oui, Dina avait finalement épousé son petit ami. Lors de notre première rencontre, elle m'avait expliqué que leur relation était très sérieuse. Pour elle, cela signifiait rester toute leur vie ensemble. Pourtant, dans le même temps, coucher avec une autre femme, participer à un plan à trois ou même explorer certains fantasmes ne semblait pas remettre leur couple en question. Cette façon de voir les choses m'avait toujours intrigué.
Dina n'y alla pas par quatre chemins. Sachant que je vivais seul la plupart du temps, elle me demanda si nous pouvions nous revoir chez moi.
Elle me confia que notre première fois avec Katia lui revenait souvent en mémoire. Selon elle, certaines choses étaient restées inachevées.
Nous nous étions promis de nous revoir un jour, mais, avec le temps, j'avais complètement oublié cette promesse. Pas elle.
Nous convînmes alors d'un rendez-vous chez moi.
J'acceptai de la revoir, malgré un détail qui continuait de me troubler : elle était désormais mariée.
Oui, Dina avait finalement épousé son petit ami. Lors de notre première rencontre, elle m'avait expliqué que leur relation était très sérieuse. Pour elle, cela signifiait rester toute leur vie ensemble. Pourtant, dans le même temps, coucher avec une autre femme, participer à un plan à trois ou même explorer certains fantasmes ne semblait pas remettre leur couple en question. Cette façon de voir les choses m'avait toujours intrigué.
Et voilà qu'aujourd'hui, alors qu'elle était officiellement mariée, c'était elle qui reprenait contact avec moi pour terminer ce qui, selon elle, était resté inachevé.
Elle m'apprit que son copain avait été sélectionné à la loterie américaine pour obtenir un visa et partir vivre aux États-Unis. Afin de présenter leur dossier comme un couple marié, ils avaient célébré leur mariage civil sans attendre. Elle m'avoua même, avec son naturel habituel, qu'ils avaient consommé leur mariage bien avant d'organiser la moindre fête.
Elle m'apprit que son copain avait été sélectionné à la loterie américaine pour obtenir un visa et partir vivre aux États-Unis. Afin de présenter leur dossier comme un couple marié, ils avaient célébré leur mariage civil sans attendre. Elle m'avoua même, avec son naturel habituel, qu'ils avaient consommé leur mariage bien avant d'organiser la moindre fête.
À cette époque de ma vie, le désir occupait une place démesurée. J'avais beau travailler, courir, sortir avec mes amis ou tenter d'avancer, il suffisait qu'une femme croise mon regard pour que mon imagination s'emballe. Un jean ajusté, un décolleté, une silhouette… le moindre détail attirait mon attention. Même le soir, devant la télévision, je finissais presque toujours par zapper sur ces chaînes que l'on regardait en cachette.
Alors, lorsque Dina me proposa de nous revoir, je n'hésitai pas longtemps. Une partie de moi savait que je n'aurais sans doute pas dû accepter. Mais une autre en avait terriblement envie.
L'idée même de la retrouver réveilla immédiatement quelque chose en moi. J'attendais ce rendez-vous avec une impatience presque adolescente, comme si toute la frustration accumulée depuis des mois avait enfin trouvé un exutoire. Je rangeai rapidement l'appartement, puis je me surpris à regarder l'heure toutes les cinq minutes, incapable de penser à autre chose.
L'idée même de la retrouver réveilla immédiatement quelque chose en moi. J'attendais ce rendez-vous avec une impatience presque adolescente, comme si toute la frustration accumulée depuis des mois avait enfin trouvé un exutoire. Je rangeai rapidement l'appartement, puis je me surpris à regarder l'heure toutes les cinq minutes, incapable de penser à autre chose.
Depuis le balcon, je la vis apparaître au bout de la rue. Elle portait une chemise violette légère et un chapeau qui la protégeait du soleil. Lorsqu'elle m'aperçut, elle me fit un signe de la main. Je la guidai par téléphone jusqu'à l'entrée de l'immeuble.
Quelques minutes plus tard, on frappa à la porte. J'ouvris.
Elle se tenait devant moi, vêtue différemment. Elle portait toujours le même pantalon léger qui épousait ses hanches, La chemise violette avait disparu ; elle l'avait pliée et glissée dans le creux du chapeau qu'elle tenait entre ses mains. Il ne lui restait qu'un simple haut blanc à bretelles, suffisamment léger pour laisser deviner la courbe de ses seins. En croisant mon regard, elle esquissa un sourire amusé. Elle savait exactement ce qu'elle faisait.
Elle n'eut même pas le temps de dire un mot. Je l'attrapai fermement par la taille et la tirai à l'intérieur. À peine la porte refermée, elle sauta sur moi, enroulant ses jambes autour de ma taille et m'embrassant avec une avidité presque animale.
— Je veux être ta pute, murmura-t-elle contre mes lèvres. Traite-moi comme Katia. Je veux tout. Même plus.
Ces mots firent voler en éclats le peu de retenue qu'il me restait.
Je la plaquai violemment contre le mur du couloir, relevai son haut d'un geste brusque et empoignai ses seins à pleines mains. Elle gémit bruyamment, cambrant le dos. Je la portai jusqu'à la chambre et la jetai sur le lit comme une poupée. En quelques secondes, je lui arrachai son pantalon et sa culotte, la laissant presque nue, uniquement vêtue de son petit haut relevé sur sa poitrine.
Je n'avais plus aucune douceur. J'écartai ses cuisses largement et plongeai ma langue entre ses lèvres trempées, la dévorant avec voracité. Dina cria, les doigts crispés dans mes cheveux. Je suçai son clitoris gonflé tout en enfonçant deux doigts en elle, puis trois. Elle jouit violemment en moins de deux minutes, le corps secoué de spasmes.
Je n'avais plus aucune douceur. J'écartai ses cuisses largement et plongeai ma langue entre ses lèvres trempées, la dévorant avec voracité. Dina cria, les doigts crispés dans mes cheveux. Je suçai son clitoris gonflé tout en enfonçant deux doigts en elle, puis trois. Elle jouit violemment en moins de deux minutes, le corps secoué de spasmes.
Mais je n'en avais pas fini.
Je me redressai, retirai mes vêtements et la tirai par les cheveux jusqu'au bord du lit.
Je me redressai, retirai mes vêtements et la tirai par les cheveux jusqu'au bord du lit.
— Ouvre la bouche.
Je la pénétrai profondément par la gorge, baisant sa bouche sans ménagement. Je sentis le plaisir monter rapidement et je jouis en grognant, déchargeant abondamment dans sa gorge.
— Avale tout.
Elle obéit sans hésiter, les yeux levés vers moi, soumise et excitée.
À peine avais-je fini que je la remis à genoux et lui ordonnai de me sucer encore. Puis je la relevai, la positionnai à quatre pattes sur le lit et frottai mon sexe dur contre sa chatte trempée.
— Alors comme ça, tu veux que je te baise ?
— Oui… s'il te plaît… j'ai trop attendu, supplia-t-elle d'une voix tremblante.
— Oui… s'il te plaît… j'ai trop attendu, supplia-t-elle d'une voix tremblante.
Je la pénétrai d'un coup brutal jusqu'au fond. Dina hurla de plaisir. Je la pilonnai sauvagement, une main dans ses cheveux, l'autre claquant régulièrement sur ses fesses rougies. Chaque coup était puissant, possessif. Je la dominais complètement.
Je la pris dans toutes les positions possibles : en levrette profonde, à califourchon où je la faisais descendre violemment sur mon sexe, puis sur le dos, les jambes sur mes épaules, la pilonnant jusqu'à ce qu'elle hurle. Elle jouit une deuxième fois, puis une troisième, de plus en plus fort, le corps tremblant, les yeux révulsés.
Pour finir, je la remis à quatre pattes et la baisai avec une intensité presque brutale. Je jouis une deuxième fois profondément en elle. Puis nous recommençâmes pour une troisième pour terminer cette fois-ci sur son dos et ses fesses.
Dina s'effondra sur le lit, complètement épuisée, couverte de sueur, les jambes tremblantes et le souffle rauque. Un sourire extatique illuminait son visage.
Je m'allongeai à côté d'elle, le cœur battant encore la chamade.
Je m'allongeai à côté d'elle, le cœur battant encore la chamade.
— C'était… génial, murmura-t-elle d'une voix cassée.
Après ce troisième round, la fatigue se fit sentir. Malgré l'envie, je n'avais plus la même endurance qu'avant. Nous restâmes un moment silencieux, puis nous nous rhabillâmes.
Avant de partir, Dina s'approcha, m'embrassa longuement, me fixa droit dans les yeux, puis déposa un dernier baiser sur mes lèvres.
Avant de partir, Dina s'approcha, m'embrassa longuement, me fixa droit dans les yeux, puis déposa un dernier baiser sur mes lèvres.
— Merci, Juba.
Elle sortit. Après cette journée, je ne revis pourtant jamais Dina. Elle avait disparu.
Elle semblait avoir obtenu les réponses qu'elle était venue chercher.
Elle semblait avoir obtenu les réponses qu'elle était venue chercher.
Quelques jours plus tard, j'en parlai à Katia alors que nous déjeunions ensemble. Elle m'écouta en souriant avant de me répondre avec son habituel franc-parler.
— Tu sais, certaines personnes détestent laisser les choses semi-finies.
Je haussai les épaules.
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Dina avait un fantasme. Elle voulait savoir ce qu'elle avait manqué cette nuit-là. Maintenant, elle a eu sa réponse. Elle peut enfin tourner la page.
— Dina avait un fantasme. Elle voulait savoir ce qu'elle avait manqué cette nuit-là. Maintenant, elle a eu sa réponse. Elle peut enfin tourner la page.
Je souris avant de la regarder avec un air malicieux.
— Et toi ? Tout est achevé de ton côté ?
Elle leva les yeux au ciel avant de me pointer du doigt.
— Ne commence pas.
— Je pose juste une question.
— Je pose juste une question.
Elle secoua la tête en souriant, puis se pencha légèrement vers moi.
— Si je n'avais pas aujourd'hui un enfant dans les bras, je serais probablement encore dans les tiens.
Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.
Cette réponse lui ressemblait parfaitement.
Cette réponse lui ressemblait parfaitement.
Elle avait beau être devenue mère, avoir davantage de responsabilités et une vie de famille bien remplie, elle n'avait rien perdu de cette spontanéité qui faisait tout son charme. Katia restait fidèle à elle-même : imprévisible, provocatrice, incapable de se prendre au sérieux.
Et c'était sans doute pour cela que notre amitié avait traversé toutes ces années. Nous avions tourné la page de notre histoire, mais jamais celle de notre complicité.
Et c'était sans doute pour cela que notre amitié avait traversé toutes ces années. Nous avions tourné la page de notre histoire, mais jamais celle de notre complicité.
Le mois de novembre 2013 vit la naissance du premier fils de Djamel et Souhila. Leur bonheur était immense. Après toutes ces démarches et tant d'espoirs, ils devenaient enfin parents.
Pour célébrer l'événement, Djamel organisa une grande fête réunissant famille et amis.
Pour célébrer l'événement, Djamel organisa une grande fête réunissant famille et amis.
Une fois de plus, j'assistais à l'accomplissement de la vie chez les autres.
Je regardais Souhila tenir son fils dans ses bras. Son visage rayonnait d'un bonheur que je ne lui avais jamais connu. Plus d'une année s'était écoulée depuis le début de notre histoire et, malgré le temps qui passait, quelque chose en moi refusait toujours de disparaître.
J'étais tombé amoureux d'elle.
Pourtant, je savais qu'il n'y aurait jamais rien entre nous.
Elle avait son mari, son enfant et la famille qu'elle avait toujours rêvé de construire. Je n'avais aucun droit d'espérer davantage. Alors je me contentais de la regarder être heureuse.
J'étais tombé amoureux d'elle.
Pourtant, je savais qu'il n'y aurait jamais rien entre nous.
Elle avait son mari, son enfant et la famille qu'elle avait toujours rêvé de construire. Je n'avais aucun droit d'espérer davantage. Alors je me contentais de la regarder être heureuse.
Puis, vers la fin de l'année, un autre heureux événement vint agrandir notre petit groupe.
Katia tomba à nouveau enceinte. Son fils n'avait même pas encore un an qu'elle attendait déjà un deuxième enfant.
J'étais sincèrement heureux pour elle.
J'étais sincèrement heureux pour elle.
Pourtant, tous ces événements finirent par m'affecter plus profondément que je ne voulais me l'avouer.
Partout autour de moi, les gens avançaient, ils se mariaient, devenaient parents, construisaient leur avenir.
Partout autour de moi, les gens avançaient, ils se mariaient, devenaient parents, construisaient leur avenir.
Et moi...
J'avais l'impression d'être resté au même endroit.
J'avais l'impression d'être resté au même endroit.
Alors, lorsque ma mère remit une nouvelle fois le sujet du mariage sur la table, je cessai de résister. Je lui répondis simplement par un « oui ». Ce n'était pas un choix dicté par l'amour, mais par la conviction qu'il était temps, moi aussi, d'avancer.
Elle ne tarda pas à me présenter une jeune femme, la fille de sa cousine. Des fiançailles à l'ancienne, comme cela se faisait encore très souvent à cette époque.
Lorsque j'annonçai la nouvelle à Katia, Djamel et Souhila, les réactions furent très différentes.
Katia et Djamel me félicitèrent immédiatement. Selon eux, l'amour pouvait venir avec le temps. Il suffisait d'apprendre à se connaître.
Souhila, en revanche, fut beaucoup plus réservée. Elle était même furieuse. Elle me reprocha de prendre une décision aussi importante presque à l'aveugle et me demanda de réfléchir davantage avant de m'engager, de ne pas confondre la solitude avec le désir de construire une vie.
Mais je ne l'écoutai pas vraiment.
Malgré ses inquiétudes, elle resta fidèle à elle-même. Elle continua à me soutenir et à me souhaiter le meilleur, même si elle désapprouvait mon choix.
Katia et Djamel me félicitèrent immédiatement. Selon eux, l'amour pouvait venir avec le temps. Il suffisait d'apprendre à se connaître.
Souhila, en revanche, fut beaucoup plus réservée. Elle était même furieuse. Elle me reprocha de prendre une décision aussi importante presque à l'aveugle et me demanda de réfléchir davantage avant de m'engager, de ne pas confondre la solitude avec le désir de construire une vie.
Mais je ne l'écoutai pas vraiment.
Malgré ses inquiétudes, elle resta fidèle à elle-même. Elle continua à me soutenir et à me souhaiter le meilleur, même si elle désapprouvait mon choix.
La jeune femme s'appelait Sonia. Elle avait vingt-trois ans. J'avais sept ans de plus qu'elle.
Au-delà de cette différence d'âge, il existait surtout un véritable écart de maturité, d'expérience et de vision de la vie. Pourtant, je poursuivis malgré tout cet engagement.
Sonia était alors en deuxième année de master en électronique.
L'université se trouvait juste à côté de mon lieu de travail. Nous en profitions donc pour nous voir régulièrement, apprendre à nous connaître, en attendant la fin de ses études avant de nous marier.
Au-delà de cette différence d'âge, il existait surtout un véritable écart de maturité, d'expérience et de vision de la vie. Pourtant, je poursuivis malgré tout cet engagement.
Sonia était alors en deuxième année de master en électronique.
L'université se trouvait juste à côté de mon lieu de travail. Nous en profitions donc pour nous voir régulièrement, apprendre à nous connaître, en attendant la fin de ses études avant de nous marier.
Rapidement, je découvris qu'elle partageait les mêmes aspirations que beaucoup de jeunes de sa génération.
Elle rêvait, elle aussi, de partir en France, d'y poursuivre ses études puis d'y construire sa vie. Au début, cette idée me dérangeait. Puis, peu à peu, mes frères et sœurs finirent par me convaincre que l'avenir ne se trouvait plus dans notre pays. Selon eux, pour réussir, il fallait partir en Europe, construire une carrière et offrir un meilleur avenir à sa famille.
Elle rêvait, elle aussi, de partir en France, d'y poursuivre ses études puis d'y construire sa vie. Au début, cette idée me dérangeait. Puis, peu à peu, mes frères et sœurs finirent par me convaincre que l'avenir ne se trouvait plus dans notre pays. Selon eux, pour réussir, il fallait partir en Europe, construire une carrière et offrir un meilleur avenir à sa famille.
À force de les entendre répéter les mêmes arguments, je finis par les croire.
Nous apprenions peu à peu à nous connaître.
Chaque semaine, je découvrais une nouvelle facette de sa personnalité. J'essayais aussi de comprendre cette nouvelle génération dont elle faisait partie. Elle passait une bonne partie de son temps le téléphone à la main. Les longues conversations autour d'un café étaient souvent remplacées par des dizaines de messages échangés au fil de la journée.
C'était un mode de vie qui m'était étranger, mais j'essayais de m'y adapter.
Chaque semaine, je découvrais une nouvelle facette de sa personnalité. J'essayais aussi de comprendre cette nouvelle génération dont elle faisait partie. Elle passait une bonne partie de son temps le téléphone à la main. Les longues conversations autour d'un café étaient souvent remplacées par des dizaines de messages échangés au fil de la journée.
C'était un mode de vie qui m'était étranger, mais j'essayais de m'y adapter.
Malgré nos efforts, quelque chose manquait.
Je ne retrouvais jamais cette évidence, cette passion qui m'avait autrefois fait perdre la tête.
Nous étions deux personnes promises l'une à l'autre davantage par les circonstances que par un véritable élan du cœur.
Je ne retrouvais jamais cette évidence, cette passion qui m'avait autrefois fait perdre la tête.
Nous étions deux personnes promises l'une à l'autre davantage par les circonstances que par un véritable élan du cœur.
Et puis, il y avait moi.
Je ne m'étais jamais complètement ouvert à elle. Une partie de mon passé demeurait enfermée en moi, comme un coffre dont je refusais de remettre la clé à qui que ce soit. Je lui racontais ce qu'elle avait besoin de connaître, mais jamais ce qui m'avait réellement construit. Elle ignorait tout de Katia, de Souhila, d'Asma… et de cette petite fille qui continuait d'occuper mes pensées. Certains secrets étaient devenus trop lourds pour être confiés, et je préférais les porter seul.
Je ne m'étais jamais complètement ouvert à elle. Une partie de mon passé demeurait enfermée en moi, comme un coffre dont je refusais de remettre la clé à qui que ce soit. Je lui racontais ce qu'elle avait besoin de connaître, mais jamais ce qui m'avait réellement construit. Elle ignorait tout de Katia, de Souhila, d'Asma… et de cette petite fille qui continuait d'occuper mes pensées. Certains secrets étaient devenus trop lourds pour être confiés, et je préférais les porter seul.
Pourtant, je continuais d'avancer, en me répétant sans cesse qu'il s'agissait du bon choix. Du choix raisonnable.
Puis, en septembre 2014, Sonia partit en France pour poursuivre ses études. Elle souhaitait obtenir une année supplémentaire de spécialisation afin de décrocher le diplôme qu'elle convoitait depuis longtemps.
Puis, en septembre 2014, Sonia partit en France pour poursuivre ses études. Elle souhaitait obtenir une année supplémentaire de spécialisation afin de décrocher le diplôme qu'elle convoitait depuis longtemps.
Notre relation changea alors de nature. Désormais, elle ne reposait plus que sur des appels vidéo et des messages échangés à toute heure. Nous apprenions à construire notre couple à travers un écran, convaincus que cette distance n'était qu'une étape avant notre véritable vie commune.
Pendant ce temps, la vie continuait d'avancer pour chacun d'entre nous.
En août 2014, Katia donna naissance à son deuxième enfant, une petite fille. Voir leur famille s'agrandir aussi rapidement me faisait sourire. Quelques années plus tôt, elle ne pensait qu'à profiter de la vie. Désormais, elle était mère de deux enfants et semblait avoir trouvé un nouvel équilibre. Cette nouvelle vie s'accompagnait également d'un tournant professionnel. Elle avait finalement quitté la société où elle travaillait avant pour rejoindre une autre bien plus importante, où elle bénéficiait enfin de meilleures perspectives d'évolution. J'avais l'impression qu'elle avançait sur tous les plans, construisant peu à peu la vie qu'elle souhaitait.
De leur côté, Djamel et Souhila envisageaient déjà une seconde FIV afin d'agrandir leur famille. Mais le destin leur réservait une belle surprise. En mars 2015, contre toute attente, Souhila tomba enceinte naturellement.
Ce fut un immense bonheur pour eux. Après toutes les épreuves, les traitements et les déceptions, cette grossesse avait un goût de miracle. Au début du mois de décembre, elle mit au monde un deuxième garçon.
Pendant que leur vie familiale prenait cette direction, la mienne évoluait sur un autre terrain : le travail.
Les responsabilités ne cessaient d'augmenter. Après le départ à la retraite de mon supérieur, celui-ci proposa mon nom aux associés pour lui succéder au poste de directeur administratif et financier.
Ils hésitaient toutefois à me confier directement une fonction aussi importante. J'étais encore jeune et ils préféraient me laisser faire mes preuves.
Ils me confièrent donc, dans un premier temps, la responsabilité du département financier.
Cette solution me convenait parfaitement. J'avais davantage de responsabilités, davantage de confiance, tout en conservant le temps nécessaire pour apprendre.
Ce que les associés ignoraient, en revanche, c'était que je préparais peut-être déjà mon départ.
Avec Sonia, nous commencions à évoquer notre avenir. L'idée était qu'elle s'installe durablement en France, qu'elle y trouve un emploi stable une fois ses études terminées, et que je la rejoigne plus tard. Cela signifiait qu'un jour, il me faudrait quitter cette société à laquelle j'avais pourtant consacré une grande partie de ma vie professionnelle.
Les responsabilités ne cessaient d'augmenter. Après le départ à la retraite de mon supérieur, celui-ci proposa mon nom aux associés pour lui succéder au poste de directeur administratif et financier.
Ils hésitaient toutefois à me confier directement une fonction aussi importante. J'étais encore jeune et ils préféraient me laisser faire mes preuves.
Ils me confièrent donc, dans un premier temps, la responsabilité du département financier.
Cette solution me convenait parfaitement. J'avais davantage de responsabilités, davantage de confiance, tout en conservant le temps nécessaire pour apprendre.
Ce que les associés ignoraient, en revanche, c'était que je préparais peut-être déjà mon départ.
Avec Sonia, nous commencions à évoquer notre avenir. L'idée était qu'elle s'installe durablement en France, qu'elle y trouve un emploi stable une fois ses études terminées, et que je la rejoigne plus tard. Cela signifiait qu'un jour, il me faudrait quitter cette société à laquelle j'avais pourtant consacré une grande partie de ma vie professionnelle.
Cette perspective ne me paraissait plus aussi irréaliste qu'autrefois. Comme beaucoup de jeunes de ma génération, j'avais fini par croire que l'avenir se construisait ailleurs. Que le bonheur, les opportunités et une vie meilleure se trouvaient de l'autre côté de la Méditerranée. Peu à peu, cette idée s'était imposée à moi comme une évidence.
Je poursuivais donc ma vie en gardant ce projet en tête, persuadé que, tôt ou tard, je tournerais définitivement la page de mon pays pour en ouvrir une nouvelle ailleurs.
Les choses s'accélérèrent au cours de l'année suivante.
Après une année d'études, Sonia décrocha un stage au sein d'une grande entreprise dans la région parisienne. Très rapidement, elle s'y fit remarquer. Son travail fut apprécié et, avant même la fin de son stage, on lui promit une embauche dès l'obtention de son diplôme.
Pour elle, c'était la confirmation que son choix de partir avait été le bon. Son avenir semblait désormais s'écrire en France.
Nos parents n'attendirent pas longtemps avant de tirer leurs propres conclusions. Puisque Sonia avait désormais une situation qui l'attendait là-bas et qu'elle ne disposait que de deux semaines de congé au mois d'août, ils estimèrent qu'il n'y avait plus aucune raison de repousser notre mariage.
Nos parents n'attendirent pas longtemps avant de tirer leurs propres conclusions. Puisque Sonia avait désormais une situation qui l'attendait là-bas et qu'elle ne disposait que de deux semaines de congé au mois d'août, ils estimèrent qu'il n'y avait plus aucune raison de repousser notre mariage.
Comme souvent, la décision fut prise bien plus par nos familles que par nous-mêmes. Les préparatifs commencèrent aussitôt. Un mariage civil serait célébré, suivi d'une petite fête réunissant nos proches avant le retour de Sonia en France.
J'acceptai sans réellement m'y opposer. J'avais le sentiment que tout suivait une logique implacable. Chaque étape semblait conduire naturellement à la suivante, comme si le chemin avait déjà été tracé bien avant que je ne décide de l'emprunter.
Dans quelques semaines, je serais marié. Une nouvelle vie allait commencer. Du moins, c'est ce que tout le monde semblait croire.
Nous nous mariâmes à la fin du mois d'août, lors d'une fête modeste, entourés de nos familles et de nos amis les plus proches.
Souhila, Djamel et Katia étaient présents.
Et il y avait aussi, à ma grande surprise… Abla.
Ma mère l'avait invitée. J'ignorais comment elle avait réussi à obtenir ses coordonnées. Lorsque je l'aperçus, élégante et souriante, mon cœur fit un bond inattendu.
Les années avaient passé, mais certaines émotions semblaient refuser de disparaître complètement.
Souhila, Djamel et Katia étaient présents.
Et il y avait aussi, à ma grande surprise… Abla.
Ma mère l'avait invitée. J'ignorais comment elle avait réussi à obtenir ses coordonnées. Lorsque je l'aperçus, élégante et souriante, mon cœur fit un bond inattendu.
Les années avaient passé, mais certaines émotions semblaient refuser de disparaître complètement.
Au cours de la fête, nous trouvâmes un moment pour discuter à l'écart de la foule.
Elle m'expliqua qu'elle avait volontairement coupé les ponts avec moi, persuadée que c'était la meilleure décision pour nous deux. Depuis, elle avait terminé ses études et travaillait désormais dans une banque à Toulouse.
Pendant longtemps, je lui en avais voulu d'avoir disparu sans prévenir, sans la moindre explication. Pourtant, avec le recul, je réalisais qu'elle avait probablement eu raison.
Elle m'expliqua qu'elle avait volontairement coupé les ponts avec moi, persuadée que c'était la meilleure décision pour nous deux. Depuis, elle avait terminé ses études et travaillait désormais dans une banque à Toulouse.
Pendant longtemps, je lui en avais voulu d'avoir disparu sans prévenir, sans la moindre explication. Pourtant, avec le recul, je réalisais qu'elle avait probablement eu raison.
Certaines histoires étaient faites pour s'arrêter à un moment précis. Les prolonger n'aurait peut-être fait que les abîmer.
La fête, qui devait au départ rester modeste, prit rapidement une tout autre ampleur. Comme souvent chez nous, chacun venait avec un frère, un cousin ou un voisin, si bien que la salle finit par être bien plus remplie que prévu. Très vite, elle se transforma en un véritable mariage berbère.
Les rires résonnaient dans toute la salle. Les enfants couraient entre les tables, insouciants. Dehors, les coups de carabine retentissaient pour célébrer l'événement, tandis que, sur le parking, un invité improvisait une danse au milieu des voitures sous les applaudissements. À l'intérieur, un passant attiré par l'ambiance entra presque timidement pour demander s'il restait une part de mille-feuille, comme si cela allait de soi.
Des cousins éloignés, dont j'ignorais parfois jusqu'à l'existence, venaient me féliciter avant de me raconter leur vie ou de me poser, avec le plus grand naturel, des questions d'une intimité déconcertante. Bref… un mariage comme seuls les mariages de chez nous savent en offrir.
À la fin de la soirée, je quittai la salle aux côtés de Sonia, désormais ma femme.
Avant de sortir, je jetai un dernier regard vers la table où étaient installés Djamel, Souhila et Katia.
Tous les trois me regardaient en souriant.
Puis, presque au même instant, ils levèrent le pouce dans ma direction.
Je ne pus m'empêcher de leur rendre leur sourire.
Malgré toutes les histoires compliquées que nous avions traversées ensemble, malgré les erreurs, les secrets et les sentiments parfois contradictoires, ils étaient toujours là.
Et cela comptait énormément pour moi.
Avant de sortir, je jetai un dernier regard vers la table où étaient installés Djamel, Souhila et Katia.
Tous les trois me regardaient en souriant.
Puis, presque au même instant, ils levèrent le pouce dans ma direction.
Je ne pus m'empêcher de leur rendre leur sourire.
Malgré toutes les histoires compliquées que nous avions traversées ensemble, malgré les erreurs, les secrets et les sentiments parfois contradictoires, ils étaient toujours là.
Et cela comptait énormément pour moi.
Comme cadeau de mariage, Djamel et Souhila nous offrirent une nuit dans l'hôtel appartenant à la famille de Djamel, situé en plein centre-ville, ainsi qu'une semaine dans un somptueux hôtel au bord de la mer.
Notre première nuit ensemble se déroula dans cet hôtel, en plein centre-ville.
Une immense chambre, un grand lit, des pétales de fleurs... Tout semblait avoir été préparé pour rendre cette nuit inoubliable.
Pourtant, une fois la porte refermée derrière nous, nous restâmes quelques instants sans savoir quoi faire.
Nous étions tous les deux timides.
C'était la première fois que nous nous embrassions réellement.
Une immense chambre, un grand lit, des pétales de fleurs... Tout semblait avoir été préparé pour rendre cette nuit inoubliable.
Pourtant, une fois la porte refermée derrière nous, nous restâmes quelques instants sans savoir quoi faire.
Nous étions tous les deux timides.
C'était la première fois que nous nous embrassions réellement.
Mon premier mensonge en tant que mari fut de lui faire croire qu'elle était la première femme avec qui je faisais l'amour. Elle me croyait aussi inexpérimenté qu'elle, alors que je portais en silence le poids d'un passé dont elle ne saurait rien.
Je voulais qu'elle se sente en confiance, qu'elle ne se compare pas à une expérience qu'elle n'avait pas.
Je m'approchai doucement d'elle. Je pris sa main dans la mienne avant de déposer un premier baiser sur ses lèvres. Elle tremblait légèrement. Je sentais son appréhension, sa pudeur, mais aussi la confiance qu'elle m'accordait.
Je m'approchai doucement d'elle. Je pris sa main dans la mienne avant de déposer un premier baiser sur ses lèvres. Elle tremblait légèrement. Je sentais son appréhension, sa pudeur, mais aussi la confiance qu'elle m'accordait.
Nous prîmes notre temps.
Je cherchais avant tout à la rassurer, à lui faire comprendre qu'il n'y avait aucune précipitation, qu'aucune attente ne pesait sur elle.
Comme beaucoup de premières fois, tout fut maladroit. Nous découvrions un langage que ni l'un ni l'autre n'avions encore appris à parler ensemble.
Lorsqu'elle ressentit la douleur, je m'arrêtai aussitôt. Pendant un instant, je me demandai même si notre nuit de noces n'allait pas se terminer aux urgences tant elle semblait souffrir. Nous avancions à notre rythme, entre hésitations et éclats de rire. Je m'arrêtais, je reprenais quelques instants plus tard, toujours avec la même patience. Peu à peu, la gêne laissa place à la complicité, et notre maladresse devint presque attendrissante.
Je cherchais avant tout à la rassurer, à lui faire comprendre qu'il n'y avait aucune précipitation, qu'aucune attente ne pesait sur elle.
Comme beaucoup de premières fois, tout fut maladroit. Nous découvrions un langage que ni l'un ni l'autre n'avions encore appris à parler ensemble.
Lorsqu'elle ressentit la douleur, je m'arrêtai aussitôt. Pendant un instant, je me demandai même si notre nuit de noces n'allait pas se terminer aux urgences tant elle semblait souffrir. Nous avancions à notre rythme, entre hésitations et éclats de rire. Je m'arrêtais, je reprenais quelques instants plus tard, toujours avec la même patience. Peu à peu, la gêne laissa place à la complicité, et notre maladresse devint presque attendrissante.
Cette nuit-là, nous découvrîmes surtout ce que signifiait être un couple marié.
Le lendemain matin, après un passage chez nos familles pour respecter les traditions du lendemain de mariage, traditions qui me semblaient parfois étranges mais auxquelles nos parents tenaient énormément, nous prîmes la route vers la côte pour passer une semaine au bord de la mer.
Je découvrais alors une nouvelle vie.
La vie de jeune marié.
La vie de jeune marié.
Tout était nouveau. Nous passâmes notre première journée à la plage, à découvrir les environs et à profiter simplement du calme.
Le soir venu, je retrouvai Sonia avec beaucoup plus de sérénité. La peur de la veille avait laissé place à la confiance. Je voulais simplement prendre soin d'elle, lui laisser le temps de découvrir cette nouvelle intimité à son rythme, sans jamais la brusquer.
Le soir venu, je retrouvai Sonia avec beaucoup plus de sérénité. La peur de la veille avait laissé place à la confiance. Je voulais simplement prendre soin d'elle, lui laisser le temps de découvrir cette nouvelle intimité à son rythme, sans jamais la brusquer.
Je l'embrassai tendrement, laissant mes mains caresser doucement son corps. Je ne cherchais pas à aller vite. Je voulais qu'elle se sente en confiance, qu'elle s'abandonne complètement. Mes lèvres glissèrent des siennes le long de son cou, puis sur sa poitrine. Je la déshabillai lentement tout en l'embrassant. Je caressai ses cheveux bruns, suçai ses seins ronds et fermes, puis l'allongeai délicatement sur le lit. Je soulevai ses fines jambes, embrassai l'intérieur de ses cuisses, et quand je posai enfin mes lèvres sur sa chatte, elle laissa échapper un cri de plaisir. Je souris, fier de la voir se lâcher peu à peu.
Quand je me redressai à sa hauteur, elle m'embrassa avec une fougue nouvelle, goûtant son propre plaisir sur mes lèvres. Cette fois, son regard soutint le mien, prête à encaisser la douleur. Je la pénétrai lentement, avec une infinie douceur. Malgré la gêne, elle m'encouragea à continuer. C'était tellement différent de la nuit précédente.
Les jours suivants, nous passâmes presque tout notre temps dans la chambre. Nous ne sortions que pour manger ou aller nous baigner en fin d'après-midi. Elle commençait à s'habituer à cette intimité et en redemandait de plus en plus. Chaque jour, je lui faisais découvrir une nouvelle sensation, plus intense que la veille.
Elle restait cependant timide. Elle n'osait pas toujours venir vers moi directement, mais je lisais dans ses yeux ce qu'elle désirait. Et dès que je le voyais, je me levais pour la posséder sur-le-champ.
Ce fut le cas ce jour-là à la plage. Elle avait enfin accepté de porter un bikini. Les trois premiers jours, elle s'était cachée sous un maillot une pièce et un short. Je lui avais gentiment demandé de se mettre à l'aise, de ne pas se soucier du regard des autres.
Je la regardais nager, admirant son corps. Comme beaucoup de filles de son âge, elle avait une silhouette fine avec des rondeurs délicates. Ses petites fesses bien rondes et ses seins qui remplissaient parfaitement son haut me rendaient fou. Elle n'arrêtait pas de se coller contre moi, de frotter ses fesses contre mon sexe dans l'eau. Elle avait passé tout l'après-midi à m'allumer.
De retour à la chambre, alors qu'elle prenait sa douche la première, je la rejoignis. Sa première réaction fut de couvrir ses seins et son sexe avec ses mains, mais son regard brûlait de désir. Je me déshabillai et entrai sous l'eau avec elle. Je me collai derrière elle, mon sexe dur pressé contre ses fesses, et commençai à caresser son corps couvert de mousse. Je l'embrassai dans le cou tandis que mes mains parcouraient sa peau.
Elle se retourna, m'embrassa avec passion et posa timidement sa main sur mon érection. Sa timidité s'effaçait peu à peu. Elle descendit lentement, se mit à genoux et prit mon sexe dans sa bouche pour la première fois. Je me laissai aller au plaisir. Quand elle se releva, je la soulevai dans mes bras et la pénétrai debout. Elle découvrait une nouvelle façon de prendre du plaisir.
Et c'est ainsi que nous passâmes notre séjour à l'hôtel : entre baignades à la plage, petites sorties et sexe à volonté.
La veille de son départ, Sonia me demanda si elle pouvait passer sa dernière nuit auprès de sa famille avant de rentrer en France.
J'acceptai sans la moindre hésitation.
J'acceptai sans la moindre hésitation.
Le lendemain matin, je la conduisis à l'aéroport.
Nous nous embrassâmes une dernière fois avant son embarquement.
Nous avions déjà évoqué la suite. Sonia allait poursuivre ses démarches en France afin d'obtenir une situation stable. Une fois bien installée, elle entamerait la procédure de regroupement familial. Nous voulions présenter un dossier solide, conforme aux exigences administratives. Il me faudrait donc patienter encore quelque temps avant de pouvoir la rejoindre.
Notre vie de couple allait, dans un premier temps, dépendre des appels, des messages et des kilomètres qui nous séparaient.
Lorsque son avion décolla, je restai quelques instants à regarder le ciel, avant de reprendre silencieusement la route.
J'étais devenu un homme marié.
Je portais une alliance au doigt. Tout le monde me félicitait. On me répétait que j'avais réussi, que j'avais enfin construit ma vie.
Pourtant, en rentrant chez moi, je retrouvai le même appartement. Celui de mes parents. Celui où j'avais grandi, où s'étaient déroulées la plupart de mes aventures.
Et le soir venu, je m'endormis seul dans mon lit.
Et le soir venu, je m'endormis seul dans mon lit.
En apparence, tout avait changé.
En réalité, rien n'avait vraiment changé.
J'avais simplement remplacé une solitude par une autre.
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